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Platon et Socrate : où finit le maître, où commence l’élève ?

Raphael / Wikimedia Commons
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Diogène Laërce rapporte une colère. Socrate écoute Platon lire le Lysis et s’écrie, par Héraclès, que de mensonges ce jeune homme raconte à son sujet. La phrase se trouve au livre III, paragraphe 35, des Vies et doctrines des philosophes illustres, ouvrage composé six siècles après la scène, laquelle est vraisemblablement impossible, la composition du Lysis étant généralement placée après 399. Diogène enchaîne sur une autre brouille, celle d’Antisthène, qui aurait écrit contre Platon un dialogue intitulé Sathon, calembour obscène sur le nom de son rival.

Aucun greffier n’a pris de notes

Rien de la main de Socrate. Tout passe par des auteurs qui avaient chacun une raison de le peindre, et qui se contredisent sur des points vérifiables ligne à ligne.

Aristophane est le plus ancien et le seul à l’avoir connu dans la force de l’âge. Les Nuées sont jouées en 423, l’année qui suit la bataille de Délion où Socrate combattait comme hoplite. Le personnage y dirige une école où l’on étudie les insectes et les astres, explique par des causes naturelles ce que les Athéniens rapportaient aux dieux (v. 227-233) et apprend à un fils comment battre son père (v. 1408-1446). Kenneth Dover a soutenu en 1968 que cette figure agrège des traits appartenant à plusieurs intellectuels du Vᵉ siècle. Un quart de siècle après, l’Apologie fait dire à l’accusé que le comique lui a fait plus de tort que ses accusateurs officiels (18a-b, 19c).

Xénophon écrit en soldat. Il vivait à Erchia, à quinze kilomètres d’Athènes et de l’autre côté de l’Hymette, et il a quitté la cité en 401 pour l’expédition de Perse sans y revenir. Son Socrate donne des conseils sur la gestion d’un domaine, matière qui était celle de Xénophon. Deux épisodes que les deux hommes racontent divergent, l’oracle de Delphes et le signe divin, ce daimonion qui détourne seulement chez Platon et fait les deux chez Xénophon. Louis-André Dorion, éditeur des Mémorables dans la Collection des universités de France, tire de ces écarts un programme, lire le Socrate de Xénophon pour lui-même, avec sa cohérence propre, où l’enkrateia, la maîtrise de soi, tient la place que l’intellectualisme occupe chez Platon.

Aristote arrive après tout le monde. Né en 384, entré à l’Académie vers 367, il n’a entendu parler de Socrate que par des gens qui écrivaient déjà sur lui. Sa phrase est pourtant la pièce la plus utilisée du dossier. En Métaphysique A, 6, 987b1-8, puis en M, 4, 1078b17-32, il attribue à Socrate deux innovations, les raisonnements inductifs et la définition universelle, précise qu’il s’occupait des vertus morales, et ajoute qu’il ne séparait pas les universaux des choses particulières, ce en quoi il jugeait correctement. Deux siècles de recherche ont exploité la conséquence, partout où le personnage des dialogues sépare les Idées, ce n’est plus un témoignage qui parle. Harold Cherniss a montré en 1944 avec quelle liberté Aristote reformule Platon dans son propre vocabulaire, ce qui affaiblit l’arbitre sans le récuser.

Platon ne se nomme que trois fois dans toute son œuvre. Deux fois pour se compter parmi les auditeurs du procès (Apologie, 33d-34a et 38b), une fois pour signaler son absence le jour de l’exécution, Πλάτων δὲ οἶμαι ἠσθένει, Platon était malade, à ce que croit le narrateur (Phédon, 59b). L’auteur se retire du procès-verbal, et la seule fois où il y figure, c’est pour dire qu’il n’était pas là.

On écrira ici « dialogues aporétiques » plutôt que « dialogues de jeunesse », parce que le second nom présuppose une datation qui est l’objet même du litige.

Schleiermacher invente le problème

En juillet 1815, Friedrich Schleiermacher lit devant l’Académie royale de Prusse un mémoire intitulé Über den Werth des Sokrates als Philosophen, publié trois ans plus tard aux pages 50 à 68 des Actes de la classe philosophique. Il y formule la règle qui gouverne encore les études socratiques. Que peut avoir été Socrate en plus de ce que rapporte Xénophon, sans contredire les traits de caractère que celui-ci lui prête, et que doit-il avoir été pour donner à Platon le droit de le peindre comme il le peint ? La question est double, et sa force tient là, elle interdit de choisir un témoin et d’oublier l’autre.

Dorion a montré en 2001, dans la revue Dionysius, que la règle naît d’un préjugé sur ce qu’est un philosophe. Schleiermacher cherchait un système, Xénophon n’en offrait aucun, donc Xénophon devenait suspect avant d’être lu. Au début du XXᵉ siècle, John Burnet et Alfred Taylor achèvent la disqualification et attribuent à Socrate lui-même la théorie des Idées, ce que la phrase d’Aristote contredit de front.

Puis vient le coup de barre inverse. Dans Sokrates. Sein Bild in Dichtung und Geschichte, paru en 1947, Olof Gigon passe en revue la littérature socratique conservée et montre qu’elle forme un genre, avec ses motifs communs et son adversaire désigné, le Socrate d’Aristophane. Il en conclut que la question est insoluble par nature, aucun de ces auteurs n’ayant cherché à rapporter quoi que ce soit.

Dix thèses pour couper Platon en deux

Gregory Vlastos publie en 1991 le livre qui a fixé la discussion pour vingt ans, Socrates : Ironist and Moral Philosopher, traduit par Catherine Dalimier. Sa solution repose sur quatre prémisses qu’il faut tenir ensemble. Platon a des doctrines, il n’essaie pas seulement des hypothèses. Ces doctrines ont changé au cours de sa vie d’écrivain. L’ordre dans lequel les dialogues ont été composés peut être déterminé de façon fiable. Enfin, Platon ne met dans la bouche de son personnage que ce qu’il tient lui-même pour vrai au moment où il écrit. Le raisonnement suit en trois temps. Si le personnage change d’avis d’un groupe de dialogues à l’autre, c’est l’auteur qui a changé d’avis ; la couche la plus ancienne est donc celle où Platon n’avait pas encore d’avis à lui ; et cette couche reproduit la philosophie de l’homme qu’il a fréquenté. Vlastos en tire dix thèses appariées, chacune en version A et en version B. Le Socrate des dialogues aporétiques ne fait que de la philosophie morale, ne dispose d’aucune théorie des Idées séparées, ne revendique aucun savoir, et procède par réfutation. Celui des dialogues intermédiaires possède une métaphysique, une âme divisée en parties, un programme mathématique et une doctrine de l’amour. Deux philosophies si différentes, écrit-il, qu’un seul cerveau ne pourrait les loger sans être malade. Dix dialogues forment le premier groupe, l’Apologie, le Charmide, le Criton, l’Euthyphron, le Gorgias, l’Hippias mineur, l’Ion, le Lachès, le Protagoras et le premier livre de la République.

La troisième prémisse est la plus fragile, et elle l’était avant lui. La stylométrie commence en 1867 avec Lewis Campbell, qui isole un groupe tardif, Sophiste, Politique, Philèbe, Timée-Critias et Lois. Wincenty Lutosławski baptise la méthode en 1897 et teste cinq cents traits de style. Leonard Brandwood récapitule un siècle de mesures en 1990 et conclut à la solidité du groupe tardif, à la faiblesse de presque tout le reste. Jacob Howland a repris le calcul l’année suivante dans Phoenix, où il soutient que l’ordre relatif des premiers dialogues n’a jamais été mesuré, il a été postulé. La stylométrie date une fin de carrière. Sur le début, elle n’a rien ordonné.

L’esclave du Ménon trace la ligne

Le lecteur peut faire l’expérience lui-même, sur une dizaine de pages, sans connaître le grec.

Au début du Ménon, l’interlocuteur oppose à Socrate une objection redoutable (80d-e). Chercher ce qu’on sait déjà est inutile, chercher ce qu’on ignore est impossible, puisqu’on ne reconnaîtrait pas la réponse en la rencontrant. La réponse de Socrate est une thèse, et elle est massive : l’âme est immortelle, elle a tout vu, apprendre consiste à se ressouvenir (81c-d).

Socrate fait alors venir un esclave de Ménon qui n’a jamais appris la géométrie, trace un carré de deux pieds de côté et lui demande quel côté donnerait un carré de surface double. L’esclave répond quatre pieds, ce qui donne un carré quatre fois trop grand ; il essaie trois, et se trompe encore ; puis il reconnaît son ignorance (82b-84a). Le dialogue reprend, et le garçon finit par désigner la diagonale du carré initial (84d-85b). Socrate n’a fait que poser des questions, dit-il, il n’a rien enseigné.

Regardez ce que la page contient. La méthode vient tout entière de la colonne A de Vlastos, réfutation, aporie, aveu d’ignorance, aucune doctrine avancée. La conclusion vient de la colonne B, puisqu’elle exige une âme préexistante qui a contemplé toutes choses. Les deux Socrate tiennent dans le même passage, et les classifications le montrent en faisant flotter le Ménon, transitionnel chez Vlastos, dialogue de seuil chez Kahn. Vlastos avait consacré à ces pages un article de 1965, « Anamnesis in the Meno », dont la première moitié cherche à déterminer ce qui s’y passe avant d’examiner ce que la théorie en tire.

L’objection la plus gênante vient d’ailleurs. Reginald Allen a fait valoir en 1971 que des Formes sont implicites jusque dans l’Euthyphron, que tous les critères rangent pourtant dans le premier groupe. Si la deuxième des dix thèses appariées fuit, la ligne de partage cesse d’être une ligne.

Depuis 1996, aucune des deux lectures n’a cédé

Charles Kahn fait paraître cette année-là Plato and the Socratic Dialogue, quatre cent trente et une pages employées à retourner le montage. Selon son hypothèse d’exposition progressive, sept dialogues de seuil, le Lachès, le Charmide, l’Euthyphron, le Protagoras, le Ménon, le Lysis et l’Euthydème, préparent le lecteur aux thèses du Banquet, du Phédon et de la République, et ne se comprennent bien que depuis ces derniers. Les différences entre dialogues ne sont plus des étapes d’une biographie intellectuelle, elles sont des moments d’une exposition calculée.

Kahn ne prétend pas avoir démontré. Il donne son hypothèse pour une proposition de lecture, en écartant la prétention historique (p. 41), et concède qu’on ne peut pas réfuter l’hypothèse développementale, faute de connaître la biographie intellectuelle de Platon (p. 65). Vlastos non plus n’avait rien démontré, il avait proposé le montage le plus économique. Deux hypothèses rendent compte des mêmes textes, et aucune n’a produit le fait qui trancherait.

John Cooper en a tiré une conséquence pratique en 1997. Ordonner la lecture selon la distinction entre dialogues de jeunesse et dialogues de maturité, écrit-il page xiv de son édition des œuvres complètes, revient à annoncer d’avance le résultat d’une interprétation et à le faire passer pour un ordre de composition objectif, qu’on ne connaît pas. Dorion va plus loin et tient la question socratique pour un faux problème, insoluble et sans objet, aucun des témoins n’ayant eu l’intention de rapporter fidèlement la pensée du maître.

Un texte ancien dit cela sans détour, et son statut est incertain. La Lettre II attribuée à Platon affirme en 314c qu’il n’existe et n’existera aucun écrit de Platon, et que ce qu’on donne sous son nom appartient à « un Socrate devenu beau et jeune », Sōkratous kalou kai neou gegonotos. La lettre compte parmi les plus discutées du corpus, et les commentateurs qui écartent sa première affirmation aimeraient souvent retenir la seconde, ce qui n’est pas une méthode.

Reste une question que personne n’a fermée, si aucun des quatre témoins ne voulait rapporter, quelque chose survit-il de l’homme, et à quel signe le reconnaîtrait-on ?

Le désaccord entre Platon et Xénophon serait peut-être arbitrable si l’on disposait des autres dépositions. Il y en a eu beaucoup. Aristote mentionne dans la Poétique, en 1447b11, les « discours socratiques » comme un genre que la langue n’a pas encore nommé. Antisthène, Eschine de Sphettos, Aristippe, Phédon d’Élis et Euclide de Mégare ont écrit des dialogues où Socrate parlait, et Platon composait contre eux, son Banquet et son Lysis répondant notamment à l’Alcibiade d’Eschine. Il en reste ce que Gabriele Giannantoni a rassemblé en 1990 dans les quatre volumes des Socratis et Socraticorum Reliquiae, des fragments et des témoignages indirects. Diogène Laërce note au même paragraphe 35 que Platon ne nomme jamais Xénophon et que Xénophon ne nomme Platon qu’une fois, au livre III des Mémorables. Deux hommes qui ne se lisaient pas, et la quinzaine d’auteurs dont les dialogues socratiques ont disparu.

Pour aller plus loin

Le procès de Socrate se traite ici comme problème philosophique, sans se confondre avec l’affaire judiciaire athénienne, et l’elenchos, la réfutation par questions, occupe une notice à lui seul, tant on discute encore s’il produit un savoir ou une ignorance mieux tenue. La théorie des Idées et la critique qu’Aristote lui adresse dans les livres A et M de la Métaphysique forment l’autre versant, cette critique servant de couteau au partage. Les sophistes ferment la série, eux dont Aristophane rapproche Socrate et dont Platon passe son œuvre à le distinguer.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Platon, *Apologie de Socrate*, 18a-b et 19c (le tort fait par les comiques), 20e-21a (l’oracle de Delphes et Chéréphon), 31c-d (le signe divin qui détourne seulement), 33d-34a et 38b (les deux mentions de Platon par son nom), pagination Stephanus
  2. Platon, *Ménon*, 80d-e (l’objection de Ménon), 81c-d (la réminiscence), 82b-85b (la démonstration avec l’esclave), pagination Stephanus traduction inédite, introduction et notes de Monique Canto-Sperber, GF Flammarion nᵒ 491, 1991, 350 p.
  3. Platon, *Phédon*, 59b10, Πλάτων δὲ οἶμαι ἠσθένει, absence de Platon le jour de l’exécution édition française de référence, traduction nouvelle de Monique Dixsaut, GF Flammarion nᵒ 489, 1991, 448 p.
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Sources primaires (suite)

  1. Platon, *Lettre II*, 314c2-4, sur l’inexistence de tout écrit de Platon et sur un Socrate devenu beau et jeune traduction, introduction, notices et notes de Luc Brisson, GF Flammarion
  2. Platon, *Charmide* et *Lysis*, traduction et notes de Louis-André Dorion, GF Flammarion, 2004 ; *Euthyphron* et *Lachès*, même traducteur, 1997
  3. Xénophon, *Apologie de Socrate*, 12 (le signe divin qui pousse à agir) et 14 (la réponse de l’oracle, ni plus libre, ni plus juste, ni plus tempérant) texte grec et traduction anglaise d’O. J. Todd consultés sur Perseus
  4. Xénophon, *Mémorables*, I, 1, 4 et IV, 8, 1 (le signe divin), III, 6, 1 (unique mention de Platon) édition, traduction et commentaire de Louis-André Dorion, Les Belles Lettres, Collection des universités de France, 3 vol., 2000-2011
  5. Aristophane, *Les Nuées*, 423 av. J.-C., v. 227-233 (explications naturalistes des phénomènes célestes) et v. 1408-1446 (le fils qui bat son père), la version conservée étant une révision jamais représentée
  6. Aristote, *Métaphysique*, A, 6, 987b1-8 ; M, 4, 1078b17-32 ; M, 9, 1086a30-b14, pagination Bekker attribution à Socrate des raisonnements inductifs et de la définition universelle, et refus de séparer les universaux
  7. Aristote, *Poétique*, 1447b11, pagination Bekker les discours socratiques désignés comme un genre encore sans nom
  8. Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, III, 35 l’anecdote du *Lysis*, le *Sathon* d’Antisthène et le silence réciproque de Platon et de Xénophon
  9. Friedrich Schleiermacher, « Über den Werth des Sokrates als Philosophen », mémoire lu en juillet 1815, publié dans les *Abhandlungen der philosophischen Klasse der Königlich-preussischen Akademie der Wissenschaften aus den Jahren 1814-1815*, 1818, p. 50-68 ; repris dans les *Sämmtliche Werke*, III, 2, Berlin, 1838, p. 287-308

Bibliographie

  1. Louis-André Dorion, *Socrate*, Paris, 2004, 4ᵉ édition mise à jour 2025, coll. « Que sais-je ? » Presses universitaires de France
  2. Louis-André Dorion, « The Rise and Fall of the Socratic Problem », dans Donald R. Morrison (dir.), *The Cambridge Companion to Socrates*, Cambridge, 2011, p. 1-23 Cambridge University Press
  3. Louis-André Dorion, « À l’origine de la question socratique et de la critique du témoignage de Xénophon : l’étude de Schleiermacher sur Socrate (1815) », *Dionysius* 19, 2001, p. 51-74 Dalhousie University
  4. Louis-André Dorion, *L’autre Socrate. Études sur les écrits socratiques de Xénophon*, Paris, 2013, xxxii-518 p., coll. « L’âne d’or » Les Belles Lettres
  5. Gregory Vlastos, *Socrates : Ironist and Moral Philosopher*, Ithaca et Cambridge, 1991, xii-334 p. ; traduction française de Catherine Dalimier, *Socrate. Ironie et philosophie morale*, Paris, 1994 Cornell University Press et Aubier
  6. Gregory Vlastos, « Anamnesis in the Meno », *Dialogue* 4, 1965, p. 143-167 Cambridge University Press pour l’Association canadienne de philosophie
  7. Charles H. Kahn, *Plato and the Socratic Dialogue : The Philosophical Use of a Literary Form*, Cambridge, 1996, xxi-431 p. Cambridge University Press
  8. Olof Gigon, *Sokrates. Sein Bild in Dichtung und Geschichte*, Berne, 1947, 319 p., coll. « Sammlung Dalp » A. Francke Verlag
  9. Leonard Brandwood, *The Chronology of Plato’s Dialogues*, Cambridge, 1990, x-256 p. Cambridge University Press
  10. Jacob Howland, « Re-Reading Plato : The Problem of Platonic Chronology », *Phoenix* 45 (3), 1991, p. 189-214 Classical Association of Canada
  11. Harold Cherniss, *Aristotle’s Criticism of Plato and the Academy*, vol. I, Baltimore, 1944, xxvi-610 p. Johns Hopkins Press
  12. Kenneth J. Dover (éd.), *Aristophanes : Clouds*, Oxford, 1968, introduction p. xxxii-lvii Clarendon Press
  13. Gabriele Giannantoni, *Socratis et Socraticorum Reliquiae*, 4 vol., Naples, 1990, coll. « Elenchos » 18 Bibliopolis
  14. John M. Cooper (dir.), *Plato : Complete Works*, Indianapolis, 1997, introduction p. xiv Hackett Publishing
  15. Reginald E. Allen, « Plato’s Earlier Theory of Forms », dans Gregory Vlastos (dir.), *Plato I*, 1971, p. 319-334 Doubleday

Sources en ligne

  1. « Socrates » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/socrates/
  2. « Socrates > Early Attempts to Solve the Socratic Problem » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/socrates/socratic-problem.html
  3. « Never-ending Crisis : The History of the Socratic Problem », Otto Linderborg Antigone, an open forum for Classicshttps://antigonejournal.com/2023/01/history-socratic-problem/
  4. « Xenophon, Apology » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0212
  5. « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, BOOK III, PLATO » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0258%3Abook%3D3%3Achapter%3D1
  6. « Metaphysics by Aristotle, Book XIII » The Internet Classics Archive, Massachusetts Institute of Technologyhttps://classics.mit.edu/Aristotle/metaphysics.13.xiii.html
  7. « Stylometric Method and the Chronology of Plato’s Works », recension de Brandwood par Paul Keyser Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/1992/1992.01.12/
  8. « Socrates, ironist and moral philosopher », recension de Vlastos 1991 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/1992/1992.03.20/
  9. « Thomas A. Blackson, Plato and the Socratic Dialogue », sur l’hypothèse d’exposition progressive et les sept dialogues de seuil PhilPapershttps://philpapers.org/rec/BLAPAT-8
  10. « Plato and the Socratic Dialogue : The Philosophical Use of a Literary Form », recension citant les pages 41 et 65 Gale Academic OneFilehttps://go.gale.com/ps/i.do?asid=cc61b0ee&id=GALE%7CA62519773&it=r&p=AONE&sid=googleScholar&u=googlescholar&v=2.1
  11. « Plato on Illness in the Phaedo, the Republic, and the Timaeus », relevé des mentions de Platon par lui-même Brillhttps://brill.com/display/book/9789004437081/BP000019.xml?language=en
  12. « Louis-André Dorion, Socrate, Paris, PUF, 2004 », recension Revue d’histoire et de philosophie religieuses, Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_2008_num_88_2_1336_t7_0203_0000_3
  13. « Dorion (Louis-André), L’Autre Socrate. Études sur les écrits socratiques de Xénophon », recension Revue des études grecques, Perséehttps://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_2014_num_127_1_8339_t10_0213_0000_1
  14. « Pour une relecture des écrits socratiques de Xénophon », référence complète du mémoire de Schleiermacher Les Études philosophiques, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2004-2-page-137?lang=fr
  15. « Socrate », Louis-André Dorion, sommaire et chapitres Cairn.info, Presses universitaires de Francehttps://shs.cairn.info/socrate-9782715433700?lang=fr
  16. « Anamnesis in the Meno : Part One : The Data of the Theory » Dialogue, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/dialogue-canadian-philosophical-review-revue-canadienne-de-philosophie/article/anamnesis-in-the-meno-part-one-the-data-of-the-theory/DA0619403BADBF92CEE13872DA83DB87
  17. « Plato, Apology, section 21 », traduction Benjamin Jowett Lexundriahttps://lexundria.com/plat_apol/21/j
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