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Aristote contre Platon : la rupture fondatrice, texte par texte

L'aristotélismeLe platonismeGrandes querelles & controverses24 septembre 202642 sources vérifiées
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Deux fois dans la Métaphysique, le même catalogue d’objections contre les Idées. Livre A, chapitre 9. Livre M, chapitres 4 et 5. Les arguments s’y suivent dans le même ordre, et une chose varie d’une rédaction à l’autre, la personne du verbe. En A 9, 990b9, la tradition manuscrite porte deiknumen, « nous montrons ».

Vingt ans dans la même école

Aristote arrive à Athènes vers 367, à dix-sept ans, et ne quitte l’Académie qu’après la mort de Platon, vers 347. La critique des Idées est donc le fait d’un homme qui a passé dans cette école la moitié de sa vie et qui a entendu ce que Platon enseignait sans l’écrire.

Il raconte lui-même comment la théorie est née, au livre A, chapitre 6, 987b1-14. Socrate cherchait la définition universelle dans les questions morales. Platon reprend l’enquête et y ajoute une conviction héritée d’Héraclite, selon laquelle les choses sensibles ne cessent de s’écouler. Une définition ne peut donc porter sur elles, puisqu’elles ne restent pas assez longtemps ce qu’elles sont. Il faut lui donner d’autres objets, stables, que Platon nomme des Idées. La rédaction du livre M, 4, 1078b30-32, désigne le point de bascule en quelques mots. Socrate ne séparait pas les universaux ; eux les ont séparés, et ce sont ces universaux séparés qu’ils ont appelés Idées. Le verbe grec est khôrizein, séparer, et les commentateurs en ont tiré le nom de khôrismos pour désigner l’écart posé entre le sensible et l’intelligible.

Aristote garde l’universel comme objet de science, garde l’essence et garde la définition. Son refus porte sur la séparation.

La formule qui sert d’emblème à la rupture, elle, n’est pas de lui. « Amicus Plato, sed magis amica veritas » est un proverbe latin dont Leonardo Tarán a suivi la fabrication, des néoplatoniciens d’Alexandrie aux Arabes, puis jusqu’à Cervantès. Le texte dont il dérive dit autre chose. En Éthique à Nicomaque, I, 1096a11-17, Aristote prévient que l’examen du Bien universel lui coûte, parce que la théorie a été introduite par des amis, et qu’il s’y résout parce que le métier l’exige.

Le troisième homme était déjà dans le Parménide

Prenons trois choses grandes, une statue, un arbre et un homme. Le premier principe de la théorie veut qu’à toute pluralité de choses recevant le même nom corresponde une réalité unique, l’un sur le multiple. Il y a donc une Idée du Grand, par participation à laquelle ces trois-là sont grandes. Le deuxième principe veut que l’Idée possède elle-même le caractère qu’elle confère, et que le Grand en soi soit grand. On dénombre donc maintenant quatre choses grandes, la statue, l’arbre, l’homme et le Grand en soi. Le premier principe s’applique encore et réclame une réalité unique par participation à laquelle ces quatre-là sont grandes, donc une seconde Idée du Grand. Le troisième principe interdit de l’identifier à la première, puisque aucune Idée n’est identique à ce qui participe d’elle et que le Grand en soi vient précisément de participer. On recommence avec cinq, puis avec six, et la série ne s’arrête nulle part. L’Idée du Grand n’est plus une, elle est indéfiniment multiple, et l’unicité que la théorie exigeait d’elle a disparu. Aristote nomme l’argument sans le développer en Métaphysique A, 9, 990b17, et le reprend en Z, 13, 1039a2-3. Dans les Réfutations sophistiques, 22, 178b36-38, il précise la condition qui déclenche la série, à savoir qu’on traite « Homme » comme une chose singulière plutôt que comme une qualité. La version qui parle d’hommes a donné son nom à l’argument ; celle de Platon parle du grand.

Cet argument n’est pas une trouvaille d’Aristote. Il est écrit dans le Parménide, 132a-b, où le vieil éléate l’oppose au jeune Socrate qui vient de défendre les Idées, et où il conclut que chaque forme cesse d’être une pour devenir une infinité. Platon n’emploie jamais le nom de « troisième homme », qui vient d’Aristote et de lui seul. Dorothea Frede écrit qu’on ne saura probablement jamais pourquoi Aristote, qui connaissait le dialogue, ne reconnaît nulle part à Platon la paternité de l’objection et la traite comme une difficulté venue du dehors.

Le dialogue fournit aussi la réponse. Parménide ne conclut pas à l’abandon des formes. Il avertit Socrate que celui qui refuse d’admettre une forme pour chaque chose n’aura plus rien vers quoi tourner la pensée et détruira la possibilité de discuter, avant d’ajouter qu’il faudra un homme très doué pour sortir de là, en 135a-b. L’objection porte contre une manière de se représenter la participation, celle de l’exemplaire et de la copie.

« Des mots vides et des métaphores poétiques »

Le chapitre 9 s’ouvre sur une plaisanterie d’économie, en 990a33-990b8, où les Idées introduites pour expliquer les choses d’ici-bas se révèlent aussi nombreuses qu’elles. Le coup le plus dur vient en 991a8-19. Aristote demande ce que les Idées apportent aux choses sensibles et répond qu’elles n’apportent rien de ce qu’on attend d’une cause. Elles ne produisent aucun mouvement. Elles ne sont pas l’essence des choses, puisqu’une essence ne peut pas se tenir hors de ce dont elle est l’essence, et elles ne servent donc à connaître les choses ni à les faire être. Le vocabulaire de l’exemplaire et de la participation, il le congédie en 991a20-22 dans une formule qui tranche avec sa réserve ordinaire, kenologein kai metaphoras legein poiêtikas, parler à vide et débiter des métaphores de poète. L’argument qui suit se laisse refaire, en 991a24-27. Quelqu’un peut devenir tout à fait semblable à Socrate sans avoir été copié sur lui, et cela resterait vrai si Socrate était éternel. La ressemblance seule n’établit donc aucune dépendance causale. Aristote demande aussi qui fabrique en regardant les Idées, question qui vise l’artisan du Cratyle, 389a-b, et le lit de la République, X, 596a-597d.

La théorie attaquée a ici de quoi se défendre, et Dorothea Frede le souligne. Platon emploie le vocabulaire du modèle et de la copie beaucoup moins qu’on ne le croit, et la République, en X, 601c-602a, fait dépendre la qualité d’un lit de l’usage qu’on en attend, ce qui rapproche la forme d’une fonction. Aristote ne nomme d’ailleurs qu’un seul dialogue dans toute la discussion, le Phédon, en 991b3, et c’est celui où la participation se donne pour un recours faute de mieux, en 100b-d. Sur un chapitre où tout se joue sur des pronoms, le choix du traducteur compte. Les deux traductions françaises complètes de la Métaphysique annoncent des méthodes opposées, celle de Jules Tricot, parue chez Vrin en 1933, déclarant préférer rendre la pensée du philosophe que de s’astreindre à une exactitude littérale, celle de Marie-Paule Duminil et d’Annick Jaulin, parue en 2008, se donnant pour règle de suivre le grec des manuscrits les plus anciens.

Tel homme, tel cheval

La contre-proposition est lisible dès les Catégories, 5, 2a11-14. La substance au sens premier, celle qui ne se dit pas d’un sujet et n’est pas dans un sujet, c’est tel homme, tel cheval. L’individu sensible passe devant, et l’espèce comme le genre ne viennent qu’ensuite, sous le nom de substances secondes. La hiérarchie que les Idées imposaient se retourne, et ce qui existe au sens plein devient le vivant qu’on a devant soi, l’espèce ne venant qu’après lui.

La forme n’est pas supprimée pour autant, elle change d’adresse. Elle est la forme d’un composé, elle est ce que la définition saisit, et elle n’existe que dans les individus qui l’ont. Métaphysique Z, 8, 1034a6-8 le dit d’une phrase, Socrate et Callias diffèrent par leur matière et sont les mêmes par la forme. Une difficulté suit aussitôt, car cette forme doit être à la fois l’essence d’un individu et ce qu’une définition universelle énonce, alors que le chapitre 13 du même livre soutient qu’aucun universel n’est une substance. Les commentateurs ne s’accordent toujours pas sur la manière de tenir les deux affirmations ensemble.

Le déplacement a une conséquence immédiate. Si la forme est dans la chose, l’étude des choses devient l’accès à la forme, et la description des animaux cesse d’être une besogne inférieure. Aristote ouvre d’ailleurs son traité de zoologie, Parties des animaux, I, 5, 645a17-23, par une anecdote sur Héraclite. Des visiteurs le trouvent en train de se chauffer près de son four et n’osent pas entrer ; il leur lance qu’à cet endroit aussi il y a des dieux, einai gar kai entautha theous. Le mot grec ipnos désigne le four, et les traducteurs français hésitent entre le four et la cuisine. Aristote enchaîne en invitant à entrer sans répugnance dans l’examen de chaque espèce animale, où il y a, dit-il, de la nature et de la beauté.

Un témoin qui est aussi une partie

Une difficulté pèse sur tout ce qui précède. Pour une part de ce qu’on attribue à l’Académie, Aristote est le seul témoin conservé, et il est en même temps la partie adverse. Un passage de la Physique, IV, 2, 209b14-15, signale que Platon disait autre chose dans « les doctrines dites non écrites », en tois legomenois agraphois dogmasin. Cette incise de quelques mots a suffi à ouvrir une ligne entière d’interprétation, qui prend au sérieux ce qu’Aristote dit avoir entendu sans pouvoir le lire.

Deux positions s’y opposent depuis quatre-vingts ans, et aucune n’a fait plier l’autre. Harold Cherniss, dans Aristotle’s Criticism of Plato and the Academy, paru à Baltimore en 1944, soutient qu’Aristote réécrit Platon dans son propre vocabulaire, prend pour des thèses littérales des formules données pour des images, et prête aux mots du maître le sens technique qu’ils ont dans son système à lui. L’école de Tübingen, autour de Hans Joachim Krämer et de Konrad Gaiser, tient son témoignage pour la trace d’un enseignement oral réel, une doctrine des principes où l’Un et la Dyade indéfinie jouent le premier rôle. Aucun document extérieur ne départage les deux lectures.

L’exposé le plus complet de la critique est perdu. Aristote lui avait consacré un écrit, le Peri Ideôn, dont on ne possède plus que ce qu’en cite Alexandre d’Aphrodise vers l’an 200, cinq siècles après, dans son commentaire au livre A. Ces pages se lisent dans l’édition de Michael Hayduck parue à Berlin en 1891, et Gail Fine en a donné en 1993 le grec avec une traduction anglaise. On préférera ici parler de fragments plutôt que de traité, parce que la phrase qu’on lit est toujours une phrase d’Alexandre rapportant Aristote, et non une phrase d’Aristote.

Le « nous » du chapitre 9 a reçu de Werner Jaeger une explication biographique, que Dorothea Frede rapporte et discute. Aristote aurait donné ce cours à Assos, devant des platoniciens, à un moment où il se comptait encore parmi eux, le livre M étant la révision faite plus tard pour un autre auditoire. William David Ross a suivi, Julia Annas s’est montrée réservée, et Cherniss y voit la trace d’un état du texte antérieur aux deux rédactions conservées. L’édition critique d’Oliver Primavesi, parue en 2012, a repesé la relation entre les deux branches de la tradition manuscrite et maintient la première personne en 990b9, sans que la date du chapitre en soit fixée. Pour trancher, il faudrait un témoignage extérieur sur le moment de la rédaction, ou une variante qui ne soit pas elle-même l’objet du litige, et la recherche ne dispose aujourd’hui ni de l’un ni de l’autre.

Pour aller plus loin

Au Moyen Âge, la querelle revient sous le nom de querelle des universaux, quand la scolastique demande si les genres et les espèces existent hors de l’esprit. Dans l’autre sens travaille le néoplatonisme, qui s’emploie à montrer que les deux maîtres ne se contredisent pas. La théorie des Idées elle-même s’aborde par l’allégorie de la caverne, où elle reçoit sa mise en scène la plus connue.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Aristote, *Métaphysique*, A, 6, 987b1-14 genèse de la théorie des Idées, Socrate, l’écoulement héraclitéen et le nom d’Idées ; pagination Bekker, trad. fr. Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin, GF Flammarion, 2008
  2. Aristote, *Métaphysique*, A, 9, 990a33-990b8 les Idées introduites en nombre égal aux choses qu’elles doivent expliquer
  3. Aristote, *Métaphysique*, A, 9, 990b8-990b17 première personne du pluriel *deiknumen* en 990b9, liste des preuves de l’existence des Idées, mention du troisième homme en 990b17
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Sources primaires (suite)

  1. Aristote, *Métaphysique*, A, 9, 991a8-991a19 les Idées ne causent ni mouvement, ni essence, ni être
  2. Aristote, *Métaphysique*, A, 9, 991a19-991b9 *kenologein kai metaphoras legein poiêtikas* en 991a20-22, la ressemblance à Socrate en 991a24-27, unique renvoi nominal au *Phédon* en 991b3
  3. Aristote, *Métaphysique*, M, 4-5, 1078b30-32 et 1079a-1080a reprise du catalogue d’objections à la troisième personne ; Socrate n’a pas séparé les universaux
  4. Aristote, *Métaphysique*, Z, 8, 1034a6-8 et Z, 13, 1039a2-3 Socrate et Callias mêmes par la forme ; le troisième homme contre l’universel pris comme un ceci
  5. Aristote, *Réfutations sophistiques*, 22, 178b36-38 condition qui déclenche la régression du troisième homme
  6. Aristote, *Catégories*, 5, 2a11-14 la substance première est tel homme, tel cheval ; trad. fr. Michel Crubellier, Catherine Dalimier et Pierre Pellegrin, GF Flammarion, 2007
  7. Aristote, *Physique*, IV, 2, 209b14-15 *en tois legomenois agraphois dogmasin*, « les doctrines dites non écrites »
  8. Aristote, *Parties des animaux*, I, 5, 645a17-23 Héraclite au four, *einai gar kai entautha theous*, et l’appel à étudier chaque espèce animale ; trad. fr. Pierre Louis, Les Belles Lettres, CUF, 1956
  9. Aristote, *Éthique à Nicomaque*, I, 1096a11-17 (chapitre 4 ou 6 selon les éditions) l’enquête sur le Bien universel gênée par l’amitié pour ceux qui ont introduit les Idées
  10. Platon, *Parménide*, 132a-b – la régression opposée au jeune Socrate ; 135a-b l’avertissement sur ce qu’on perd en supprimant les formes ; pagination Stephanus
  11. Platon, *République*, X, 596a-597d – le lit du dieu, du menuisier et du peintre ; X, 601c-602a – l’usage qui décide de la qualité de l’objet ; *Cratyle*, 389a-b l’artisan qui regarde la forme
  12. Platon, *Phédon*, 100b-d et 102b l’hypothèse des formes comme recours et la dénomination des participants
  13. Alexandre d’Aphrodise, *In Aristotelis Metaphysica commentaria*, éd. Michael Hayduck, *Commentaria in Aristotelem Graeca* I, Berlin, 1891, p. 79,3-85,13, et p. 83,35-84,8 pour les prémisses du troisième homme fragments du *Peri Ideôn*

Bibliographie

  1. Dorothea Frede, « The Doctrine of the Forms under Critique. First Part : Metaphysics A 9, 990a33-991b9 », dans Carlos Steel (dir.), *Aristotle’s Metaphysics Alpha*, avec une nouvelle édition critique du texte grec par Oliver Primavesi, Oxford, 2012, p. 349-380 Oxford University Press
  2. Carlos Steel (dir.) et Oliver Primavesi (éd.), *Aristotle’s Metaphysics Alpha. Symposium Aristotelicum*, Oxford, 2012, ix-541 p., ISBN 9780199639984 Oxford University Press
  3. Harold F. Cherniss, *Aristotle’s Criticism of Plato and the Academy*, vol. I, Baltimore, 1944, xxvi-610 p. Johns Hopkins Press
  4. Werner Jaeger, *Aristoteles. Grundlegung einer Geschichte seiner Entwicklung*, Berlin, 1923, 438 p. Weidmann
  5. Gail Fine, *On Ideas. Aristotle’s Criticism of Plato’s Theory of Forms*, Oxford, 1993, xiv-400 p., avec texte grec et traduction anglaise du *Peri Ideôn* en tête de volume Clarendon Press
  6. William David Ross, *Aristotle’s Metaphysics. A Revised Text with Introduction and Commentary*, Oxford, 1924, 2 vol. Clarendon Press
  7. Julia Annas, *Aristotle’s Metaphysics. Books M and N*, Oxford, 1976 Clarendon Press
  8. Aristote, *Métaphysique*, traduction nouvelle et notes par Jules Tricot, préface d’Auguste Diès, Paris, 1933, 2 vol. de 309 p. Vrin
  9. Carl Séan O’Brien, *Plato’s Unwritten Doctrines*, Cambridge, 2025, coll. « Elements in Ancient Philosophy », ISBN 9781009506212 Cambridge University Press
  10. Leonardo Tarán, « Amicus Plato sed magis amica veritas. From Plato and Aristotle to Cervantes », *Antike und Abendland* 30 (2), 1984, p. 93-124 Antike und Abendland

Sources en ligne

  1. « Plato’s Parmenides » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/plato-parmenides/
  2. « Plato’s Middle Period Metaphysics and Epistemology » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/plato-metaphysics/
  3. « Aristotle’s Metaphysics » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/aristotle-metaphysics/
  4. « Aristotle, Metaphysics, Book 1, section 987b » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0052%3Abook%3D1%3Asection%3D987b
  5. « The doctrine of the Forms under critique. First part » Stanford Universityhttps://web.stanford.edu/~mvr2j/sfsu12/reading/frede.pdf
  6. « Aristotle’s Metaphysics Alpha (with an edition of the Greek text by Oliver Primavesi). Symposium Aristotelicum » Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2013/2013.07.36/
  7. « Aristotle’s Metaphysics Alpha : Symposium Aristotelicum » Oxford Academic, Oxford University Presshttps://academic.oup.com/book/26862
  8. « Héraclite à son fourneau » Persée, annuaire de l’École pratique des hautes étudeshttps://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_1965_num_1_1_4897
  9. « Aristote, Métaphysique, traduction nouvelle et notes par J. Tricot, préface de A. Diès » Persée, *L’Antiquité classique*https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1935_num_4_1_2993_t1_0249_0000_2
  10. « Aristote, Métaphysique. Introduction, traduction, notes, bibliographie et index par Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin » Persée, *Revue philosophique de Louvain*https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2009_num_107_1_8064_t1_0186_0000_2
  11. « Aristotle on Plato. Harold Cherniss, Aristotle’s Criticism of Plato and the Academy, Vol. I » The Classical Review, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/classical-review/article/abs/aristotle-on-plato-harold-cherniss-aristotles-criticism-of-plato-and-the-academy-vol-i-pp-xxvi610-baltimore-johns-hopkins-press-1944-cloth-500-33s-6d/AE535F87BC46263470693EA6568EFC20
  12. « Plato’s Unwritten Doctrines » Cambridge University Presshttps://resolve.cambridge.org/core/product/F0297D76E5984C917E9843ED750FECDA/core-reader
  13. « On Ideas : Aristotle’s Criticism of Plato’s Theory of Forms » Oxford Academic, Oxford University Presshttps://academic.oup.com/book/27026
  14. « Amicus Plato sed magis amica veritas. From Plato and Aristotle to Cervantes » ProQuesthttps://www.proquest.com/docview/1298744185
  15. « Aristoteles : Grundlegung einer Geschichte seiner Entwicklung. By Werner Jaeger. Berlin : Weidmann, 1923 » Journal of Hellenic Studies, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-hellenic-studies/article/aristoteles-grundlegung-einer-geschichte-seiner-entwicklung-by-werner-jaeger-pp-438-berlin-weidmann-1923-9s-8d/C06A39AAAFE36586AB2796632CBD07FE
  16. « Os Argumentos Formais dos Platonistas em Favor da Existência das Ideias no ΠΕΡΙ ΙΔΕΩΝ e na Metafísica A9 de Aristóteles » Anais de Filosofia Clássica, Universidade Federal do Rio de Janeirohttps://revistas.ufrj.br/index.php/FilosofiaClassica/article/view/2937
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