Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Π
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

La théorie des Idées de Platon : le monde sensible n’est qu’une copie

Les grands concepts expliquésLe platonisme6 octobre 2026◈ 20 sources vérifiées
Raphael / Wikimedia Commons
10 min de lecture20 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

En 1992, Luc Brisson traduit le Timée pour Flammarion et renonce au mot que tout lecteur attend. Ni eidos ni idea n’y deviennent « Idée ». Brisson écrit « forme intelligible », parce que depuis Descartes une idée désigne en français une représentation logée dans un esprit, et que les réalités dont parle Platon ne logent dans aucun esprit. Les deux mots grecs viennent d’une racine liée à l’acte de voir, rappelle Francesco Fronterotta, et désignaient d’abord l’aspect d’une chose, sa figure ou sa silhouette. Le scrupule a une portée philosophique. Dans le Parménide, le jeune Socrate avance justement l’hypothèse que suggère le mot français, celle d’une Forme qui serait une pensée, un noêma, présente seulement dans les âmes, et son interlocuteur la renverse en quelques répliques (132b-c).

« Forme » est plus exact, mais « Idée » est le mot des manuels, et on le gardera souvent.

Aristote raconte comment les Idées sont nées

Le récit classique de la naissance de la doctrine se lit chez Aristote, au livre A de la Métaphysique (6, 987a32-b14, pagination Bekker). Jeune, Platon aurait fréquenté Cratyle et adopté la thèse héraclitéenne d’un flux sensible qui échappe à toute science. De Socrate, qui cherchait l’universel dans les questions morales et fixait sa réflexion sur les définitions, il aurait reçu une méthode. Une définition commune ne pouvant s’appliquer à des choses qui changent toujours, elle porte sur des réalités d’un autre genre, que Platon nomme Idées, et dont les choses sensibles reçoivent leur nom par participation (methexis). Les pythagoriciens disaient que les choses imitent les nombres, Platon dit qu’elles y participent, et Aristote n’y voit qu’un changement de mot, la nature de la relation restant à dire (987b10-14).

Savoir suppose un objet qui ne change pas, et le monde perçu change sans cesse ; Platon garde les deux exigences et dédouble le réel. Ce récit reste pourtant la reconstruction d’un élève devenu critique, qui range ses prédécesseurs selon sa propre classification des causes. Aucun dialogue n’offre d’exposé d’ensemble qui permettrait de le contrôler, et Luc Brisson souligne que Platon ne définit jamais explicitement ce qu’il appelle forme intelligible. On ignore donc si Aristote restitue l’ordre dans lequel cette pensée s’est formée ou un ordre logique construit après coup par un adversaire.

Auto to ison

Le Phédon met en scène le dernier jour de Socrate dans la prison d’Athènes, et contient l’un des rares passages où un argument en faveur des Formes est déroulé pas à pas (74a-75b). Socrate demande à Simmias s’il existe quelque chose qu’on appelle l’égal, précise qu’il ne songe à aucun morceau de bois égal à un autre, et nomme l’objet de sa question l’égal lui-même, auto to ison. Simmias l’accorde. On sait ce qu’est l’égalité, puisqu’on juge tous les jours que deux bâtons sont égaux ou non. Les bâtons et les pierres égaux, sans changer eux-mêmes, paraissent parfois égaux et parfois inégaux. Jamais en revanche l’égal lui-même n’a paru inégal. Une chose qui reçoit un prédicat que l’autre refuse ne peut pas lui être identique, donc les choses égales ne sont pas l’égal. Devant deux bâtons, poursuit Socrate, on juge qu’ils manquent quelque chose de l’égalité ; juger d’un manque suppose de connaître déjà l’étalon, et comme on perçoit depuis la naissance, cette connaissance serait antérieure à la naissance (74d-75b). Cette réminiscence, anamnêsis, est l’enjeu propre du passage, qui doit prouver l’immortalité de l’âme. Réduit à l’essentiel, l’argument des Formes tient en trois phrases. Les choses égales qu’on voit sont toujours égales sous un rapport et inégales sous un autre. Ce qu’on vise quand on parle d’égalité n’admet jamais son contraire. L’objet de la pensée est donc autre chose que tout ce qu’on voit.

En 74b8-9, les bâtons paraissent égaux tôi men, inégaux tôi d’, et le grec permet de comprendre « à l’un, à l’autre », deux observateurs, aussi bien que « sous un rapport, sous un autre » ou « à un moment, à un autre ». L’Internet Encyclopedia of Philosophy rappelle que la tournure est notoirement ambiguë. Dans le premier cas, le défaut tient à la perception, dans le deuxième aux choses mêmes. La grammaire seule ne permet probablement pas de trancher.

Le même dialogue donne son nom à la relation. Si quelque chose est beau en dehors du beau lui-même, il ne l’est que parce qu’il participe (metechei) de ce beau, et Socrate écarte les explications par la couleur ou par la figure (100c-d). Il dit s’en tenir à cette réponse haplôs kai atechnôs kai isôs euêthôs, littéralement simplement, sans art, et peut-être naïvement. Le mot est posé sans son contenu, et c’est exactement ce manque qu’Aristote relèvera.

Le carré que trace le géomètre

Au livre VI de la République, Socrate découpe une ligne en quatre segments pour classer ce qu’on peut connaître (509d-511e). Le plus bas reçoit les images, ombres et reflets dans l’eau, le suivant ce que ces images copient, animaux, plantes et objets fabriqués. Le géomètre, au-dessus, se sert à son tour des choses visibles comme d’images. Qu’on se représente un carré tracé à la craie, avec sa diagonale. Aucun côté n’égale exactement les autres, la diagonale a l’épaisseur de la craie et dévie un peu, et le théorème démontré sur cette figure resterait vrai si le dessin était plus maladroit encore. Les géomètres, dit Socrate, raisonnent en vue du carré lui-même et de la diagonale elle-même, la figure tracée leur servant d’image (510d-e). La figure est une copie dont on ne retient que ce qu’elle copie, une copie que le regard traverse, et le cas est peut-être le plus favorable que la doctrine puisse invoquer, puisque la démonstration vaut quels que soient les défauts de la copie et la main qui a tenu la craie.

Encore faut-il savoir ce qu’est ce carré lui-même. Aristote rapporte que Platon plaçait entre les choses sensibles et les Formes des objets mathématiques, éternels comme les Formes mais multiples comme les choses, puisqu’il existe beaucoup de carrés semblables alors que la Forme est unique (Métaphysique, A, 6, 987b14-18). Aucun dialogue n’expose cette doctrine des intermédiaires en termes exprès, et le texte de la République ne contient pas de quoi décider si le carré du livre VI est une Forme ou l’un de ces intermédiaires.

Trois lits et un dieu artisan

Au livre X, Socrate revient à la poésie et à la peinture. On a coutume, dit-il, de poser une Forme unique pour chaque multiplicité de choses qui portent le même nom (596a). Le menuisier fabrique ses lits en regardant vers la Forme du lit, et ce qu’il produit ressemble à ce qui est sans l’être (596b-597a). Le peintre ne regarde que le lit du menuisier, et sous un seul angle. D’où trois lits, celui qui existe par nature et dont un dieu est l’auteur, celui de l’artisan et celui du tableau, l’imitateur se trouvant au troisième rang à partir du roi et de la vérité (597b-e). La copie d’une copie, voilà le sens littéral de la formule scolaire, et le lit sur lequel on dort est déjà une copie.

Ce passage contient un argument que Platon retrouvera dirigé contre lui (597c). Si le dieu avait fait deux lits par nature, explique Socrate, un troisième apparaîtrait dont tous deux posséderaient la forme, et ce troisième serait le lit qui est réellement. Deux choses de même nature appellent ainsi au-dessus d’elles une troisième qui explique ce qu’elles ont en commun, et Platon s’en sert pour prouver qu’il n’existe qu’une Forme par nom. Le Parménide fera jouer le même mouvement contre la doctrine qu’il servait à défendre.

Le Timée change de ton. Un artisan divin, le démiurge, façonne le monde en regardant vers ce qui est toujours identique à soi, qu’il prend pour modèle, paradeigma (28a-b). Le monde étant le plus beau des êtres engendrés et l’artisan la meilleure des causes, ce modèle était éternel (29a). Il s’ensuit que le monde est l’image, eikôn, de quelque chose (29b), et que le discours qui porte sur une image ne peut être que vraisemblable, eikôs (29b-d). Le dialogue se clôt sur un cosmos dieu perceptible, image de l’intelligible, très grand, très bon, très beau et très parfait (92c). Le « n’est qu’une » appartient au livre X et à sa charge contre les peintres, quand le Timée fait de la même relation le meilleur ouvrage qu’un dieu puisse produire.

« Un troisième homme »

Le Parménide rapporte une conversation sans doute fictive entre un Parménide vieillissant, son disciple Zénon et un Socrate très jeune. Antiphon, le demi-frère de Platon qui la récite, a d’ailleurs délaissé la philosophie pour passer l’essentiel de son temps avec les chevaux (126c). Interrogé sur l’étendue des Formes, Socrate admet sans hésiter celles du juste, du beau et du bon, doute pour l’homme ou le feu, refuse pour le cheveu, la boue et la crasse, et s’entend dire par Parménide qu’il est encore jeune (130b-e).

L’objection décisive porte sur la grandeur (132a-b). Quand plusieurs choses paraissent grandes, on croit voir en toutes une même Forme, la Grandeur. Qu’on regarde pourtant ensemble la Grandeur et les choses grandes, et une nouvelle Grandeur apparaît, par laquelle toutes paraissent grandes, puis une autre, sans fin, si bien que chaque Forme se trouve multipliée à l’infini. Socrate tente deux issues. Faire des Formes des pensées dans les âmes échoue aussitôt. En faire des modèles, paradeigmata, posés dans la nature, dont les autres choses sont des ressemblances, n’échoue pas moins (132c-133a), car la ressemblance est réciproque, si bien que la Forme ressemble à la chose qui lui ressemble, et que leur ressemblance réclame une nouvelle Forme. Cette fois, le modèle de la copie lui-même est visé.

Platon n’appelle jamais cet argument « troisième homme ». L’expression vient d’Aristote, qui l’emploie dans la Métaphysique (A, 9, 990b17) pour un raisonnement de la même famille, et Samuel Rickless relève que les commentateurs ne s’accordent même pas sur la structure de la seconde régression, simple variante de la première pour les uns, régression propre de la Forme de ressemblance pour les autres. L’analyse qui a ouvert la discussion moderne est celle de Gregory Vlastos, en 1954. Selon lui, l’argument repose sur deux prémisses que le texte ne formule pas. La première veut que la Forme possède elle-même le caractère qu’elle confère, la Grandeur étant grande, et les commentateurs l’appellent autoprédication. La seconde veut que rien de ce qui possède un caractère ne soit identique à la Forme par laquelle il le possède. Prises ensemble, elles se contredisent, puisque la Grandeur, étant grande, devrait être distincte d’elle-même. Aristote, de son côté, estime que dire des Formes qu’elles sont des modèles auxquels les choses participent, c’est kenologein, parler à vide, et employer des métaphores de poète (991a20-22) ; il ajoute que la même chose sera à la fois modèle et copie, puisque le genre sert de modèle à ses espèces (991a29-b1).

Platon n’a laissé nulle part de réponse explicite. Parménide lui-même conclut que celui qui refuserait d’admettre pour chaque chose une forme toujours identique ruinerait la possibilité même de dialoguer, dialegesthai (135b-c). Le modèle a-t-il survécu ? Aucun dialogue n’est daté, et leur ordre se déduit depuis le XIXᵉ siècle de l’étude du style. En 1953, G. E. L. Owen place le Timée avant le Parménide, justement parce qu’il réaffirme des modèles que celui-ci soumet à la réfutation. Harold Cherniss lui répond en 1957, et la stylométrie assistée par ordinateur a depuis conforté la datation tardive, selon le bilan de la Stanford Encyclopedia of Philosophy. Si le Timée est tardif, Platon a réécrit le modèle de la copie après avoir formulé lui-même, par la bouche de Parménide, l’objection qui le menaçait.

Une gymnastique en huit déductions

Parménide propose ensuite un entraînement, qu’il compare à une gymnastique, et qui consiste à poser une Forme et à tirer les conséquences de son existence comme de sa non-existence (135d-136c). Il l’exécute sur l’Un, en huit séries de déductions qui occupent la seconde moitié du dialogue (137c-166c). Le lien entre ces déductions et les objections de la première partie divise les commentateurs.

Vlastos voyait dans la première partie ce qu’il appelait en anglais a record of honest perplexity, le procès-verbal d’une perplexité honnête, où Platon poserait des difficultés qu’il ne savait pas encore résoudre. En 1991, Constance Meinwald lit au contraire l’exercice comme la clé des objections. Il apprendrait à distinguer ce qu’une chose est par rapport à elle-même, pros heauto, et ce qu’elle est par rapport aux autres, pros ta alla. « La Grandeur est grande » serait vrai au premier sens, parce qu’être grand est ce qu’est la Grandeur, sans que la Forme devienne une grande chose de plus, alignée parmi les autres, et la régression ne pourrait plus démarrer. Bryan Frances a répondu en 1996 que certaines versions du troisième homme survivent à cette distinction, et que l’équivoque repérée par Meinwald ne désarme donc pas toutes les formes de l’objection.

Pour aller plus loin

La ligne du livre VI se prolonge au livre VII par l’allégorie de la caverne, où les ombres projetées sur la paroi occupent le plus bas degré de la copie. L’argument des bâtons égaux mène à la réminiscence, et les huit déductions du Parménide ont été lues par les néoplatoniciens, de Plotin à Proclus, comme la structure même de l’univers. La querelle médiévale des universaux reprend, sous d’autres noms, la question de savoir où loge ce que plusieurs choses ont en commun.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Platon, *Phédon*, 74a-75b (l’égal lui-même, *auto to ison*, et l’argument de la réminiscence), 100c-d (la participation, *metechein*), pagination Stephanus, traduction de Monique Dixsaut, Paris, 1991, « GF » n° 489 Flammarion
  2. Platon, *La République*, VI, 509d-511e (la ligne divisée), notamment 510d-e (le carré et la diagonale des géomètres) ; X, 596a-598b (les trois lits), notamment 597c (argument du troisième lit) et 597e (l’imitateur au troisième rang), traduction de Georges Leroux, Paris, 2002, « GF » Flammarion
  3. Platon, *Parménide*, 126c (Antiphon), 130b-e (l’extension des Formes), 132a-b (régression de la grandeur), 132b-c (les Formes comme pensées, *noêmata*), 132c-133a (les Formes comme modèles et régression de la ressemblance), 135b-136c (la dialectique et l’exercice), 137c-166c (les huit déductions), traduction de Luc Brisson, Paris, 1994, « GF » Flammarion
Voir les 17 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Platon, *Timée*, 28a-29d (le modèle, *paradeigma*, l’image, *eikôn*, et le discours vraisemblable, *eikôs*), 92c (le monde, dieu perceptible et image de l’intelligible), traduction de Luc Brisson, Paris, 1992, « GF » Flammarion
  2. Aristote, *Métaphysique*, A, 6, 987a32-b18 (genèse de la doctrine, participation et imitation, objets mathématiques intermédiaires) ; A, 9, 990b17 (le « troisième homme ») et 991a20-b1 (modèles et participation comme paroles creuses et métaphores poétiques ; modèle et copie), pagination Bekker, traduction de Marie-Paule Duminil et Annick Jaulin, Paris, 2008, « GF » Flammarion

Bibliographie

  1. Francesco Fronterotta, « Qu’est-ce qu’une Forme pour Platon ? Raisons et fonction de la théorie des intelligibles », dans Luc Brisson et Francesco Fronterotta (dir.), *Lire Platon*, Paris, 2014, « Quadrige » Presses universitaires de France
  2. Gregory Vlastos, « The Third Man Argument in the Parmenides », *The Philosophical Review* 63 (3), 1954, p. 319-349 Duke University Press
  3. G. E. L. Owen, « The Place of the Timaeus in Plato’s Dialogues », *The Classical Quarterly*, nouvelle série, 3 (1-2), 1953, p. 79-95, DOI 10,1017/S0009838800002652 The Classical Associationhttps://doi.org/10.1017/S0009838800002652
  4. Harold Cherniss, « The Relation of the Timaeus to Plato’s Later Dialogues », *American Journal of Philology* 78, 1957, p. 225-266 Johns Hopkins University Press
  5. Constance C. Meinwald, *Plato’s Parmenides*, New York, 1991 Oxford University Press
  6. Bryan Frances, « Plato’s Response to the Third Man Argument in the Paradoxical Exercise of the Parmenides », *Ancient Philosophy* 16, 1996, p. 47-64 Mathesis Publications

Sources en ligne

  1. « Plato’s Parmenides (Stanford Encyclopedia of Philosophy) », par Samuel Rickless Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/plato-parmenides/
  2. « Plato’s Timaeus (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/plato-timaeus/
  3. « Plato : Phaedo » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/phaedo/
  4. « Plato, Phaedo, page 74 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.01.0170:text%3DPhaedo:page%3D74
  5. « Plato, Republic, Book 10, page 597 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0168%3Abook%3D10%3Apage%3D597
  6. « Plato, Timaeus, section 92c » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=plat.+tim.+92c
  7. « The Internet Classics Archive | Metaphysics by Aristotle » Massachusetts Institute of Technologyhttps://classics.mit.edu/Aristotle/metaphysics.1.i.html
  8. « L’idée : la transformation du sens d’un terme philosophique » Implications philosophiqueshttps://www.implications-philosophiques.org/lidee-la-transformation-du-sens-dun-terme-philosophique/
  9. « The Place of the Timaeus in Plato’s Dialogues » The Classical Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/classical-quarterly/article/place-of-the-timaeus-in-platos-dialogues/8B31A264DCEA1BEBF68B6F0AC05C3222
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.