Un gymnase public, à l’est des murailles d’Athènes, entre l’Ilissos et les pentes du Lycabette. La cavalerie y faisait ses démonstrations, l’assemblée s’y réunissait avant que la Pnyx ne devienne son lieu fixe, et on y rassemblait les troupes avant le départ en campagne. Dans l'Euthydème de Platon, Socrate y retrouve ses amis au vestiaire. Le terrain appartenait à Apollon Lycien, et les philosophes n’y ont longtemps été que des occupants parmi d’autres, aux côtés des sophistes, d’Isocrate et de rhapsodes qui venaient y réciter.
Un métèque n’achète rien
En 335 avant notre ère, Aristote rentre à Athènes après douze ans d’absence et loue des bâtiments dans ce gymnase. Métèque, résident étranger, il n’a pas le droit de posséder un bien-fonds en Attique. Son testament, que Diogène Laërce recopie, ne dit pas un mot d’une école.
Théophraste, son successeur, venu d’Érésos à Lesbos, obtient un jardin après la mort d’Aristote par l’entremise de Démétrios de Phalère, alors maître d’Athènes pour le compte des Macédoniens (V, 39). Son propre testament est le seul document qui décrive les lieux de l’intérieur. Il lègue le jardin, le promenoir et les maisons attenantes à dix amis nommés, à condition que personne ne vende rien ni ne s’en serve à titre privé, et qu’ils tiennent le tout en commun comme un sanctuaire. Il demande aussi qu’on répare le portique bas et qu’on y remette les tablettes portant les cartes des pays parcourus (V, 51-57). Les livres, eux, vont à un seul homme, Nélée.
Le statut juridique de l’ensemble a été longuement disputé. Wilamowitz tenait les écoles athéniennes pour des confréries religieuses vouées au culte des Muses, et le sanctuaire, l’autel et les statues semblaient lui donner raison. John Patrick Lynch a repris chaque indice en 1972 sans en trouver un seul de décisif, concluant à des institutions laïques, d’initiative privée, tolérées par la cité. Carlo Natali accepte ce constat en 1991 et conteste la lecture que Lynch propose du legs.
La précarité n’avait rien de théorique. Un certain Agnonidès poursuivit Théophraste pour impiété, et une loi votée en 307 soumit à autorisation l’ouverture d’une école (V, 38).
Peripatos, promenoir avant promenade
Le mot grec peripatos recouvre deux choses, l’action d’aller et venir et l’endroit bâti pour cela, allée couverte ou galerie plantée. Les descriptions anciennes du Lycée mentionnent des pistes de course, un vestiaire, des portiques dont l’un portait les cartes du monde sur des tablettes, et ces peripatoi. L’école ne s’est jamais désignée autrement que comme « le Peripatos ». Des deux rendus français courants, promenoir vaut mieux que promenade, parce que le grec nomme ici un lieu construit.
Deux explications de ce nom circulaient dès l’Antiquité, et Diogène Laërce les donne à la suite.
La première vient d’Hermippe de Smyrne, biographe du IIIᵉ siècle avant notre ère dont l’ouvrage est perdu. Aristote, revenu d’ambassade et trouvant l’Académie passée aux mains de Xénocrate, se serait choisi une allée publique du Lycée où il discutait en marchant avec ses élèves jusqu’à l’heure de l’onction. La seconde version, rapportée aussitôt après sans arbitrage, rattache le nom aux promenades qu’Alexandre faisait pendant sa convalescence, Aristote l’y accompagnant (V, 2). Deux récits, une même explication par la marche, et rien qui permette de vérifier l’un ou l’autre.
Poser d’abord ce que tout le monde dit
Un passage court de l'Éthique à Nicomaque décrit une marche à suivre, et c’est l’un des rares endroits où Aristote s’explique aussi nettement sur sa façon de procéder (VII, 1, 1145b2-7). Il faut, comme dans les autres matières, poser les phainomena, ce qui apparaît, ce qui se constate et ce qui se dit ; passer d’abord en revue les difficultés, diaporein ; puis montrer, si possible, tous les endoxa qui portent sur la question, et à défaut les plus nombreux et les plus autorisés. Si les difficultés se dissolvent et que les endoxa restent debout, ajoute-t-il, la chose aura été montrée suffisamment.
Un endoxon n’est pas n’importe quelle opinion. Les Topiques réservent le terme aux positions admises par tous, ou par la plupart, ou par les sages, autrement dit par ceux dont l’avis compte dans un domaine donné (I, 1, 100b). Le mot dérive de doxa, qui signifie la réputation autant que l’opinion.
Aristote justifie ailleurs pourquoi cette matière vaut d’être recueillie. Au deuxième livre de la Métaphysique, il écrit que personne n’atteint le vrai comme il faudrait, que personne non plus ne le manque tout à fait, et que l’apport de chacun pris isolément est nul ou presque, tandis que l’addition de tous fait une masse considérable (α, 1, 993a30-b7).
Une philosophie qui traite les opinions reçues comme des données a besoin de les avoir sous la main, en nombre, et triées.
Socrate soutenait que la chose est impossible
Le cas sur lequel Aristote fait tourner la procédure, dans ce même livre VII, est celui de l'akrasia, le fait d’agir contre ce qu’on juge soi-même meilleur. Socrate le tenait pour impossible. Il trouvait étrange que la connaissance, présente dans un homme, se laisse mener par autre chose comme un esclave qu’on traîne (1145b23-24). Qui agit contre le meilleur le fait donc par ignorance. Aristote répond en une ligne que cette thèse contredit ouvertement les phainomena (1145b27-28).
Prenons la situation la plus banale. Quelqu’un sait que le troisième verre lui gâchera sa matinée, il l’a dit la veille, il le redit en le servant, et il le boit. Pour Socrate, cet homme a une opinion qui ressemble à un savoir. Pour à peu près tout le monde, il sait et boit quand même.
Aristote ne choisit pas entre les deux, il démonte la difficulté. Il distingue d’abord posséder une connaissance et s’en servir, un homme endormi, un homme ivre ou un débutant qui récite les vers d’Empédocle sans les comprendre possédant leur savoir sans l’exercer, ce que le langage ordinaire admet parfaitement puisqu’on dit d’un dormeur qu’il sait la géométrie (1147a). Il montre ensuite que le raisonnement qui mène à l’action comporte deux prémisses de nature différente, l’une générale, du type les aliments sucrés sont à éviter par quelqu’un dans cet état, l’autre singulière, ceci est sucré, et que le désir n’attaque pas la première. Il suspend la seconde, celle qui porte sur le cas présent, celle qui relève de la perception. L’homme qui boit conserve donc intacte sa connaissance générale et perd l’usage de la mineure au moment où il agit, ce qui rend compte d’un détail que n’importe qui a observé, à savoir qu’il retrouve l’usage de cette mineure une heure plus tard, quand la crise est retombée, comme l’ivrogne redevenu sobre récupère ce qu’il savait (1147b6-7). La conclusion arrive quelques lignes après, et elle vaut mieux qu’une victoire, puisque Aristote accorde que ce que Socrate cherchait se produit bien, la connaissance qui se laisse traîner n’étant pas le savoir au sens strict mais un savoir de perception (1147b13-17). L’opinion commune est sauvée, l'akrasia existe. La part solide de l’argument socratique est sauvée avec elle, puisqu’un savoir digne du nom garde son autorité contre l’appétit.
C’est cette lecture qui a fait débat. Dans une communication donnée à Louvain en 1961, G. E. L. Owen a soutenu que les phainomena du passage sont des choses dites, souvent des faits d’usage linguistique, ce qui transforme la procédure en travail sur les concepts. Martha Nussbaum a prolongé cette lecture en 1986, et l’expression méthode endoxique s’est installée dans les introductions à l’œuvre. Dorothea Frede a pris le contrepied en 2012, dans un article dont le titre parle d’une mystique de l'endoxon, contre la présentation qu’en donne Richard Kraut. Jonathan Barnes avait déjà mis en garde en 1980 contre l’idée que l’éthique d’Aristote se ramène à une mise en cohérence d’opinions.
L’objection que forme n’importe quel lecteur est voisine. Si une théorie réussit quand elle laisse debout les opinions les plus autorisées, comment renverser jamais une opinion autorisée ? Le texte demande de sauver les plus nombreuses et les mieux établies, ce qui ménage une marge dont l’étendue reste à mesurer.
Cent cinquante-huit constitutions
Les listes anciennes attribuent au Lycée un recueil des constitutions de cent cinquante-huit cités grecques, d’autres témoignages avançant le chiffre de cent soixante-dix. Une seule nous est parvenue, par accident. Un papyrus acheté en Égypte entre au British Museum en 1890 ; Frederic Kenyon y identifie la Constitution d’Athènes et la publie le 30 janvier 1891, copiée de quatre mains différentes au dos d’un compte agricole égyptien. Son attribution à Aristote lui-même reste discutée.
Le même fonds conserve un second témoin de cette habitude. Le rouleau appelé Anonyme de Londres, long de trois mètres et demi et conservé sur trente-neuf colonnes, paraît être un brouillon autographe. Sa partie centrale aligne les explications des causes de la maladie données par une vingtaine de médecins antérieurs ou contemporains d’Aristote, d’après une source appelée Aristote et généralement rapportée à Ménon, membre du Lycée. Hermann Diels l’a publié en 1893, et Daniela Manetti a réexaminé l’attribution en 1999.
Théophraste a fait le même travail sur deux terrains. Ses Opinions des physiciens, perdues, sont l’ancêtre que Diels reconstitue dans les Doxographi Graeci en 1879, et c’est par cette filière que nous savons quelque chose des présocratiques ; Jaap Mansfeld et David Runia ont révisé l’hypothèse, le titre même est contesté, et Leonid Zhmud maintient le rôle que Diels donnait à l’ouvrage. Ses Recherches sur les plantes, elles, sont conservées et décrivent quelque six cents espèces, dont Suzanne Amigues a donné la première traduction française intégrale entre 1988 et 2006. Il s’appelait Tyrtamos, et c’est Aristote qui l’a rebaptisé.
Le legs de Nélée, et le cellier de Skepsis
Les livres, donc, à Nélée seul. Strabon raconte au treizième livre de sa Géographie que ses héritiers les cachèrent dans un souterrain à Skepsis, en Troade, pour les soustraire aux acheteurs des rois de Pergame, que l’humidité et les vers les abîmèrent, et que Sylla finit par emporter la bibliothèque à Rome. Andronicos de Rhodes en donna une édition, et l’ordre du corpus que nous lisons en descend.
Chaque maillon de cette chaîne a été contesté. Jonathan Barnes a repris l’affaire en 1997 comme une histoire de livres. La tradition qui fait d’Andronicos le onzième successeur d’Aristote n’est pas attestée avant Ammonios, au Vᵉ siècle de notre ère, qui donne ailleurs cette place à Boéthos de Sidon.
Ce que nous lisons ne correspond pas non plus à ce que l’Antiquité admirait. Cicéron loue chez Aristote un style dont il fait un fleuve d’or, flumen orationis aureum, et il parle des dialogues publiés, tous perdus. Les traités conservés sont des textes de travail, des cours, dont la langue serrée s’explique par cet usage.
Du promenoir lui-même, rien n’a été identifié. Une fouille de sauvetage menée en 1996 rue Rigillis, sous la direction d’Eutychia Lygouri-Tolia, a dégagé les fondations d’une palestre, cour rectangulaire bordée de portiques, attribuée au gymnase du Lycée ; le chantier n’a toujours pas fait l’objet d’une publication complète, et l’identification repose sur l’argumentation de la fouilleuse. Les arbres, eux, avaient disparu bien avant, abattus en 86 avant notre ère par les soldats de Sylla qui en firent des machines de siège. La seule mesure prise dans le Lycée qui nous soit parvenue tient dans un livre. Théophraste note qu’un platane encore jeune, poussé au bord du canal d’irrigation, avait envoyé ses racines à trente-trois coudées, ayant place et nourriture ; Pline attribue à l’Académie un platane dont les racines couvraient exactement la même distance, et il est peu probable que chacun des deux gymnases ait eu le sien.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à l’Académie de Platon, dont le Lycée reprend le voisinage et l’organisation en communauté, et d’où Aristote sort après vingt ans. Il croise les présocratiques, puisque presque tout ce que nous savons d’eux passe par la doxographie péripatéticienne et par sa reconstitution philologique au XIXᵉ siècle. Il rejoint enfin la falsafa, où les mêmes traités, relus en arabe, ont produit un aristotélisme que le Lycée n’aurait pas reconnu.
Péripatéticien veut dire, en grec, celui qui se promène. Le mot a servi pendant des siècles à désigner les élèves d’Aristote, et il a fini par produire une image d’Épinal, celle du maître qui enseigne en marchant sous les arbres. Cette image repose sur deux anecdotes antiques qui se contredisent. Le mot, lui, désignait d’abord un endroit.
Le mot désigne un endroit
Un péripatos, dans le vocabulaire grec de l’architecture, est une allée couverte ou plantée, aménagée pour aller et venir. Il y en avait dans le gymnase du Lycée, à l’est d’Athènes, avec des pistes de course, un vestiaire et des portiques. L’école d’Aristote ne s’est jamais appelée autrement que par ce nom de lieu.
Le gymnase existait bien avant elle et servait à tout autre chose. On y entraînait la cavalerie, on y rassemblait les soldats avant les campagnes, et l’assemblée des citoyens s’y est réunie pendant des années. Aristote arrive dans ce décor déjà occupé, vers 335 avant notre ère.
Il y loue des bâtiments. Comme étranger résidant à Athènes, il n’avait pas le droit d’acheter un terrain, et son testament ne parle nulle part d’une école. Son successeur Théophraste, lui, a pu acquérir un jardin grâce à un protecteur politique. C’est le testament de Théophraste qui décrit les lieux : le jardin, l’allée, les maisons autour, légués à dix amis à condition que personne ne les vende ni ne se les approprie.
Deux histoires pour un seul nom
Un auteur tardif, Diogène Laërce, a recopié les biographies anciennes des philosophes. Il donne coup sur coup deux explications du nom, sans choisir entre elles. Selon la première, empruntée à un biographe dont l’ouvrage a disparu, Aristote discutait avec ses élèves en arpentant une allée du Lycée jusqu’à l’heure où l’on se frottait d’huile. Selon la seconde, le nom viendrait des promenades qu’il faisait avec Alexandre pendant la convalescence de celui-ci.
Les deux récits expliquent le mot par la marche, et aucun des deux ne peut être contrôlé. Rien ne permet de choisir entre eux.
Commencer par ce que tout le monde dit
La manière de travailler d’Aristote est mieux documentée que sa façon de marcher. Un passage de son traité de morale l’expose en quelques lignes. Il faut d’abord poser ce qui apparaît et ce qui se dit, puis passer en revue les difficultés, puis sauver le plus grand nombre possible des opinions solides, celles que défendent tous les gens, ou la plupart, ou les spécialistes du sujet. Ces opinions solides portent un nom grec, les endoxa.
L’exemple qu’il choisit lui-même est celui de l’homme qui sait et fait le contraire. Quelqu’un annonce la veille que le troisième verre lui gâchera sa matinée, le redit en le servant, et le boit. Socrate soutenait que c’est impossible et que cet homme ne sait pas vraiment. Aristote répond que la thèse de Socrate contredit ce que chacun observe.
Sa solution ne donne tort à personne. Il distingue avoir une connaissance et s’en servir, comme on dit d’un dormeur qu’il sait la géométrie. Le raisonnement qui conduit à l’acte comporte une règle générale, éviter le sucre dans cet état, et un constat particulier, ceci est sucré. Le désir n’attaque pas la règle. Il empêche seulement le buveur de se dire, à cet instant, que le verre qu’il tient tombe sous la règle. L’opinion commune est sauvée, l’homme sait et boit quand même. Et la part solide de Socrate est sauvée aussi, puisque ce qui se laisse renverser n’est pas le savoir au sens fort.
Cent cinquante-huit cités décrites
Le Lycée accumulait des données. Ses membres ont rédigé la description des institutions de cent cinquante-huit cités grecques. Une seule nous est parvenue, celle d’Athènes, retrouvée sur un papyrus acheté en Égypte et publiée en 1891. Le texte est copié au dos d’un compte de ferme.
Théophraste a fait la même chose pour les plantes, six cents espèces décrites, et pour les opinions des philosophes de la nature. Ce second recueil est perdu, mais presque tout ce que nous savons des penseurs grecs les plus anciens en descend par des intermédiaires. Les spécialistes se disputent encore sur le détail de cette filiation.
Du promenoir qui a donné son nom à l’école, on n’a rien retrouvé. Une fouille de 1996, en plein Athènes, a dégagé les fondations d’une salle de lutte attribuée au gymnase du Lycée, et le chantier n’a pas encore été publié en entier.
L’article complet donne le texte exact de la règle de méthode, le passage où Aristote finit par donner raison à Socrate sur un point, et le contenu du testament qui décrit les lieux.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Aristote, *Éthique à Nicomaque*, VII, 1, 1145b2-7, pagination Bekker énoncé de la procédure, *tithenai ta phainomena*, *diaporein*, *ta pleista kai kuriōtata*
- Aristote, *Éthique à Nicomaque*, VII, 2-3, 1145b23-24, 1145b27-28, 1147a et 1147b13-17 Socrate et l'*akrasia*, la distinction entre posséder et exercer un savoir, la concession finale
- Aristote, *Topiques*, I, 1, 100b définition des *endoxa* comme opinions admises par tous, par la plupart ou par les sages
Voir les 38 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Aristote, *Métaphysique*, α (livre II), 1, 993a30-b7 la recherche du vrai comme entreprise cumulative, la porte de grange, les yeux de la chauve-souris
- Aristote (ou un membre du Lycée), *Constitution d’Athènes* P. Lond. 131, British Library, quatre mains au verso d’un compte agricole, editio princeps par Frederic G. Kenyon, 30 janvier 1891
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, V, 2 (Hermippe, l’allée du Lycée, la variante alexandrine), V, 11-16 (testament d’Aristote), V, 38-39 (procès d’impiété, loi de 307, jardin de Théophraste), V, 51-57 (testament de Théophraste, portique bas, tablettes des cartes, legs des livres à Nélée) texte grec et traduction anglaise de R. D. Hicks, Loeb Classical Library, 1925
- Platon, *Euthydème*, 272e-273b le vestiaire du Lycée
- Théophraste, *Recherches sur les plantes*, I, 7, 1 le platane du Lycée et ses racines à trente-trois coudées ; texte grec et traduction anglaise d’Arthur Hort, Loeb Classical Library, 1916
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, XII platane de l’Académie aux racines de même longueur
- Strabon, *Géographie*, XIII, 1, 54 les livres de Nélée cachés à Skepsis, endommagés, puis la bibliothèque emportée à Rome par Sylla
- Plutarque, *Vie de Sylla*, 12, 3 les bois de l’Académie et du Lycée abattus pendant le siège de 86 avant notre ère
- Cicéron, *Premiers Académiques*, II, 38, 119 *flumen orationis aureum*, sur le style des dialogues perdus ; texte latin et traduction anglaise de H. Rackham, Loeb Classical Library, 1933
- Anonyme de Londres, P. Brit. Libr. inv. 137 (= P. Lit. Lond. 165), rouleau de 3,5 mètres, trente-neuf colonnes, Iᵉʳ siècle de notre ère doxographie des causes de la maladie chez une vingtaine de médecins, éditée par Hermann Diels, *Anonymi Londinensis ex Aristotelis Iatricis Menoniis et aliis medicis eclogae*, *Supplementum Aristotelicum* III, 1, Berlin, 1893
Bibliographie
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- Carlo Natali, *Bios theoretikos. La vita di Aristotele e l’organizzazione della sua scuola*, Bologne, 1991 ; traduction anglaise révisée, *Aristotle : His Life and School*, éd. D. S. Hutchinson, Princeton, 2013 Princeton University Press
- G. E. L. Owen, « Tithenai ta phainomena », dans Suzanne Mansion (dir.), *Aristote et les problèmes de méthode*, Louvain, 1961, p. 83-103 Publications universitaires de Louvain
- Dorothea Frede, « The Endoxon Mystique : What Endoxa Are and What They Are Not », *Oxford Studies in Ancient Philosophy* 43, 2012, p. 185 et suiv. Oxford University Press
- Richard Kraut, « How to Justify Ethical Propositions : Aristotle’s Method », dans R. Kraut (dir.), *The Blackwell Guide to Aristotle’s Nicomachean Ethics*, Oxford, 2006 Blackwell
- Jonathan Barnes, « Aristotle and the Methods of Ethics », *Revue internationale de philosophie* 34, 1980, p. 490-511, repris dans *Method and Metaphysics. Essays in Ancient Philosophy I*, éd. M. Bonelli, Oxford, 2011, p. 174-194 Oxford University Press
- Jonathan Barnes, « Roman Aristotle », dans J. Barnes et M. Griffin (dir.), *Philosophia Togata II : Plato and Aristotle at Rome*, Oxford, 1997, p. 1-69 Oxford University Press
- Martha C. Nussbaum, *The Fragility of Goodness. Luck and Ethics in Greek Tragedy and Philosophy*, Cambridge, 1986 Cambridge University Press
- Hermann Diels, *Doxographi Graeci*, Berlin, 1879 Weidmann
- Jaap Mansfeld et David T. Runia, *Aëtiana. The Method and Intellectual Context of a Doxographer*, vol. I, *The Sources*, Leyde, 1997 Brill
- Daniela Manetti, « ‘Aristotle’ and the Role of Doxography in the Anonymus Londiniensis (P. Brit. Libr. inv. 137) », dans Philip van der Eijk (dir.), *Ancient Histories of Medicine*, Leyde, 1999, p. 95-141 Brill
- Suzanne Amigues (éd. et trad.), Théophraste, *Recherches sur les plantes*, 5 tomes, Paris, 1988-2006, Collection des universités de France Les Belles Lettres
Sources en ligne
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- « Andronicus of Rhodes », supplément à « Commentators on Aristotle » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/archives/win2015/entries/aristotle-commentators/supplement.html
- « Doxography of Ancient Philosophy » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/doxography-ancient/
- « The Endoxon Mystique : What Endoxa Are and What They Are Not » Oxford Studies in Ancient Philosophy, University of Michiganhttps://ancphil.lsa.umich.edu/-/downloads/osap/43-Frede.pdf
- « Anonymus Londiniensis » Oxford Classical Dictionary, Oxford University Presshttps://oxfordre.com/classics/display/10.1093/acrefore/9780199381135.001.0001/acrefore-9780199381135-e-8158
- « Athēnaiōn politeia » Oxford Reference, Oxford University Presshttps://www.oxfordreference.com/display/10.1093/oi/authority.20110803095431424
- « John Patrick Lynch, Aristotle’s School. A Study of a Greek Educational Institution » (compte rendu) L’Antiquité classique, Perséehttps://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1974_num_43_1_1758_t1_0451_0000_2
- « Suzanne Amigues, Théophraste. Recherches sur les plantes. Tome I. Livres I-II » (compte rendu) L’Antiquité classique, Perséehttps://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1989_num_58_1_2274_t1_0288_0000_2
- « Le Lycée » Fondation du monde helléniquehttp://n1.intelibility.com/ime/lyceum/?id=857&lang=2&p=lemma
- « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, Book V » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0258%3Abook%3D5
- « Theophrastus, Enquiry into Plants, I, 7 » Loeb Classical Libraryhttps://www.loebclassics.com/view/theophrastus-enquiry_plants/1916/pb_LCL070.53.xml
- « Cicero, Academica, II, 119 » Loeb Classical Libraryhttps://www.loebclassics.com/view/marcus_tullius_cicero-academica/1933/pb_LCL268.621.xml
- « Ancient Doxography » Oxford Bibliographies, Oxford University Presshttps://www.oxfordbibliographies.com/display/document/obo-9780195389661/obo-9780195389661-0227.xml
- « Lyceum » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/topic/Lyceum-Greek-philosophical-school
- « Theophrastus » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Theophrastus

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