Trois procédés d’embaumement à trois prix. La somme dépensée en raiforts, en oignons et en aulx pour nourrir les équipes de la grande pyramide. L’assemblage, planche par planche, d’une barque de charge du Nil. Une tente de feutre où des nomades jettent du chanvre sur des pierres rougies. Ces pages appartiennent au même ouvrage, écrit vers le milieu du Vᵉ siècle avant notre ère par un homme d’Halicarnasse, et cet ouvrage porte en principe sur une guerre. Le mot qu’il emploie pour le désigner, historiē, veut dire enquête.
Le premier mot du livre n’est pas assuré
Le texte s’ouvre par une formule de dépôt : un homme se nomme, déclare exposer les résultats de sa recherche, et donne son motif, que le temps n’efface pas ce que les hommes ont fait. Toute la tradition manuscrite le fait dire « Hérodote d’Halicarnasse ». Aristote cite le même incipit dans la Rhétorique et lit « Hérodote de Thourioi », du nom de la colonie fondée en Italie du Sud en 444. Felix Jacoby tenait la leçon d’Aristote pour la leçon d’origine, et cette position reste largement suivie.
Le reste du dispositif éditorial ne vient pas de lui non plus. Le découpage en neuf livres et leur baptême par les noms des Muses sont l’œuvre des érudits d’Alexandrie. Le texte, lui, arrive par une poignée de témoins : des fragments de page comme le Papyrus Oxyrhynchus 18, treize lignes du livre I copiées au IIIᵉ siècle de notre ère, et le Laurentianus Plut. 70,3, manuscrit de référence conservé à Florence, copié quinze siècles après la rédaction.
Ce qu’il promet, et ce qu’il refuse de promettre
Au livre VII, à propos d’une version argienne qui l’embarrasse, il pose une règle et précise qu’elle vaut pour tout l’ouvrage : il est tenu de rapporter ce qui se dit, il n’est pas tenu d’y ajouter foi. La formule revient au livre II. Elle sépare la transmission de l’adhésion, et transforme chaque énoncé en objet à trier.
Il trie devant le lecteur. Au chapitre 99 du livre II, il marque la frontière : jusqu’ici, sa vue, son jugement, son enquête ; à partir d’ici, des récits égyptiens. Au livre IV, les marins phéniciens envoyés par Néchao contourner la Libye rentrent en disant qu’ils ont eu le soleil sur la droite, et il précise qu’il ne les croit pas. Le détail qu’il rejette est celui qui rend le périple crédible pour nous.
Rosalind Thomas a replacé en 2000 ce fonctionnement dans son milieu : les physiologues ioniens, les traités hippocratiques, les sophistes. Le vocabulaire de la preuve et le goût de la démonstration publique appartiennent à cette culture de la controverse, pas à une discipline qui n’existait pas. Ses silences, eux, sont calculés : Laurent Coulon a montré à propos d’Osiris qu’il retient délibérément une part de ce qu’il sait, par convenance religieuse. L’argument tiré de son silence est le plus fragile de tous.
Une épave d’Aboukir pour un paragraphe du livre II
Au chapitre 96 du livre II, il décrit une barque de charge du Nil que les Égyptiens appellent baris : planches d’acacia d’environ deux coudées, disposées comme les briques d’un mur, assemblées sur de longs tenons, gouvernail unique traversant la quille. Aucun bateau de ce type n’était connu, et le passage passait pour un morceau de bravoure mal compris.
Le port englouti de Thonis-Héracléion, à l’embouchure canopique, a été localisé en 2000. Plus de soixante épaves y ont été relevées, dont au moins dix-huit datées de la Basse Époque, entre 664 et 332. L’une d’elles, numérotée 17, a été fouillée en trois campagnes de 2009 à 2011 et étudiée par Alexander Belov : coque en croissant conservée à près de 70 %, bordé d’acacia, planches épaisses assemblées par de longs tenons. Damian Robinson, qui dirige le centre d’archéologie maritime d’Oxford, a dit que c’est cette épave qui leur a fait comprendre qu’Hérodote avait raison.
Le dossier ne se referme pas pour autant. La coque atteint près de 28 mètres d’après la modélisation, bien au-delà du bateau décrit, et elle porte des membrures de renfort absentes du texte. Ce qui est établi tient en une phrase : un mode d’assemblage que personne n’avait vu ailleurs correspond à celui qu’un Grec dit avoir observé sur un chantier égyptien.
Deux carquois sur quarante-cinq échantillons
Au livre IV, chapitre 64, il écrit que les Scythes écorchent la main droite de leurs ennemis morts, ongles compris, et en font des revêtements de carquois. La phrase servait d’exemple de l’imaginaire grec sur le barbare. En décembre 2023, Luise Ørsted Brandt, Marina Daragan et Margarita Gleba ont publié dans PLOS ONE, avec deux collaborateurs, l’analyse paléoprotéomique de quarante-cinq échantillons de cuir provenant de dix-huit sépultures fouillées sur quatorze sites du sud de l’Ukraine. Mouton, chèvre, bovin et cheval dominent. Deux échantillons sont de peau humaine, et ils garnissent la partie haute de carquois.
Le chiffre valide un geste, pas un tableau : les serviettes taillées dans des scalps et les peaux entières tendues sur des cadres, décrites au même chapitre, restent sans contrepartie matérielle. Même retenue pour la tente de chanvre des chapitres 73 à 75. Sergueï Roudenko a bien trouvé dans le kourgane 2 de Pazyryk, dans l’Altaï, un cadre de tente, un récipient de cuivre, des pierres et des graines de chanvre carbonisées. Mais le texte donne l’opération pour un substitut de bain, ce qu’elle n’était visiblement pas : la notice du Penn Museum consacrée à ce dossier relève qu’il a confondu la fonction de l’objet avec celle d’une étuve. Juste sur le dispositif, faux sur l’usage.
Ce que l’école du mensonge a de plus solide
En 1971, Detlev Fehling publie Die Quellenangaben bei Herodot, traduit en anglais en 1989. Sa thèse tient en trois points : les renvois à des informateurs sont des formes littéraires qu’il faut lire pour leur fonction, beaucoup sont démontrablement impossibles, et les séries de chiffres présentent des régularités qui trahissent l’invention. O. Kimball Armayor a mené l’enquête sur le terrain de 1978 à 1985, sur l’Égypte, la mer Noire et le Fayoum, en montrant au passage que la liste des satrapies du livre III ne dérive pas d’un document de chancellerie perse. Stephanie West a examiné en 1985 le rapport aux inscriptions, en posant d’entrée le seul étalon disponible : sur toutes celles que l’ouvrage cite, trois ont été retrouvées en tout ou partie.
Leur meilleure pièce est le chapitre 125 du livre II. Un interprète lui lit, dit-il, une inscription portée sur la grande pyramide, qui donne le compte des raiforts, des oignons et des aulx fournis aux ouvriers, pour 1 600 talents d’argent. L’épigraphie égyptienne, dont Alan B. Lloyd a confronté les données au livre II chapitre par chapitre, ne connaît rien qui ressemble à un livre de comptes gravé sur un monument royal. Ce qu’on a là est une inscription racontée par un guide, rapportée comme un relevé.
W. Kendrick Pritchett a répondu en 1993, passage par passage, en rendant à des motifs proche-orientaux bien attestés plusieurs récits que Fehling tenait pour des inventions grecques. Le compte rendu qu’en a donné Michelle Kwintner dans la Bryn Mawr Classical Review pointe la limite commune aux deux camps, qui ne proposent ni l’un ni l’autre de théorie de la transmission orale et restent piégés dans l’alternative véracité ou fiction. Le même compte rendu relève que Pritchett range à tort François Hartog parmi les accusateurs, alors que Le Miroir d’Hérodote, paru en 1980, porte sur la représentation de l’autre. Catherine Darbo-Peschanski a suivi en 1987 une voie voisine, en décrivant un auteur qui arbitre les récits qu’il recompose.
Les archives orientales ont depuis versé une pièce que ni l’un ni l’autre n’avait. Les tablettes des Fortifications de Persépolis, rédigées en élamite entre 509 et 494, enregistrent les rations des voyageurs officiels sur les routes de l’empire. David Lewis y a reconnu en 1980, sur la tablette PF-NN 1809, un dénommé Datiya voyageant en service rapide vers le roi en janvier ou février 494 : Datis le Mède, qui commandera l’expédition de 490 contre la Grèce. Un homme connu par un récit grec rédigé deux générations plus tard figure dans un bordereau de rations daté au mois près.
Trois serpents de bronze sur l’Atmeydanı
Au chapitre 81 du livre IX, après Platées, la dîme du butin part à Delphes sous la forme d’un trépied d’or posé sur un serpent de bronze à trois têtes. Au chapitre 82 du livre VIII, il note que les Téniens ont été inscrits sur ce monument parmi ceux qui ont abattu le barbare. Deux affirmations vérifiables, ce qui est rare.
L’or a été fondu par les Phocidiens pendant la troisième guerre sacrée, entre 356 et 346, pour payer des mercenaires. Constantin a fait transporter le bronze dans l’hippodrome de sa nouvelle capitale. Les têtes ont été brisées vers 1700, et l’une d’elles, retrouvée par l’architecte Gaspare Fossati en 1848 lors de travaux autour de Sainte-Sophie, est au Musée archéologique d’Istanbul. Charles Thomas Newton a dégagé la base en 1855 et rendu l’inscription lisible : une formule signifiant « ceux qui ont fait la guerre », puis les noms de trente et une cités.
Le verdict est partagé. Ténos figure bien sur le bronze, ce qui donne raison au livre VIII, même si son nom paraît avoir été ajouté après coup, d’une gravure plus grossière. Mais le monument est fait de trois serpents entrelacés, et non d’un serpent à trois têtes : Stephanie West a porté l’écart au débit de l’auteur, Pritchett a répondu que les descriptions modernes commettent la même approximation. Les listes, enfin, ne se recouvrent pas. Le commentaire de How et Wells relève des cités inscrites sur le bronze qu’Hérodote ne compte pas parmi les combattants de Platées, et Palè de Céphallénie, qu’il compte et que le bronze ignore. Le monument commémore une guerre, le chapitre 28 du livre IX dénombre une ligne de bataille.
Thucydide raconte au livre I que l’inscription primitive attribuait la victoire au seul Pausanias, et que les Spartiates l’ont fait effacer pour y substituer la liste des cités. Sur les inscriptions citées dans neuf livres, trois ont été retrouvées. L’une des trois est ce bronze sans tête, planté au milieu d’une place d’Istanbul, dont le texte avait déjà été récrit avant qu’Hérodote ne le mentionne.
Pour aller plus loin
Le dossier croise l’inscription de Behistun, où Darius donne du meurtre du faux Smerdis une version que le livre III d’Hérodote raconte autrement, et le port englouti de Thonis-Héracléion, dont les fouilles sous-marines alimentent depuis 2000 le contrôle du livre II. Il rejoint aussi la question des Scythes, peuple sans écriture dont presque tout ce que nous croyons savoir passe par un seul texte grec et par le mobilier des kourganes.
Un Grec né sur la côte de l’actuelle Turquie, vers 484 avant notre ère, décide de raconter la guerre qui a opposé les cités grecques à l’empire perse. Pour l’expliquer, il remonte loin en arrière et va chercher très loin en largeur. Il décrit l’Égypte, la steppe au nord de la mer Noire, la Libye, Babylone. Il appelle son travail une enquête, du mot grec qui a donné notre mot histoire. Depuis, on se demande ce qu’il a vu de ses yeux.
Un livre qui parle de tout
Le récit de guerre occupe la fin de l’ouvrage. Le reste est un inventaire du monde connu. On y trouve plusieurs façons d’embaumer un mort, avec leurs tarifs. On y lit combien les bâtisseurs d’une pyramide auraient dépensé en oignons et en radis. On y suit la fabrication d’un bateau de transport égyptien, planche après planche.
Ce mélange a longtemps embarrassé les lecteurs. L’auteur, lui, avait posé sa règle. Il écrit qu’il est obligé de répéter ce qu’on lui a raconté, et qu’il n’est pas obligé d’y croire. Il précise que cette phrase vaut pour tout son livre. Il indique aussi, en plusieurs endroits, où s’arrête ce qu’il a vu et où commence ce qu’on lui a dit.
Un bateau retrouvé sous la mer
Le bateau égyptien qu’il décrit ne ressemblait à aucun bateau connu. Des planches courtes et épaisses, disposées comme les briques d’un mur, tenues par de longues chevilles de bois. Pendant des siècles, on a pris ce passage pour une description ratée.
En l’an 2000, des archéologues sous-marins ont localisé une ville portuaire engloutie au large de l’Égypte. Des dizaines d’épaves y reposent. L’une d’elles présente exactement ce mode d’assemblage, qu’on n’avait vu nulle part ailleurs. Le directeur de l’équipe britannique qui l’a publiée l’a dit sans détour : c’est cette coque qui leur a fait comprendre que le texte était juste.
L’accord n’est pas parfait. Le bateau retrouvé est beaucoup plus grand que celui du texte, et il porte des renforts internes dont le texte ne parle pas. La technique est confirmée, les dimensions ne le sont pas.
De la peau humaine sur des carquois
Le même auteur écrit que les guerriers de la steppe écorchaient la main de leurs ennemis morts pour en recouvrir leurs étuis à flèches. On rangeait cette phrase parmi les horreurs que les Grecs prêtaient aux peuples lointains.
En 2023, une équipe a passé au crible des morceaux de cuir provenant de tombes du sud de l’Ukraine. La méthode identifie l’espèce à partir des protéines conservées dans la matière. La plupart des cuirs viennent de moutons, de chèvres, de bœufs et de chevaux. Deux morceaux sont de peau humaine, et ils garnissent le haut d’étuis à flèches.
Le résultat est mince, et il est net. Il confirme un geste précis. Il ne confirme pas le reste du chapitre, qui décrit aussi des peaux entières tendues sur des cadres. Personne n’en a retrouvé.
Le procès qui n’est pas clos
En 1971, l’helléniste allemand Detlev Fehling soutient que les informateurs invoqués dans le livre sont des inventions, des procédés d’écriture sans réalité derrière eux. Son meilleur argument porte sur une inscription égyptienne qu’un guide aurait traduite à l’auteur, et qui aurait détaillé les dépenses de nourriture d’un chantier. Rien de tel n’existe dans l’épigraphie de ce pays.
L’Américain W. Kendrick Pritchett lui répond une génération plus tard, passage par passage, et montre que plusieurs récits jugés purement grecs sont en réalité des motifs orientaux bien attestés. Aucun des deux camps n’a emporté la décision. Les spécialistes leur reprochent aujourd’hui de raisonner comme si le seul choix était de croire ou de ne pas croire.
Il reste un moyen de contrôle rare. Sur toutes les inscriptions que le livre cite, trois seulement ont été retrouvées. L’une d’elles est une colonne de bronze offerte après la victoire sur les Perses, qui porte les noms de trente et une cités. Elle se dresse aujourd’hui, privée de ses têtes de serpent, sur une esplanade d’Istanbul.
La version complète donne le paragraphe exact sur la barque égyptienne, la tablette de comptabilité perse où réapparaît le général de Marathon, et l’endroit précis où la colonne de bronze contredit le texte grec.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Hérodote, *Histoires* (*Enquête*), livre II, chapitres 96, 99 et 125 texte établi et traduit par Philippe-Ernest Legrand, Collection des universités de France, Les Belles Lettres
- Hérodote, *Histoires*, livre IV, chapitres 42, 64 et 73-75 même édition
- Hérodote, *Histoires*, livre VII, 152, livre VIII, 82, livre IX, 28 et 81 même édition
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Sources primaires (suite)
- Aristote, *Rhétorique*, III, 9 (1409a), citant l’incipit d’Hérodote sous la forme « Hérodote de Thourioi »
- Thucydide, *La Guerre du Péloponnèse*, I, 132, sur l’effacement de l’épigramme de Pausanias
- Colonne serpentine (trépied de Platées), bronze, inscription « ceux qui ont fait la guerre » suivie de trente et un noms de cités Hippodrome (Atmeydanı), Istanbul ; tête de serpent conservée au Musée archéologique d’Istanbul
- Papyrus Oxyrhynchus 18, fragment du livre I, chapitres 105-106, treize lignes, 182 × 87 mm, IIIᵉ siècle de notre ère British Library, département des manuscrits
- Hérodote, *Histoires*, manuscrit Laurentianus Plut. 70,3, sigle A, Xᵉ siècle Biblioteca Medicea Laurenziana, Florence
- Épave dite Ship 17, coque en croissant, bordé d’acacia assemblé sur longs tenons, fouillée de 2009 à 2011 port englouti de Thonis-Héracléion, baie d’Aboukir
- Tablette élamite PF-NN 1809, mission de Datiya en service rapide vers le roi, janvier-février 494 avant notre ère archives des Fortifications de Persépolis
- Kourgane 2 de Pazyryk, cadre de tente, récipient de cuivre, pierres et graines de chanvre carbonisées, Altaï fouilles Roudenko
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « 1994,04,10, Pritchett, The Liar School of Herodotos », compte rendu de Michelle Kwintner Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/1994/1994.04.10/
- « Herodotus in Context : Ethnography, Science, and the Art of Persuasion », compte rendu Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2001/2001.03.21/
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- « Le Trépied de Platées (La Colonne Serpentine) » Zone archéologique de Delphes, ministère grec de la Culturehttps://delphi.culture.gr/le-trepied-de-platees-la-colonne-serpentine/
- « Nouvelles observations sur l’offrande de Platées », Didier Laroche Persée, *Bulletin de correspondance hellénique*https://www.persee.fr/doc/bch_0007-4217_1989_num_113_1_4717
- « Osiris chez Hérodote », Laurent Coulon Persée, Maison de l’Orient et de la Méditerranéehttps://www.persee.fr/doc/mom_0151-7015_2013_act_51_1_2260
- « Herodotus and the Scythians » Expedition Magazine, Penn Museumhttps://www.penn.museum/sites/expedition/herodotus-and-the-scythians/
- « Persepolis Administrative Archives » Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/persepolis-admin-archive/
- « OIP 92. Persepolis Fortification Tablets » Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/research/publications/oip/persepolis-fortification-tablets
- « Western Medieval Manuscripts : Herodotus », notice du manuscrit MS Nn.2,34 Cambridge Digital Libraryhttps://cudl.lib.cam.ac.uk/view/MS-NN-00002-00034
- « baris », notice de l’épave Ship 17 d’après Alexander Belov Franck Goddio, Institut européen d’archéologie sous-marinehttps://www.franckgoddio.org/fileadmin/pics/3_5_finds/documents/Franck_Goddio_Ship17.pdf
- « Herodotean Autopsy », compte rendu par Stephanie West de l’ouvrage d’Armayor sur le Fayoum Cambridge Core, *The Classical Review*https://www.cambridge.org/core/journals/classical-review/article/abs/herodotean-autopsy-o-kimball-armayor-herodotus-autopsy-of-the-fayoum-lake-moeris-and-the-labyrinth-of-egypt-pp-xiv-160-6-maps-amsterdam-j-c-gieben-1985-fl-65/AE5D85513FFD85E278DD053F34B97358








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