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Pyrène chez Hérodote : une ville celte qu’on n’a jamais trouvée

Manuel Fernandez-Gotz Ian Ralston / Wikimedia Commons
9 min de lecture31 sources vérifiées
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Près de huit cents kilomètres à vol d’oiseau séparent les deux sites que la recherche propose aujourd’hui pour une même ville. Le premier est un port de la côte catalane, au pied du cap Béar. Le second est un éperon calcaire dressé quarante mètres au-dessus du Danube, en Souabe. Tous deux revendiquent trois mots grecs, καὶ Πυρήνης πόλιος, « et de la ville de Pyréné », écrits vers 445 avant notre ère par un homme qui n’avait vu aucun des deux endroits.

Trois mots dans un raisonnement sur le Nil

La phrase ne parle pas des Celtes, elle parle du Nil. Hérodote vient de rapporter le récit d’Étéarque l’Ammonien sur cinq jeunes Nasamons partis vers le sud, et il cherche d’où sort le fleuve égyptien. Sa méthode est l’analogie. Le Nil traverse la Libye par son milieu comme l’Ister traverse l’Europe par le sien, donc l’un doit naître à la même distance de son embouchure que l’autre. C’est pour poser ce point de comparaison qu’Hérodote précise la source de l’Ister, chez les Celtes et à la ville de Pyréné. Il ajoute une parenthèse sur la position des Celtes, au-delà des Colonnes d’Héraclès, voisins des Cynètes, peuple le plus occidental d’Europe.

Le nom n’apparaît qu’une fois dans toute l’œuvre, en II, 33. Au livre IV, chapitre 49, Hérodote consacre plusieurs paragraphes aux affluents de l’Ister, cite le Maris, l’Auras, le Carpis et l’Alpis, répète que le fleuve commence chez les Celtes voisins des Cynètes, et ne nomme pas Pyréné. La double référence « II, 33 et IV, 49 » qu’on lit dans une partie de la littérature de vulgarisation est donc inexacte. Le génitif πόλιος fait de Pyréné une ville, et c’est tout ce que le texte accorde. Il ne dit rien de sa taille, de ses habitants ou de ce qu’on y échangeait.

Aristote la déplace et en fait une montagne

Vers 340, dans les Météorologiques, Aristote pose un principe, les grands fleuves descendent des grandes montagnes, puis déroule une liste qui va du Caucase à l’occident. De Pyréné, écrit-il, montagne située vers l’ouest en Celtique, sortent l’Istros et le Tartessos. La phrase est brève et elle coûte cher à la lecture danubienne. Pyréné y est un relief, non une ville, et ce relief alimente aussi un fleuve qui débouche au-delà des Colonnes, du côté atlantique. Un massif qui nourrit à la fois le Danube et un cours d’eau tartessien ne peut pas se trouver en Haute-Souabe. À nos yeux, l’objection pèse plus lourd que la proximité de la source, parce qu’elle vient d’un auteur mieux renseigné qu’Hérodote.

Aviénus, lui, place Pyréné au bord de la mer. Son poème Ora maritima, écrit au IVᵉ siècle de notre ère à partir de sources grecques bien antérieures, décrit la côte du Roussillon. Aux confins du territoire des Sordes s’élevait jadis, dit-il aux vers 558 à 561, la riche cité de Pyréné, où les Massaliètes venaient commercer. Tite-Live fournit peut-être un second appui. En 195 avant notre ère, le consul Caton ordonne à sa flotte de le rejoindre au port du Pyrénée avant de descendre sur Rhoda puis Emporiae. Si ce mouillage est bien la Pyréné d’Hérodote, la ville était un port.

Les candidates ne manquent pas et aucune ne s’impose. François Ripoll, dans une étude de 2009 parue dans la revue Pallas, écarte tour à tour Ensérune, trop au nord, Rosas, trop au sud, Elne, trop au centre. Restait Port-Vendres, dont la position convient, mais où les travaux de Georges Castellvi, Claude Descamps et Michel Salvat n’ont pas retrouvé d’agglomération antique digne de ce nom. Ripoll propose alors Collioure, dont le nom indigène, Caucolibéri, n’est connu que par des attestations tardives. L’étymologie du mot demeure ouverte. Il est grec de forme, féminin singulier, ce qui est déjà singulier pour une montagne, et l’explication antique par pûr, le feu, laisse inexpliquée la seconde moitié du nom.

Diodore de Sicile, qui défend au livre V cette étymologie par le feu, ajoute un détail sans rapport avec Hérodote. Quand les bergers eurent incendié les forêts du massif, écrit-il, l’argent se mit à ruisseler sur le sol. L’histoire servait à expliquer les mines pyrénéennes.

Sur un éperon calcaire, à quatre-vingts kilomètres de la source

La Heuneburg domine le Danube près de Hundersingen, commune de Herbertingen, entre Ulm et Sigmaringen. Le plateau fortifié mesure environ 300 sur 150 mètres et surplombe la plaine alluviale de quarante mètres. Reconnu comme fortification protohistorique par Eduard Paulus en 1882, le site a été fouillé systématiquement de 1950 à 1979 sous la direction de Wolfgang Kimmig puis d’Egon Gersbach. Ces campagnes ont dégagé quatorze phases de construction pour l’habitat et surtout une enceinte sans équivalent au nord des Alpes, un mur de briques crues séchées au soleil, monté sur un socle de calcaire, couvert d’un enduit de chaux blanche qu’il fallait renouveler pour le protéger de la pluie, et flanqué de tours saillantes. Bettina Arnold a relevé un paradoxe de ce mur, technique de climat sec qui a pourtant duré plus longtemps que les enceintes de bois et de terre qui l’ont précédé et suivi. Avec la ville basse et la vaste agglomération extérieure divisée en quartiers par des talus et des fossés, l’ensemble couvre une centaine d’hectares dans la première moitié du VIᵉ siècle, et les estimations de population tournent autour de 5 000 personnes. La chambre funéraire de Bettelbühl, dégagée dans la plaine en contrebas, a livré des bois datés par dendrochronologie de 583 avant notre ère, l’un des points d’ancrage absolus de la chronologie du premier âge du Fer européen. Le programme de fouilles continue, et le service des monuments du Bade-Wurtemberg a annoncé en octobre 2024 la découverte, près de Riedlingen, d’une chambre de bois conservée sous un tumulus de soixante-cinq mètres de diamètre.

Sur cette base, Dirk Krausse et Manuel Fernández-Götz défendent l’identification avec Pyréné. Le site se trouve à quatre-vingts kilomètres en aval de la source du Danube, ce qui correspond à peu près à l’indication d’Hérodote, et il a livré des importations méditerranéennes en quantité, céramique grecque et amphores, ce qui suppose des informateurs capables de faire remonter son nom jusqu’à Marseille puis jusqu’en Ionie. Ils ajoutent que la cité d’Hérodote désignerait un système entier, l’éperon avec ses faubourgs, ses nécropoles et ses hauteurs satellites, dont l’Alte Burg de Langenenslingen à neuf kilomètres de là. Leur formulation publique est mesurée. Dans Current World Archaeology, en 2012, ils écrivent que la référence ne peut pas être démontrée et que ce qu’on peut montrer, c’est le caractère exceptionnel du site. Le titre de leur synthèse de 2016 annonce les premières villes au nord des Alpes, quand Patrice Brun et Bruno Chaume, du côté français, préfèrent parler d’une éphémère tentative d’urbanisation.

L’objection chronologique et la parade d’Hécatée

Le mur de briques crues est tombé vers 530. Hérodote n’était pas né.

La phase urbaine de la Heuneburg court de 600 ou 590 à 540 ou 530, date d’un incendie majeur après lequel l’enceinte de briques est arasée, et le site est abandonné au milieu du Vᵉ siècle. Hérodote écrit vers 445. La ville qu’il nomme, si c’est celle-là, était donc en ruine ou en voie de l’être. La parade existe et elle est solide. Hérodote transmet une description qu’il n’a pas faite, et sa source serait la Périégèse d’Hécatée de Milet, composée vers 500, quand l’agglomération tenait encore debout. Cette parade a un coût qu’il faut énoncer aussi nettement. Elle fait de la mention une information de seconde main vieille de deux générations au moment où elle est écrite.

Le deuxième obstacle est dans la phrase elle-même, qui enchaîne sur les Celtes établis au-delà des Colonnes d’Héraclès, voisins des Cynètes, peuple du sud-ouest de la péninsule Ibérique. Dans une étude de 2025 parue au Journal of Celtic Linguistics, Juan Luis García Alonso lit cet ensemble comme plaçant les Celtes d’Hérodote en Gaule méditerranéenne, les Pyrénées marquant leur frontière avec les Ibères, et rappelle que plusieurs auteurs anciens se représentaient la chaîne orientée du nord au sud. Strabon la décrit encore ainsi au livre III. Sur une carte de cette forme, un fleuve qui quitte le massif vers l’est et coupe l’Europe n’a rien d’aberrant, et l’erreur d’Hérodote devient une erreur cohérente. Henry d’Arbois de Jubainville le disait devant l’Académie des inscriptions et belles-lettres dès 1888, jugeant qu’en écartant les monts Riphées des cartes ioniennes antérieures, Hérodote avait reculé la source de l’Istros jusqu’aux Pyrénées.

Le peu qui subsiste d’Hécatée n’arrange pas l’hypothèse danubienne. Son œuvre est perdue, il n’en reste que des notices recopiées par Étienne de Byzance, dont « Nyrax, ville celtique » et « Massalia, ville de Ligystique près de la Celtique ». Une troisième notice, sur Narbon, est discutée, Arbois de Jubainville soutenant que la qualification de ville celtique y venait de Strabon. Nyrax n’a jamais été localisée. La géographie ionienne de 500 laisse donc des villes celtiques en Gaule du sud, et rien sur le Danube.

Bettina Arnold, qui fouille à la Heuneburg depuis 1988, refuse l’identification. Dans une conférence donnée en avril 2022 devant l’Irish Institute of Hellenic Studies at Athens, elle la qualifie de « putative » et souligne ce qu’elle a produit, des décennies d’expositions et de documentaires sur le thème celtique, jusqu’à la désignation officielle du Bade-Wurtemberg comme Keltenland. Elle relève que les archéologues de la région changent de registre selon le public, parlant de Hallstatt et d’âge du Fer entre spécialistes, de Celtes ailleurs. Le musée de plein air du site s’intitule Heuneburg, Keltenstadt Pyrene. Aucune fouille, à la Heuneburg comme au cap Béar, n’a livré d’inscription, de monnaie ou de graffite portant ce nom.

Abnoba, le nom rapporté par ceux qui y sont allés

Après Aristote, aucun auteur antique ne ramène Pyréné vers le Danube. Pline l’Ancien écrit au livre IV de l’Histoire naturelle que le fleuve naît en Germanie, sur la crête du mont Abnoba, en face de la ville gauloise des Rauriques, puis embrouille aussitôt la suite en le faisant couler au-delà des Alpes. Tacite, à la première ligne de la Germanie, est plus net, le Danube s’épanche de la croupe molle et doucement élevée du mont Abnoba, visite de nombreux peuples et se jette dans la mer Pontique par six bras. Abnoba est la Forêt-Noire, et c’est aussi une déesse, connue par des autels.

À l’autre bout de l’Europe, le nom devient une femme. Silius Italicus, au chant III des Punica, raconte qu’Hercule, en route vers les bœufs de Géryon, viola Pyréné, fille du roi Bébryx, retrouva son corps déchiré par les bêtes, puis hurla son nom aux montagnes qui le gardèrent. Pline, au livre III, écartait déjà cette histoire comme entièrement fabuleuse, ce qui prouve qu’elle circulait avant Silius, probablement par Varron.

Krausse et Fernández-Götz tiennent la Heuneburg pour le seul lieu d’Europe centrale qu’un Grec du VIᵉ siècle pouvait raisonnablement appeler une cité, et ils écrivent eux-mêmes que la référence ne se démontre pas. Bettina Arnold, sur le même éperon, y voit une commodité de vitrine héritée d’un géographe mal renseigné. Entre les deux positions, aucun objet sorti de terre ne porte ce nom.

Pour aller plus loin

Le dossier croise la Périégèse d’Hécatée de Milet, premier essai grec de description systématique du monde habité, dont il ne subsiste que des notices de lexicographe. Il rejoint la question des résidences princières du premier âge du Fer, Vix, le Mont Lassois, Bourges, où se pose le même problème d’une urbanisation brève et sans écriture. Il touche enfin à Marseille phocéenne, par laquelle remontaient vers les géographes ioniens les informations du continent.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Hérodote, Histoires, II, 33 : « Ἴστρος τε γὰρ ποταμὸς ἀρξάμενος ἐκ Κελτῶν καὶ Πυρήνης πόλιος », unique mention de Pyréné dans l’œuvre
  2. Hérodote, Histoires, IV, 49 : affluents de l’Ister, mention des Celtes et des Cynètes sans le nom de Pyréné
  3. Aristote, Météorologiques, I, 13 (350 b) : Pyréné, montagne de l’ouest en Celtique, source de l’Istros et du Tartessos
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Aviénus, Ora maritima, v. 558-561 : la cité de Pyréné aux confins du territoire des Sordes, fréquentée par les Massaliètes
  2. Hécatée de Milet, Europe, notices transmises par Étienne de Byzance : « Νύραξ, πόλις Κελτική » et « Μασσαλία, πόλις τῆς Λιγυστικῆς κατὰ τὴν Κελτικήν »
  3. Tite-Live, Histoire romaine, XXXIV, 8, 4 : « ad portum Pyrenaei », rassemblement de la flotte de Caton en 195 avant notre ère
  4. Strabon, Géographie, III, 1, 3 : les Pyrénées décrites comme une chaîne ininterrompue orientée du nord au sud
  5. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, V, 35 : l’incendie des forêts pyrénéennes et l’argent en fusion
  6. Pline l’Ancien, Histoire naturelle, IV, 79 : « Ortus hic in Germania iugis montis Abnouae ex adverso Raurici Galliae oppidi »
  7. Pline l’Ancien, Histoire naturelle, III, 8 : « quae de Hercule ac Pyrene traduntur, fabulosa in primis arbitror »
  8. Tacite, Germanie, 1 : « Danuvius molli et clementer edito montis Abnobae iugo effusus »
  9. Silius Italicus, Punica, III, 415-441 : légende d’Hercule et de Pyréné, fille de Bébryx
  10. Mur de briques crues de la Heuneburg, socle de calcaire et enduit de chaux, vers 600-530 avant notre ère, plateau de 300 sur 150 mètres, Hundersingen, commune de Herbertingen Freilichtmuseum Heuneburg
  11. Chambre funéraire de Bettelbühl, plaine du Danube sous la Heuneburg, bois dendrodatés de 583 avant notre ère Landesamt für Denkmalpflege Baden-Württemberg, Ludwigsburg

Bibliographie

  1. François Ripoll, « Les origines mythiques des Pyrénées dans l’Antiquité gréco-latine », Pallas 79, 2009, p. 337-355 Pallas, revue d’histoire antique de l’université de Toulouse
  2. Juan Luis García Alonso, « ‘And the Celts live beyond the Pillars of Hercules…’ : Ancient Greek Awareness of the Celts and their Geographical Location », Journal of Celtic Linguistics 26 (1), 2025, p. 131-176, DOI 10,16922/JCL.26,6 Journal of Celtic Linguisticshttps://doi.org/10.16922/JCL.26.6
  3. Henry d’Arbois de Jubainville, « Les sources du Danube chez Hérodote », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 32 (3), 1888, p. 193-194 Académie des inscriptions et belles-lettres
  4. Dirk Krausse, Manuel Fernández-Götz, Leif Hansen et Inga Kretschmer, The Heuneburg and the Early Iron Age Princely Seats. First Towns North of the Alps, Budapest, 2016, 206 p. Archaeolingua
  5. Manuel Fernández-Götz et Dirk Krausse, « Heuneburg. First city north of the Alps », Current World Archaeology 55, 2012, p. 28-34 Current World Archaeology
  6. Bettina Arnold, « Eventful Archaeology, the Heuneburg Mudbrick Wall, and the Early Iron Age of Southwest Germany », dans Douglas J. Bolender (dir.), Eventful Archaeologies. New Approaches to Social Transformation in the Archaeological Record, Albany, 2010, p. 100-114, DOI 10,1515/9781438434247-008 State University of New York Presshttps://doi.org/10.1515/9781438434247-008
  7. Patrice Brun et Bruno Chaume, « Une éphémère tentative d’urbanisation en Europe centre-occidentale durant les VIᵉ et Vᵉ siècles av. J.-C. ? », Bulletin de la Société préhistorique française 110, 2013, p. 319-349 Société préhistorique française
  8. Véronique Ropiot, « La plaine du Roussillon à l’âge du Fer dans la littérature antique », dans Jérôme Kotarba (dir.), Carte archéologique de la Gaule. Les Pyrénées-Orientales, Paris, 2007, p. 80-85 Académie des inscriptions et belles-lettres
  9. Georges Castellvi, Claude Descamps et Michel Salvat, « Port-Vendres dans l’Antiquité : mouillage entre Gaule et Hispanie », dans L’Albera. Terre de passage, de mémoires et d’identités. Actes du colloque de Banyuls-sur-Mer, 3-4 mai 2005, Perpignan, 2006, p. 37-47

Sources en ligne

  1. « Heuneburg – Celtic City of Pyrene » Staatliche Schlösser und Gärten Baden-Württemberg : [heuneburg-pyrene.de](https://www.heuneburg-pyrene.de/en/celtic-city
  2. « Bettina Arnold, ‘European Celtic Identity : Made in Greece ?’ », résumé de la conférence du 28 avril 2022 Irish Institute of Hellenic Studies at Athens : [iihsa.ie](https://www.iihsa.ie/events/bettina-arnold-european-celtic-identity-made-in-greece
  3. « Spektakuläre Grabkammer der frühen Kelten bei Riedlingen entdeckt », communiqué du 18 octobre 2024 Landesamt für Denkmalpflege Baden-Württemberg : [denkmalpflege-bw.de](https://www.denkmalpflege-bw.de/publikationen-und-service/service/presseoeffentlichkeitsarbeit/pressemitteilungen-datails/spektakulaere-grabkammer-der-fruehen-kelten-bei-riedlingen-entdeckt
  4. « Les sources du Danube chez Hérodote », Henry d’Arbois de Jubainville, Comptes rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 1888 Persée : [persee.fr](https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1888_num_32_3_69470
  5. « Herodotus – Book II : Chapters 1-98 », traduction A. D. Godley LacusCurtius, University of Chicago : [penelope.uchicago.edu](https://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Herodotus/2a*.html
  6. « Aristotle, Meteorology », § 350b ToposText : [topostext.org](https://topostext.org/work/865
  7. « Avienus, Ora Maritima », § 560 ToposText : [topostext.org](https://topostext.org/work/751
  8. « Heuneburg, Germany », Manuel Fernández-Götz et Dirk Krausse Current World Archaeology : [world-archaeology.com](https://www.world-archaeology.com/features/heuneburg-first-city-north-of-the-alps/
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