Au mois de mars 1882, deux lettres arrivent à Nininger, un bourg du Minnesota posé sur la rive du Mississippi. La première est datée du 11 et signée William Ewart Gladstone, alors Premier ministre du Royaume-Uni : il a lu une partie de l’ouvrage qu’on lui a envoyé, il n’est pas sûr de pouvoir accepter toutes les propositions de l’auteur, il se dit assez disposé à croire à une Atlantide. La seconde est datée du 2 et signée Charles Darwin, qui mourra sept semaines plus tard : il a lu, dit-il, dans un esprit très sceptique. Le destinataire fait reproduire la première dans la publicité de son éditeur. La seconde reste dans ses papiers.
Vingt-cinq pages de grec, et rien avant Platon
Le dossier antique tient en peu de chose. Platon rédige le Timée et le Critias vers 355 avant notre ère. Dans le Timée, aux pages 24e à 25d de la numérotation de Stephanus que suivent toutes les éditions modernes, un personnage rapporte le récit qu’un prêtre égyptien de Saïs aurait fait à Solon : au-delà des colonnes d’Héraclès, une île plus grande que la Libye et l’Asie réunies, un empire qui attaque l’Europe, une Athènes primitive qui l’arrête, puis l’engloutissement de l’île en un jour et une nuit. Le Critias reprend le décor, décrit une capitale à anneaux concentriques d’eau et de terre, dix rois issus de Poséidon, et s’interrompt au milieu d’une phrase. Aucun texte antérieur à Platon ne connaît ce nom.
Ce que les hellénistes en font depuis un demi-siècle est net. Christopher Gill, dans Classical Philology en 1977, pose la question du genre littéraire et montre que le récit emprunte les formes de l’enquête historique pour servir un propos philosophique ; il en a redonné le texte, la traduction et le commentaire en 2017. Pierre Vidal-Naquet, qui travaillait la question depuis les années 1950 et l’a reprise dans son livre de 2005, y voit un pastiche d’Hérodote : l’Atlantide riche et maritime fonctionne comme le double inversé de l’Athènes impériale que Platon n’aimait pas, et l’Athènes primitive qui la terrasse est aussi imaginaire qu’elle. Le texte est une construction. Il ne contient aucune coordonnée.
Nininger, une bibliothèque et treize propositions numérotées
Ignatius Donnelly (1831-1901) n’était pas un excentrique isolé. Né à Philadelphie, avocat, il fonde avec John Nininger une ville sur le Mississippi que la panique financière de 1857 vide de ses habitants, devient lieutenant-gouverneur du Minnesota, puis siège trois mandats à la Chambre des représentants, de 1863 à 1869. Battu, il rentre à Nininger et lit, chez lui et à la bibliothèque du Congrès, en remplissant des carnets. Dix ans après l’Atlantide, il rédigera le préambule de la plateforme populiste d’Omaha.
Atlantis : The Antediluvian World paraît chez Harper & Brothers en février 1882 : quatre cent quatre-vingt-dix pages en cinq parties, avec des dizaines de gravures. Le premier chapitre énonce treize propositions numérotées. La première pose que l’île était le reste d’un continent atlantique ; la deuxième, que la description donnée par Platon relève de l’histoire au sens propre. Les deux sont fausses, et tout le reste du volume en dépend.
Le succès est immédiat et durable : vingt-trois éditions américaines et vingt-six anglaises en 1890, des traductions, une carrière de conférencier. Chantal Foucrier a catalogué en 2004 la postérité littéraire de ce motif entre 1800 et 1939, et le livre de 1882 y occupe la charnière. La lettre de Gladstone sert d’argument de vente. Donnelly va plus loin et demande au Premier ministre, dans une lettre du 25 mars 1882, d’envoyer un navire de guerre désœuvré sonder la partie nord de la ride atlantique. Gladstone répond le 10 avril que l’Amirauté ne montera pas d’expédition scientifique pour un intérêt purement littéraire. Six mois après l’Atlantide, Donnelly achève Ragnarok, paru en 1883, où le même procédé de rapprochement sert à attribuer les dépôts glaciaires à une comète. Sa biographie de référence reste celle de Martin Ridge, publiée en 1962.
Ce qu’il fallait admettre pour que l’argument tienne
Ce qui a convaincu, dans l’ouvrage de 1882, tient à sa méthode apparente. Les années 1870 et 1880 sont celles du triomphe de la philologie comparée : en alignant des listes de mots, on avait établi que le sanskrit, le grec, le latin et les langues germaniques descendaient d’un ancêtre commun. Aligner des pyramides, des récits de déluge et des signes alphabétiques ressemblait au même geste. Les sondages du navire américain Dolphin, en 1851 et 1852, avaient par ailleurs révélé un relief sous-marin bien réel au milieu de l’Atlantique, qu’on appelait alors la ride du Dolphin. Le livre place les Açores à son sommet et en fait des pics rescapés.
Reste la prémisse, et elle n’est pas mineure. Pour que toutes les civilisations descendent d’une seule, il faut poser qu’aucun peuple dit sauvage ne produit de civilisation par lui-même. Donnelly l’écrit en toutes lettres, page 133. Cette idée ne lui appartenait pas : depuis les années 1790, une croyance américaine attribuait les tumulus de la vallée de l’Ohio et du Mississippi à une race disparue plus civilisée que les Amérindiens. Nicholas Timmerman a montré dans Ethnohistory, en 2020, à quoi elle servait, en retirant aux occupants leur titre sur la terre et leur place dans l’histoire. Le livre de 1882 fournit à cette croyance un ancêtre, un nom et une date. Il ne lui fournit aucune preuve.
Le plancher de l’Atlantique, mesuré
La correction géologique a pris la forme d’un changement complet de cadre. En 1963, dans Nature, Frederick Vine et Drummond Matthews publient trois pages sur les anomalies magnétiques relevées de part et d’autre des dorsales océaniques. Le basalte enregistre en refroidissant la direction du champ magnétique terrestre, et comme ce champ s’inverse à intervalles connus, le fond de l’océan porte des bandes symétriques qui datent sa propre fabrication. La ride sondée par le Dolphin est un lieu de création de croûte. Le manteau y remonte, fond par décompression, produit du basalte, et ce basalte s’écarte ensuite de l’axe en refroidissant. Un plancher qui se fabrique en continu et s’éloigne de part et d’autre ne laisse aucune place à un continent effondré.
Le détail açorien se règle par la même voie. Santa Maria, la plus ancienne île de l’archipel, a émergé il y a environ six millions d’années sur une croûte océanique vieille d’une quarantaine de millions d’années ; F. O. Marques, A. Hildenbrand et leurs coauteurs en donnent la stratigraphie et les datations dans le Bulletin of Volcanology en 2020, complexe volcanique par complexe volcanique. Ce sont des volcans, et ils sont jeunes.
Les tumulus de l’Ohio ont des constructeurs
La correction américaine est plus ancienne, et elle vient du terrain. En 1881, le Bureau of Ethnology de la Smithsonian Institution reçoit du Congrès une dotation destinée à trancher la question des monticules. Cyrus Thomas dirige la division ; ses assistants fouillent de 1882 à 1890, du Wisconsin à la Floride, en relevant plans, coupes et mobilier. Le rapport paraît en 1894 dans le douzième rapport annuel du Bureau et conclut que les monticules ont été édifiés par les ancêtres des populations amérindiennes vivantes. Thomas avait pris ses fonctions en pensant l’inverse.
Le point vaut d’être retenu pour lui-même. Une ressemblance entre deux monuments éloignés n’appelle pas une explication unique. Elle peut venir d’un contact réel quand on parvient à le documenter, d’une contrainte matérielle partagée, du hasard des formes disponibles quand on empile de la terre, ou de la façon dont on a posé la comparaison. Le volume de 1882 traitait chaque ressemblance comme une preuve de filiation et laissait de côté les différences.
Ce que le dossier laisse ouvert
Le dossier laisse plusieurs questions en suspens, et la première tient au camp adverse. Depuis que Spyridon Marinatos a proposé en 1939, dans Antiquity, de relier l’effondrement de la Crète minoenne à l’éruption du volcan de Théra, des spécialistes se demandent si le souvenir d’une catastrophe égéenne a nourri le récit de Platon. La discussion est réelle et n’est pas close. Elle porte sur une source d’inspiration possible, jamais sur l’existence d’une île atlantique : la date donnée par le texte, neuf mille ans avant Solon, et la position au-delà des colonnes d’Héraclès écartent l’Égée.
Une deuxième porte sur la diffusion actuelle de la croyance. L’enquête annuelle de l’université Chapman sur les peurs américaines mesure l’accord avec un énoncé large : 55 % des personnes interrogées en 2017, puis 56,9 % en 2018 sur un échantillon de 1 190 adultes. L’item porte sur l’existence de civilisations avancées disparues, l’Atlantide n’y figurant qu’à titre d’exemple, et il ne dit rien de ce que ces personnes croient exactement. Aucune enquête équivalente n’a été menée en France.
Une autre porte sur Donnelly lui-même. On ne sait pas ce qu’il croyait. Son journal, conservé avec ses papiers à la Minnesota Historical Society, porte à la fois l’espoir déclaré que le livre le sortirait de ses dettes et l’affirmation qu’il tenait le vrai. Aucun aveu, aucune expertise, aucune décision de justice ne permet de parler de fraude. Se tromper et tromper ne sont pas la même chose, et les papiers de Nininger ne permettent pas de choisir.
La question des monticules, elle, a été tranchée, et on peut aller voir comment. Le rapport de Cyrus Thomas se consulte en accès libre dans le dépôt numérique de la Smithsonian Institution : sept cent trente pages, chaque monticule avec son plan, sa coupe et l’inventaire de ce qu’on en a sorti. Huit ans de terrain pour une seule question d’origine.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à deux autres entrées de l’encyclopédie. Celle du continent de Mu, que James Churchward installe dans le Pacifique en reprenant la mécanique de 1882. Celle de la citogenèse ensuite, ce circuit par lequel une affirmation sans source finit par en acquérir une, et qui explique une bonne part de la longévité des chiffres et des anecdotes attachés à ce dossier.
En février 1882, un éditeur de New York met en vente un livre illustré. Son auteur, Ignatius Donnelly, est un avocat américain qui a siégé au Congrès et vit dans un village du Minnesota. Le livre s’ouvre sur une liste de propositions numérotées. Les deux premières sont fausses, et ce sont elles qui ont fait le succès de l’ouvrage : une île engloutie décrite par le philosophe grec Platon aurait réellement existé, et toutes les civilisations anciennes en descendraient.
Ce que le philosophe a écrit
Le point de départ est un texte grec très court. Platon le rédige à Athènes vers 355 avant notre ère. Il lui donne la forme d’une conversation, où un personnage rapporte ce qu’un prêtre égyptien aurait transmis autrefois. Au-delà du détroit de Gibraltar se serait trouvée une île immense, dont la flotte attaqua l’Europe avant d’être arrêtée. L’île aurait sombré en une seule journée.
Le récit s’arrête au milieu d’une phrase. Aucun texte écrit avant Platon ne mentionne cette île. Les spécialistes de la littérature grecque l’expliquent aujourd’hui de la même façon : Platon a bâti cette histoire pour les besoins de sa démonstration politique. L’île riche et guerrière lui sert à peindre l’inverse de la cité qu’il jugeait juste. Le texte ne donne aucune indication de lieu utilisable sur une carte.
Ce que le livre a ajouté
L’auteur du livre de 1882 traite ce récit comme un document historique. Il rassemble ensuite des ressemblances entre des peuples éloignés : des monuments de forme voisine, des histoires d’inondation, des signes d’écriture qui se répondent. Il en tire une conclusion unique. Toutes ces cultures descendraient d’une même origine engloutie.
Sa façon de faire ressemblait à la science la mieux considérée de son époque. On venait alors de démontrer, en comparant des listes de mots, que le grec, le latin et plusieurs langues d’Inde et d’Europe venaient d’une langue commune. Comparer des pyramides paraissait la suite logique.
L’argument exigeait pourtant d’admettre une idée précise : aucun peuple jugé arriéré n’inventerait la civilisation tout seul. L’auteur l’écrit noir sur blanc. Aux États-Unis, cette idée servait déjà. Elle permettait d’attribuer les grands monticules de terre du Midwest à un peuple venu d’ailleurs, plutôt qu’aux Amérindiens qui vivaient là.
Le fond de la mer a un âge
Le livre plaçait les Açores au sommet d’un continent effondré. Des navires avaient en effet repéré, au milieu de l’Atlantique, une longue chaîne de montagnes sous-marine. Elle existe. Elle ne fait pas ce que le livre lui faisait faire.
En 1963, une équipe britannique publie une explication qui a changé le sujet. La lave qui refroidit garde en mémoire l’orientation du champ magnétique de la Terre. Ce champ s’est inversé plusieurs fois.
Le fond de l’océan porte donc, de part et d’autre de la chaîne, des bandes symétriques, comme un enregistrement. Ces bandes montrent que le fond se fabrique au sommet de la chaîne, puis s’écarte lentement. Un plancher qui se fabrique ainsi ne peut pas être le vestige d’une terre effondrée.
Les monticules avaient des bâtisseurs
Les monticules de terre du Midwest, eux, ont été fouillés. Le service d’ethnologie du musée national à Washington reçut de l’argent public pour aller creuser. Ses équipes travaillèrent huit ans, du Wisconsin à la Floride, en relevant chaque monticule.
Leur rapport paraît en 1894. Ces monuments de terre ont été construits par les ancêtres des Amérindiens qui habitaient la région. Rien de ce qui a été exhumé ne renvoie à des arrivants venus de la mer. Le chef du service avait commencé ce travail en croyant l’inverse.
Une chose reste sans réponse. Personne ne sait ce que l’auteur du livre pensait vraiment. Ses carnets personnels, conservés dans une bibliothèque du Minnesota, disent à la fois qu’il attendait beaucoup du livre et qu’il se croyait dans le vrai. On peut croire une chose fausse sans vouloir tromper personne, et rien dans ses carnets ne tranche.
Santa Maria, la plus ancienne île des Açores, est sortie de l’eau il y a environ six millions d’années. C’est un volcan, et on peut en toucher la lave.
La version complète donne les deux lettres reçues en mars 1882, dont celle de Charles Darwin, restée dans un tiroir, et le refus opposé par le Premier ministre britannique à une demande précise.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ignatius Donnelly, Atlantis : The Antediluvian World, New York, Harper & Brothers, février 1882, x + 490 p. : ouvrage qui porte la thèse, cité pour ses treize propositions liminaires et pour sa page 133
- Ignatius Donnelly, Ragnarok : The Age of Fire and Gravel, New York, D. Appleton and Company, 1883, 441 p. : suite du précédent, achevée en juillet 1882
- Platon, Timée, 24e-25d, et Critias, 108e-121c : ensemble du dossier antique sur l’Atlantide, numérotation de Stephanus
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Sources primaires (suite)
- Lettres de William Ewart Gladstone à Ignatius Donnelly, 11 mars et 10 avril 1882, et lettre de Donnelly à Gladstone, 25 mars 1882 Ignatius Donnelly and Family Papers, Minnesota Historical Society, Saint Paul, citées d’après DeMeules 1961
- Lettre de Charles Darwin à Ignatius Donnelly, 2 mars 1882 mêmes papiers, fac-similé reproduit dans Minnesota History 37 (6), p. 232
- Journal d’Ignatius Donnelly, entrées des 9 et 26 mars et du 31 juillet 1882 mêmes papiers, citées d’après DeMeules 1961
Bibliographie
- Pierre Vidal-Naquet, L’Atlantide. Petite histoire d’un mythe platonicien, Paris, 2005, 199 p., ISBN 2-251-38071-X ; rééd. Points-Essais no 566, 2007 Les Belles Lettres
- Chantal Foucrier, Le mythe littéraire de l’Atlantide (1800-1939). L’origine et la fin, Grenoble, 2004, ISBN 2-84310-056-9 ELLUG, Université Stendhal
- Christopher Gill, « The Genre of the Atlantis Story », Classical Philology 72 (4), octobre 1977, p. 287-304, DOI 10,1086/366370 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/366370
- Christopher Gill, Plato’s Atlantis Story. Text, Translation and Commentary, Liverpool, 2017, 216 p., ISBN 9781786940155 Liverpool University Press
- Donald H. DeMeules, « Ignatius Donnelly : A Don Quixote in the World of Science », Minnesota History 37 (6), juin 1961, p. 229-234 Minnesota Historical Society
- Martin Ridge, Ignatius Donnelly : The Portrait of a Politician, Chicago, 1962 University of Chicago Press
- Cyrus Thomas, « Report on the Mound Explorations of the Bureau of Ethnology », Twelfth Annual Report of the Bureau of Ethnology, 1890-1891, Washington, 1894, p. 3-730 Smithsonian Institution, Bureau of American Ethnology
- Nicholas A. Timmerman, « Contested Indigenous Landscapes : Indian Mounds and the Political Creation of the Mythical “Mound Builder” Race », Ethnohistory 67 (1), janvier 2020, p. 75-95, DOI 10,1215/00141801-7888741 Duke University Presshttps://doi.org/10.1215/00141801-7888741
- Frederick J. Vine et Drummond H. Matthews, « Magnetic Anomalies over Oceanic Ridges », Nature 199, 1963, p. 947-949, DOI 10,1038/199947a0 Naturehttps://doi.org/10.1038/199947a0
- Fernando O. Marques, Anthony Hildenbrand, A. C. G. Costa et A. L. R. Sibrant, « The evolution of Santa Maria Island in the context of the Azores Triple Junction », Bulletin of Volcanology 82, 2020, article 39, DOI 10,1007/s00445-020-01378-4 Springerhttps://doi.org/10.1007/s00445-020-01378-4
- Spyridon Marinatos, « The volcanic destruction of Minoan Crete », Antiquity 13, 1939, p. 425-439 Antiquity Publications
Sources en ligne
- « Ignatius Donnelly : A Don Quixote in the World of Science » Minnesota History, Minnesota Historical Societyhttp://collections.mnhs.org/MNHistoryMagazine/articles/37/v37i06p229-234.pdf
- « Ignatius Donnelly : Finding Aids » Minnesota Historical Societyhttp://www2.mnhs.org/library/findaids/00782.xml
- « DONNELLY, Ignatius » Biographical Directory of the United States Congresshttps://bioguide.congress.gov/search/bio/d000417
- « Report on the mound explorations of the Bureau of Ethnology » Smithsonian Research Online, Smithsonian Institutionhttps://repository.si.edu/handle/10088/91661
- « Magnetic Anomalies Over Oceanic Ridges » Naturehttps://www.nature.com/articles/199947a0
- « The evolution of Santa Maria Island in the context of the Azores Triple Junction » Bulletin of Volcanology, Springerhttps://link.springer.com/article/10.1007/s00445-020-01378-4
- « The Genre of the Atlantis Story » Classical Philology, University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/366370
- « Contested Indigenous Landscapes : Indian Mounds and the Political Creation of the Mythical “Mound Builder” Race » Ethnohistory, Duke University Presshttps://read.dukeupress.edu/ethnohistory/article-abstract/67/1/75/149867/Contested-Indigenous-Landscapes-Indian-Mounds-and
- « Pierre Vidal-Naquet, L’Atlantide. Petite histoire d’un mythe platonicien » Anabases, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/anabases/1553
- « Pierre Vidal-Naquet, L’Atlantide. Petite histoire d’un mythe platonicien, 2005 » Perséehttps://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_2006_num_157_1_3969_t1_0177_0000_2
- « Paranormal America 2018 » Chapman University Survey of American Fears, The Voice of Wilkinson, Chapman Universityhttps://blogs.chapman.edu/wilkinson/2018/10/16/paranormal-america-2018/
- « Géophysique des fonds océaniques » Planet-Terre, ENS de Lyonhttps://planet-terre.ens-lyon.fr/article/geophysique-fonds-oceaniques.xml





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