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Antisthène, fondateur oublié du cynisme et penseur de la contradiction

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Aristote s’est débarrassé d’Antisthène avec un adverbe. Au chapitre 29 du livre Δ de la Métaphysique, il rapporte qu’Antisthène jugeait, euêthôs, naïvement, qu’on ne peut rien dire d’une chose sinon par l’énoncé qui lui est propre, un seul énoncé pour une seule chose (1024b32-34). Au livre H, les partisans du même homme deviennent des gens « sans éducation », apaideutoi (H 3, 1043b24). Le philosophe ainsi congédié est celui que Diogène Laërce, bien plus tard, installe en tête de la lignée des chiens.

La route du Pirée

Antisthène naît à Athènes vers 446 ou 445 avant notre ère, d’un père athénien qui porte le même nom et d’une mère thrace. Il est donc nothos, enfant d’une union que la cité ne reconnaît pas et exclu de la citoyenneté, et Diogène Laërce a gardé sa réplique à qui le lui reprochait, la Mère des dieux elle aussi est phrygienne (Vies et doctrines des philosophes illustres, VI, 1). Aux Athéniens fiers d’être nés de leur propre sol, il répondait que les escargots et les sauterelles sans ailes en pouvaient dire autant.

Formé d’abord par le rhéteur Gorgias, il rencontre ensuite Socrate. Installé au Pirée, il fait chaque jour la route d’Athènes pour l’entendre et y envoie ses propres élèves (VI, 2). En 399 avant notre ère, il est dans la prison. Le Phédon le compte parmi les Athéniens présents au dernier jour de Socrate (59b), dans une liste d’où Platon est absent, Phédon croyant se souvenir qu’il était malade. Julie Piering, dans l’Internet Encyclopedia of Philosophy, juge probable que dans les années suivantes Antisthène ait passé pour le principal héritier de Socrate.

De cette carrière, Diogène Laërce transmet un catalogue en dix volumes, plus de soixante titres (VI, 15-18). Homère y tient une place énorme. Le langage occupe une bonne part des sixième et septième volumes, avec un traité Sur la contradiction en trois livres et un Sur l’éducation, ou sur les noms en cinq. Presque tout a disparu. Subsistent deux discours du premier volume, où Ajax et Ulysse plaident tour à tour pour les armes d’Achille. Les autres textes survivent en citations, rassemblées en 1990 par Gabriele Giannantoni dans ses Socratis et Socraticorum Reliquiae (section V A), puis éditées en 2015 par Susan Prince avec la première traduction commentée jamais publiée.

Oikeios logos

Selon Diogène Laërce, Antisthène a le premier défini le logos, l’énoncé, comme « ce qui montre ce qu’une chose était ou est » (VI, 3). Aristote en tire la thèse qu’il juge naïve, selon laquelle chaque chose n’a qu’un énoncé qui lui convienne, son oikeios logos, « un pour un ». On rendra ici l’expression par « énoncé propre » plutôt que par « définition », parce que logos désigne dans ce passage toute phrase qui dit la chose, et qu’une définition supposerait une essence qu’Antisthène, d’après le livre H, jugeait hors de portée.

Pour reconstruire l’argument, il faut deux prémisses. La première pose qu’à chaque chose correspond un énoncé, un seul, qui dit ce qu’elle est. La seconde pose que parler d’une chose revient à prononcer cet énoncé-là, faute de quoi on parle d’autre chose, ou de rien. Qu’on place maintenant deux interlocuteurs devant la même chose. S’ils prononcent tous deux son énoncé propre, ils disent la même chose et ne se contredisent pas. Si l’un prononce l’énoncé propre et l’autre l’énoncé d’une autre chose, ils ne parlent plus du même objet, et leurs phrases ne se rencontrent jamais. Si aucun des deux ne le prononce, aucun des deux ne parle de la chose. Et si l’un parle quand l’autre se tait, il n’y a pas de dispute du tout. Dans aucun des cas deux phrases ne portent sur le même objet en s’excluant, ce qui est exactement ce qu’on appelle contredire. Par le même chemin, le faux devient presque impossible, puisque dire d’une chose un énoncé qui ne la dit pas revient à parler d’une autre. Le mot schedon, « presque », figure dans le compte rendu d’Aristote, qui ne prête donc pas à Antisthène la négation pure et simple de l’erreur, seulement sa quasi-disparition, et ce presque, aucun témoin ne l’explique.

Platon a mis ce raisonnement en scène dans l’Euthydème (285e-286b), sans jamais nommer Antisthène. Le sophiste Dionysodore fait admettre au jeune Ctésippe qu’il existe un énoncé pour chacune des choses qui sont, puis déroule les quatre cas, un à un, jusqu’à ce que Ctésippe se taise. Chacun peut refaire l’expérience avec n’importe quelle querelle et chercher la case du tableau où deux personnes parlent du même objet en disant des choses incompatibles.

La thèse soutient que cette case est vide.

Au livre H (3, 1043b23-28), les « antisthéniens » en tirent qu’on ne peut pas définir ce qu’est une chose, la définition étant un « long énoncé », mais seulement enseigner de quelle sorte elle est, et dire de l’argent qu’il ressemble à l’étain. Luigi Ferrari rappelle en 2026 qu’Aldo Brancacci doute que l’exemple remonte à Antisthène lui-même.

Platon renverse l’argument

Dans l’Euthydème, Socrate répond qu’il a souvent entendu cet argument, que Protagoras et son entourage s’en servaient, et des gens plus anciens avant eux, et qu’il lui paraît toujours renverser les autres discours en se renversant lui-même (286c). Si personne ne dit faux, nul ne peut être réfuté, et Socrate demande ce que Dionysodore et son frère Euthydème viennent alors enseigner (287a). Chez Diogène Laërce, Platon, invité par Antisthène à la lecture d’un écrit sur l’impossibilité de contredire, aurait demandé comment on pouvait écrire sur un tel sujet (III, 35). Luca Castagnoli a précisé en 2007 la portée de ce renversement, qu’il juge dialectique. Défendre la thèse oblige à réfuter l’adversaire, donc à admettre qu’il se trompe, et Platon n’en tire rien de plus qu’une défaite dans la discussion.

L’objection d’Aristote est plus technique. Une chose peut se dire par l’énoncé d’une autre, faussement le plus souvent, parfois avec vérité. Le nombre huit se laisse décrire comme « double » au moyen de l’énoncé qui convient au deux (Δ 29, 1024b34-37). Une chose admet donc plusieurs énoncés vrais, et l’un peut nier ce que l’autre affirme sans changer d’objet. Contre la version littérale de la thèse, ce contre-exemple suffit. Aldo Brancacci conteste justement qu’Antisthène ait soutenu cette version (Oikeios logos, 1990, repris en français chez Vrin en 2005). Il refuse d’en faire un éristique, un sophiste ou un théoricien pour qui seuls les jugements d’identité seraient légitimes, et lit dans l’exigence d’un sens propre, unique pour chaque terme, le socle d’une conception positive du savoir.

L’attribution même de l’argument est incertaine. Platon le met au compte de Protagoras et de plus anciens. Diogène Laërce fait de Protagoras le premier à se servir de « l’argument d’Antisthène » (IX, 53), formule étrange pour un sophiste plus âgé d’une génération au moins. Les Topiques d’Aristote, eux, citent l’impossibilité de contredire parmi les thèses paradoxales de philosophes connus, « comme le disait Antisthène » (I, 11, 104b20-21). Le soupçon gagne le Théétète. Myles Burnyeat voyait en Antisthène le candidat le plus probable derrière la théorie du songe (201d-202c), où les éléments premiers ont un nom et aucun énoncé ; Ferrari préfère y lire une position type, sans auteur unique. Aucun passage ne permet aujourd’hui de trancher.

Une arme qu’on ne peut pas ôter

Du côté de la morale, Diogène Laërce énumère les thèmes favoris d’Antisthène (VI, 10-11). La vertu s’enseigne, et seuls les vertueux sont nobles. Elle suffit au bonheur, sans rien réclamer d’autre qu’une force à la manière de Socrate, Sôkratikê ischus. Le sage se suffit et, dans la cité, suit la loi de la vertu avant les lois établies. Deux maximes rapportées par Dioclès donnent la charpente de l’argument : la vertu est une arme qu’on ne peut pas enlever, et il faut bâtir des remparts dans ses propres raisonnements, qui ne peuvent être pris (VI, 12-13). Les biens qu’un créancier ou un naufrage peut emporter, fortune, maison, rang et droit de cité, ne sauraient donc être celui dont dépend le bonheur. La vertu est un savoir, et un savoir appris ne se confisque pas. Xénophon met la même idée dans la bouche d’Antisthène au Banquet (IV, 34). Interrogé sur ce qui fait sa fierté, le plus pauvre des convives répond sa richesse, et il explique que richesse et pauvreté logent dans l’âme des hommes, les maisons n’y étant pour rien. Brancacci rapproche ce rempart de l’énoncé propre, puisqu’un raisonnement dont chaque terme garde son sens propre ne se laisse pas retourner, et il fait du langage et de la morale deux faces d’un même travail.

Le plaisir occupe dans ce schéma une place d’ennemi. « Plutôt fou que jouir », répétait-il selon Diogène Laërce (VI, 3), et il prouvait que la peine, ponos, est un bien par l’exemple d’Héraclès et de Cyrus, l’un grec, l’autre barbare (VI, 2). Julie Piering note que cette affirmation sans nuance de la suffisance de la vertu déplace la position de Socrate, qui hésitait sur ce point. Une difficulté loge dans la formule même. Si la vertu est un savoir qui suffit, pourquoi lui faut-il en plus la force de Socrate ? Le texte transmis ne dit pas si cette force appartient au savoir ou s’y ajoute, et les deux lectures s’accordent avec la lettre de VI, 11.

Diogène à la porte d’Antisthène

Selon Diogène Laërce, Diogène de Sinope arrive à Athènes, frappe chez Antisthène qui ne prenait pas d’élèves, se fait éconduire et finit par l’user à force d’insistance (VI, 21). Le livre VI multiplie les signes de filiation. Antisthène enseignait au gymnase du Cynosarges, nom que l’on traduit parfois par « Chien blanc » et d’où certains tiraient celui de l’école, et on le surnommait haplokuôn, le chien tout court (VI, 13). Dioclès lui attribue le manteau doublé, le bâton et la besace, quand Sosicrate, dans la même section, donne l’invention à un certain Diodore d’Aspendos. Le prologue de l’ouvrage déroule la chaîne entière, de Socrate jusqu’à Chrysippe (I, 15).

En 1937, Donald Dudley a contesté cette généalogie de front. Antisthène ne fut selon lui qu’un disciple de Socrate, et le titre de premier cynique aurait été forgé par les auteurs alexandrins de Successions pour donner aux stoïciens une ascendance socratique. La chronologie ajoute un doute, les dates probables de l’arrivée de Diogène à Athènes s’accordant mal avec celle de la mort d’Antisthène. Marie-Odile Goulet-Cazé, traductrice du livre VI, le juge parvenu à l’état d’étape de travail et construit dans une perspective stoïcienne, destinée à garantir la filiation Socrate, Antisthène, Diogène, Cratès, Zénon. En 2017, elle tient encore pour ouverte la place d’Antisthène dans le courant. Avec R. Bracht Branham, elle avait proposé en 1996 d’en faire un précurseur, et Julie Piering juge fragile l’idée d’une absence totale de lien, tant sa morale annonce celle des cyniques.

Une phrase d’Antisthène a traversé toutes ces médiations. Chez Diogène Laërce, on vient lui dire que Platon le dénigre, et il répond qu’il est royal de bien faire et d’être mal famé (VI, 3). Épictète cite la même sentence dans ses Entretiens (IV, 6), adressée cette fois à Cyrus, ce qui laisse penser qu’elle venait de l’un des dialogues consacrés au roi perse. Marc Aurèle la recopie dans ses Pensées (VII, 36) sous le seul nom d’Antisthène, sans interlocuteur du tout. Les Cyrus que recense le catalogue, au cinquième et au dixième volume, ont disparu avec le reste, si bien que la réplique lancée contre Platon ne se lit plus que dans la bouche de ceux qui l’ont recopiée.

Pour aller plus loin

Diogène de Sinope, dont presque tout arrive par anecdotes, prolonge cette histoire du côté des gestes. La question du faux et du non-être, que l’Euthydème laisse en suspens, reçoit un traitement de fond dans le Sophiste de Platon, et la suffisance de la vertu conduit au premier stoïcisme, celui de Zénon de Citium.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, VI, 1-19 (vie d’Antisthène : origine, VI, 1 ; Gorgias, Socrate, route du Pirée, *ponos*, VI, 2 ; définition du *logos*, « plutôt fou que jouir », réplique sur Platon, VI, 3 ; thèmes favoris, VI, 10-11 ; maximes rapportées par Dioclès, Cynosarges, *haplokuôn*, manteau doublé, VI, 12-13 ; catalogue des écrits, VI, 15-18), traduction française sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé, livre VI traduit par M.-O. Goulet-Cazé, Paris, 1999 ; texte grec et traduction anglaise de R. D. Hicks, 1925 ; les citations courtes de VI, 3 sont traduites du grec par la rédaction Librairie générale française (Le Livre de Poche) ; Loeb Classical Library
  2. Diogène Laërce, même édition, I, 15 (succession de Socrate à Chrysippe) ; III, 35 (Platon invité à la lecture d’Antisthène) ; VI, 21 (Diogène de Sinope chez Antisthène) ; IX, 53 (Protagoras et « l’argument d’Antisthène », citation traduite par la rédaction)
  3. Platon, *Euthydème*, 285e-286b (argument de Dionysodore et quatre cas), 286c (l’argument qui se renverse), 287a (« que venez-vous enseigner ? »), traduction de Monique Canto, Paris, 1989 GF-Flammarion
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Sources primaires (suite)

  1. Platon, *Phédon*, 59b (liste des Athéniens présents au dernier jour de Socrate), traduction de Monique Dixsaut, Paris, 1991 GF-Flammarion
  2. Platon, *Théétète*, 201d-202c (le « songe » de Socrate), traduction anglaise de M. J. Levett revue par Myles Burnyeat, Indianapolis, 1990 Hackett
  3. Aristote, *Métaphysique*, Δ 29, 1024b32-37 (l’*oikeios logos*, le contre-exemple de huit et du double) et H 3, 1043b23-28 (aporie des « antisthéniens », l’argent et l’étain), texte de W. D. Ross, Oxford, 1924 ; traductions anglaises de H. Tredennick (Loeb, 1933) et de J. Barnes (éd.), *The Complete Works of Aristotle. The Revised Oxford Translation*, Princeton, 1984 ; livre H traduit et commenté par Pierre-Marie Morel, Paris, Vrin, 2015 ; citations courtes traduites du grec par la rédaction
  4. Aristote, *Topiques*, I, 11, 104b20-21 (l’impossibilité de contredire « comme le disait Antisthène »), passage signalé par L. Castagnoli, 2007, citation traduite par la rédaction
  5. Xénophon, *Banquet*, IV, 34 et suiv. (discours d’Antisthène sur la richesse logée dans l’âme), traduction anglaise de H. G. Dakyns Project Gutenberg
  6. Épictète, *Entretiens*, IV, 6 (la sentence d’Antisthène adressée à Cyrus)
  7. Marc Aurèle, *Pensées*, VII, 36 (la même sentence, sous le nom d’Antisthène), traduction anglaise de George Long The Internet Classics Archive

Bibliographie

  1. Aldo Brancacci, *Antisthène. Le discours propre*, traduit de l’italien par Sophie Aubert, Paris, 2005, 288 p., « Tradition de la pensée classique » (première édition italienne : *Oikeios logos*, Naples, Bibliopolis, 1990) Vrin
  2. Marie-Odile Goulet-Cazé, *Le cynisme, une philosophie antique*, Paris, 2017, 702 p., « Textes et traditions » 29 Vrin
  3. Donald R. Dudley, *A History of Cynicism from Diogenes to the 6th Century A.D.*, Cambridge, 1937 Cambridge University Press
  4. R. Bracht Branham et Marie-Odile Goulet-Cazé (dir.), *The Cynics : The Cynic Movement in Antiquity and Its Legacy*, Berkeley, 1996 University of California Press
  5. Gabriele Giannantoni, *Socratis et Socraticorum Reliquiae*, Naples, 1990, section V A (Antisthène) Bibliopolis
  6. Susan H. Prince, *Antisthenes of Athens : Texts, Translations, and Commentary*, Ann Arbor, 2015, x + 784 p. University of Michigan Press
  7. Luca Castagnoli, « “Everything is true”, “Everything is false” : Self-Refutation Arguments from Democritus to Augustine », *Antiquorum Philosophia* 1, 2007, p. 11 et suiv. Antiquorum Philosophia
  8. Luigi Ferrari, « The Antisthenean Aporia in Aristotle’s Metaphysics H 3 », *Aristotelica* 9, 2026, p. 3-25 Aristotelica
  9. Myles Burnyeat, *The Theaetetus of Plato*, introduction et notes, traduction de M. J. Levett, Indianapolis, 1990, p. 165-166 (Antisthène, candidat le plus probable derrière le « songe ») Hackett

Sources en ligne

  1. « Antisthenes » (Julie Piering) Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/antisthenes/
  2. « Cynics » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/cynics/
  3. « Diogenes of Sinope » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/diogenes-of-sinope/
  4. « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, BOOK VI, Chapter 1. ANTISTHENES (c. 446-366 B.C.) » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0258%3Abook%3D6%3Achapter%3D1
  5. « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, BOOK IX » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.01.0258:book%3D9
  6. « Plato, Euthydemus (Pl.Euthd.) » ToposTexthttps://topostext.org/work/93
  7. « Phaedo by Plato » The Internet Classics Archive, Massachusetts Institute of Technologyhttps://classics.mit.edu/Plato/phaedo.html
  8. « Aristotle the Metaphysics : Book V : Chapter XXIX » Loeb Classical Library, Harvard University Presshttps://www.loebclassics.com/view/aristotle-metaphysics/1933/pb_LCL271.287.xml
  9. « The Symposium, by Xenophon » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/files/1181/1181-h/1181-h.htm
  10. « The Internet Classics Archive | The Meditations by Marcus Aurelius » Massachusetts Institute of Technologyhttps://classics.mit.edu/Antoninus/meditations.7.seven.html
  11. « Le cynisme, une philosophie antique. Textes et traditions, 29 » (Étienne Helmer) Bryn Mawr Classical Review, 2018,02,23https://bmcr.brynmawr.edu/2018/2018.02.23/
  12. « Antisthenes of Athens : Texts, Translations, and Commentary » Bryn Mawr Classical Review, 2017,02,39https://bmcr.brynmawr.edu/2017/2017.02.39/
  13. « Antisthène. Le discours propre - Index des textes d’Antisthène » OpenEdition Books, Vrinhttps://books.openedition.org/vrin/3492?lang=fr
  14. « Aldo Brancacci, Antisthène. Le discours propre. Traduit de l’italien par Sophie Aubert » Persée, Revue philosophique de Louvainhttps://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2006_num_104_1_7652_t1_0137_0000_2
  15. « « EVERYTHING IS TRUE », « EVERYTHING IS FALSE » : SELF-REFUTATION ARGUMENTS » Durham Research Online, Durham Universityhttps://durham-repository.worktribe.com/OutputFile/1535396
  16. « The Antisthenean Aporia in Aristotle’s Metaphysics H 3 » Aristotelica, Consiglio Nazionale delle Ricerchehttps://aristotelica.cnr.it/ojs/index.php/A/article/download/969/864
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