En grec, le verbe arrive seul. Au troisième vers du fragment 2 du poème de Parménide, la déesse qui instruit le narrateur annonce une première voie de recherche, hopôs estin, « que est », et rien n’occupe la place du sujet, ni nom ni pronom. La langue le permet. Le français ne le permet pas, si bien que chaque traducteur doit glisser quelque chose devant ce verbe nu, « il », « cela », « ce qui est », « l’être », et chacun de ces petits mots oriente déjà la lecture du poème entier.
La formule des manuels, « l’être est, le non-être n’est pas », est l’une de ces traductions.
Un poème devenu rare dès le VIᵉ siècle
Parménide est d’Élée, la Velia des Romains, colonie phocéenne fondée vers 540-535 avant notre ère au sud du golfe de Salerne, selon Hérodote (I, 167). Sa naissance flotte entre deux dates. Diogène Laërce, qui suit Apollodore, place son acmé dans la 69ᵉ olympiade, entre 504 et 500, d’où une naissance vers 540 ; au début du Parménide (127a-c), Platon le montre à Athènes vers soixante-cinq ans face à un Socrate d’une vingtaine d’années, d’où une naissance vers 515. Le dialogue est une fiction, et aucun texte ne tranche. Dans les années 1960, une tête-portrait du Iᵉʳ siècle de notre ère a été découverte à Velia, avec une inscription qui nomme « Parménide, fils de Pyrès, Ouliadès, physicien », le troisième mot renvoyant à un culte d’Apollon guérisseur auquel on ignore quelle part le philosophe a prise.
D’après Diogène Laërce (I, 16), il n’a écrit qu’un ouvrage, un poème en hexamètres, le vers de l’épopée homérique, sous un titre, De la nature, qui n’est probablement pas de lui. Sur peut-être huit cents vers, il en survit environ cent soixante, tous cités par des auteurs postérieurs, sans aucune copie du poème lui-même. Le proème, voyage en char jusqu’aux demeures de la Nuit, n’est connu que par Sextus Empiricus, au IIᵉ siècle de notre ère, qui semble l’avoir lu dans un recueil hellénistique. L’argument central doit tout à Simplicius, néoplatonicien d’Alexandrie au VIᵉ siècle, qui transcrit les cinquante-deux premiers vers du fragment 8 dans son commentaire de la Physique d’Aristote en s’excusant presque d’être pédant, parce que le traité est devenu rare. La cosmologie de la seconde partie n’a pas eu de Simplicius, et Palmer estime qu’on en conserve peut-être un dixième. Hermann Diels a réuni ces fragments en 1903 sous le numéro 28 ; André Laks et Glenn W. Most les ont réédités et traduits en 2016, au chapitre 19 de leurs Débuts de la philosophie.
Deux chemins, et le second ne mène nulle part
Le passage décisif tient en huit vers. La déesse énumère les seules voies de recherche « pour comprendre », noêsai. La première est celle « que est, et qu’il n’est pas possible de ne pas être » (B 2, 3), la seconde celle « que n’est pas, et qu’il est nécessaire de ne pas être » (B 2, 5), dans des traductions de la rédaction établies sur le texte de Diels-Kranz. Chaque formule porte une clause modale, l’une visant ce qui ne peut pas ne pas être, l’autre ce qui ne peut pas être. La seconde voie est écartée aussitôt, car « tu ne saurais connaître ce qui n’est pas, cela ne se peut, ni le dire » (B 2, 7-8).
Déplié, l’argument avance en trois temps. Toute pensée et toute parole portent sur quelque chose, et penser à rien revient à ne pas penser. Or ce qui n’est pas, au sens fort du vers 5, n’offre aucune prise, aucun trait à saisir. Donc la voie du « n’est pas » ne peut même pas être parcourue, et l’enquête n’a plus qu’une direction. Le fragment 3, une demi-ligne transmise hors contexte, to gar auto noein estin te kai einai, se rend tantôt par « car c’est la même chose, penser et être », tantôt par « car la même chose est à penser et à être », et la syntaxe autorise les deux. Le fragment 6 en tire la règle, khrê to legein te noein t’eon emmenai ; esti gar einai, mêden d’ouk estin, soit « il faut dire et penser que l’étant est, car être, cela se peut, et le rien n’est pas ». Pour ce seul premier hémistiche, Gregor Heinemann, à l’université de Kassel, recense quatre traductions allemandes publiées, toutes compatibles avec le grec, et la suite, esti gar einai, se lit selon lui « car cela se peut, être » aussi bien que « car il y a de l’être ». On gardera ici « l’étant » pour to eon, comme Barbara Cassin et Jean Bollack dans le titre de leurs éditions, parce que le participe conserve la valeur verbale du mot, quand « l’être » le fige et le confond avec l’infinitif einai, que le même vers emploie pour autre chose.
Le fragment 6 décrit ensuite un troisième chemin, celui des mortels « à deux têtes », pour qui être et ne pas être passent pour la même chose et pour pas la même chose (B 6, 4-9). Il suffit de dire qu’une chose naît, qu’elle n’était pas et qu’elle est, pour s’y engager, car chaque changement glisse un « n’est pas » dans le récit de ce qui est.
Celui qui pense pense quelque chose
Platon a donné de ce raisonnement la version la plus facile à éprouver. Au Théétète (188e-189a), Socrate fait constater au jeune mathématicien que celui qui voit voit une chose qui est, que celui qui entend entend quelque chose qui est, que celui qui touche touche une chose une, donc qui est. Il passe ensuite à l’opinion. Qui juge juge quelque chose qui est ; qui jugerait ce qui n’est pas ne jugerait rien, et qui ne juge rien ne juge pas du tout. Platon s’en sert pour poser une difficulté sur l’erreur, et ses termes recoupent ceux des vers 7 et 8 du fragment 2.
L’épreuve se refait sans livre. Que l’on tente de penser à rien, et l’esprit fournit aussitôt une chambre vide, du noir, un silence, autant de choses qui sont. Palmer propose de se représenter un carré rond, ou d’en désigner un du doigt, et voit dans l’échec immédiat le sens exact du fragment 2, qui raisonnerait de l’inconcevable à l’impossible, « ce qui n’est pas » abrégeant ce qui doit ne pas être. Bertrand Russell y lisait en 1945 le paradoxe des énoncés d’inexistence.
Sêmata
Le fragment 8 s’ouvre sur une annonce. Un seul récit de chemin demeure, « que est », et sur ce chemin se dressent des sêmata, des signes ou des bornes, très nombreux. Les vers 3 et 4 les énumèrent d’avance, inengendré et impérissable, entier, seul de son genre, sans tremblement et achevé. Chacun est démontré avec le même levier.
Contre la naissance, la déesse demande d’abord d’où l’étant viendrait, et répond que du non-être il est interdit de le dire et de le penser. Elle demande ensuite quel besoin l’aurait poussé à naître plus tard plutôt qu’avant, en partant de rien (B 8, 6-10). Ce second argument relève de ce que Palmer appelle le principe de raison suffisante, et il ne dépend pas de l’interdit qui précède. La mort tombe par le même raisonnement retourné, et avec elle le passé et le futur, « il n’était pas, il ne sera pas, puisqu’il est maintenant, tout ensemble » (v. 5). On a souvent lu là une éternité hors du temps ; Palmer y voit plus probablement une existence sans interruption.
Les autres signes suivent la même pente. L’étant est indivisible, puisqu’il n’y en a pas davantage ici et moins là, et qu’un écart serait un morceau de non-être (v. 22-25). Il est immobile, tenu par la Nécessité dans les liens de la limite (v. 30-31). Il est achevé, semblable à la masse d’une sphère bien ronde (v. 43). Owen refusait d’y voir un cosmos sphérique, Palmer y lit une forme réelle.
Palmer voit dans ce fragment l’un des premiers et des plus longs enchaînements déductifs de la tradition, et l’Internet Encyclopedia of Philosophy présente Parménide comme le premier à justifier ses thèses par des arguments a priori. Les éléments d’Empédocle et les semences d’Anaxagore, puis les atomes de Leucippe et de Démocrite, ont les traits de l’étant parménidien, sauf l’immobilité ; Patricia Curd soutient qu’ils appliquaient ses exigences.
Athènes contre Élée
La première objection vient de Platon, qui la met en scène comme un crime. Au Sophiste, l’Étranger venu d’Élée annonce qu’il va mettre à l’épreuve la thèse de Parménide, qu’il appelle son père, et soutenir que d’une certaine façon le non-être est ; il demande qu’on ne le prenne pas pour un parricide (241d). Sans cette concession, l’image et la fausseté deviennent contradictoires dans leur concept, et le sophiste, qui vit de faux-semblants, échappe à toute définition. La solution vient en 257b-c. Dire « non grand » ne désigne pas le petit plutôt que l’égal, la négation signale seulement autre chose que ce qui la suit, et « ne pas être » devient « être autre ».
Le parricide reste partiel, et le texte le dit. En 258e-259a, l’Étranger précise qu’on a renoncé depuis longtemps à parler d’un contraire de l’être. Le non-être absolu de Parménide sort donc intact, et Denis O’Brien a consacré en 2013 une étude à cette question précise, « Does Plato refute Parmenides ? ».
La seconde objection est d’Aristote. Dans la Physique (I, 3, 186a22-25), il juge la prémisse fausse, parce qu’elle prend « être » en un seul sens alors qu’il se dit de plusieurs façons, legomenou pollakhôs, et la conclusion invalide, même si l’on accorde ce sens unique. Si « blanc » n’avait qu’une signification, les choses blanches seraient encore plusieurs, et la blancheur resterait distincte de ce qui est blanc, distinction que Parménide, selon Aristote, n’avait pas aperçue. Aucune réponse de Parménide n’a été conservée. Zénon, selon le Parménide de Platon (128c-d), composait ses paradoxes pour défendre son maître, et Mélissos de Samos a soutenu qu’il n’existe qu’une seule chose, illimitée ; seul à nier explicitement le vide, c’est peut-être lui que visaient les atomistes.
Cinq lectures pour un « est »
Faute de sujet exprimé, chaque lecture moderne commence par en fournir un. La plus ancienne fait de Parménide un moniste strict, pour qui une seule chose existe, sans changement, et W. K. C. Guthrie en a donné en 1965 la version classique, avec l’irréalité du monde perçu. Elle bute sur la longue cosmologie du poème, et sur le jeune homme que la déesse instruit, qui devrait lui-même ne pas exister.
En 1960, G. E. L. Owen a donné pour sujet à « est » tout ce dont on peut parler et qu’on peut penser, dans le sillage de Russell. Alexander Mourelatos, en 1970, a lu un « est » de prédication forte, qui dit ce qu’une chose est par essence, et Patricia Curd en a tiré en 1998 un monisme prédicatif compatible avec plusieurs êtres. Charles Kahn, dès 1969, faisait de cet « est » un véridique, « est le cas ». Pour la lecture modale de Palmer en 2009, le premier chemin vise ce qui ne peut pas ne pas être, et les choses changeantes existent bel et bien, d’une existence contingente qui ne donne prise qu’à une pensée errante.
Chacune rend compte de vers que les autres laissent dans l’ombre. Contre Palmer, l’Internet Encyclopedia of Philosophy relève qu’au fragment 8 (v. 38-41) les mortels sont accusés d’avoir donné à l’étant lui-même des noms trompeurs, naître et périr, être et ne pas être, ce qui suppose qu’ils en ont une idée ; si l’étant est un être nécessaire qu’ils n’ont jamais conçu, l’accusation porte à vide. Le texte conservé ne suffit pas à départager ces lectures.
Le désaccord le plus net porte sur la seconde moitié du poème. Owen n’y voyait qu’un instrument dialectique, sans prétention à la vérité. Palmer la tient pour la cosmologie de Parménide lui-même et invoque ses nouveautés, la lune qui reçoit sa lumière du soleil (fragments 14 et 15), l’étoile du soir et l’étoile du matin reconnues comme une seule planète selon Aëtius. Entre les deux, un mot du vers 60 du fragment 8, eoikota, par lequel la déesse qualifie son ordonnance du monde, et qui peut vouloir dire « vraisemblable » ou seulement « convenable ». Pour en décider, il faudrait les vers perdus de la cosmologie, soit, selon l’estimation de Palmer, neuf sur dix.
Pour aller plus loin
Face au devenir, Héraclite et le fleuve. Pour ce que les atomistes ont gardé des signes de l’étant, Démocrite et l’atome. Chez Platon et Aristote, la théorie des Idées et Aristote contre Platon. Plus loin dans la tradition de l’Un, Plotin. Sur les énoncés d’inexistence, le paradoxe de Russell.
Pour beaucoup de lecteurs, Parménide tient en quelques mots, « l’être est, le non-être n’est pas ». Ce penseur venait d’Élée, une cité fondée par des Grecs dans le sud de l’Italie. Une source antique situe le sommet de sa carrière vers 500 avant notre ère, mais sa naissance reste discutée. Sa phrase a l’air d’une évidence. Elle résume pourtant un raisonnement qui a occupé Platon pendant tout un dialogue.
Un livre dont il ne reste que des citations
Parménide n’a écrit qu’un seul livre. C’était un long poème, dans le vers des épopées d’Homère. Ce livre a disparu. Il en reste environ cent soixante vers.
Ces vers ont survécu d’une façon curieuse. D’autres auteurs les ont recopiés dans leurs propres ouvrages pour les commenter. Le passage le plus important vient d’un philosophe du VIᵉ siècle de notre ère, Simplicius. Il dit l’avoir recopié parce que le livre devenait difficile à trouver. Le poème entier comptait peut-être huit cents vers.
Une déesse ferme un chemin
Dans le poème, une déesse parle à un jeune homme. Elle lui montre deux chemins possibles pour la pensée. Le premier part de l’idée que quelque chose est et ne peut pas ne pas être. Le second part de l’idée que quelque chose n’est pas et doit ne pas être.
La déesse barre aussitôt le second, pour une raison simple. Personne ne peut connaître ni dire ce qui n’est rien. Penser revient toujours à penser à quelque chose. Celui qui essaie de penser au rien imagine en réalité du noir ou un silence. Il ne reste donc au jeune homme qu’un seul chemin, celui du « est ».
Platon a repris cette idée dans un de ses dialogues. Socrate y montre à un jeune mathématicien que voir, c’est voir une chose qui existe. Entendre et toucher fonctionnent de la même manière. Juger d’une chose qui n’existe pas reviendrait donc à ne juger de rien du tout.
De cette règle, Parménide tire des conséquences qui heurtent le bon sens. Pour naître, une chose devrait d’abord ne pas avoir été. Or ce « pas été » échappe à la pensée. La déesse pose aussi une autre question. Pourquoi une chose sortie du rien apparaîtrait-elle à tel moment plutôt qu’à un autre ?
Le même raisonnement interdit la mort, le changement et le déplacement. Ce qui est forme donc un tout sans trou et immobile. La déesse le compare à une boule parfaitement ronde. Les penseurs suivants ont gardé une partie de ces traits. Les atomes de Démocrite ne naissent pas et ne meurent pas, mais ils ont reçu le droit de bouger.
Un verbe à qui il manque un sujet
Platon et Aristote ont répondu à Parménide. Pour Platon, dire qu’une chose n’est pas grande signifie seulement qu’elle est autre que grande, sans rien nier de son existence. Le personnage chargé de cette idée a peur de passer pour l’assassin de son père en philosophie. Il laisse pourtant de côté le rien absolu, que Parménide garde interdit. Aristote, lui, reproche à Parménide de donner un seul sens au verbe « être », qui en possède plusieurs.
Une difficulté demeure, et elle vient de la langue. En grec, le « est » de la déesse n’a pas de sujet. Chaque traducteur doit en ajouter un, et les spécialistes ne s’accordent pas sur le bon choix.
Owen y voyait tout ce dont on peut parler. Palmer y voit ce qui existe sans pouvoir ne pas exister. Personne n’a trouvé dans le texte de quoi les départager.
Le même doute pèse sur la seconde moitié du poème, une description du ciel et des astres. Parménide y explique déjà que la lune tient sa lumière du soleil. Owen y voyait un simple exercice, sans prétention à la vérité. Palmer y lit la propre explication du monde de Parménide.
De cette description du ciel, il ne subsisterait qu’un vers sur dix.
La version complète donne les vers grecs de la règle du fragment 6, traduits mot à mot, et détaille les cinq lectures qui se disputent le sujet manquant du verbe « est ».
Sources de cet article
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Sources primaires
- Parménide, *Poème*, DK 28 B 2, 3-8 (les deux voies) ; B 3 (identité de penser et d’être) ; B 6, 1-2 et 4-9 (la règle et le chemin des mortels) ; B 8, 1-25, 30-31, 38-44, 60 (les *sêmata*, la sphère, l’ordonnance « vraisemblable ») ; B 14-15 (la lune) texte grec de H. Diels et W. Kranz, *Die Fragmente der Vorsokratiker*, 6ᵉ éd., Berlin, Weidmann, 1951-1952 ; B 8 = 19 D8 dans l’édition Laks-Most ; traductions de la rédaction
- Sextus Empiricus, *Contre les savants (Adversus mathematicos)*, citation du proème, DK 28 B 1, 1-30
- Simplicius, *Commentaire sur la Physique d’Aristote*, citation de DK 28 B 8, 1-52 et remarque sur la rareté du traité de Parménide
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Sources primaires (suite)
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, I, 16 (œuvre unique) et IX, 21-23 (notice sur Parménide, acmé dans la 69ᵉ olympiade d’après Apollodore)
- Hérodote, *Histoires*, I, 167 fondation d’Élée par les Phocéens
- Platon, *Parménide*, 127a-c (âge de Parménide et de Socrate) et 128c-d (Zénon défenseur de son maître), pagination Stephanus
- Platon, *Théétète*, 188e-189a (voir, entendre, toucher, juger quelque chose qui est), pagination Stephanus ; traduction anglaise de H. N. Fowler, Loeb, 1921, consultée
- Platon, *Sophiste*, 241d (le parricide), 257b-c (la négation comme altérité), 258e-259a (renoncement au contraire de l’être), pagination Stephanus ; traduction anglaise de H. N. Fowler, Loeb, 1921, consultée
- Aristote, *Physique*, I, 3, 186a22-25 (« être » se dit en plusieurs sens), pagination Bekker ; traduction anglaise de R. P. Hardie et R. K. Gaye consultée
- Aëtius, *Opinions*, II, 15, 4 = DK 28 A 40a identification de l’étoile du soir et de l’étoile du matin
- Tête-portrait inscrite de Parménide, Iᵉʳ siècle de notre ère, découverte dans les années 1960 sur le site de Velia (Élée), inscription « Parménide, fils de Pyrès, Ouliadès, physicien »
Bibliographie
- André Laks et Glenn W. Most (éd. et trad.), *Les Débuts de la philosophie. Des premiers penseurs grecs à Socrate*, Paris, 2016, 1 674 p., chapitre 19 « Parménide » Fayard
- Barbara Cassin, *Parménide. Sur la nature ou sur l’étant. La langue de l’être ?*, Paris, 1998 Éditions du Seuil
- Jean Bollack, *Parménide, de l’étant au monde*, Lagrasse, 2006, édition bilingue Verdier
- John Palmer, *Parmenides and Presocratic Philosophy*, Oxford, 2009 Oxford University Press
- G. E. L. Owen, « Eleatic Questions », *Classical Quarterly*, nouvelle série, 10, 1960, p. 84-102 Cambridge University Press
- Alexander P. D. Mourelatos, *The Route of Parmenides*, New Haven, 1970 ; éd. revue, Las Vegas, 2008 Yale University Press
- Patricia Curd, *The Legacy of Parmenides : Eleatic Monism and Later Presocratic Thought*, Princeton, 1998 Princeton University Press
- Charles H. Kahn, « The Thesis of Parmenides », *The Review of Metaphysics*, 23, 1969, p. 700-724 Philosophy Education Society
- W. K. C. Guthrie, *A History of Greek Philosophy*, II, *The Presocratic Tradition from Parmenides to Democritus*, Cambridge, 1965 Cambridge University Press
- Bertrand Russell, *A History of Western Philosophy*, New York, 1945 Simon and Schuster
- Denis O’Brien, « Does Plato refute Parmenides ? », dans Beatriz Bossi et Thomas M. Robinson (dir.), *Plato’s Sophist Revisited*, Berlin et Boston, 2013, p. 117-155 De Gruyter
Sources en ligne
- « Parmenides » (John Palmer) Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/parmenides/
- « Parmenides » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/parmenid/
- « Method and Metaphysics in Plato’s Sophist and Statesman » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/plato-sophstate/
- « Plato, Theaetetus, page 189 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.01.0172:text%3DTheaet.:page%3D189
- « Plato, Sophist, section 241d » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0172%3Atext%3DSoph.%3Asection%3D241d
- « Perseus Under Philologic : Pl. Soph. 257e » University of Chicagohttps://anastrophe.uchicago.edu/cgi-bin/perseus/citequery3.pl?dbname=GreekNov21&getid=1&query=Pl.+Soph.+257e
- « The Internet Classics Archive | Physics by Aristotle » Massachusetts Institute of Technologyhttps://classics.mit.edu/Aristotle/physics.1.i.html
- « Handout 3,3. Parmenides » (Gregor Heinemann, *Materialien zur Einführung in die Philosophie der Antike*) Universität Kasselhttps://www.uni-kassel.de/philosophie/Heinemann/Materialien%20zur%20antiken%20Philosophie/3.3.%20Parmenides%20.pdf
- « 11. Laks (A.)-Most (G. W.), Les débuts de la philosophie, Édition et traduction de A. L-G. W. M., avec la collaboration de G. Journée et le concours de L. Iribarren-D. Lévystone, Paris, Fayard, 2016 » (compte rendu de Victor Gysembergh, *Revue des Études Grecques*, 130, 2017) Perséehttps://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_2017_num_130_1_8446_t9_0310_0000_2




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