Sur la paroi droite de la nef de Sant’Apollinare Nuovo, à Ravenne, une façade à portique porte en mosaïque l’inscription PALATIVM. Entre les colonnes pendent des rideaux blancs rehaussés d’or, et ces rideaux ne sont pas d’origine. On a effacé sous eux les figures qui occupaient les arcades, très probablement Théodoric et sa cour, lors de la reconsécration catholique de l’église vers 561. L’effacement s’est arrêté aux fûts blancs : des mains y sont restées, que le mosaïste n’a pas voulu ou pas su reprendre.
Un roi qui frappe l’or d’un autre
Né vers 454, élevé une dizaine d’années comme otage à Constantinople, Théodoric commande dans les années 480 une coalition gothique que l’empereur Zénon a tout intérêt à éloigner. Il passe l’Isonzo à la fin de l’été 489, bat Odoacre devant Vérone le 30 septembre, puis sur l’Adda l’année suivante, et l’assiège trois ans dans Ravenne, où le boisseau de blé monte à six sous d’or. Quelques jours après l’accord de partage du pouvoir conclu au début de 493, il tue Odoacre de sa propre main dans le palais.
La conquête se raconte plus facilement que ce qui suit. Théodoric ne prend ni le titre de César ni celui d’Auguste. Il se dit rex, sans dire de qui : roi des Goths aurait borné son autorité aux hommes venus avec lui, roi d’Italie aurait heurté la majorité romaine. Tout l’or du règne sort des ateliers de Rome, de Ravenne et de Milan au nom d’Anastase, puis de Justin, le roi n’y figurant que par un monogramme placé en fin de légende au revers.
Un seul objet contredit la règle, et il n’a pas circulé. En 1894, dans une tombe des environs de Senigallia, on met au jour un multiple de trois sous d’or, 33 millimètres pour 15,32 grammes, buste de face aux cheveux longs et à la moustache fine, légende REX THEODERICVS PIVS PRINC I S. C’est le seul portrait contemporain du roi que l’on possède. L’expansion des dernières lettres se discute depuis 1895, et sa date davantage encore, entre les alentours de 500, l’année 508 ou 509 défendue par Philip Grierson, et 511. Le poids d’origine est perdu, une broche ayant été soudée au revers dans l’Antiquité même.
Payer une armée sans exproprier personne
Le mot qui revient dans la correspondance officielle est civilitas, la vie civile réglée par le droit, et il recouvre un partage des tâches. Aux Goths les armes, aux Romains l’impôt, les bureaux et les tribunaux. Cassiodore, questeur puis maître des offices entre 507 et 537, en a laissé douze livres de lettres. Marc Reydellet et Stéphane Ratti ont montré ce que ce vocabulaire doit à celui du prince civil de l’Empire tardif.
Le point qui a le plus divisé la recherche est le mode de rémunération de ces soldats. On a longtemps répété que les Goths avaient reçu le tiers des terres italiennes, en application d’une loi romaine de cantonnement militaire, l’hospitalitas. Walter Goffart a démonté cette lecture en 1980. Il a montré que la loi en question, au Code Théodosien, ne concernait que l’hébergement temporaire d’un soldat chez un particulier, sans rapport avec la solde ni avec l’installation d’une armée. Il a écarté ensuite le témoignage de l’historien des Guerres, seul texte à parler d’un tiers des terres, écrit une génération plus tard à Constantinople dans un livre destiné à justifier la reconquête. Il a proposé enfin de lire autrement les termes techniques des Variae. L’illatio tertiarum serait un tiers de la recette fiscale détourné vers les Goths, et le millenarius un soldat payé sur une millena, unité d’assiette de l’impôt romain toujours en usage en Italie. Le mérite de la solution est sa simplicité. Aucun arpenteur n’a besoin de parcourir la péninsule, l’État garde une armée permanente et ne perd rien. La plupart des historiens n’ont pas suivi, en objectant qu’il faut forcer le latin pour faire signifier à terra le revenu d’une terre. La thèse ancienne ne se laisse pas restaurer pour autant, son fondement juridique ayant sauté. Guy Halsall, qui accepte l’essentiel de la démonstration, y ajoute une correction. Rien n’oblige à croire qu’un système unique ait suffi partout pendant trente ans, et les terres confisquées aux partisans d’Odoacre ont fort bien pu servir à récompenser les proches du roi.
La même chronique qui note six sous d’or le boisseau pendant le siège de Ravenne écrit qu’en temps ordinaire un sou d’or achetait soixante boisseaux de blé, ou trente amphores de vin. Les chiffres viennent d’un auteur favorable au règne et ne valent pas relevé de marché.
Le partage n’a pas fabriqué deux blocs étanches. Patrick Amory a soutenu en 1997 que l’identité gothique était une appellation professionnelle, être goth revenant à servir dans l’armée ; Peter Heather lui a répondu que les Goths formaient un peuple, avec sa classe d’hommes libres. Un détail des Variae vaut mieux qu’un arbitrage : vers 527, un aristocrate romain nommé Cyprien fait apprendre à ses fils les armes et le gothique.
Cent cinquante-quatre chapitres sans manuscrit
L’Anonyme de Valois écrit que les Goths tenaient Théodoric pour leur meilleur roi à cause de son édit, celui par lequel il avait fixé la justice. On identifie d’ordinaire ce texte avec l’Edictum Theoderici, cent cinquante-quatre chapitres tirés du Code Théodosien, des codes Grégorien et Hermogénien et des Sentences du Pseudo-Paul. Sa transmission est un cas d’école. Les manuscrits qu’a utilisés Pierre Pithou pour son édition de 1579 ont disparu, et l’attribution repose sur une souscription dont on ignore si elle remonte au texte ancien. En 1955, Giulio Vismara a proposé d’y voir l’œuvre du roi wisigoth Théodoric II, ce qui reculerait l’ensemble de quarante ans. Sean Lafferty a plaidé en 2013 pour une promulgation ostrogothique à Rome vers 500. Sa démonstration emporte davantage l’adhésion, parce qu’elle s’appuie sur les usages de chancellerie que documentent les lettres royales, sans clore la question.
Le même Lafferty en tire une conclusion peu flatteuse. Le droit protégeait surtout ceux qui avaient de quoi plaider.
« Personne n’est forcé de croire malgré lui »
La formule se lit dans une lettre de la chancellerie de Ravenne aux juifs de Gênes, au livre II des Variae, lettre 27. Religionem imperare non possumus, quia nemo cogitur ut credat invitus. On la cite presque toujours seule. Le reste de l’acte autorise les demandeurs à recouvrir les vieux murs de leur synagogue, leur interdit d’y ajouter le moindre ornement comme d’agrandir le bâtiment, et désapprouve en toutes lettres le vœu de ceux qui se trompent. La tolérance apparaît ici comme une limite que le pouvoir se reconnaît, dans un acte qui restreint.
Le roi est arien, comme son armée, et ses sujets sont en majorité catholiques. Il arbitre entre 498 et 506 le schisme qui oppose à Rome deux papes élus le même jour, Symmaque et Laurent. Vers 500, il monte au tombeau de saint Pierre avec la déférence d’un catholique, parle au Sénat et promet de tenir pour intangible ce qu’avaient décidé les empereurs. La chronique appelle la fête des tricennalia, alors qu’il n’en était qu’à sa huitième année en Italie ; les éditeurs proposent de corriger en decennalia.
L’épisode de 519 montre la difficulté. À Ravenne, puis à Rome, des foules chrétiennes incendient les synagogues. Théodoric, alors à Vérone, ordonne que la population romaine finance la reconstruction, et que ceux qui n’ont rien à donner soient fouettés par les rues pendant qu’un héraut proclame leur faute. On peut y voir la protection d’une minorité par un roi qui applique le droit impérial. L’Anonyme la lit autrement, et c’est très exactement à cet endroit de son récit que le diable entre dans le roi.
Ticinum, une sentence sans audience
Vers 506 ou 507, le roi charge Boèce de lui trouver un joueur de cithare à envoyer à Clovis. La lettre développe longuement l’harmonie des cordes comme modèle d’entente sociale, cette convenientia dont Virgile Mayo a suivi les images dans les actes de la chancellerie. Quinze ans plus tard, Boèce est maître des offices et ses deux fils sont consuls ensemble.
L’affaire commence par une dénonciation. Cyprien, fonctionnaire du palais, accuse le patrice Albinus d’avoir écrit à l’empereur Justin contre le pouvoir goth. Boèce prend sa défense devant le roi et déclare que si Albinus l’a fait, lui-même et le Sénat entier l’ont fait aussi. La sentence tombe à Ticinum, l’actuelle Pavie, sans que l’accusé ait été entendu. Boèce est mis à mort en 524 ou 525, son beau-père Symmaque, chef du Sénat, peu après. L’accusé a laissé sa version au livre I, prose 4, de la Consolation de Philosophie, écrite en détention.
Le pape Jean, envoyé de force à Constantinople pour obtenir de Justin qu’il rende leurs églises aux ariens, en revient les mains à demi vides et meurt à Ravenne peu après. L’Anonyme date au mercredi 26 août la proclamation annonçant que les ariens prendraient les églises catholiques le samedi suivant, et il fait mourir le roi ce jour-là même, de la mort d’Arius. Théodoric meurt le 30 août 526, après avoir désigné son petit-fils Athalaric.
Ce récit est le seul continu dont on dispose pour ces trois années, et un clerc catholique de Ravenne l’a écrit une génération plus tard. Sa dernière partie s’ouvre sur des prodiges, une femme accouchant de quatre serpents, une comète visible quinze jours. Le même auteur affirme que le roi ne sut jamais tracer les quatre lettres de sa signature et se servait d’une plaque d’or ajourée ; les Guerres racontent exactement la même chose de l’empereur Justin.
L’anecdote circule d’un souverain à l’autre et ne prouve rien sur celui-ci.
Une pierre qu’il fallut aller chercher
L’Anonyme termine sur le tombeau. Théodoric s’était fait bâtir de son vivant un mausolée en blocs équarris, d’une taille extraordinaire, et avait fait chercher un énorme rocher à poser dessus. Le bâtiment est là, hors les murs, deux ordres décagonaux en pierre d’Aurisina montés à sec et tenus par des crampons de fer en queue d’aronde. La calotte est bien d’un seul bloc, 10,76 mètres de diamètre pour 3,09 mètres de hauteur, avec ses douze anses aux noms de huit apôtres et des quatre évangélistes. Elles ont servi à l’extraction et à la pose, on ignore avec quels engins, et les estimations de poids publiées s’échelonnent de 230 tonnes à plus de 300.
Ce qui manque compte autant. Aucune trace d’escalier menant à la salle supérieure n’a été relevée, et la vasque de porphyre qui s’y trouve, restaurée en 2023, n’a jamais livré de corps identifié. Le bâtiment que Ravenne appelle palais de Théodoric, sur la via di Roma, date du VIIIᵉ siècle, le palais réel n’étant connu que par des fondations fouillées entre 1908 et 1914 et par la mosaïque du Palatium. Un ornement d’or et de grenats sorti en 1854 des déblais du canal Corsini, baptisé cuirasse de Théodoric sans preuve, a été volé au Musée national de Ravenne en novembre 1924 et n’a jamais reparu. La ville a marqué le 30 août 2026 les quinze cents ans de la mort du roi.
L’image du souverain, elle, a beaucoup voyagé. En 801, Charlemagne fait enlever de Ravenne une statue équestre pour Aix-la-Chapelle, où Walahfrid Strabon lui consacre vers 829 un poème de deux cent soixante-deux vers qui n’a rien d’un éloge. Le désaccord porte toujours sur ce que le règne a été. Jonathan Arnold y voit en 2014 une restauration impériale d’Occident, un prince romain que seule la modestie du titre sépare d’un empereur. Hans-Ulrich Wiemer répond en 2018 que la réussite vient de l’opération inverse, une intégration obtenue en tenant les deux groupes séparés, et qu’elle n’a pas survécu à l’homme qui la tenait.
Pour aller plus loin
Le prélude est Odoacre et la chute de Rome. La suite appartient à la guerre gothique, ces dix-huit années de reconquête conduites par Bélisaire puis Narsès sous Justinien, qui ferment le royaume en 553. Boèce croise l’autre grand chantier de l’encyclopédie, la transmission d’Aristote au Moyen Âge latin, dont ses traductions forment le premier maillon. La question arienne se rejoue chez les Francs, où le choix de Clovis prend le chemin opposé.
On raconte souvent que l’Empire romain d’Occident s’arrête en 476 et que des chefs barbares s’installent sur ses ruines. En Italie, un homme a pourtant gouverné plus de trente ans après cette date en gardant l’impôt romain, les fonctionnaires romains et le nom de l’empereur sur ses pièces d’or. Il s’appelait Théodoric, il commandait une armée gothique venue des Balkans, et il fit de Ravenne sa capitale.
Le nom sur les pièces
L’empereur d’Orient, Zénon, l’avait envoyé en Italie pour en chasser Odoacre, l’officier barbare qui y gouvernait alors. Théodoric assiégea son adversaire dans Ravenne, signa un accord de partage du pouvoir, puis le tua lui-même dans le palais quelques jours plus tard.
Le vainqueur ne se fit jamais appeler empereur. Il prit le titre de roi, sans préciser roi de quoi. Se dire roi des Goths aurait réduit son autorité aux hommes venus avec lui, et se dire roi d’Italie aurait blessé la population romaine.
Sa monnaie dit la même chose. Pendant tout le règne, l’or frappé à Rome, à Ravenne et à Milan porte le nom de l’empereur de Constantinople. Le roi n’y apparaît que par un petit signe formé de ses initiales, glissé à la fin de l’inscription. Une seule exception nous est parvenue, une grosse pièce d’apparat trouvée dans une tombe en 1894. Elle montre son visage et porte son nom, et c’est le seul portrait de lui fait de son vivant. Les spécialistes ne s’accordent toujours pas sur sa date.
Deux peuples, un même impôt
Le partage des rôles était clair. Les Goths portaient les armes. Les Romains levaient l’impôt, tenaient les bureaux et rendaient la justice. La chancellerie appelait cela la vie civile réglée par le droit.
Comment payait-on ces soldats ? On a longtemps enseigné qu’ils avaient reçu le tiers des terres d’Italie. En 1980, l’historien Walter Goffart a proposé une autre lecture. Les Goths auraient touché la part d’impôt levée sur ces terres, sans en devenir propriétaires. L’avantage de cette solution est qu’elle n’oblige personne à imaginer des arpenteurs découpant la péninsule. La plupart des historiens ne l’ont pas suivie, en jugeant qu’elle force le sens des mots latins. Le débat n’est toujours pas tranché.
Les deux groupes ne sont pas restés étanches. Une lettre de la cour montre un noble romain qui fait donner à ses fils des leçons d’escrime et de gothique.
Les trois dernières années
Le roi était chrétien arien, c’est-à-dire qu’il tenait le Christ pour inférieur à Dieu le Père, croyance que l’Église de Rome condamnait. Ses sujets étaient catholiques. Pendant trente ans, il ne toucha pas à leurs églises, arbitra même une élection papale contestée, et sa chancellerie écrivit un jour aux juifs de Gênes que nul ne saurait être contraint de croire contre son gré. La même lettre leur refusait le droit d’agrandir leur synagogue et désapprouvait leur foi.
À la fin, tout se durcit. Un dénonciateur accusa un sénateur d’avoir écrit contre le pouvoir goth à l’empereur d’Orient. Le philosophe Boèce, alors le plus haut fonctionnaire du palais, prit sa défense en déclarant que le Sénat entier était dans le même cas. Il fut condamné sans avoir été entendu, puis exécuté. Son beau-père le suivit de peu. Le pape, envoyé de force en ambassade à Constantinople, mourut au retour. Théodoric mourut à son tour en 526.
Une seule chronique raconte ces années. Un prêtre catholique de Ravenne l’a écrite une génération plus tard, et ses derniers chapitres annoncent des serpents et une comète. Le même texte affirme que le roi ne savait pas écrire les quatre lettres de sa signature. On raconte exactement la même histoire d’un empereur de la même époque.
La coupole d’un seul bloc
Théodoric s’était fait construire un tombeau hors des murs de Ravenne. On y monta à sec des blocs de pierre venue du Carso, puis on posa dessus une coupole taillée dans un unique rocher, large de près de onze mètres. Son poids est discuté et dépasse en tout cas deux cents tonnes. Personne ne sait avec quels engins on a hissé ce bloc.
On n’a jamais trouvé d’escalier menant à la salle du haut, et la cuve de pierre pourpre qui s’y trouve était vide. Le corps du roi en avait été retiré quand l’armée de Constantinople reprit la ville.
Dans une église de Ravenne, une mosaïque représente la façade du palais royal. Les personnages qui se tenaient entre les colonnes ont été effacés après cette reconquête, et on a tendu des rideaux à leur place. Sur les colonnes blanches, l’ouvrier n’a pas tout gratté, et des mains y sont restées.
La version complète donne le texte exact de la lettre aux juifs de Gênes, le détail du procès de Boèce et la querelle, ouverte depuis 1955, sur le nom du roi qui a promulgué le code de lois qu’on lui attribue.
Sources de cet article
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Sources primaires
- Anonyme de Valois II (*Excerpta Valesiana, pars posterior*), § 53, 60, 65-67, 73, 79-96 texte établi et traduit par Michel Festy, introduction et commentaire de Michel Festy et Massimiliano Vitiello, Paris, 2020, Collection des universités de France 426, Les Belles Lettres
- Cassiodore, *Variae*, II, 27, 2, « Le roi Théodoric à tous les juifs établis à Gênes », pour la formule *religionem imperare non possumus, quia nemo cogitur ut credat invitus* MGH, *Auctores antiquissimi* 12, éd. Theodor Mommsen, Berlin, 1894
- Cassiodore, *Variae*, II, 40, au patrice Boèce, sur le citharède demandé par Clovis et sur la *convenientia* MGH, *Auctores antiquissimi* 12
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Sources primaires (suite)
- Cassiodore, *Variae*, VIII, 21, sur Cyprien faisant instruire ses fils aux armes et au gothique MGH, *Auctores antiquissimi* 12
- *Edictum Theoderici regis*, cent cinquante-quatre chapitres, texte connu par l’*editio princeps* de Pierre Pithou, 1579, les manuscrits utilisés par l’éditeur étant perdus éd. Friedrich Bluhme, MGH, *Leges* V, Hanovre, 1875-1889, p. 145-179
- Boèce, *Consolation de Philosophie*, I, prose 4, récit de l’accusation par l’accusé lui-même
- Procope de Césarée, *Guerres*, V, 1, sur le partage des terres d’Italie et la prise du pouvoir de Théodoric
- Mausolée de Théodoric, Ravenne, vers 520, deux ordres décagonaux en pierre d’Aurisina montés à sec, coupole monolithe de 10,76 m de diamètre et 3,09 m de hauteur, douze anses inscrites Musei nazionali di Ravenna, site Unesco des monuments paléochrétiens de Ravenne
- Vasque de porphyre (*labrum*) de la cella supérieure du mausolée de Théodoric, restaurée en 2023 Musei nazionali di Ravenna
- Mosaïque du *Palatium*, paroi sud de la nef de Sant’Apollinare Nuovo, Ravenne, vers 500-525, figures effacées lors de la reconsécration catholique de 561 Musei nazionali di Ravenna
- Multiple de trois solidi d’or dit médaillon de Senigallia, 33 mm, 15,32 g broche comprise, découvert en 1894 dans une tombe du territoire de Morro d’Alba, collection Gnecchi acquise par l’État italien en 1923 Museo Nazionale Romano, Medagliere, Palazzo Massimo alle Terme
- Solidus d’or frappé à Rome au nom de l’empereur Anastase, monogramme de Théodoric en fin de légende de revers Dumbarton Oaks Collection, BZC.1948,17,3827
- Ornement d’or et de grenats dit « cuirasse de Théodoric », découvert en mai 1854 lors des travaux du canal Corsini à Ravenne, volé dans la nuit du 19 au 20 novembre 1924 dossier du juge d’instruction du tribunal de Ravenne, Archivio di Stato di Ravenna
Bibliographie
- Hans-Ulrich Wiemer, *Theoderich der Große. König der Goten, Herrscher der Römer. Eine Biographie*, Munich, 2018, 782 p. C. H. Beck
- Jonathan J. Arnold, *Theoderic and the Roman Imperial Restoration*, Cambridge, 2014 Cambridge University Press
- Walter Goffart, *Barbarians and Romans, A.D. 418-585. The Techniques of Accommodation*, Princeton, 1980 Princeton University Press
- Guy Halsall, « The Ostrogothic Military », dans Jonathan J. Arnold, M. Shane Bjornlie et Kristina Sessa (dir.), *A Companion to Ostrogothic Italy*, Leyde, 2016, p. 173-199 Brill
- Patrick Amory, *People and Identity in Ostrogothic Italy, 489-554*, Cambridge, 1997 Cambridge University Press
- Peter Heather, « Theoderic, king of the Goths », *Early Medieval Europe* 4 (2), 1995, p. 145-173 Early Medieval Europe
- Sean D. W. Lafferty, *Law and Society in the Age of Theoderic the Great. A Study of the Edictum Theoderici*, Cambridge, 2013 Cambridge University Press
- Giulio Vismara, *Edictum Theoderici*, Milan, 1967, 191 p., « Ius Romanum Medii Aevi », I, 2b Giuffrè
- Marc Reydellet, *La royauté dans la littérature latine de Sidoine Apollinaire à Isidore de Séville*, Rome, 1981, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome 243 École française de Rome
- Stéphane Ratti, « Évolution et signification de la *civilitas* au sixième siècle, d’Ennode à Cassiodore », dans *Antiquité et citoyenneté. Actes du colloque international de Besançon, 3-5 novembre 1999*, Besançon, 2002, p. 163-176 Institut des sciences et techniques de l’Antiquité
- Virgile Mayo, « De la *concordia* à la *convenientia* : quelques réflexions sur la rhétorique de la concorde à l’époque ostrogothique à partir des *Variae* de Cassiodore », *Mosaïque* 21, 2024, DOI 10,54563/mosaique.2557 Université de Lillehttps://doi.org/10.54563/mosaique.2557
- Philip Grierson, « The date of Theodoric’s gold medallion », *Hikuin* 11, 1985, p. 19-26 Hikuin
Sources en ligne
- « Mausoleo di Teodorico » Direzione regionale musei Emilia-Romagna, ministère italien de la Culturehttps://musei.emiliaromagna.beniculturali.it/musei/mausoleo-di-teodorico
- « Palazzo di Teodorico » Direzione regionale musei Emilia-Romagnahttps://www.musei.emiliaromagna.beniculturali.it/musei/palazzo-di-teodorico
- « Il restauro della vasca in porfido di re Teodorico il Grande » Direzione regionale musei Emilia-Romagnahttps://www.musei.emiliaromagna.beniculturali.it/novita/708-il-restauro-della-vasca-in-porfido-di-re-teodorico-il-grande
- « Edictum Theoderici » Bibliotheca legum, Universität zu Kölnhttps://www.leges.uni-koeln.de/en/lex/edictum-theoderici/
- « 19/11/1924 – Il furto della Corazza di Teodorico » Archivio di Stato di Ravennahttps://archiviodistatoravenna.cultura.gov.it/risorse/mostre-virtuali/il-furto-della-corazza/
- « Theodoric, Gold, Solidus, Rome, 497-518 » Dumbarton Oaks Research Library and Collectionhttps://www.doaks.org/resources/coins/catalogue/BZC.1948.17.3827
- « Il Medagliere del Museo Nazionale Romano » Museo Nazionale Romanohttps://museonazionaleromano.beniculturali.it/medagliere/
- « The Ostrogothic Military » White Rose Research Online, universités de Leeds, Sheffield et Yorkhttps://eprints.whiterose.ac.uk/id/eprint/110306/
- « Excerpta Valesiana – Latter Part » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Excerpta_Valesiana/2*.html

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