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Le sacre de Charlemagne à Noël 800 : qui a piégé qui à Saint-Pierre ?

Louis de Lauban / Wikimedia Commons
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Les Annales royales des Francs ne couronnent pas Charlemagne en 800. Leur rédacteur ouvre l’année 801 sur le jour de la Nativité, Ipsa die sacratissima natalis Domini, et y range la scène de Saint-Pierre. Le roi se relève de sa prière devant la confession de l’apôtre, ce tombeau de Pierre logé sous l’autel, et Léon III lui pose une couronne sur la tête. Tout le peuple romain acclame alors « Carolo a​ugusto, a Deo coronato magno et pacifico imperatori Romanorum, vita et victoria ». Après les louanges, le pape se prosterne devant lui à la manière des anciens princes, more antiquorum principum, et le roi quitte le titre de patrice pour celui d’empereur et d’a​uguste. L’annaliste ne s’est pas trompé d’année. Chez lui l’an neuf commence à Noël, et le premier jour de 801 est aussi le premier jour de l’Empire.

Les yeux et la langue du pape

Vingt mois plus tôt, le 25 avril 799, Léon III marche vers Saint-Laurent-in-Lucina pour la grande litanie. Des conjurés emmenés par Paschalis et Campulus l’assaillent. Selon sa Vie, au livre XCVIII du Liber pontificalis, ils tentent à deux reprises de lui crever les yeux et de lui couper la langue, puis l’enferment dans un monastère, d’où ses partisans le tirent après qu’il a recouvré la vue et la parole. Les Annales royales, plus sèches, écrivent qu’on l’aveugla et qu’on lui trancha la langue. Escorté jusqu’à Spolète, le pape franchit les Alpes et rejoint Charles en Saxe, près de Paderborn. Des grands francs jugeront plus tard sans fondement les accusations portées contre lui, dont aucun texte ne détaille le contenu. On ignore ce que le roi et le pape se dirent à Paderborn, faute du moindre compte rendu.

Un poème latin a gardé la mémoire de cette rencontre. Il occupe les folios 104r à 114v du manuscrit C 78 de la Zentralbibliothek de Zurich, copié à Saint-Gall au IXᵉ siècle. L’édition de Wilhelm Hentze, en 1999, le présente dans son titre comme une épopée pour Charles l’empereur, ce qui le placerait après les faits. On ne sait pas le dater mieux. La cour, elle, réfléchissait par écrit. En juin 799, Alcuin écrit au roi que trois personnes se tenaient jusque-là au sommet du monde, le siège apostolique, la dignité impériale de la seconde Rome et la dignité royale. Le titulaire de la deuxième venait d’être déposé par ses propres concitoyens. Il pensait à Constantin VI, aveuglé le 15 août 797 par les partisans de sa mère Irène, qui régnait depuis seule.

Mentana, 24 novembre 800

Charles prend son temps. Il n’arrive devant Rome qu’à la fin de l’automne suivant, et Léon III vient l’attendre la veille de son entrée à Mentana, l’antique Nomentum, à douze milles de la ville, le 24 novembre selon les annales. Une semaine plus tard, le roi réunit une assemblée pour exposer la raison de sa venue. Il ne juge pas le pape. Léon III monte à l’ambon de Saint-Pierre, l’évangéliaire en main, et se purge par serment des crimes qu’on lui impute. Le même jour arrivent d’Orient le prêtre Zacharias et deux moines, l’un du mont des Oliviers, l’autre de Saint-Sabas, avec des clefs envoyées par le patriarche de Jérusalem, et l’annaliste note cette ambassade sans rapport avec l’affaire romaine parce qu’elle tombe le même jour.

La Vie de Léon III raconte Noël autrement. Elle s’attarde sur l’acclamation, où l’on invoque plusieurs saints, et fait du nouvel empereur l’élu de tous, ab omnibus constitutus. Aussitôt après, ilico, le pontife oint d’huile sainte le fils du roi, le jeune Charles. Le mot de sacre convient donc mal à la journée. Aucun texte latin ne fait oindre le père, et le seul à le prétendre écrit à Constantinople, dans une chronique qui conduit son récit jusqu’aux années 810. Théophane y affirme, à l’année du monde 6289, que Léon oignit Charles de la tête aux pieds. Romano a fait remarquer qu’il se trompait de personne et grossissait le geste, faute d’avoir vu la cérémonie. Quelques jours après Noël, les conjurés de 799 comparaissent. Jugés selon la loi romaine comme coupables de lèse-majesté, ils sont condamnés à mort, puis, à la prière du pape, envoyés en exil.

Les annales de Lorsch donnent une troisième version, la seule qui place une délibération avant la messe. Parce que le nom d’empereur avait cessé chez les Grecs et que l’Empire y était tombé aux mains d’une femme, femineum imperium, il parut au pape Léon, aux pères réunis en concile et au reste du peuple chrétien qu’il fallait donner ce nom à Charles, roi des Francs, qui tenait Rome, où les Césars avaient toujours résidé, ainsi que les autres sièges de l’Italie, de la Gaule, de la Germanie. Le roi ne voulut pas refuser. Cédant à la demande des prêtres et du peuple, il reçut le nom d’empereur le jour de la Nativité, cum consecratione domni Leonis papae, avec la consécration du seigneur pape. Ce récit est ancien. Un fragment des annales, cinq feuillets en minuscule caroline que la notice tirée du catalogue d’Elias Lowe rattache aux années 794-804, est conservé à Vien​ne, à l’Österreichische Nationalbibliothek, sous la cote Cod. 515. Aucune des trois versions ne parle d’empereur d’Occident. L’acclamation des Annales royales dit des Romains, et dans un diplôme donné à Aix le 13 juin 803 la chancellerie de Charles écrit Romanum gubernans imperium, gouvernant l’Empire romain, tournure qui évite le titre d’empereur des Romains crié dans la basilique.

« Si pontificis consilium praescire potuisset »

Une phrase a pesé plus lourd que les trois récits réunis. Au chapitre 28 de la Vie de Charlemagne, Éginhard écrit que Charles eut d’abord une telle aversion pour le nom d’empereur et d’a​uguste qu’il affirmait qu’il ne serait pas entré dans l’église ce jour-là, bien que ce fût une fête majeure, s’il avait pu connaître à l’avance le consilium du pontife. Mieux vaut rendre ce mot par dessein que par conseil, parce que la phrase parle d’un plan que le roi aurait ignoré. Éginhard écrit après la mort de l’empereur, en 814, et rapporte un propos sans dire de qui il le tient. Sa phrase suivante enchaîne sur la jalousie des empereurs romains, indignés du nom qu’il avait pris, que Charles aurait supportée avec patience en les appelant ses frères.

Prise au pied de la lettre, la phrase a fait naître ce que l’historiographie allemande appelle le Kaiser wider Willen, l’empereur malgré lui. Romano, qui renvoie sur ce point à Peter Classen, tient pour impossible que Charles ait prié en toute innocence avant de se voir surpris par une couronne.

Le roi était à Rome depuis un mois.

Deux autres lectures gardent pourtant la phrase en vie. La première tient au modèle d’Éginhard. Matthew Innes a montré en 1997 que la Vie de Charlemagne emprunte sa structure et ses jugements moraux aux Vies des douze Césars de Suétone. Or chez Suétone le bon prince refuse les honneurs. Au chapitre 52 de la Vie d’Auguste, quand le peuple veut lui imposer la dictature, Auguste la repousse à genoux, la toge rejetée des épaules, la poitrine nue ; au chapitre 53, il a toujours eu horreur du titre de seigneur. La seconde lecture déplace la mauvaise humeur vers la forme. Dans l’ordre des Annales royales, la couronne vient d’abord, l’acclamation ensuite, comme si le pape faisait l’empereur et que le peuple ne faisait qu’approuver. Treize ans plus tard, Charles a laissé un indice en ce sens. À Aix, en 813, raconte Éginhard au chapitre 30, il fit de son fils Louis l’héritier du nom impérial, imperialis nominis heredem, et lui posa lui-même le diadème sur la tête, sans pape. Un denier d’argent de 19 millimètres, probablement frappé à Aix entre ce couronnement et la mort de Charles, en janvier 814, le montre en buste à l’antique avec la légende Karlus Imp Aug.

Saint Pierre tend l’étendard à un roi

Le pape avait ses propres raisons, et il les avait fait figurer en mosaïque. Vers 797-798, selon Gaetano Curzi, Léon III fait élever au Latran une salle de banquet, un triclinium, modelée d’après la basilique sur les salles du palais impérial de Constantinople. Sur l’arc de l’abside, d’un côté, le Christ remet les clefs au pape Sylvestre et le labarum, l’étendard impérial, à Constantin ; de l’autre, saint Pierre donne le pallium à Léon III et l’étendard à Charles. Deux ou trois ans avant Noël 800, le couple de l’empereur chrétien et du pape qu’il protège figurait déjà sur un mur pontifical, et le roi des Francs y occupait la place de Constantin.

Le mur qu’on voit aujourd’hui sur la place de Saint-Jean-de-Latran ne date pas de Léon III. Restaurée à partir de 1623 pour le cardinal Francesco Barberini, travail que Niccolò Alemanni publie en 1625, l’œuvre médiévale disparaît au XVIIIᵉ siècle, démontée en 1700 selon la basilique, détruite vers 1730 quand Clément XII fait pivoter le mur selon Curzi. Le mur actuel porte une copie exécutée en 1743 par Pier Leone Ghezzi pour Benoît XIV. Pour l’original, on dépend des dessins de Pompeo Ugonio, à la Bibliothèque apostolique vaticane, et de deux têtes de mosaïque des Musées du Vatican, dont une seule remonte à la fin du VIIIᵉ siècle.

L’intérêt de Léon III ne se lit pas seulement sur les murs. En 799, il est un pape mutilé et chassé de sa ville, et ses agresseurs sont des Romains. Un patrice protège ; un empereur juge. Dans les Annales royales, le procès des conjurés suit le couronnement de quelques jours, et la sentence invoque la lèse-majesté, crime qui suppose une majesté à offenser. Que le couronnement ait été voulu pour rendre ce jugement possible, aucune source ne le dit, et l’enchaînement des faits rend seulement l’hypothèse plausible.

Basileus

La justification de Lorsch, un trône vacant parce qu’une femme l’occupait, n’avait de sens qu’à l’ouest. Irène avait été couronnée Augusta par Constantin V et porte, selon la Prosopography of the Byzantine Empire, les titres d’Augusta et d’empereur. Personne à Constantinople ne tenait le trône pour vide. Selon Théophane, à l’année du monde 6294, en 801-802, des envoyés de Charles et de Léon vinrent proposer de la marier au roi des Francs pour unir l’Orient et l’Occident. Elle y était disposée. Un eunuque, Aétios, fit échouer le projet. Les Annales royales ne retiennent, à l’année 802, que le spathaire Léon venu confirmer la paix et l’évêque Jessé d’Amiens envoyé en retour. Le 31 octobre 802, Nicéphore, logothète du génikon, c’est-à-dire chef de l’administration fiscale, la renverse, et elle meurt en exil à Lesbos l’année suivante.

Constantinople ne concède quelque chose qu’au bout de douze ans. En 812, les envoyés de Michel Iᵉʳ, Michel, Arsaphios et Théognostos, reçoivent de Charles le traité ratifié dans l’église d’Aix et l’acclament, rapportent les Annales royales, comme imperator et basileus. Théophane l’appelle encore, à l’année 6304, celle même de cette ambassade, Karoulos, basileus des Francs, titre qui le rattache à son peuple. Éginhard, au chapitre 16, cite en grec un proverbe, ton Phragkon philon ech, avoir le Franc pour ami, pas pour voisin.

Une messe de Noël sans ordo

Personne n’a conservé l’ordo de la cérémonie, ce livret qui fixe l’ordre des prières et des gestes, et toute reconstitution part de trois récits rédigés chacun pour un public différent. Janet Nelson a fait de cette pluralité le sujet d’un essai paru en 2007 sous le titre Why are there so many different accounts of Charlemagne’s imperial coronation ? Robert Folz, dans son livre de 1964 sur le 25 décembre 800, supposait un arrangement permettant au pape de dire la messe de Noël à Saint-Pierre, ce que les sources, selon Romano, n’appuient pas.

Roger Collins a lu dans les annales de Lorsch la trace d’une préparation, et Romano en tire environ trois semaines de mise au point, ce qui ruine le scénario de la surprise sans désigner celui qui a tendu le piège. Le pape y gagnait un juge doublé d’un protecteur couronné, et le roi un titre que Constantinople n’avait aucune raison de lui reconnaître.

Pour Romano, qui reconstitue en 2020 la journée comme un pastiche rituel improvisé à partir de la messe pontificale, des rites d’ordination et de la confirmation, le nom impérial est conféré par la consecratio, la prière du pape que mentionnent les annales de Lorsch, et couronne comme acclamations n’ont pas à ses yeux cet effet, alors que Classen cherchait la clef du rite dans le cérémonial de Constantinople et y supposait une messe, quand le couronnement byzantin formait, rappelle Romano, un rite distinct où le patriarche ne s’agenouillait pas devant l’empereur.

Pour aller plus loin

L’onction de Pépin le Bref en 751, puis par le pape Étienne II en 754, ouvre l’alliance entre les Pippinides et la papauté dont Noël 800 est une étape, et Charles Martel et Poitiers en éclaire les débuts. Du côté byzantin, la querelle des images cadre le règne d’Irène. La querelle du Filioque, où Charles et Léon III se sont opposés quelques années plus tard, et la chapelle palatine d’Aix, où Louis fut couronné en 813, prolongent l’histoire de cet Empire. Sur la légende mérovingienne que les Carolingiens ont écrite, voir aussi les rois fainéants.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Annales regni Francorum, a. 799 : agression de Léon III, « Romani Leonem papam letania maiore captum excecaverunt ac lingua detruncaverunt », camp « in loco, qui vocatur Padrabrunno » ; a. 800 : rencontre « apud Nomentum, duodecimo ab urbe lapide », « sub die VIII. Kal. Decembris », assemblée « post VII vero dies », serment de purgation à l’ambon de Saint-Pierre, retour de Zacharias avec deux moines du mont des Oliviers et de Saint-Sabas ; a. 801 : « Ipsa die sacratissima natalis Domini », « Leo papa coronam capiti eius imposuit », « Carolo a​ugusto, a Deo coronato magno et pacifico imperatori Romanorum, vita et victoria », « ab apostolico more antiquorum principum adoratus est », « ablato patricii nomine », procès « secundum legem Romanam ut maiestatis rei », intercession du pape et exil ; a. 802 : ambassade du spathaire Léon, envoi de Jessé d’Amiens ; a. 812 : envoyés de Michel Iᵉʳ à Aix, éd. Friedrich Kurze, MGH, Scriptores rerum Germanicarum 6, Hanovre, 1895, p. 112 pour l’acclamation (pagination d’après Mapping Medieval Peoples) ; a. 812 cité d’après la Prosopography of the Byzantine Empire
  2. Annales Laureshamenses, a. 801 : « Et quia iam tunc cessabat a parte Graecorum nomen imperatoris », femineum imperium, concile, « cum consecratione domni Leonis papae », éd. Georg Heinrich Pertz, MGH, Scriptores I, Hanovre, 1826, p. 38 ; trad. P. D. King, Charlemagne : Translated Sources, Kendal, 1987, p. 144 (d’après Mapping Medieval Peoples)
  3. Annales Laureshamenses, fragment de cinq feuillets, parchemin, minuscule caroline, une colonne de 24 à 28 lignes, rattaché aux années 794-804 Vienne, Österreichische Nationalbibliothek, Cod. 515, fol. 1-5 (CLA X, 1482)
Voir les 47 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Liber pontificalis, XCVIII, Vita Leonis III, c. 11-14 (agression et délivrance), 15-20 (examen des accusations par les grands francs), 21-22 (serment), 23-24 (acclamation devant la confession, « plures sanctos invocantes », « ab omnibus constitutus », « Ilico sanctissimus antistes et pontifex unxit oleo sancto Karolo, excellentissimo filio eius »), éd. Louis Duchesne, Le Liber pontificalis, t. II, Paris, 1892, p. 7-8 pour les c. 22-24 (d’après Romano 2020)
  2. Éginhard, Vita Karoli, c. 16 (proverbe « ton Phragkon philon ech »), c. 28 (« Quod primo in tantum aversatus est, ut adfirmaret se eo die, quamvis praecipua festivitas esset, ecclesiam non intraturum, si pontificis consilium praescire potuisset » ; « Invidiam tamen suscepti nominis, Romanis imperatoribus super hoc indignantibus, magna tulit patientia »), c. 30 (« consortem sibi totius regni et imperialis nominis heredem constituit », « inpositoque capiti eius diademate »), éd. Oswald Holder-Egger, MGH, Scriptores rerum Germanicarum 25, Hanovre, 1911, p. 32 pour le c. 28 (d’après Romano 2020) ; trad. angl. Samuel Epes Turner, New York, Harper & Brothers, 1880
  3. Théophane le Confesseur, Chronographia, AM 6289 (aveuglement de Constantin VI le 15 août 797 ; onction de Charles « ἀπὸ κεφαλῆς ἕως ποδῶν »), AM 6294 (projet de mariage avec Irène, opposition d’Aétios), AM 6295 (déposition d’Irène), AM 6304 (« Κάρουλον, βασιλέα τῶν Φράγγων »), éd. Carl de Boor, Leipzig, 1883-1885 ; trad. Cyril Mango et Roger Scott, The Chronicle of Theophanes Confessor, Oxford, 1997, p. 649-650 pour l’onction (d’après Romano 2020)
  4. Alcuin, lettre à Charles, juin 799 : les trois personnes les plus élevées du monde, siège apostolique, dignité impériale de la seconde Rome, dignité royale, citée d’après Vasiliev
  5. Karolus magnus et Leo papa, épopée dite de Paderborn ou d’Aix, récit de la rencontre de 799 Zurich, Zentralbibliothek, Ms. C 78, fol. 104r-114v, Saint-Gall, IXᵉ siècle ; éd. Wilhelm Hentze (dir.), De Karolo rege et Leone papa. Der Bericht über die Zusammenkunft Karls des Großen mit Papst Leo III. in Paderborn 799 in einem Epos für Karl den Kaiser, Paderborn, Bonifatius, 1999, avec éd. et trad. de Franz Brunhölzl
  6. Diplôme de Charlemagne, Aix, 13 juin 803 (« anno III Christo propitio imperii nostri ») : « Karolus serenissimus augustus a deo coronatus magnus et pacificus imperator Romanum gubernans imperium », éd. Engelbert Mühlbacher, Die Urkunden Pippins, Karlmanns und Karls des Großen, MGH, Diplomata Karolinorum I, Hanovre, 1906, n° 199, p. 267-268
  7. Suétone, Vie d’Auguste, 52 (« Dictaturam magna vi offerente populo genu nixus deiecta ab umeris toga nudo pectore deprecatus est ») et 53 (« Domini appellationem ut maledictum et obprobrium semper exhorruit »)
  8. Mosaïque de l’abside du grand triclinium de Léon III, vers 797-798 : le Christ et les apôtres, le Christ remettant les clefs à Sylvestre et le labarum à Constantin, saint Pierre remettant le pallium à Léon III et l’étendard à Charles ; copie de Pier Leone Ghezzi, 1743, dans l’édicule de Ferdinando Fuga Rome, place de Saint-Jean-de-Latran
  9. Deux têtes de mosaïque du premier triclinium du Latran, l’une de la fin du VIIIᵉ siècle, l’autre de la restauration de 1623 Cité du Vatican, Musées du Vatican, d’après Curzi 2016
  10. Pompeo Ugonio, dessins des deux triclinia de Léon III, fin du XVIᵉ siècle Cité du Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, Barb. lat. 2160, c. 5r et 157v, d’après Curzi 2016
  11. Niccolò Alemanni, De Lateranensibus parietinis, Rome, 1625, récit de la restauration commencée en 1623 par le cardinal Francesco Barberini, cité d’après Curzi 2016
  12. Denier d’argent de Charlemagne, droit buste à l’antique et légende « Karlus Imp Aug », revers temple à la croix et « Christiana religio », 19 mm, 1,51 g, atelier attribué à Aix, probablement 813-814 exemplaire d’une collection particulière présenté au Centre Charlemagne, Aix-la-Chapelle, du 22 mars au 29 avril 2022

Bibliographie

  1. John F. Romano, « The Coronation of Charlemagne as a Liturgical Event », Mediaeval Studies 82, 2020, p. 149-181 Pontifical Institute of Mediaeval Studies
  2. Gaetano Curzi, « The two triclinia of Pope Leo III as “icons of power” », Ikon. Journal of Iconographic Studies 9, 2016, p. 141-152 Ikon
  3. Robert Folz, Le couronnement impérial de Charlemagne. 25 décembre 800, Paris, 1964, 333 p., Trente journées qui ont fait la France 3 Gallimard ; trad. angl. J. E. Anderson, The Coronation of Charlemagne, 25 December 800, Londres, 1974 (d’après Romano 2020)
  4. Peter Classen, Karl der Große, das Papsttum und Byzanz. Die Begründung des karolingischen Kaisertums, éd. Horst Fuhrmann et Claudia Märtl, Beiträge zur Geschichte und Quellenkunde des Mittelalters 9, Sigmaringen, 1985 ; 2ᵉ éd. 1988 Thorbecke
  5. Roger Collins, « Charlemagne’s imperial coronation and the Annals of Lorsch », dans Joanna Story (dir.), Charlemagne : Empire and Society, Manchester, 2005, p. 52-70 ; repris sous le titre « The Lorsch Annals and Charlemagne’s imperial coronation » dans Roger Collins, From Clovis to Charlemagne : Frankish History and Historians, Londres, Routledge, 2025 Manchester University Press
  6. Janet L. Nelson, « Why are there so many different accounts of Charlemagne’s imperial coronation ? », dans Courts, Elites, and Gendered Power in the Early Middle Ages : Charlemagne and Others, Aldershot, 2007, Variorum Collected Studies, chap. XII (première publication) Ashgate, aujourd’hui Routledge
  7. Matthew Innes, « The classical tradition in the Carolingian renaissance : ninth-century encounters with Suetonius », International Journal of the Classical Tradition 3 (3), 1997, p. 265-282 International Journal of the Classical Tradition
  8. Elias A. Lowe, Codices Latini Antiquiores, X, Austria, Belgium, Czechoslovakia, Denmark, Egypt and Holland, Oxford, 1963, n° 1482 (d’après la notice du Digital Corpus of Literary Papyri) Clarendon Press

Sources en ligne

  1. « Internet History Sourcebooks : Medieval Sourcebook », Einhard, The Life of Charlemagne, trad. Samuel Epes Turner Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/basis/einhard.asp
  2. « Vita Karoli Magni » (texte latin d’Éginhard) Documenta Catholica Omniahttps://www.documentacatholicaomnia.eu/03d/0770-0840,_Eginhardus_[Einhardus],_Vita_Karoli_Magni,_LT.pdf
  3. « Annales regni Francorum » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/annalesregnifrancorum.html
  4. « Suetonius : Divus Augustus » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/suetonius/suet.aug.html
  5. « Stelle Et quia iam tunc cessabat a parte G... ; (Annales Laureshamenses (784 - 818), (p. 38)) [1607] » Mapping Medieval Peoples, Académie autrichienne des scienceshttps://mmp.acdh-dev.oeaw.ac.at/archiv/stelle/detail/1607
  6. Annales regni Francorum, passage n° 1610 (acclamation de Noël 800) Mapping Medieval Peoples, Académie autrichienne des scienceshttps://mmp.acdh-dev.oeaw.ac.at/archiv/stelle/detail/1610
  7. « Leo 11 » Prosopography of the Byzantine Empire, King’s College Londonhttps://pbe.kcl.ac.uk/data/D48/F26.htm
  8. « Karoulos 1 » Prosopography of the Byzantine Empire, King’s College Londonhttps://pbe.kcl.ac.uk/data/D42/F52.htm
  9. « Eirene 1 » Prosopography of the Byzantine Empire, King’s College Londonhttps://pbe.kcl.ac.uk/data/D23/F09.htm
  10. « Arsaphios 3 » Prosopography of the Byzantine Empire, King’s College Londonhttps://pbe.kcl.ac.uk/data/D15/F13.htm
  11. « Eirene (797–802) » Dumbarton Oaks, Gods’ Regents on Earth : A Thousand Years of Byzantine Imperial Sealshttps://www.doaks.org/resources/online-exhibits/gods-regents-on-earth-a-thousand-years-of-byzantine-imperial-seals/rulers-of-byzantium/eirene-7972013802
  12. « LÉON III saint (750-816) pape (795-816) », Marcel Pacaut Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/leon-iii/
  13. « Charles the Great and his significance for the Byzantine Empire », A. A. Vasiliev, History of the Byzantine Empire, page 2 Elpenorhttps://www.ellopos.net/elpenor/vasilief/charles.asp?pg=2
  14. Mühlbacher 199, diplôme de Charlemagne, Aix, 13 juin 803 Formulae, Litterae, Chartae, Universität Hamburghttps://werkstatt.formulae.uni-hamburg.de/pdf/urn:cts:formulae:karl_der_grosse.muehlbacher0199.lat001
  15. « Ms. C 78 », Zürich, Zentralbibliothek e-codices, Virtual Manuscript Library of Switzerlandhttps://e-codices.ch/en/list/one/zbz/C0078
  16. Compte rendu de Wilhelm Hentze (dir.), De Karolo rege et Leone papa, par Sascha Käuper, Mitteilungen des Vereins für Geschichte der Stadt Paderborn 12, 1999, p. 141-142 Universitätsbibliothek Paderbornhttps://digital.ub.uni-paderborn.de/download/pdf/6460529.pdf
  17. « Cla. 10 1482 » (Vienne, Nationalbibliothek, 515) Digital Corpus of Literary Papyri, Duke Universityhttps://papyri-prod.lib.duke.edu/dclp/67668
  18. « The Triclinium Mosaic - Archbasilica of Saint John Lateran » Basilica di San Giovanni in Lateranohttps://www.basilicasangiovanni.va/en/san-giovanni-in-laterano/scala-santa/il-mosaico-del-triclinio.html
  19. « Triclinium of Giovanni Laterano » Corpus for the Byzantine mosaic, University of Sussexhttps://www.sussex.ac.uk/byzantine/mosaic/view/structure/id/47
  20. « The two triclinia of Pope Leo III as “icons of power” », Gaetano Curzi, version acceptée Università di Chieti-Pescara, archive institutionnellehttps://ricerca.unich.it/bitstream/11564/650304/2/CURZI%20triclinia.pdf
  21. « The Coronation of Charlemagne as a Liturgical Event », John F. Romano Pontifical Institute of Mediaeval Studieshttps://pims.ca/wp-content/uploads/2022/04/MS82-149.pdf
  22. « Newly discovered : Extremely rare carolingian denarius is now on display at the Centre Charlemagne » Centre Charlemagne, Aix-la-Chapellehttps://centre-charlemagne.eu/ausstellungen/extremely-rare-carolingian-denarius/?lang=en
  23. « Le couronnement impérial de Charlemagne : 25 décembre 800 », notice Nantilus, Bibliothèque universitaire de Nanteshttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN016305906
  24. « Karl der Große, das Papsttum und Byzanz », notice Open Access LMU, Ludwig-Maximilians-Universität Münchenhttps://epub.ub.uni-muenchen.de/27612/
  25. « Courts, Elites, and Gendered Power in the Early Middle Ages : Charlemagne and Others » Routledgehttps://www.routledge.com/Courts-Elites-and-Gendered-Power-in-the-Early-Middle-Ages-Charlemagne-and-Others/Nelson/p/book/9780754659334
  26. « From Clovis to Charlemagne : Frankish History and Historians », notice de parution Cour de France.frhttps://cour-de-france.fr/actualites/parutions/article/from-clovis-to-charlemagne-frankish-history-and-historians
  27. « The classical tradition in the Carolingian renaissance : ninth-century encounters with Suetonius » Birkbeck Institutional Research Onlinehttps://eprints.bbk.ac.uk/id/eprint/18229
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