Soixante livres à la souscription, trente-six à la livraison du premier tome, vingt-quatre pour chacun des suivants et quarante pour le dernier, remis avec les deux recueils de gravures. Tiré à 8 000 exemplaires en novembre 1750, le Prospectus de l’Encyclopédie promet ainsi dix volumes in-folio pour 372 livres. Les souscripteurs allés au bout ont reçu leur dernier volume de planches en 1772, vingt-huit tomes plus tard, après deux arrêts du Conseil du roi, une condamnation pontificale et dix pages de titre à une adresse de Neuchâtel que le catalogue de la Bibliothèque nationale de France qualifie de fausse.
Le Breton rachète une traduction qui tourne mal
Au départ, rien ne distingue l’affaire d’une spéculation de librairie ordinaire. En février 1745, l’imprimeur André-François Le Breton s’accorde avec un Anglais, Mills, et un Allemand, Sellius, pour traduire la Cyclopaedia qu’Ephraim Chambers a publiée à Londres en 1728. En août, tout se défait ; Frank Kafker et Jeff Loveland rapportent que Mills et lui en sont venus aux mains, et le chancelier d’Aguesseau finit par dissoudre le contrat.
Le 18 octobre 1745, Le Breton s’associe à trois confrères, Antoine-Claude Briasson, Michel-Antoine David et Laurent Durand. Il garde la moitié des parts et assure seul l’impression, chacun des autres prend un sixième, et c’est donc lui qui porte l’essentiel du risque. Le registre de délibérations et de comptes des associés, édité par Louis-Philippe May en 1938, s’ouvre à la fin de 1745 et permet de suivre qui fut payé, même quand on ignore pour quel travail.
Le 16 octobre 1747, Diderot et d’Alembert remplacent l’abbé de Gua de Malves. Vu depuis un comptoir de libraire, le pari est curieux, car le parlement de Paris a condamné en 1746 les Pensées philosophiques de Diderot.
Vincennes, 24 juillet 1749
Deux ans plus tard, le pari se paie. Diderot est enfermé à Vincennes comme auteur de la Lettre sur les aveugles, et les libraires supplient le comte d’Argenson, directeur de la Librairie, celui-là même qui a ordonné l’arrestation, de le relâcher, faute de quoi l’entreprise s’arrête. Il sort le 3 novembre. Le premier tome, paru le 28 juin 1751 à 2 050 exemplaires, s’ouvre sur une dédicace à ce même d’Argenson, louant la protection accordée à l’ouvrage « dès sa naissance ». Marie Leca-Tsiomis se demande si les directeurs l’ont écrite sans ironie. La question reste ouverte, et elle est bonne.
Dès avril 1751, on compte plus d’un millier de souscripteurs, grâce en partie à une querelle avec le jésuite Berthier dans le Journal de Trévoux. À l’automne, l’évêque de Mirepoix, Boyer, met le roi en garde, et le nouveau directeur de la Librairie, Malesherbes, doit désigner trois censeurs. Faute de place, le premier tome renvoyait son privilège à un volume suivant ; l’ENCCRE, l’édition numérique collaborative et critique de l’Encyclopédie, relève que cette page n’a paru dans aucun. Le 18 novembre, l’abbé de Prades, collaborateur de l’ouvrage, soutient en Sorbonne une thèse où les jésuites repèrent vite des propositions hérétiques.
« Seront & demeureront supprimés »
En janvier 1752, quelques jours après la sortie du deuxième tome, la Sorbonne censure la thèse de Prades, et le parlement la fait brûler. Le 7 février, un arrêt du Conseil d’État ordonne que les deux premiers volumes « seront & demeureront supprimés », en interdisant d’en vendre, d’en acheter ou d’en détenir. Prades et deux autres abbés collaborateurs, Pestré et Yvon, partent en exil, et le deuxième tome, à peine livré, devient un livre qu’il est défendu de garder chez soi.
Trois mois plus tard, le travail reprend.
La reprise doit beaucoup à Malesherbes et, selon la chronologie du projet ARTFL de l’université de Chicago, à Mme de Pompadour. Elle traîne avec elle une anecdote qu’on ne sait pas dater. Malesherbes aurait soustrait les papiers de Diderot à une saisie en les cachant, en 1752 et chez son père d’après l’ARTFL, en 1759 et chez lui d’après la chronologie de la BnF ; aucune des deux pages ne donne de source sur ce point, et le geste lui-même repose sur une tradition dont on ne voit pas ici l’origine. La suite se date mieux. Le troisième tome sort à l’automne 1753, en octobre pour l’ENCCRE, en novembre pour la BnF, tiré à 3 100 exemplaires, et une réimpression des trois premiers porte en février 1754 le tirage à 4 200. Dans l’article DROIT DE COPIE, prévu pour le cinquième tome, le libraire David écrit que l’ouvrage « appartient à la France ». En 1757, l’historiographe Moreau publie dans le Mercure de France un Avis utile et nouveau mémoire pour servir à l’histoire des Cacouacs, où Jacques Proust a lu le portrait d’un clan organisé contre la morale, la religion et le gouvernement, portrait qui circule dans une presse où Fréron, la Gazette de France, les Mémoires de Trévoux et les Nouvelles ecclésiastiques des jansénistes multiplient au même moment les attaques contre les encyclopédistes, chacun pour ses propres raisons, et parfois les uns contre les autres.
Diderot évoque en 1755, dans l’article ENCYCLOPÉDIE, des renvois « philosophiques » dirigés « secrètement » contre les préjugés, et des lecteurs modernes y ont vu une arme cachée, avec un exemple favori, ANTHROPOPHAGES renvoyant à EUCHARISTIE. L’ENCCRE montre que ce renvoi vient du très orthodoxe Dictionnaire de Trévoux des jésuites.
Mille planches contre un privilège révoqué
En avril 1757, la législation sur l’imprimé prévoit la mort ou les galères pour les auteurs et imprimeurs d’écrits séditieux ou clandestins. En novembre, l’article GENÈVE, signé d’Alembert, fâche les pasteurs genevois et le parti dévot. Découragé, d’Alembert décide d’abandonner en janvier 1758, revient à contrecœur en mars et ne partira pour de bon qu’en 1759. Après le scandale de De l’esprit d’Helvétius, le parlement examine l’Encyclopédie le 23 janvier 1759. Le 8 mars, un arrêt du Conseil d’État révoque le privilège, puis le 3 septembre le texte pontifical Ut primum, de Clément XIII, condamne l’ouvrage.
L’interdiction a pourtant ouvert une issue. En juillet, un arrêt ordonne de rembourser les souscripteurs, et la chronologie de l’ARTFL affirme qu’aucun ne l’a demandé. Malesherbes refuse que l’impression s’achève à l’étranger et ne répond pas à la proposition de la poursuivre en France ; le silence est pris pour une permission. Le 8 septembre 1759, un privilège neuf couvre un Recueil de mille planches, prévu en quatre volumes. Il en paraîtra onze, de 1762 à 1772, avec 2 579 planches selon le décompte d’Alexandre Guilbaud pour l’ENCCRE. On a soutenu que la révocation avait sauvé l’ouvrage en le soustrayant au contrôle légal de ses ennemis. La formule vaut pour les dix derniers tomes de texte, imprimés sans privilège, mais les gravures restent sous le regard de l’administration, et c’est sur elles que Fréron publie en novembre 1759 une dénonciation selon laquelle elles auraient été prises à Réaumur, accusation dont l’Académie des sciences finit par disculper Diderot.
Le calendrier joue ensuite pour les libraires. Le 6 août 1762, le parlement condamne les règles de la Compagnie de Jésus, et l’ouvrage perd ses adversaires les plus acharnés. En 1763, Sartine, ami de Diderot, succède à Malesherbes. Le chevalier Louis de Jaucourt dicte alors jusqu’à quatre articles par jour et fournit, selon FranceArchives, près du quart des derniers tomes. En janvier 1766, les dix tomes restants sont distribués d’un coup, datés de 1765, sans liste d’auteurs, à l’adresse de Neuchâtel, chez Samuel Faulche. Le 23 avril, Le Breton entre à la Bastille pour huit jours, coupable d’avoir envoyé sans autorisation des exemplaires à Versailles.
Le Breton avait-il tort de craindre la Bastille ?
En novembre 1764, cherchant un de ses grands articles de philosophie de la lettre S, Diderot le trouve mutilé ; le récit vient de Grimm, dans la Correspondance littéraire du 1er janvier 1771. Depuis deux ans au moins, Le Breton et son prote, le chef d’atelier Louis-Claude Brullé, reprenaient sur épreuves des articles déjà revus pour en adoucir les affirmations politiques et religieuses. Le 12 novembre, Diderot écrit au libraire, dans la lettre qu’Emmanuel Boussuge et Françoise Launay ont rééditée en 2020, « Vous m’avez mis dans le cœur un poignard que votre vue ne peut qu’enfoncer davantage ». Réimprimer étant impossible, il consent pourtant, pressé par ses amis, à mener l’ouvrage jusqu’au dernier tome.
L’ampleur de ces retouches reste difficile à mesurer, Kafker et Loveland le disent sans détour. On la connaît par un volume d’épreuves antérieures aux corrections du libraire, acheté en 1933 par Douglas H. Gordon et publié avec Norman L. Torrey en 1947. Plus de quarante articles censurés y figurent en premier état. Contre la lecture de Gordon et Torrey, Jean Haechler tient Jaucourt pour « le premier lésé », dont l’article TOLÉRANCE a disparu en entier ; celui qu’ont lu les souscripteurs est du pasteur Romilly. On préférera ici parler d’autocensure, puisque les coupes viennent du libraire lui-même et d’aucun des censeurs nommés par la Librairie.
Il faut plaider aussi pour Le Breton. La fille de Diderot, citée par Kafker et Loveland, a écrit qu’il « craignait la Bastille plus que la foudre », et la législation de 1757 donnait un appui à cette peur. Il possède la moitié d’une affaire qui engage son capital depuis 1745, il imprime des volumes sans privilège, et en 1766 il passe bel et bien huit jours à la Bastille. Un rapport de police du 1er janvier 1752 disait déjà qu’il « maronnait raisonnablement », c’est-à-dire qu’il publiait un certain nombre de livres illicites. D’autres libraires parisiens retouchaient de même, et Kafker et Loveland concluent que l’ouvrage est resté malgré tout une somme de savoirs et d’hétérodoxie.
Les comptages ne tombent pas juste non plus. L’ENCCRE donne environ 74 000 articles et 4 000 exemplaires, FranceArchives prête à Jaucourt près de 17 000 articles sur 68 000, l’ARTFL mène le tirage à 4 200. L’écart tient probablement à la définition d’un article, une même vedette pouvant porter plusieurs entrées, et tous les comptages ne les traitent pas de la même façon. Le superlatif accolé à l’entreprise a une origine repérable, la Bibliothèque Mazarine qui la présente comme la plus vaste du siècle par le volume, le capital et le nombre de personnes mobilisées ; aucun de ces critères ne mesure le risque.
À Charlottesville, dans les collections spéciales de l’université de Virginie, le volume d’épreuves est entré en 1986, par le legs de Gordon, avec les trente-six tomes reliés en maroquin rouge qu’il accompagne. Il réunit quelque 300 pages en premier état, corrigées en partie de la main de Diderot, et celui qui l’a composé, presque certainement Le Breton, y a fait insérer les copies des actes qui lui interdisaient en 1752 et en 1759 de vendre l’ouvrage. Chaque tome porte l’ex-libris de l’état-major général russe, apposé vers 1840, d’où l’hypothèse, peu probable vu les armoiries des plats, d’une provenance de la bibliothèque de Diderot vendue à Catherine II. Sous une même reliure tiennent ainsi le texte que Diderot voulait imprimer et la copie des deux interdictions qui ont failli l’en empêcher.
Pour aller plus loin
La carrière commerciale de l’ouvrage après 1775 se lit dans les archives de la Société typographique de Neuchâtel, dépouillées par Robert Darnton, avec les éditions in-quarto de la fin du siècle. L’affaire de l’abbé de Prades et la condamnation des jésuites par le parlement de Paris en 1762 éclairent chacune un des deux camps qui se sont disputé l’Encyclopédie, tandis que l’histoire de la direction de la Librairie sous Malesherbes montre l’autre versant de la censure royale.
Au milieu du XVIIIᵉ siècle, quatre libraires de Paris se lancent dans un projet énorme, un dictionnaire de toutes les sciences et de tous les métiers, dirigé par Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert. Les acheteurs paient d’avance, volume après volume. L’ouvrage met plus de vingt ans à paraître, et il est interdit deux fois en cours de route.
Une affaire de libraires
Tout commence par un projet de traduction. En 1745, le libraire André-François Le Breton veut publier en français un dictionnaire anglais à succès. Il se fâche avec ses deux traducteurs et doit repartir de zéro.
Il s’associe alors avec trois collègues. Le Breton garde la moitié de l’affaire et imprime seul les volumes, les trois autres se partagent le reste. En 1747, Diderot et d’Alembert prennent la direction du projet. Le choix est risqué, car un livre de Diderot a déjà été condamné par la justice.
En 1749, Diderot passe d’ailleurs plus de trois mois en prison à Vincennes à cause d’un autre de ses écrits. Les libraires plaident pour sa libération, car sans lui le dictionnaire s’arrête.
Deux interdictions
Pour vendre le livre, les libraires diffusent en 1750 un texte de présentation à 8 000 exemplaires. Il promet dix gros volumes pour 372 livres, la monnaie de l’époque. Le premier tome paraît en juin 1751.
Les ennuis arrivent vite. Un collaborateur, l’abbé de Prades, défend à l’université une thèse jugée contraire à la religion. En février 1752, le Conseil du roi supprime les deux premiers volumes, et il devient interdit de les vendre, de les acheter ou de les garder chez soi. Trois mois plus tard, pourtant, le travail reprend, grâce à Malesherbes, le haut fonctionnaire chargé de surveiller les livres.
En 1759, après le scandale d’un autre livre, De l’esprit d’Helvétius, le roi retire aux libraires leur autorisation de publier, et le pape condamne l’ouvrage. D’Alembert quitte l’aventure pour de bon la même année.
Des gravures pour continuer
Les libraires trouvent une parade. Ils obtiennent une nouvelle autorisation, cette fois pour un recueil de gravures sur les sciences et les métiers. Prévu en quatre volumes, il en compte finalement onze, avec plus de 2 500 planches, publiées de 1762 à 1772.
Le texte, lui, s’imprime sans autorisation. En 1766, les dix derniers volumes sont distribués d’un coup. Leur page de titre indique une ville suisse, Neuchâtel, avec une adresse que la Bibliothèque nationale de France juge fausse. La même année, Le Breton passe huit jours à la Bastille pour avoir envoyé des exemplaires à Versailles sans permission.
Le libraire qui coupait les textes
En 1764, Diderot fait une découverte douloureuse. Depuis au moins deux ans, Le Breton et le chef de son atelier modifiaient en secret des articles que Diderot avait déjà relus, pour adoucir les passages politiques et religieux jugés risqués. Diderot lui écrit qu’il lui a planté un poignard dans le cœur. Il termine malgré tout le travail.
On ne sait pas exactement combien de textes ont été coupés. On le sait en partie grâce à un volume d’environ 300 pages d’épreuves, c’est-à-dire des pages imprimées avant les corrections du libraire. Un Américain, Douglas H. Gordon, l’a acheté en 1933. Ce volume se trouve aujourd’hui à l’université de Virginie, aux États-Unis.
Le Breton avait pourtant des raisons d’avoir peur. Depuis 1757, les auteurs et imprimeurs d’écrits interdits risquaient la mort ou les galères. Il avait investi une grosse somme dans l’affaire, et il a bien fini par aller en prison.
Des chiffres qui ne concordent pas
Même les chiffres de base varient selon les sources. On compte environ 68 000 ou 74 000 articles, et un tirage de 4 000 ou 4 200 exemplaires. Un seul collaborateur, le chevalier de Jaucourt, a écrit près du quart des derniers volumes, en dictant jusqu’à quatre articles par jour.
Le détail des arrêts de 1752 et 1759, le débat sur l’ampleur des coupes et l’histoire des renvois soi-disant subversifs occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ephraim Chambers, Cyclopaedia, or an Universal Dictionary of Arts and Sciences, Londres, 1728, ouvrage dont Le Breton achète la traduction en 1745 texte numérisé par le projet ARTFL, université de Chicago
- Registre des délibérations et des comptes des libraires associés de l’Encyclopédie, ouvert à la fin de 1745 édité par Louis-Philippe May, Revue de synthèse, t. XV, 1938 ; lieu de conservation non relevé
- Denis Diderot, Pensées philosophiques, publiées sans nom d’auteur, 1746, condamnées par le parlement de Paris le 7 juillet 1746 d’après la chronologie de l’ARTFL
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Sources primaires (suite)
- Denis Diderot, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, 1749, motif de l’incarcération à Vincennes du 24 juillet au 3 novembre 1749 d’après la chronologie de l’ARTFL et BnF Essentiels
- Prospectus de l’Encyclopédie, rédigé par Diderot, Paris, novembre 1750, tiré à 8 000 exemplaires, conditions de souscription (60, 36, 24 et 40 livres, total 372 livres) texte édité en ligne par l’ARTFL et l’ENCCRE
- Le père Berthier, jésuite, compte rendu critique du Prospectus, Journal de Trévoux, janvier 1751 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, t. I, Paris, Briasson, David l’aîné, Le Breton, Durand, 1751, dédicace au comte d’Argenson et mention du privilège renvoyé à un volume suivant Bibliothèque Mazarine, exemplaire 1 numérisé pour l’ENCCRE
- Thèse de l’abbé de Prades, soutenue en Sorbonne le 18 novembre 1751, censurée en janvier 1752 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Rapport de police sur André-François Le Breton, 1er janvier 1752 Bibliothèque nationale de France, ms. français 22107, f. 91, cote citée d’après Kafker et Loveland (2016), non vérifiée sur la notice de l’établissement ; formule « maronnait raisonnablement » citée d’après Kafker et Loveland (2003)
- Arrest du conseil d’état du roy, qui ordonne que les deux premiers volumes de l’ouvrage intitulé Encyclopédie […] seront & demeureront supprimés, 7 février 1752 Bibliothèque nationale de France, numérisé sur Gallica
- Michel-Antoine David, article DROIT DE COPIE, Encyclopédie, t. V, Paris, 1755 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Denis Diderot, article ENCYCLOPÉDIE, Encyclopédie, t. V, Paris, 1755, passage sur les renvois « philosophiques » d’après la notice de l’ENCCRE
- Attaques contre l’Encyclopédie dans l’Année littéraire de Fréron, la Gazette de France, les Mémoires de Trévoux et les Nouvelles ecclésiastiques, 1757 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Fréron, publication de la dénonciation d’un ancien employé de librairie sur l’origine des planches, novembre 1759 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Moreau, historiographe du roi, Avis utile et nouveau mémoire pour servir à l’histoire des Cacouacs, Mercure de France, 1757 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Jean Le Rond d’Alembert, article GENÈVE, Encyclopédie, t. VII, Paris, novembre 1757 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Helvétius, De l’esprit, Paris, 1758, condamné au feu le 6 février 1759 d’après la chronologie de l’ARTFL
- Arrest du Conseil d’Etat du roi qui révoque les lettres de privilège obtenues pour le livre intitulé Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, arts et métiers, 8 mars 1759 Bibliothèque nationale de France, numérisé sur Gallica
- Arrêt du 21 juillet 1759 ordonnant le remboursement des souscripteurs texte non consulté, connu par la chronologie de l’ARTFL
- Clément XIII, Ut primum, 3 septembre 1759, condamnation de l’Encyclopédie texte mis en ligne par l’ARTFL
- Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux et les arts méchaniques, avec leur explication, 11 vol., Paris, 1762-1772, 2 579 planches Bibliothèque Mazarine, exemplaire 1 numérisé pour l’ENCCRE
- Encyclopédie, t. VIII à XVII, « A Neufchastel, chez Samuel Faulche & compagnie », 1765, distribués en janvier 1766, dont l’article TOLÉRANCE du pasteur Romilly au t. XVI Bibliothèque nationale de France, notice du catalogue général
- Denis Diderot, lettre à André-François Le Breton, [12 novembre 1764], publiée par Grimm dans la Correspondance littéraire, livraison du 1er janvier 1771 nouvelle édition par E. Boussuge et F. Launay, 2020
- Volume d’épreuves de l’Encyclopédie, environ 300 pages en premier état, corrections en partie de la main de Diderot, copies des significations de 1752 et 1759, joint à un exemplaire en 36 volumes relié en maroquin rouge, ex-libris de l’état-major général russe University of Virginia, Albert and Shirley Small Special Collections Library, Douglas H. Gordon Collection of French Books (cote non relevée)
- Dictionnaire universel françois et latin, dit de Trévoux, article ANTHROPOPHAGE, passage sur l’Eucharistie et la Communion édition de 1771, où le passage se lit encore ; les encyclopédistes ont surtout utilisé les éditions de 1743 et 1752 (ENCCRE)
Bibliographie
- Louis-Philippe May, « Documents nouveaux sur l’Encyclopédie : histoire et sources de l’Encyclopédie d’après le registre de délibérations et des comptes des éditeurs, et un mémoire inédit », Revue de synthèse, t. XV, 1938, p. 7-110 Revue de synthèse
- Douglas H. Gordon et Norman L. Torrey, The Censoring of Diderot’s Encyclopédie and the Re-established Text, New York, 1947 Columbia University Press
- Jacques Proust, Diderot et l’Encyclopédie, Paris, 1962, rééd. Paris, 1995, notamment p. 109 sur les « Cacouacs » Albin Michel
- Robert Darnton, L’Aventure de l’Encyclopédie, 1775-1800. Un best-seller au siècle des Lumières, trad. Marie-Alyx Revellat, préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie, Paris, 1982, 445 p., ISBN 2-262-00242-8 Perrin
- Jean Haechler, L’Encyclopédie : les combats et les hommes, Paris, 1998 Les Belles Lettres
- Frank A. Kafker et Jeff Loveland, « Antoine-Claude Briasson et l’Encyclopédie », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 35, 2003, p. 131-139, DOI 10,4000/rde.169 Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédiehttps://doi.org/10.4000/rde.169
- Frank A. Kafker et Jeff Loveland, « André-François Le Breton, initiateur et libraire en chef de l’Encyclopédie », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 51, 2016, p. 107-125 Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie
- Emmanuel Boussuge et Françoise Launay, « La lettre de Diderot à Le Breton du 12 novembre 1764. Nouvelle édition d’un document capital pour l’histoire de l’Encyclopédie », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie 55, 2020, p. 199-214, DOI 10,4000/rde.6841 Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédiehttps://doi.org/10.4000/rde.6841
Sources en ligne
- « General Chronology of the Encyclopédie », adaptée de J. et M. Charpentier (éd.), L’Encyclopédie, Bordas, 1967 ARTFL Encyclopédie, université de Chicagohttps://encyclopedie.uchicago.edu/general-chronology-and-publication-dates/general-chronology
- « L’aventure de l’Encyclopédie en 15 dates » BnF Essentiels, Bibliothèque nationale de Francehttps://essentiels.bnf.fr/fr/focus/72a74e1d-9c0f-40d0-bed2-3b59e938413f-aventure-lencyclopedie-en-15-dates
- « L’Encyclopédie : présentation générale », notices de Marie Leca-Tsiomis, Alexandre Guilbaud et Irène Passeron ENCCRE, Académie des scienceshttps://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/static/docs/documentation.html
- « ENCCRE (Edition Numérique Collaborative et CRitique de l’Encyclopédie) » Bibliothèque Mazarinehttps://www.bibliotheque-mazarine.fr/fr/evenements/projets/enccre
- « The Douglas H. Gordon Collection of French Books » University of Virginia, Albert and Shirley Small Special Collections Libraryhttps://small.library.virginia.edu/collections/featured/224-2/
- « Arrest du conseil d’état du roy, qui ordonne que les deux premiers volumes de l’ouvrage intitulé Encyclopédie […] seront & demeureront supprimés. Du 7 février 1752 » Gallica, BnFhttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8612222q.image
- « Arrest du Conseil d’Etat du roi qui révoque les lettres de privilège obtenues pour le livre intitulé : « Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, arts et métiers » […] (Du 8 Mars 1759) » Gallica, BnFhttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8613267m.image
- « 1752 : interdiction de « L’Encyclopédie » de Diderot et D’Alembert » RetroNews, site de presse de la BnFhttps://www.retronews.fr/education/echo-de-presse/2018/06/15/1752-interdiction-de-lencyclopedie-de-diderot-et-dalembert
- Notice bibliographique « Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers » BnF, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45075462g
- « Jaucourt, Louis (1704-1780 ; chevalier de) » FranceArchiveshttps://francearchives.gouv.fr/fr/authorityrecord/FRAN_NP_052644
- « Gordon (Douglas H.) et Torrey (Norman L.). The censoring of Diderot’s Encyclopedie and the re-established text », compte rendu, Revue belge de philologie et d’histoire, 1950 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1950_num_28_1_1867_t1_0197_0000_2
- « L’aventure de l’Encyclopédie : 1775-1800 », compte rendu Bulletin des bibliothèques de France, Enssibhttps://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1982-08-0515-001
- « La lettre de Diderot à Le Breton du 12 novembre 1764 » Cairn.infohttps://www.cairn.info/revue-recherches-sur-diderot-et-sur-l-encyclopedie-2020-1-page-199.htm
- « André-François Le Breton, initiateur et libraire en chef de l’Encyclopédie » OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rde/5390
- « Antoine-Claude Briasson et l’Encyclopédie » OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rde/169

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