Jean de Biclar ne consacre qu’une phrase à la ville. Sous l’année 578 de sa chronique, ce clerc catholique d’origine gothique, qui écrit sous un roi arien, rapporte que Léovigild, vainqueur des usurpateurs, a fondé en Celtibérie une ville portant le nom de son fils, Recópolis, ornée « d’un ouvrage admirable » dans ses murailles comme dans ses faubourgs. Rien sur la taille de la ville, rien sur ceux qui la peuplent. Au Cerro de la Oliva, à Zorita de los Canes, dans la province de Guadalajara, les recherches archéologiques commencent en 1944, et il faut attendre une prospection géomagnétique, en 2015, pour voir apparaître le plan que la chronique laissait en blanc.
Une ville au nom d’un fils
Léovigild, roi de 569 à 586, fonde encore Victoriacum en Vasconie en 581. Donner à une ville neuve un nom dynastique rappelle le répertoire des empereurs, et l’étude que Pilar Diarte-Blasco, Manuel Castro-Priego et Lauro Olmo-Enciso ont consacrée en 2022 à l’enceinte de Recópolis rapproche ses formes de l’architecture militaire byzantine. En croisant fouilles, relevés LiDAR, restitution en trois dimensions et nouvelles datations au radiocarbone, ils décrivent la seule courtine wisigothique dont on connaisse aujourd’hui le tracé complet.
Les cartes publiées en 2019 dans la revue Antiquity par Joachim Henning, Michael McCormick, Lauro Olmo Enciso, Knut Rassmann et Eyub F. Eyub ont changé l’échelle du site. La fouille avait livré un quartier palatial, une cour de 136 mètres sur 40, une porterie et une église. La prospection y ajoute un tissu urbain dense, des bâtiments palatiaux que personne n’attendait et un faubourg hors les murs, tandis que l’enceinte, selon la présentation de Turespaña, délimite environ trente hectares.
Les auteurs signalent aussi un édifice qu’ils proposent de lire comme l’une des plus anciennes mosquées de la péninsule, et rappellent que fouilles et textes s’accordent à faire de Recópolis un centre encore important au début de l’époque islamique. Le mot mosquée mérite pourtant des guillemets tant qu’aucune fouille ne l’a vérifié, puisqu’il repose sur un plan obtenu sans ouvrir le sol.
Le centre du royaume s’appelle Tolède. Dans La géographie du pouvoir dans l’Espagne visigothique, parue en 2003, Céline Martin suit la montée progressive de la ville et montre les réformes de Chindaswinthe et de Receswinthe, au milieu du VIIᵉ siècle, renforcer le pouvoir central, puis range le royaume du côté de la continuité romaine contre ceux qui parlaient d’un « préféodalisme » gothique, le cadre provincial de l’Empire subsistant à ses yeux dans l’administration civile comme dans l’Église.
Récarède au concile comme Constantin à Nicée
En 589, trois ans après la mort de son père, Récarède réunit à Tolède le troisième concile de la ville, où sa conversion personnelle, déjà acquise, devient celle de son peuple et de ses évêques ariens. À l’année 590 de sa chronique, Jean de Biclar compare le roi présent au concile à Constantin le Grand honorant de sa présence le concile de Nicée, et à l’empereur Marcien qui avait fait confirmer les décrets de Chalcédoine. La comparaison obéit à une logique que les évêques partagent. Pour eux, l’unité de la foi garantit celle du peuple, et le roi qui la procure entre dans la lignée des empereurs chrétiens. Les actes de ce concile, comme ceux des assemblées tolédanes qui suivent jusqu’à la fin du VIIᵉ siècle, ont été édités par José Vives en 1963. Une génération plus tard, Isidore de Séville donne au royaume son récit. Le prologue de son Histoire des Goths, connu comme l’éloge de l’Espagne, salue la péninsule comme la « mère des princes et des peuples », et l’évêque fait courir le règne des Goths sur 256 ans, depuis le roi Athanaric jusqu’à la cinquième année de Suinthila, dans les années 620. Il écrit pour un roi vivant.
L’idée d’un peuple uni par la foi nourrit aussi, de 589 à 694, une législation contre les juifs qui se durcit d’un concile à l’autre. Le 9 novembre 694, à l’ouverture du dix-septième concile de Tolède, le roi Égica accuse les juifs du royaume d’avoir conspiré avec leurs coreligionnaires d’outre-mer, et le canon 8 va jusqu’à les réduire tous en servitude en confisquant leurs biens. Aux yeux des pères conciliaires, la mesure riposte à une trahison et à des conversions feintes, selon la logique d’un pouvoir qui se pense garant du salut collectif et tient toute dissidence religieuse pour une menace politique. La réalité du complot reste discutée, car une conjuration avérée expliquerait la dureté des mesures aussi bien qu’une accusation de circonstance.
Douze livres pour un seul royaume
Receswinthe, roi de 649 à 672, attache son nom à deux objets. Le premier est un code. Vers 654, il promulgue le Liber iudiciorum, le « livre des jugements », en douze livres, que révisent ensuite Ervige en 681 puis Égica, et dont Karl Zeumer a donné l’édition de référence en 1902.
Ce code prolonge une codification de Léovigild, fondée sur le code d’Euric, rédigé pour le royaume de Toulouse au Vᵉ siècle et connu seulement par les titres 274 à 336, lus sous l’écriture d’un palimpseste, ce parchemin gratté puis réécrit que la Bibliothèque nationale de France conserve sous la cote latin 12161. Le Liber iudiciorum survit au royaume et continue de servir de référence après 711.
Le second objet est une couronne que personne ne portait. Conservée au Museo Arqueológico Nacional de Madrid sous le numéro d’inventaire 71202, elle se compose de deux demi-cercles de double tôle d’or articulés par des charnières, d’un diamètre de 20,6 centimètres pour un bandeau haut de 10, et atteint 80 centimètres avec sa suspension, car elle était faite pour pendre au-dessus d’un autel. Sous le bandeau, des lettres d’or serties de pierres forment l’inscription « [R]ECCESVINTHVS REX OFFERET », « le roi Receswinthe l’offre ». Le R initial manque. Il se trouve à Paris, au musée de Cluny, qui garde aussi trois couronnes du même ensemble, inventoriées Cl. 2879, Cl. 2885 et Cl. 3211, dont une au nom de Sonnica. Le trésor sort de terre à partir de 1858 à Guarrazar, sur la commune de Guadamur, près de Tolède. Recomposée, la couronne de Receswinthe est vendue au musée de Cluny avec huit autres couronnes et cinq croix, et ne revient en Espagne qu’à la faveur d’un échange, en 1941. Le musée parisien écrit que le trésor « a dû être enfoui en 711 », lors de la conquête. L’hypothèse est vraisemblable, rien de plus. Dispersées dès leur découverte, les pièces ont été rassemblées et remontées avant d’être vendues, et le contexte de leur enfouissement, seul capable de le dater, a disparu avec ces manipulations.
« Tumultuose regnum inuadit »
Le récit le plus proche de la chute est celui d’un chrétien anonyme, vers 754. Sa chronique, éditée par José Eduardo López Pereira en 1980 puis en 2009, rapporte que Rodrigue s’empare du royaume « dans le tumulte, à l’exhortation du Sénat ». Reprenant ce passage en 2002, Amancio Isla Frez souligne que la mention du Sénat, l’assemblée des grands, sert à légitimer le nouveau roi plutôt qu’à le dénoncer comme tyran, et que la chronique place la conquête dans une guerre civile. Il doute en revanche que les partisans de Witiza, le prédécesseur de Rodrigue, aient directement appelé les envahisseurs. Quant au lieu de la bataille, la chronique le laisse ouvert, si bien qu’on peut seulement affirmer que Rodrigue y perdit le trône, et probablement la vie.
Le déclin moral vient plus tard, et sa fabrication se date. À la cour d’Alphonse III des Asturies, à la fin du IXᵉ siècle, des clercs rattachent les rois d’Oviedo à ceux de Tolède et expliquent la perte du royaume par les péchés de ses derniers souverains. Francisco José Moreno Martín, qui a retracé cette généalogie en 2021, suit les légendes qui s’y greffent, dont celle de la Cava, fille du comte Julien violée par Rodrigue. Une poignée de textes et une ignorance presque totale de la culture matérielle, note-t-il, ont suffi pour faire des Wisigoths les fondateurs de « la nation la plus ancienne d’Europe ».
Le XIXᵉ siècle donne au thème sa forme savante. En 1880, le premier tome de l’Historia de los heterodoxos españoles de Marcelino Menéndez Pelayo consacre une section à la « politique hétérodoxe de Witiza ». Le 10 août de la même année, le jésuite Jules Tailhan lui écrit de Paris pour contester l’idée d’une trahison de l’Espagne par l’aristocratie gothique. Rien ne la prouve, selon lui, puisque c’est cette aristocratie qui avait porté Rodrigue au trône ; on peut seulement affirmer que la trahison fut l’œuvre des frères et des fils de Witiza.
Tailhan corrige le moraliste sans renoncer à une trahison familiale, celle-là même dont Isla Frez doute aujourd’hui.
Ceux qui parlent d’une crise finale ont pour eux des faits solides. Le royaume s’effondre en une campagne, après une succession disputée ; le trône s’y prend souvent par la force, Rodrigue compris ; l’accusation de 694 montre un pouvoir qui se croit menacé de l’intérieur, et le témoin le plus proche parle lui-même de guerre civile. Ces faits rendent compte d’une fragilité réelle. La dégénérescence morale d’un peuple entier relève d’un autre registre, celui d’un récit composé plus d’un siècle après la bataille par une cour qui avait besoin d’ancêtres goths.
San Pedro de la Nave, poutre 150
Les églises dites wisigothiques posent un problème plus sourd. San Pedro de la Nave, dans la province de Zamora, Quintanilla de las Viñas, dans celle de Burgos, ou San Juan de Baños, dans celle de Palencia, n’offrent aucune datation absolue, et leur attribution repose sur la typologie et le style, avec un argument maître, l’inscription de San Juan de Baños, datée de 652 ou de 661 selon les lectures. En 1994 et 1995, dans la revue Al-Qantara, Luis Caballero Zoreda a proposé de rajeunir le groupe d’un à deux siècles, en faisant dériver ses formes de techniques arrivées après l’installation de l’émir omeyade ’Abd al-Rahmân Iᵉʳ.
Une poutre a servi de test. Longue de 278 centimètres, conservée au musée de Zamora sous le numéro 150, elle provient du mur qui surmonte l’arc triomphal de San Pedro de la Nave. En 1998, Eduardo Rodríguez Trobajo, Fernán Alonso Matthias et Luis Caballero Zoreda y comptent 282 à 283 cernes, jusqu’à la surface du tronc, et datent au radiocarbone un segment de la série. Leur conclusion tombe hors de toutes les hypothèses. Le pin, sylvestre ou laricio, a été abattu entre 330 et 474, et venait probablement de plus de cent kilomètres. Il s’agissait donc d’un remploi, comme une partie des pierres de taille, qui ne datait pas l’église. Si la date était tombée au milieu du VIIᵉ siècle, reconnaissent les auteurs, on aurait sans doute conclu à une église wisigothique, sans mesurer ce qu’une date de bois remployé a de relatif.
Le démontage de l’église, dirigé par l’architecte Alejandro Ferrant en 1931 et 1932 pour la soustraire aux eaux d’un barrage, avait révélé plus d’une centaine d’encoches pour des agrafes de bois qui liaient les pierres. Presque toutes les agrafes ont fini dans un feu allumé par les ouvriers. Manuel Gómez Moreno, directeur général des Beaux-Arts au moment du transfert, en garda une sur sa table de travail, en guise de presse-papiers. Deux autres agrafes, en chêne vert, longues de 39 et de 38,5 centimètres, sont parvenues au musée de Zamora sous le numéro 152. En 1998, l’équipe de la poutre les désignait comme les meilleures candidates à une date proche du chantier, puisque le bois taillé pour des agrafes a plus de chances d’avoir été coupé au moment même de la construction.
Pour aller plus loin
La conquête de 711 et la figure de Târiq ibn Ziyâd relèvent d’un article à part, qui confronte les chroniques latines aux récits arabes plus tardifs. Le royaume des Asturies et la bataille de Covadonga prolongent la question de l’héritage gothique revendiqué à Oviedo, et l’œuvre d’Isidore de Séville, des Étymologies à l’Histoire des Goths, éclaire la culture savante du royaume de Tolède.
On entend encore dire que les Wisigoths ont perdu l’Espagne parce que leur royaume pourrissait de l’intérieur. Ces rois d’origine gothique, venus après avoir perdu leur royaume de Toulouse, ont gouverné la péninsule depuis Tolède. Leur domination s’achève en 711, quand leur dernier roi est battu par des troupes arabes et berbères. Les textes qui parlent d’eux sont rares, et beaucoup ont été écrits après leur chute. Que peut-on vraiment affirmer à leur sujet ?
Une décadence écrite après coup
L’histoire d’un royaume puni pour ses fautes ne vient pas de Tolède. Elle naît bien plus tard, chez les rois chrétiens des Asturies, qui voulaient passer pour les héritiers des Goths. Leurs clercs expliquent donc la fin du royaume par les péchés de ses derniers rois. Une légende vient s’y greffer, celle d’une jeune femme outragée par le roi Rodrigue.
En 1880, l’érudit espagnol Marcelino Menéndez Pelayo reprend ce récit dans une histoire des hérétiques d’Espagne. Un jésuite français, Jules Tailhan, lui écrit la même année pour le contredire. Selon lui, rien ne prouve que la noblesse gothique ait trahi, puisqu’elle avait elle-même porté Rodrigue au pouvoir. Il admet seulement une trahison venue de la famille du roi précédent.
Une ville neuve et une couronne d’or
Le sol, lui, montre des rois qui empruntent aux empereurs. En 578, le roi Léovigild bâtit une ville neuve et lui donne le nom de son fils. Cette ville, Recópolis, se trouve dans l’actuelle province de Guadalajara. Des appareils qui mesurent le magnétisme du sol en ont dressé le plan sans creuser. On y voit des rues serrées, de grands bâtiments de palais et un quartier hors des murs.
Un de ces bâtiments pourrait être l’une des plus anciennes mosquées d’Espagne. Les fouilles et les textes montrent d’ailleurs que la ville restait active après la conquête. Tant que personne n’a creusé à cet endroit, le mot de mosquée reste une hypothèse.
Le fils de Léovigild, Récarède, change la religion du royaume. Les rois goths suivaient jusque-là une forme de christianisme qui place le Fils au-dessous du Père, l’arianisme. En 589, une assemblée d’évêques réunie à Tolède, un concile, fait du royaume un royaume catholique. Pour ces évêques, une seule foi faisait un seul peuple. Cette idée a aussi servi contre les juifs, réduits en servitude par un concile ultérieur.
Au siècle suivant, le roi Receswinthe promulgue un grand recueil de lois. Ce code sert encore après la chute du royaume. Le même roi offre une couronne d’or ornée de pierres, faite pour pendre au-dessus d’un autel. Des lettres d’or accrochées sous le cercle disent en latin que le roi Receswinthe l’offre.
Le récit d’un témoin anonyme
Le texte le plus proche de la chute a été écrit vers 754 par un chrétien dont on ignore le nom. Il raconte que Rodrigue a pris le trône dans le tumulte. Ce coup de force avait l’appui de ce qu’il appelle le Sénat, que l’on comprend comme l’assemblée des grands. Le même témoin décrit un royaume en pleine guerre civile au moment de l’attaque.
Ce chroniqueur ne dit pas où s’est livrée la grande bataille. On sait seulement que Rodrigue y a perdu son trône, et probablement la vie. Les spécialistes se demandent encore si la famille du roi précédent a appelé les envahisseurs. Le jésuite le croyait. Un historien espagnol en doute aujourd’hui.
Ceux qui parlent de crise ont des arguments. Les rois prenaient souvent le trône par la force, et le royaume s’est effondré en une seule campagne. Ces faits montrent un royaume fragile. La corruption de tout un peuple relève d’un autre récit, celui que les rois des Asturies avaient besoin de raconter.
Des églises sans âge sûr
Plusieurs petites églises espagnoles passent depuis longtemps pour wisigothiques. Aucune ne porte de date certaine. On les classe d’après leur forme et leur décor, et une inscription dans l’une d’elles sert d’argument principal. Un archéologue espagnol a proposé de les rajeunir nettement, à une époque où l’Espagne avait déjà des émirs musulmans.
En 1998, une équipe a daté une poutre de l’une de ces églises. Elle a compté les cernes du bois, un par année de croissance. Elle a aussi mesuré une forme de carbone qui disparaît lentement avec le temps, le radiocarbone. Le résultat ne collait avec aucune hypothèse. L’arbre avait été coupé au plus tard en 474, bien avant les rois de Tolède.
La poutre venait donc d’un bâtiment plus ancien. Elle ne disait rien de l’âge de l’église. Avec une date tombée au bon siècle, reconnaissent les chercheurs, ils auraient sans doute cru tenir une église wisigothique.
Cette poutre est aujourd’hui au musée de Zamora, avec ses cernes comptés un à un.
La version complète raconte le sort des agrafes de bois de cette église, dont l’une a fini en presse-papiers, et explique pourquoi la première lettre de la couronne de Receswinthe se trouve à Paris.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Couronne votive de Receswinthe, trésor de Guarrazar (Guadamur, Tolède), double tôle d’or, pierres et cristal de roche, diamètre 20,6 cm, hauteur du bandeau 10 cm, hauteur maximale 80 cm, inscription en lettres pendantes « [R]ECCESVINTHVS REX OFFERET » Museo Arqueológico Nacional, Madrid, inv. 71202
- Couronnes votives du trésor de Guarrazar, dont une au nom de Sonnica, or et pierres précieuses, VIIᵉ siècle, h. 67,3 cm, diam. 16,8 cm, acquises en 1859 Musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris, Cl. 2879, Cl. 2885 et Cl. 3211
- Poutre de pin sylvestre ou laricio, 278 × 30 × 38 cm, retirée du mur surmontant l’arc triomphal de San Pedro de la Nave, abattage daté entre 330 et 474 (réf. de laboratoire CSIC-1318) Museo de Zamora, inv. 150
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Sources primaires (suite)
- Deux agrafes de chêne vert en double queue d’aronde, 39 et 38,5 cm, provenant du démontage de San Pedro de la Nave en 1931-1932 Museo de Zamora, inv. 152, 1 et 2
- Code d’Euric, fragments des titres 274 à 336, conservés dans un palimpseste Paris, Bibliothèque nationale de France, latin 12161
- Jean de Biclar, Chronicon, années 578 (§ 4, fondation de Recópolis), 581 (§ 3, fondation de Victoriacum) et 590 (Récarède au IIIᵉ concile de Tolède) éd. Theodor Mommsen, Monumenta Germaniae Historica, Auctores antiquissimi 11, Chronica minora II, Berlin, 1894
- Isidore de Séville, Historia Gothorum, prologue (De laude Spaniae) et décompte final des années du règne des Goths éd. Cristóbal Rodríguez Alonso, Las historias de los godos, vándalos y suevos de Isidoro de Sevilla, León, Centro de Estudios e Investigación « San Isidoro », 1975, Fuentes y estudios de historia leonesa 13
- Liber iudiciorum sive Lex Visigothorum, édité par Receswinthe vers 654, révisé par Ervige en 681 éd. Karl Zeumer, Leges Visigothorum, Monumenta Germaniae Historica, Leges nationum Germanicarum I, Hanovre et Leipzig, 1902
- Actes des conciles de Tolède III (589) et XVII (694, canon 8) éd. José Vives, avec Tomás Marín Martínez et Gonzalo Martínez Díez, Concilios visigóticos e hispano-romanos, Barcelone et Madrid, CSIC, 1963
- Chronique de 754, dite Chronique mozarabe, notice du règne de Rodrigue (« Rudericus tumultuose regnum ortante senatu inuadit ») éd. José Eduardo López Pereira, Crónica mozárabe de 754, Saragosse, Anubar, 1980, Textos medievales 58 ; nouvelle éd., Continuatio Isidoriana Hispana. Crónica mozárabe de 754, León, 2009, Fuentes y estudios de historia leonesa 127
- Inscription dédicatoire de l’église de San Juan de Baños, datée de 652 ou de 661 selon les lectures église de San Juan de Baños, Baños de Cerrato (Palencia)
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « Couronnes votives du trésor de Guarrazar », présentation de l’ensemble et hypothèse d’un enfouissement en 711 Musée de Cluny, musée national du Moyen Âgehttps://www.musee-moyenage.fr/lieux-et-collections/les-oeuvres/couronnes-votives-du-tresor-de-guarrazar
- « Trésor de Guarrazar », notice listant notamment la lettre R de la couronne de Receswinthe Réunion des musées nationaux-Grand Palais, agence photographiquehttps://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/tresor-de-guarrazar_or-metal_pierre-precieuse_pierre-semi-precieuse_orfevrerie-technique
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- « Céline MARTIN, La géographie du pouvoir dans l’Espagne visigothique, Villeneuve-d’Ascq, P.U. Septentrion, 2003 », compte rendu, Le Moyen Âge, 2008 Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-1-page-XLII?lang=fr
- « El eterno retorno del reino visigodo. Relecturas desde la heterodoxia » Dialnet, Universidad de La Riojahttps://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=8320017
- « Carta de Jules Tailhan a Marcelino Menéndez Pelayo. Paris, 10 août 1880 » Biblioteca Virtual Miguel de Cervanteshttps://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/carta-de-jules-tailhan-a-marcelino-menendez-pelayo-paris-10-aout-1880-795762/html/
- « Iglesia de San Pedro de la Nave » Junta de Castilla y León, portail Turismo Castilla y Leónhttps://www.turismocastillayleon.com/es/patrimonio-cultura/iglesias-ermitas/iglesia-san-pedro-nave


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