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Les Lombards : le royaume oublié d’Italie, entre Pavie et Salerne

Aconcagua (talk) / Wikimedia Commons
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Ramasser une chose perdue sur la route et la lever plus haut que le genou, au royaume lombard, c’est déjà se l’approprier. Le chapitre 260 de l’édit de Rothari vise celui qui trouve sur un chemin de l’or, un vêtement ou tout autre objet, le soulève au-dessus du genou et ne le montre pas au juge, et il le condamne à rendre neuf fois la valeur. Le roi date son texte du 22 novembre 643 et le donne « au palais de Pavie », en se présentant comme le dix-septième roi de la nation des Lombards, dans la huitième année de son règne, la trente-huitième de son âge et la soixante-seizième depuis que son peuple est entré en Italie derrière Alboïn.

On a longtemps vu dans ce genou la survivance d’un rite germanique. Luca Loschiavo, historien du droit à l’université Roma Tre, lui trouve une parenté plus terre à terre dans la discipline militaire romaine. Le légionnaire, rapporte Aulu-Gelle au livre XVI des Nuits attiques, jurait de remettre au consul tout objet de quelque valeur trouvé près du camp, et un code militaire byzantin joint à l’Écloga de 726 punit comme voleur le soldat qui garde pour lui un animal trouvé. Les Lombards connaissaient ces règles de l’intérieur, puisque tout le temps qu’ils ont tenu la Pannonie, écrit Paul Diacre au premier chapitre de son deuxième livre, ils ont combattu aux côtés de l’Empire contre ses ennemis.

Alboïn quitte la Pannonie le lendemain de Pâques

La date du départ tient dans une phrase de Paul (Histoire des Lombards, II, 7). Les Lombards quittent la Pannonie, où ils ont vécu quarante-deux ans, au mois d’avril de la première indiction, ce cycle fiscal de quinze ans hérité de Rome, le lendemain de Pâques, fête qui tombait cette année-là le 1er avril, en l’an 568 de l’Incarnation. Ils emmènent femmes, enfants et mobilier, et laissent leurs terres à leurs alliés huns, les Avars, à charge de les leur rendre s’ils devaient revenir.

Paul écrit au Mont-Cassin dans les années 790, plus de deux siècles après les faits et une quinzaine d’années après la chute de Pavie, à partir de sources dont certaines sont perdues, comme le récit de Secundus de Trente. La plus ancienne copie conservée de son livre, le Cod. Sang. 635 de la bibliothèque abbatiale de Saint-Gall, deux cent quarante-trois pages de parchemin écrites par plusieurs mains vers 800 en Italie du Nord, peut-être à Vérone, est presque contemporaine de sa mort.

Le peuple qui passe les Alpes n’a rien d’homogène. Paul énumère lui-même au chapitre 26 les Gépides, Bulgares, Sarmates, Pannoniens, Suèves et Noriques entraînés par Alboïn, dont des villages portaient encore les noms de son temps, et il fait venir au chapitre 6 plus de vingt mille Saxons avec femmes et enfants, chiffre de chroniqueur que personne n’a compté. Combien étaient les Lombards eux-mêmes, on l’ignore, et aucune source ne permet d’avancer un ordre de grandeur ; le Dictionnaire historique de la Suisse se borne à les dire largement minoritaires. Paul aime les détails. Un vieillard digne de foi, raconte-t-il au chapitre 8, lui a décrit la peau d’un bison tué sur le mont du Roi, au seuil de l’Italie, sur laquelle quinze hommes auraient pu s’étendre côte à côte.

Pavie résiste plus de trois ans avant d’ouvrir ses portes, et Alboïn entre dans le palais qu’avait construit Théodoric. Assassiné à Vérone, il a pour successeur Cleph, qui fait périr ou chasse beaucoup de Romains puissants, puis le royaume reste dix ans sans roi (II, 31-32). Chaque duc tient sa cité, Zaban à Pavie, Wallari à Bergame, Alichis à Brescia, Eoin à Trente, Gisulf à Cividale, sans compter trente autres. Beaucoup de nobles romains sont tués par cupidité, et les survivants, répartis « entre les hôtes », deviennent tributaires et versent aux Lombards le tiers de leurs récoltes. Le tiers, chez Paul, est donc un tribut levé sur des vaincus. Au livre III, chapitre 16, quand les Lombards se donnent enfin un roi, Authari, les ducs cèdent la moitié de leurs biens pour l’entretenir, et une seule phrase, populi tamen adgravati per Langobardos hospites partiuntur, dit ce qu’il advient des Romains, si bien que l’on hésite, selon qu’on rattache les « hôtes » au verbe ou aux Lombards, entre des populations accablées réparties entre leurs hôtes lombards et des populations qui partagent avec eux, et que l’on ignore toujours si le tiers fut maintenu, allégé ou remplacé par autre chose. Paul enchaîne aussitôt sur un royaume idyllique, sans violence, sans vol, où chacun allait sans crainte où il voulait. Eduardo Fabbro, de l’université de Toronto, y lit un plaidoyer construit pour disculper les rois, la violence ne commençant qu’avec l’absence de roi.

Gairethinx

L’édit compte trois cent quatre-vingt-huit chapitres, en latin, semés de mots lombards que le législateur glose lui-même, faida, « c’est-à-dire l’inimitié », ou thinx, « c’est-à-dire la donation » (chapitre 171). Au chapitre 386, Rothari explique avoir fait rechercher auprès des anciens les lois des pères, qui n’étaient pas écrites, et les avoir arrêtées avec ses juges et « toute notre très heureuse armée », avant de les confirmer per gairethinx, « selon le rite de notre nation ». La lecture classique y voit l’armée réunie en assemblée, à la manière des anciens Germains. Ennio Cortese, en 1995, y reconnaît un acte formel de validation, cousin de la mancipation romaine, et s’appuie sur l’affranchissement du chapitre 224, où l’esclave passe trois fois de main en main devant témoins et garant avant d’être conduit à un carrefour et déclaré libre d’aller par les quatre chemins. Gerhard Dilcher lui a répondu en 2006 en défendant le rite d’assemblée et le poids d’une culture orale que l’analyse purement juridique laisse échapper, et il a pour lui la lettre du chapitre 386, qui nomme l’armée. Les deux s’accordent sur la fonction, une validation rendue publique, et divergent sur le monde d’où elle vient. Nous pencherions, sur ce seul point, pour Cortese, parce qu’un législateur n’a guère besoin de traduire thinx par donatio devant des hommes qui pratiquent le rite depuis toujours.

Le texte ignore les témoins. Le mot testis n’apparaît dans aucun chapitre, et l’écrit n’est mentionné qu’une fois, au chapitre 243. On en a déduit pendant plus d’un siècle une justice d’ordalies, de duels et de serments, indifférente aux faits. Loschiavo relève pourtant le chapitre 387, qui dispense de la faida celui qui a tué un homme libre « sans le vouloir », ce qui suppose un juge capable de dire si l’acte était voulu. La pratique dément vite le silence de la loi, puisqu’un jugement rendu sous le roi Perctarit, en 674, dans un litige entre les églises de Parme et de Plaisance, conserve une enquête en bonne forme. Le plus ancien acte privé parvenu en original date de 720, et Antonella Ghignoli et François Bougard y lisent une transformation du document romain tardif, fait de formules et de particules héritées. Quant à l’édit, sa plus ancienne copie, le Cod. Sang. 730 de Saint-Gall, quatre-vingt-huit pages de 20,5 sur 14 centimètres copiées vers 670-680, peut-être à Bobbio, a été dispersée en fragments entre Saint-Gall, Karlsruhe et Zurich, reliée en 1822 par le bibliothécaire Ildefons von Arx, puis restaurée en 2008.

Les os de Collegno, le cuivre du Bargello

À Collegno, près de Turin, un cimetière utilisé de la fin du VIᵉ au VIIIᵉ siècle a fourni une partie des soixante-trois génomes publiés en 2018 dans Nature Communications par l’équipe de Carlos Eduardo Amorim, l’autre partie venant de Szólád, en Hongrie occidentale, une nécropole antérieure au départ pour l’Italie. Chaque site s’organise autour d’une grande lignée biologique, et chacun réunit au moins deux groupes d’ascendance différente, aux usages funéraires bien distincts. À Collegno, l’analyse du strontium, un élément qui garde dans l’organisme la signature géologique du lieu où l’on a grandi, indique que les individus d’ascendance nord-européenne étaient des migrants et ceux d’ascendance méridionale des gens du pays. Le résultat concorde avec la migration que raconte Paul. Il ne dit rien du nom que ces morts se donnaient, et les auteurs parlent de cimetières « associés » aux Lombards.

L’archéologie perd vite sa prise. Dès la deuxième génération, rappelle Reto Marti dans le même Dictionnaire, les femmes aisées abandonnent le costume à quatre fibules pour la tunique romaine fermée d’une seule fibule ronde, et avant le milieu du VIIᵉ siècle les tombes sans mobilier se généralisent, pour les femmes d’abord, pour les hommes ensuite. Passé ce moment, une sépulture ne permet plus de distinguer un Lombard d’un Romain, et l’on ne sait pas si les intéressés tenaient encore à la distinction.

L’image la plus reproduite d’un roi lombard pose un problème d’une autre nature. Au musée du Bargello, à Florence, une plaque de cuivre doré au mercure de 18,9 sur 6,7 centimètres, probablement le frontal d’un casque de parade, montre un souverain trônant entre deux gardes, deux Victoires ailées dont l’une tient une bannière marquée VICTVRIA, et des porteurs de couronnes ; une inscription mutilée le désigne comme le roi Agilulf. Entrée au musée en 1889, trouvée près d’un château non identifié du Valdinievole, elle porte une fissure oblique laissée par l’aplatissement qu’on lui a fait subir pour la vendre aux collectionneurs. Les analyses publiées en 2004 ont montré un cuivre pur et une dorure à l’or pur. Dilcher y voit l’image même du gairethinx. Cristina La Rocca et Stefano Gasparri, en 2010, dans une étude consacrée au « trésor lombard » apparu sur le marché entre 1888 et 1932, tendent au contraire à exclure son authenticité, et rien de ce qui a été publié depuis ne permet de trancher.

« Foetentissima gens »

En 770, une lettre pontificale met en garde Charles, le futur Charlemagne, et son frère Carloman contre un mariage avec une fille du roi Didier. Elle oppose la « très illustre nation des Francs, qui brille au-dessus de toutes » à la nation « perfide et très puante des Lombards », qui « n’est pas même comptée au nombre des nations » et dont « il est certain que sort la race des lépreux ». C’est la lettre 45 du Codex Carolinus, recueil de quatre-vingt-dix-neuf lettres pontificales que Charlemagne fit réunir en 791 et que conserve un manuscrit unique, copié à Cologne dans la seconde moitié du IXᵉ siècle, le Cod. 449 de la Bibliothèque nationale autrichienne. Walter Pohl, d’après le Liber pontificalis, la croit rédigée pour le pape Étienne III par le primicier Christophore, qu’il tient pour l’acteur politique le plus habile de la période. L’accusation de paganisme était sans fondement à cette date, note-t-il, et le vocabulaire vient de Grégoire le Grand, qui traitait déjà de nefandissimus le roi Authari. Quatorze ans plus tôt, une autre lettre du recueil, la huitième, accusait l’armée d’Aistulf d’avoir violé des religieuses et fait cuire les hosties avec de la viande. Or l’évêque Walprand de Lucques rédige son testament à l’été 754 parce qu’il part, sur ordre du même Aistulf, rejoindre cette armée.

Les Lombards ont répondu par des livres, et Fabbro voit dans l’Histoire de Paul une réponse directe à cette propagande. L’auteur anonyme d’une Origine des Lombards, rédigée dans la première décennie du IXᵉ siècle et connue par un seul manuscrit conservé à Gotha, écrit de ses ancêtres qu’ils furent « d’abord des loups rapaces, puis des agneaux paissant dans le troupeau du Seigneur ». Mille ans plus tard, l’image pontificale revient par la littérature. En 1822, Alessandro Manzoni accompagne sa tragédie Adelchi d’un Discorso sopra alcuni punti della storia longobardica in Italia qui fait des Lombards des oppresseurs étrangers campés au milieu des Italiens, et c’est lui qui donne le nom d’Ermengarda à la fille de Didier, dont on ignore le vrai nom et dont on ne sait même pas avec certitude si Charles l’épousa. Selon Stefano Gasparri, l’historiographie italienne, de forte matrice catholique, garde ces positions pendant presque tout le XXᵉ siècle, avec le rejet des Lombards, la papauté en guide naturelle des Romains et une fin du royaume jugée inévitable ; ses deux grands spécialistes du milieu du siècle y ajoutent l’idée d’une séparation étanche entre Lombards et Romains, qui permettait de refermer en 774 la « parenthèse » lombarde. Machiavel avait écrit l’inverse dans ses Histoires florentines, en notant qu’en 774 les Lombards n’avaient « plus d’étranger que le nom ».

Le procès en barbarie n’a pourtant pas été inventé de toutes pièces, et Paul ne cache rien des années de ducs, avec leurs nobles tués, leurs églises dépouillées et leurs prêtres massacrés (II, 32). La révision récente porte sur la fin. Gasparri soutient qu’au VIIIᵉ siècle le royaume est, avec celui des Francs, l’une des deux grandes puissances de l’Occident, que rien ne le condamnait, et que la défaite de 774 tient à l’alliance des Francs et du pape comme à une armée qui ne menait plus de grandes guerres. Les testaments de mobilisés en donnent la mesure, celui de Gaiprand de Lucques en 755 ou celui du Pisan Domnolino qui, en 769, « incertain du jugement de Dieu », laisse ses biens à sa « très douce sœur » Austriconda avant de partir.

Arechis, prince de la nation des Lombards

À l’été 773, Charles propose encore à Didier quatorze mille sous d’or pour qu’il rende au pape les cités réclamées. Pavie tombe l’année suivante, Didier est emmené en Francie, et le vainqueur prend le titre de roi des Lombards. Les cadres du royaume restent en place, et seule la révolte du Frioul, en 776, vaut à ce duché une répression et des chefs francs.

Au sud, le duc de Bénévent, Arechis II, gendre de Didier, refuse l’issue. Dès 774, il prend le titre de princeps gentis Langobardorum, prince de la nation des Lombards, ajoute ses propres chapitres à l’édit de Rothari, frappe des monnaies d’or à la légende Victoria principi et fait de Salerne, refondée et dotée d’un palais, sa seconde résidence, comme le montre Giulia Zornetta. Il avait fondé vers 768 l’église et le monastère de Santa Sofia de Bénévent. En 787, Charlemagne s’arrête à Capoue et se contente d’une soumission formelle, d’un tribut et d’otages. Les principautés lombardes du Sud tiennent encore trois siècles, et Salerne ne tombe qu’en 1077 aux mains du Normand Robert Guiscard, dont l’épouse Sykelgaite est elle-même lombarde ; le Dictionnaire historique de la Suisse arrête pourtant leur indépendance au Xᵉ siècle, et la date dépend de ce qu’on appelle indépendance.

En 2011, l’UNESCO inscrit au patrimoine mondial sept ensembles lombards, à Cividale, Brescia, Castelseprio, Spolète, Campello sul Clitunno, Bénévent et Monte Sant’Angelo. Les critères de sélection ont écarté les anciennes capitales royales.

Pavie n’y figure pas.

Dans le Nord conquis, le royaume survit plus discrètement, dans les formules des notaires. En 776, un notaire de Lucques invoque une loi « du roi Aistulf de sainte mémoire », et une vingtaine d’années plus tard un autre rédige la donation d’un tout petit enfant nommé Adaloald pour le salut de son âme « selon la constitution du roi Liutprand de sainte mémoire », dans une Toscane où les actes se dataient déjà par les années de la victoire de Charles.

Pour aller plus loin

Le palais de Pavie où entre Alboïn renvoie à l’article sur Théodoric et l’héritage romain, et la correspondance de Grégoire le Grand avec la reine Théodelinde éclaire l’autre versant des relations entre Rome et les Lombards. Les Normands de Robert Guiscard en Italie du Sud et la conquête de 774 par Charlemagne prolongent l’histoire par ses deux extrémités.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Édit de Rothari, promulgué au palais de Pavie le 22 novembre 643, prologue et chapitres 171, 224, 243, 260, 386 et 387 éd. Friedrich Bluhme, MGH Leges 4, Hanovre, 1868, p. 1-90
  2. Edictum Rothari, plus ancienne copie, parchemin, 88 p., 20,5 × 14 cm, Bobbio ( ?), 670/680, fragments complémentaires à Karlsruhe (Badische Landesbibliothek) et à Zurich Saint-Gall, Stiftsbibliothek, Cod. Sang. 730
  3. Paul Diacre, Historia Langobardorum, II, 1 ; II, 6-9 ; II, 26-28 ; II, 31-32 ; III, 16 ; III, 29 éd. Ludwig Bethmann et Georg Waitz, MGH Scriptores rerum Langobardicarum et Italicarum, Hanovre, 1878
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Sources primaires (suite)

  1. Paul Diacre, Historia Langobardorum, parchemin, 243 p., 23 × 14/14,5 cm, Italie du Nord (Vérone ?), vers 800 Saint-Gall, Stiftsbibliothek, Cod. Sang. 635
  2. Codex epistolaris Carolinus, lettre 8 (Étienne II, 756) et lettre 45 (Étienne III, 770), recueil compilé en 791, manuscrit unique copié à Cologne dans la seconde moitié du IXᵉ siècle Vienne, Österreichische Nationalbibliothek, Cod. 449 ; éd. Wilhelm Gundlach, MGH Epistolae 3, lettre 45 aux p. 560-563
  3. Liber pontificalis, vie d’Étienne III éd. Louis Duchesne, Le Liber pontificalis, t. I, Paris, 1886
  4. Grégoire le Grand, Registrum epistularum, I, 17 (le roi Authari qualifié de nefandissimus) éd. Paul Ewald et Ludwig M. Hartmann, MGH Epistolae 1
  5. Origo gentis Langobardorum codicis Gothani, chap. 1, rédigée dans la première décennie du IXᵉ siècle Gotha, manuscrit unique ; éd. Claudio Azzara et Stefano Gasparri, Le leggi dei Longobardi, Milan, 1992, p. 282-291
  6. Notitia iudicati de 674, litige entre les églises de Parme et de Plaisance, enquête ordonnée sous le roi Perctarit éd. Gian Piero Bognetti, L’età longobarda, I, Milan, 1966, p. 234-239
  7. Testaments de Walprand, évêque de Lucques (été 754), de Gaiprand de Lucques (755) et de Domnolino de Pise (769), rédigés avant le départ à l’armée éd. Luigi Schiaparelli, Codice diplomatico longobardo, I, n° 114 et 117, et II, n° 230, Rome, 1929-1933
  8. Actes lucquois de 776 (loi « du roi Aistulf de sainte mémoire ») et de la fin du VIIIᵉ siècle (donation pro anima de l’enfant Adaloald) Chartae Latinae Antiquiores, XXXVI (Italy XVII), n° 1058, et XXXIX (Italy XX), n° 1144
  9. Plaque dite d’Agilulf, frontal de casque ( ?), cuivre doré au mercure, env. 18,9 × 6,7 cm, inscription au nom du roi et légende VICTVRIA, trouvée en Valdinievole, entrée au musée en 1889 Florence, Museo Nazionale del Bargello
  10. Aulu-Gelle, Nuits attiques, XVI, 4, 2 (serment militaire sur les objets trouvés près du camp) édition de référence
  11. Leges militares ex Ruffo (Nomos stratiotikos), chap. 10, appendice de l’Écloga de 726 éd. Giuseppe Famiglietti, Milan, 1980, p. 20-21
  12. Alessandro Manzoni, Discorso sopra alcuni punti della storia longobardica in Italia, Milan, 1822 joint à la tragédie Adelchi
  13. Niccolò Machiavelli, Istorie fiorentine, livre I, phrase sur les Lombards de 774 citée d’après Gasparri 2016

Bibliographie

  1. Stefano Gasparri, « Una fine inevitabile ? Il crollo del regno longobardo di fronte ai Franchi e al papato », Reti Medievali Rivista 17 (2), 2016, DOI 10,6092/1593-2214/519 Firenze University Presshttps://doi.org/10.6092/1593-2214/519
  2. Walter Pohl, « Why not to marry a foreign woman : Stephen III’s letter to Charlemagne », dans Valerie Garver et Owen Phelan (dir.), Rome and Religion in the Early Middle Ages, Farnham, 2014, p. 47-63 Ashgate
  3. Eduardo Fabbro, « Charlemagne and the Lombard Kingdom That Was : the Lombard Past in Post-Conquest Italian Historiography », Journal of the Canadian Historical Association / Revue de la Société historique du Canada 25 (2), 2014, p. 1-26, DOI 10,7202/1032839ar Société historique du Canadahttps://doi.org/10.7202/1032839ar
  4. Carlos Eduardo G. Amorim, Stefania Vai, Cosimo Posth et al., « Understanding 6th-century barbarian social organization and migration through paleogenomics », Nature Communications 9, 2018, article 3547, DOI 10,1038/s41467-018-06024-4 Nature Communicationshttps://doi.org/10.1038/s41467-018-06024-4
  5. Antonella Ghignoli et François Bougard, « Elementi romani nei documenti longobardi ? », dans L’héritage byzantin en Italie (VIIIᵉ-XIIᵉ siècle). I. La fabrique documentaire, Rome, 2011, p. 241-301, Collection de l’École française de Rome 449 École française de Rome
  6. Cristina La Rocca et Stefano Gasparri, « Forging an early medieval royal couple : Agilulf, Theodelinda and the « Lombard Treasure » (1888-1932) », dans Walter Pohl et Mathias Mehofer (dir.), The Archaeology of Identity, Vienne, 2010, p. 269-287
  7. Ennio Cortese, Il diritto nella storia medievale, I, Rome, 1995, p. 137-142 (le gairethinx comme acte formel)
  8. Gerhard Dilcher, « « per gairethinx secundum ritus gentis nostrae confirmantes ». Zu Recht und Ritual im Langobardenrecht », dans Gerhard Dilcher et Eva-Marie Distler (dir.), Leges – Gentes – Regna, Berlin, 2006, p. 419-448, avec un excursus sur la plaque d’Agilulf p. 449-458

Sources en ligne

  1. « St. Gallen, Stiftsbibliothek, Cod. Sang. 730 : Edictum Rothari (Veterum Fragmentorum Tomus III) » e-codices, Bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suissehttps://www.e-codices.ch/en/list/one/csg/0730
  2. « St. Gallen, Stiftsbibliothek, Cod. Sang. 635, p. 4 – Paulus Diaconus, Historia Longobardorum » e-codices, Bibliothèque virtuelle des manuscrits en Suissehttps://e-codices.unifr.ch/fr/csg/0635/4
  3. « Stelle Ego in dei nomine Rothari, vir exce... (Edictus Rothari, MGH, LL 4, 1868 (F. Bluhme), pp. 1-2) [5108] » base Monetary Practices, Académie autrichienne des sciences (ACDH)https://mmp.acdh-dev.oeaw.ac.at/archiv/stelle/detail/5108
  4. « Looking at the Edict of Rothari between German ancestral customs and Roman legal traditions », Luca Loschiavo Roma TrE-Press, université Roma Trehttps://romatrepress.uniroma3.it/wp-content/uploads/2019/12/Looking-into-the-Edict-of-Rothari-between-german-ancestral-customs-and-roman-legal-traditions.pdf
  5. « Lombards (peuple) », Reto Marti, version de 2006 remaniée le 17,09,2010 Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/008029/2010-09-17/
  6. « La Lamina di Agilulfo », Luca Cipriani, rubrique Antiquitates, 2013 Finestre sull’Artehttps://www.finestresullarte.info/antiquitates/2013/01-lamina-di-agilulfo.php
  7. « Tradizione, Competizione, Emulazione. L’Italia meridionale longobarda alla periferia di due imperi (VIII–IX secolo) », Giulia Zornetta dépôt institutionnel de l’université de Padouehttps://research.unipd.it/retrieve/e14fb26c-537e-3de1-e053-1705fe0ac030/zornetta_tradizionecompetizioneemulazione.pdf
  8. « ROBERT GUISCARD (1015 env.-1085) », Jean-Marie Martin Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-guiscard/
  9. « Longobards in Italy. Places of the Power (568-774 A.D.) » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/list/1318/
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