En 1367, à Venise, quatre jeunes gens rendent leur verdict. Pétrarque est un brave homme, pieux, agréable à fréquenter, et sans instruction. Un obligeant s’empresse de le lui rapporter. L’homme a dépassé la soixantaine, il est couronné poète au Capitole depuis vingt-six ans, sa bibliothèque contient des textes que l’Occident latin avait perdus, et il va passer trois ans à répliquer.
Une lettre datée « chez les vivants »
Vingt-deux ans plus tôt, à Vérone, il avait ouvert dans la bibliothèque du chapitre un volume que personne n’attendait : seize livres de lettres de Cicéron à Atticus, trois à son frère Quintus, deux à Brutus, plus une lettre apocryphe à Octavien. Faute de copiste disponible, malade, il transcrit lui-même. Le lot des Ad familiares ne réapparaîtra qu’en 1392, à Verceil, et le mérite en revient à Coluccio Salutati.
Ce que Pétrarque fait ensuite n’a pas de précédent. Il écrit à Cicéron. La lettre porte la date du 16 juin 1345 et un lieu de rédaction, apud superos, chez ceux d’en haut, formule empruntée à l’Énéide pour dire le monde des vivants. Elle deviendra la troisième pièce du livre XXIV des Lettres familières. Et son contenu n’est pas un hommage. Ces lettres privées lui montrent un Cicéron instable, agité, occupé de charges et de triomphes, et il le lui reproche : il aurait mieux valu, pour un homme de son âge et de ses études, finir dans le calme de la campagne.
Le geste tient en trois opérations qu’il faut séparer. L’auteur ancien devient un individu daté, avec une biographie et des défauts, au lieu d’être un gisement de sentences empilées par les florilèges. Il devient un correspondant, ce qui suppose une distance mesurable entre son époque et celle du lecteur. Et il devient un objet philologique, dont le texte se restitue, se corrige et se compare.
Ténèbres et lumière, dans un poème qu’il n’a pas publié
Le classement du passé suit. Vers 1343, à la fin de son épopée latine Africa, il s’adresse à un lecteur futur : sa part à lui est de vivre dans la tempête, mais le sommeil d’oubli ne durera pas toujours, et une fois les ténèbres dissipées, ad purum priscumque iubar remeare nepotes, les descendants pourront revenir à l’ancienne clarté.
Theodor E. Mommsen a montré en 1942 ce que cette phrase déplace. La métaphore de la lumière et des ténèbres était chrétienne et servait à opposer le salut au paganisme ; ici elle change de critère. Ce qui fait la lumière n’est plus la foi, c’est la culture de Rome, et l’âge sombre devient le millénaire chrétien qui a suivi. Trois âges apparaissent, dont un âge intermédiaire qui n’a pas encore de nom. Il en recevra un plus tard, media tempestas, puis medium aevum.
Le statut du texte mérite d’être dit. L’Africa est le livre auquel Pétrarque tenait le plus et celui qu’il n’a jamais lâché : le poème n’est rendu public qu’en 1397, vingt-trois ans après sa mort, et imprimé en 1501. La périodisation qui fonde l’image que la Renaissance se fera d’elle-même se trouve dans un manuscrit que son auteur a gardé.
Même prudence pour la scène la plus citée. La lettre sur l’ascension du mont Ventoux, première du livre IV des Lettres familières, porte la date du 26 avril 1336 et le nom d’un destinataire, l’augustin Dionigi dei Roberti. Or Giuseppe Billanovich a relevé en 1966 des indices de remaniement qui ne peuvent pas être antérieurs au milieu de l’année 1353. Dionigi est mort à Naples le 31 mars 1342. On ne sait donc pas ce que Pétrarque a fait ce jour-là ni ce qu’il a écrit sur le moment ; on sait ce qu’il a voulu qu’on lise, une quinzaine d’années après. Le cas n’est pas isolé : la datation du Secretum a longtemps opposé Francisco Rico, qui la ramenait à 1353, et Hans Baron, qui tenait pour la datation traditionnelle des années 1342-1343 ; la proposition de Rico est aujourd’hui largement acceptée.
Rentrer plus savant sans rentrer meilleur
Revenons aux quatre Vénitiens. La réponse s’appelle De sui ipsius et multorum ignorantia, elle occupe Pétrarque de 1367 à 1370, et elle contient un argument, pas seulement une humeur.
Prémisse de départ, empruntée à l’adversaire. Aristote annonce lui-même que son enquête morale ne vise pas la connaissance théorique : nous cherchons non pour savoir ce qu’est la vertu, mais pour devenir bons, faute de quoi l’enquête ne servirait à rien (Éthique à Nicomaque, II, 2, 1103b26-29, et déjà I, 3, 1095a5-6). Pétrarque accepte ce contrat sans réserve. Deuxième prémisse, tirée de son expérience de lecteur : il a lu tous les livres moraux d’Aristote, certains commentés en cours, et il en revenait plus savant sans en revenir meilleur. Les définitions de la vertu et du vice y sont excellentes, dit-il, et son vouloir n’a pas bougé. Troisième prémisse, qui porte tout : savoir et aimer sont deux opérations distinctes, comprendre et vouloir également.
Conclusion. Une doctrine qui définit sans mouvoir la volonté manque le but qu’elle s’est elle-même fixé. Dans la traduction anglaise de Hans Nachod, le grief se formule ainsi : sa leçon manque des mots qui piquent et qui embrasent, ceux qui poussent à aimer la vertu et à haïr le vice. Ces mots, Pétrarque dit les trouver chez Cicéron, chez Sénèque, et, ajoute-t-il en prévenant la surprise, chez Horace. D’où la formule qui a fait fortune : il vaut mieux vouloir le bien que connaître le vrai.
L’enjeu est méthodologique. Si la volonté est ce qu’il faut atteindre, alors l’éloquence cesse d’être un ornement ajouté après coup à la démonstration et devient une partie de l’opération philosophique. Le pilier de l’enseignement adverse, la dialectique, devient au contraire un exercice qui tourne à vide.
Pétrarque n’invente pas cet exemple : il le prend chez Augustin, qui raconte au livre III des Confessions qu’un traité perdu de Cicéron, l’Hortensius, l’a retourné à dix-huit ans. Un livre d’exhortation, pas un traité de démonstration. Voilà le cas que l’argument demande de se représenter : un lecteur qui saurait énoncer sans faute la définition de la tempérance et resterait exactement l’homme qu’il était, en face d’un lecteur que trois pages ont déplacé.
Ce que le grief atteint, et ce qu’il laisse debout
Contre les contemporains, il porte. Ces gens-là, écrit Pétrarque, refusent qu’on demande une raison quand le maître a parlé, et il rappelle l’usage rapporté par Cicéron : « il l’a dit », et « il », c’était Pythagore. Il raille aussi les objets sur lesquels cette érudition s’exerce, la mâchoire supérieure du crocodile, le nombre de poils sur la tête du lion.
Contre le texte d’Aristote, la question reste ouverte. Car l’Éthique à Nicomaque soutient que la vertu vient de l’habitude et non de la nature (II, 1, 1103a14-26), et son dernier livre juge que les discours ne suffisent pas à rendre bon le grand nombre (X, 9). Une doctrine qui dit elle-même que l’argument ne rend pas vertueux se voit reprocher de ne pas rendre vertueux par l’argument. Que reste-t-il alors du grief : l’école visée, ou le livre ?
La tradition n’a pas tranché la question, et la génération suivante a choisi une autre issue : Leonardo Bruni, futur chancelier de Florence, retraduit la morale d’Aristote en latin cicéronien en 1416-1417, puis justifie sa méthode dans un traité sur la manière correcte de traduire. La réponse humaniste à Pétrarque a été de refaire la traduction, pas de fermer le livre.
Deux faits donnent enfin la mesure de l’entreprise. Pétrarque refuse de départager Platon et Aristote, soutient que Platon est allé plus près du but, se prévaut d’avoir seize volumes de Platon chez lui et invite ses juges à venir les compter, tout en reconnaissant qu’il n’est pas helléniste. Et vers 1353-1354, l’ambassadeur byzantin Nicolas Sygeros lui envoie de Constantinople un Homère grec. Il remercie, puis constate : Homère se tait auprès de lui, ou plutôt c’est lui qui est sourd. Il faudra attendre 1362 et la traduction latine de Léonce Pilate, obtenue avec le concours de Boccace, pour que le volume parle. L’homme qui redistribue la lumière et les ténèbres possède deux bibliothèques, dont une qu’il ne peut pas ouvrir.
Le mot arrive cent vingt ans plus tard
Reste l’étiquette. Paul Oskar Kristeller a soutenu que l’humanisme de la Renaissance n’est ni une philosophie ni une conception du monde, mais un programme d’enseignement et un groupe professionnel : les studia humanitatis, cycle de cinq disciplines, grammaire, rhétorique, poésie, histoire et philosophie morale, enseignées par des gens dont le métier était la lettre. Eugenio Garin a soutenu l’inverse, une découverte humaniste de l’homme portant un contenu proprement philosophique. Le débat n’est pas clos ; la définition de Kristeller sert de référence courante dans la recherche anglophone, la lecture de Garin continue d’alimenter l’histoire de la philosophie italienne, et l’écart entre les deux commande ce qu’on peut légitimement demander à un texte comme le De ignorantia.
Sur la chronologie, l’objection est plus dure. Ronald Witt a consacré en 2000 un livre entier aux origines du mouvement, et son sixième chapitre s’intitule d’un point d’interrogation : Pétrarque, père de l’humanisme ? La réponse est non. Selon Witt, les Padouans Lovato Lovati, mort en 1309, et Albertino Mussato, mort en 1329, éditaient déjà des textes, retrouvaient des œuvres perdues et travaillaient un style classicisant : ce sont des humanistes, pas des préhumanistes, et Pétrarque appartient à la troisième génération, celle qui a christianisé un mouvement d’abord séculier. Clémence Revest situe pour sa part la constitution de l’humanisme en mouvement culturel dans les années 1400-1430, deux générations après la mort de Pétrarque.
Benjamin G. Kohl a suivi le mot lui-même. Au XIVᵉ siècle, studia humanitatis désigne vaguement une culture littéraire, par référence au discours de Cicéron ; Salutati la popularise dans les années 1370 sans fixer de cursus ; il faut attendre 1438 et Tommaso Parentucelli pour que les cinq disciplines soient énumérées. Pétrarque, note Kohl, fait l’éloge de ces études sans employer l’expression.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à la scolastique, dont le De ignorantia donne une image polémique qu’il faut confronter aux textes des écoles elles-mêmes, et à l’aristotélisme de la Renaissance, qui ne recule pas au XVᵉ siècle mais se multiplie en versions rivales. Il croise aussi le stoïcisme romain, puisque Sénèque figure parmi les auteurs à qui Pétrarque attribue le pouvoir de mouvoir la volonté, et le platonisme, connu de lui par des volumes qu’il ne savait pas lire.
On dit de Pétrarque qu’il a inventé l’humanisme. Ce poète italien a passé sa vie à chercher dans les bibliothèques des abbayes des livres romains que plus personne ne lisait, et à écrire un latin imité du leur. Il est mort en 1374. Le mot « humanisme » n’existait pas encore, et il ne serait forgé qu’en Allemagne, très longtemps après lui.
Une lettre à un mort
Dans la bibliothèque de la cathédrale de Vérone, en 1345, Pétrarque ouvre un gros volume que personne ne cherchait. Ce sont des lettres privées de Cicéron, l’orateur romain, restées inconnues depuis des siècles. Aucun copiste n’est disponible, alors il les recopie lui-même.
Ce qu’il fait ensuite est nouveau. Il prend la plume et répond à Cicéron, mort depuis près de quatorze siècles. Il signe sa lettre « chez les vivants ». Et il ne le félicite pas : les lettres lui ont montré un homme agité, courant après les honneurs, et il le lui reproche.
Le geste a l’air d’un jeu. Il contient une idée. L’auteur ancien cesse d’être une autorité qu’on cite par bribes et devient quelqu’un qui a vécu à une date, dans un monde qui n’est plus le nôtre, et qu’on peut donc juger.
Le reproche fait à Aristote
Des années plus tard, de jeunes gens de Venise décident que le vieux poète est un brave homme sans instruction. Ils lui reprochent de mal connaître Aristote, le philosophe grec que toutes les écoles commentaient alors. Il met des années à répondre, dans un livre entier.
Son argument tient en peu de mots, et il commence par donner raison à son adversaire. Aristote annonce lui-même que sa morale ne cherche pas à faire savoir ce qu’est la vertu, mais à rendre bon. Or, dit Pétrarque, il a lu tous ses livres de morale, et il en ressortait plus savant sans en ressortir meilleur. Savoir et vouloir sont deux choses. Une doctrine qui explique parfaitement la vertu sans faire bouger la volonté manque donc le but qu’elle s’est fixé.
D’où sa conclusion : mieux vaut vouloir le bien que connaître le vrai. Et d’où le rôle qu’il donne à l’art d’écrire. Si le but est d’ébranler quelqu’un, alors le style fait partie du travail. Il cite Augustin, qu’un seul livre de Cicéron avait retourné dans sa jeunesse.
L’objection existe, et elle vient du texte même. Aristote écrit que la vertu s’acquiert par l’habitude, et que les discours ne suffisent pas à rendre les gens meilleurs. Il dit donc lui-même ce qu’on lui reproche de ne pas dire. Reste à savoir si Pétrarque visait le livre ou les professeurs de son temps.
Ce que les spécialistes se disputent
Personne ne conteste ce qu’il a trouvé ni ce qu’il a écrit. Le titre de fondateur, en revanche, est discuté depuis longtemps.
L’historien Ronald Witt a soutenu que le mouvement avait commencé bien avant lui, à Padoue, chez des lettrés qui éditaient déjà des textes anciens et imitaient déjà leur latin. Pétrarque arriverait donc en cours de route, et sa nouveauté serait ailleurs : il a donné une couleur chrétienne à une entreprise qui ne l’était pas. D’autres travaux placent la constitution du groupe plus tard encore, au début du siècle suivant.
L’histoire du vocabulaire va dans le même sens. L’expression latine dont on a tiré le nom du mouvement vient d’un discours de Cicéron. Un chancelier de Florence la remet en circulation quelques années avant la mort de Pétrarque, sans lui donner de programme précis. La liste des matières enseignées sous ce nom n’est arrêtée qu’en 1438. Quant à Pétrarque, il vante ces études sans jamais nommer ainsi ce qu’il fait.
Le discours de Cicéron d’où sort le mot, c’est lui qui l’a retrouvé, dans une bibliothèque de Liège, en 1333, et recopié de sa main. Les quelque deux cent soixante-dix exemplaires connus aujourd’hui descendent tous de cette copie, qui a disparu, comme le manuscrit qu’elle reproduisait.
La version complète donne le texte de la lettre adressée à un mort, la phrase d’Aristote sur laquelle Pétrarque appuie son reproche à Aristote, et la démonstration qui repousse la célèbre lettre du mont Ventoux bien après la promenade qu’elle raconte.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, XXIV, 3, à Marcus Tullius Cicéron, datée de Vérone, 16 juin 1345, *apud superos* reproche adressé à Cicéron sur son instabilité et ses charges
- Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, IV, 1, à Dionigi dei Roberti, datée du 26 avril 1336 (ascension du mont Ventoux) – *Lettres familières*, tome II, livres IV-VII, trad. André Longpré, publ. sous la dir. de Pierre Laurens, notices et notes d’Ugo Dotti mises en français par Christophe Carraud et Franck La Brasca, Paris, 2002 Les Belles Lettres
- Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, XVIII, 2, à Nicolas Sygeros remerciement pour le manuscrit grec d’Homère, et constat de l’impossibilité de le lire
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Sources primaires (suite)
- Pétrarque, *Rerum senilium libri*, XVI, 1, § 15-17 la halte de Liège en 1333, la copie du *Pro Archia* et la difficulté à trouver de l’encre
- Pétrarque, *Africa*, IX, 451-457 « discussis forte tenebris / ad purum priscumque iubar remeare nepotes » ; poème rendu public en 1397, imprimé en 1501
- Pétrarque, *De sui ipsius et multorum ignorantia*, 1367-1370 – *Mon ignorance et celle de tant d’autres*, préface d’Olivier Boulnois, trad. Juliette Bertrand revue par Christophe Carraud, édition bilingue latin-français, Grenoble, 2000, 318 p., coll. « Atopia » Jérôme Millon
- Pétrarque, *De sui ipsius et multorum ignorantia*, trad. anglaise Hans Nachod lecture des livres moraux d’Aristote, distinction du savoir et du vouloir, primat de la volonté bonne sur la connaissance du vrai ; dans Cassirer, Kristeller et Randall (dir.), *The Renaissance Philosophy of Man*, p. 47-133
- Pétrarque, *Secretum (De secreto conflictu curarum mearum)* dialogue entre « Augustinus » et « Franciscus » devant la Vérité, objet du débat de datation
- Aristote, *Éthique à Nicomaque*, I, 3, 1095a5-6 et II, 2, 1103b26-29, pagination Bekker la fin de l’enquête morale n’est pas la connaissance mais le fait de devenir bon
- Aristote, *Éthique à Nicomaque*, II, 1, 1103a14-26 (la vertu vient de l’habitude) et X, 9 (les discours ne suffisent pas à rendre bon le grand nombre)
- Cicéron, *Pro Archia poeta*, 62 av. J.-C. source de l’expression *studia humanitatis* ; manuscrit reconnu par Pétrarque à Liège en 1333
- Augustin, *Confessions*, III, 4, 7 l’effet de l’*Hortensius* de Cicéron, exemple invoqué par Pétrarque
- Leonardo Bruni, traduction latine de l’*Éthique à Nicomaque*, 1416-1417, et *De interpretatione recta*, 1424-1426
- Friedrich Immanuel Niethammer, *Der Streit des Philanthropinismus und Humanismus in der Theorie des Erziehungs-Unterrichts unsrer Zeit*, Iéna, Frommann, 1808 première occurrence du substantif *Humanismus*
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Sources en ligne
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- « On Not Knowing Homer : A Poet as Icon » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-031-62312-7_2
- « The Descendants of Petrarch’s Pro Archia » The Classical Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/classical-quarterly/article/abs/descendants-of-petrarchs-pro-archia/65FD33F7709510615B85E2225C4F0ACB
- « Ricordo di Francisco Rico » Associazione degli Italianistihttps://www.italianisti.it/news/adi/scomparsa-di-francisco-rico/Ricordo%20di%20Francisco%20Rico.pdf
- « The Birth of the Humanist Movement at the Turn of the Fifteenth Century » Annales. Histoire, Sciences Sociales, English Edition, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/annales-histoire-sciences-sociales-english-edition/article/abs/birth-of-the-humanist-movement-at-the-turn-of-the-fifteenth-century/9BFC6A159E4D925941D2270F9E921964




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