Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Pétrarque : l’invention de l’humanisme, un titre décerné après coup

Marco Almbauer / Wikimedia Commons
8 min de lecture37 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

En 1367, à Venise, quatre jeunes gens rendent leur verdict. Pétrarque est un brave homme, pieux, agréable à fréquenter, et sans instruction. Un obligeant s’empresse de le lui rapporter. L’homme a dépassé la soixantaine, il est couronné poète au Capitole depuis vingt-six ans, sa bibliothèque contient des textes que l’Occident latin avait perdus, et il va passer trois ans à répliquer.

Une lettre datée « chez les vivants »

Vingt-deux ans plus tôt, à Vérone, il avait ouvert dans la bibliothèque du chapitre un volume que personne n’attendait : seize livres de lettres de Cicéron à Atticus, trois à son frère Quintus, deux à Brutus, plus une lettre apocryphe à Octavien. Faute de copiste disponible, malade, il transcrit lui-même. Le lot des Ad familiares ne réapparaîtra qu’en 1392, à Verceil, et le mérite en revient à Coluccio Salutati.

Ce que Pétrarque fait ensuite n’a pas de précédent. Il écrit à Cicéron. La lettre porte la date du 16 juin 1345 et un lieu de rédaction, apud superos, chez ceux d’en haut, formule empruntée à l’Énéide pour dire le monde des vivants. Elle deviendra la troisième pièce du livre XXIV des Lettres familières. Et son contenu n’est pas un hommage. Ces lettres privées lui montrent un Cicéron instable, agité, occupé de charges et de triomphes, et il le lui reproche : il aurait mieux valu, pour un homme de son âge et de ses études, finir dans le calme de la campagne.

Le geste tient en trois opérations qu’il faut séparer. L’auteur ancien devient un individu daté, avec une biographie et des défauts, au lieu d’être un gisement de sentences empilées par les florilèges. Il devient un correspondant, ce qui suppose une distance mesurable entre son époque et celle du lecteur. Et il devient un objet philologique, dont le texte se restitue, se corrige et se compare.

Ténèbres et lumière, dans un poème qu’il n’a pas publié

Le classement du passé suit. Vers 1343, à la fin de son épopée latine Africa, il s’adresse à un lecteur futur : sa part à lui est de vivre dans la tempête, mais le sommeil d’oubli ne durera pas toujours, et une fois les ténèbres dissipées, ad purum priscumque iubar remeare nepotes, les descendants pourront revenir à l’ancienne clarté.

Theodor E. Mommsen a montré en 1942 ce que cette phrase déplace. La métaphore de la lumière et des ténèbres était chrétienne et servait à opposer le salut au paganisme ; ici elle change de critère. Ce qui fait la lumière n’est plus la foi, c’est la culture de Rome, et l’âge sombre devient le millénaire chrétien qui a suivi. Trois âges apparaissent, dont un âge intermédiaire qui n’a pas encore de nom. Il en recevra un plus tard, media tempestas, puis medium aevum.

Le statut du texte mérite d’être dit. L’Africa est le livre auquel Pétrarque tenait le plus et celui qu’il n’a jamais lâché : le poème n’est rendu public qu’en 1397, vingt-trois ans après sa mort, et imprimé en 1501. La périodisation qui fonde l’image que la Renaissance se fera d’elle-même se trouve dans un manuscrit que son auteur a gardé.

Même prudence pour la scène la plus citée. La lettre sur l’ascension du mont Ventoux, première du livre IV des Lettres familières, porte la date du 26 avril 1336 et le nom d’un destinataire, l’augustin Dionigi dei Roberti. Or Giuseppe Billanovich a relevé en 1966 des indices de remaniement qui ne peuvent pas être antérieurs au milieu de l’année 1353. Dionigi est mort à Naples le 31 mars 1342. On ne sait donc pas ce que Pétrarque a fait ce jour-là ni ce qu’il a écrit sur le moment ; on sait ce qu’il a voulu qu’on lise, une quinzaine d’années après. Le cas n’est pas isolé : la datation du Secretum a longtemps opposé Francisco Rico, qui la ramenait à 1353, et Hans Baron, qui tenait pour la datation traditionnelle des années 1342-1343 ; la proposition de Rico est aujourd’hui largement acceptée.

Rentrer plus savant sans rentrer meilleur

Revenons aux quatre Vénitiens. La réponse s’appelle De sui ipsius et multorum ignorantia, elle occupe Pétrarque de 1367 à 1370, et elle contient un argument, pas seulement une humeur.

Prémisse de départ, empruntée à l’adversaire. Aristote annonce lui-même que son enquête morale ne vise pas la connaissance théorique : nous cherchons non pour savoir ce qu’est la vertu, mais pour devenir bons, faute de quoi l’enquête ne servirait à rien (Éthique à Nicomaque, II, 2, 1103b26-29, et déjà I, 3, 1095a5-6). Pétrarque accepte ce contrat sans réserve. Deuxième prémisse, tirée de son expérience de lecteur : il a lu tous les livres moraux d’Aristote, certains commentés en cours, et il en revenait plus savant sans en revenir meilleur. Les définitions de la vertu et du vice y sont excellentes, dit-il, et son vouloir n’a pas bougé. Troisième prémisse, qui porte tout : savoir et aimer sont deux opérations distinctes, comprendre et vouloir également.

Conclusion. Une doctrine qui définit sans mouvoir la volonté manque le but qu’elle s’est elle-même fixé. Dans la traduction anglaise de Hans Nachod, le grief se formule ainsi : sa leçon manque des mots qui piquent et qui embrasent, ceux qui poussent à aimer la vertu et à haïr le vice. Ces mots, Pétrarque dit les trouver chez Cicéron, chez Sénèque, et, ajoute-t-il en prévenant la surprise, chez Horace. D’où la formule qui a fait fortune : il vaut mieux vouloir le bien que connaître le vrai.

L’enjeu est méthodologique. Si la volonté est ce qu’il faut atteindre, alors l’éloquence cesse d’être un ornement ajouté après coup à la démonstration et devient une partie de l’opération philosophique. Le pilier de l’enseignement adverse, la dialectique, devient au contraire un exercice qui tourne à vide.

Pétrarque n’invente pas cet exemple : il le prend chez Augustin, qui raconte au livre III des Confessions qu’un traité perdu de Cicéron, l’Hortensius, l’a retourné à dix-huit ans. Un livre d’exhortation, pas un traité de démonstration. Voilà le cas que l’argument demande de se représenter : un lecteur qui saurait énoncer sans faute la définition de la tempérance et resterait exactement l’homme qu’il était, en face d’un lecteur que trois pages ont déplacé.

Ce que le grief atteint, et ce qu’il laisse debout

Contre les contemporains, il porte. Ces gens-là, écrit Pétrarque, refusent qu’on demande une raison quand le maître a parlé, et il rappelle l’usage rapporté par Cicéron : « il l’a dit », et « il », c’était Pythagore. Il raille aussi les objets sur lesquels cette érudition s’exerce, la mâchoire supérieure du crocodile, le nombre de poils sur la tête du lion.

Contre le texte d’Aristote, la question reste ouverte. Car l’Éthique à Nicomaque soutient que la vertu vient de l’habitude et non de la nature (II, 1, 1103a14-26), et son dernier livre juge que les discours ne suffisent pas à rendre bon le grand nombre (X, 9). Une doctrine qui dit elle-même que l’argument ne rend pas vertueux se voit reprocher de ne pas rendre vertueux par l’argument. Que reste-t-il alors du grief : l’école visée, ou le livre ?

La tradition n’a pas tranché la question, et la génération suivante a choisi une autre issue : Leonardo Bruni, futur chancelier de Florence, retraduit la morale d’Aristote en latin cicéronien en 1416-1417, puis justifie sa méthode dans un traité sur la manière correcte de traduire. La réponse humaniste à Pétrarque a été de refaire la traduction, pas de fermer le livre.

Deux faits donnent enfin la mesure de l’entreprise. Pétrarque refuse de départager Platon et Aristote, soutient que Platon est allé plus près du but, se prévaut d’avoir seize volumes de Platon chez lui et invite ses juges à venir les compter, tout en reconnaissant qu’il n’est pas helléniste. Et vers 1353-1354, l’ambassadeur byzantin Nicolas Sygeros lui envoie de Constantinople un Homère grec. Il remercie, puis constate : Homère se tait auprès de lui, ou plutôt c’est lui qui est sourd. Il faudra attendre 1362 et la traduction latine de Léonce Pilate, obtenue avec le concours de Boccace, pour que le volume parle. L’homme qui redistribue la lumière et les ténèbres possède deux bibliothèques, dont une qu’il ne peut pas ouvrir.

Le mot arrive cent vingt ans plus tard

Reste l’étiquette. Paul Oskar Kristeller a soutenu que l’humanisme de la Renaissance n’est ni une philosophie ni une conception du monde, mais un programme d’enseignement et un groupe professionnel : les studia humanitatis, cycle de cinq disciplines, grammaire, rhétorique, poésie, histoire et philosophie morale, enseignées par des gens dont le métier était la lettre. Eugenio Garin a soutenu l’inverse, une découverte humaniste de l’homme portant un contenu proprement philosophique. Le débat n’est pas clos ; la définition de Kristeller sert de référence courante dans la recherche anglophone, la lecture de Garin continue d’alimenter l’histoire de la philosophie italienne, et l’écart entre les deux commande ce qu’on peut légitimement demander à un texte comme le De ignorantia.

Sur la chronologie, l’objection est plus dure. Ronald Witt a consacré en 2000 un livre entier aux origines du mouvement, et son sixième chapitre s’intitule d’un point d’interrogation : Pétrarque, père de l’humanisme ? La réponse est non. Selon Witt, les Padouans Lovato Lovati, mort en 1309, et Albertino Mussato, mort en 1329, éditaient déjà des textes, retrouvaient des œuvres perdues et travaillaient un style classicisant : ce sont des humanistes, pas des préhumanistes, et Pétrarque appartient à la troisième génération, celle qui a christianisé un mouvement d’abord séculier. Clémence Revest situe pour sa part la constitution de l’humanisme en mouvement culturel dans les années 1400-1430, deux générations après la mort de Pétrarque.

Benjamin G. Kohl a suivi le mot lui-même. Au XIVᵉ siècle, studia humanitatis désigne vaguement une culture littéraire, par référence au discours de Cicéron ; Salutati la popularise dans les années 1370 sans fixer de cursus ; il faut attendre 1438 et Tommaso Parentucelli pour que les cinq disciplines soient énumérées. Pétrarque, note Kohl, fait l’éloge de ces études sans employer l’expression.

Pour aller plus loin

Ce dossier touche à la scolastique, dont le De ignorantia donne une image polémique qu’il faut confronter aux textes des écoles elles-mêmes, et à l’aristotélisme de la Renaissance, qui ne recule pas au XVᵉ siècle mais se multiplie en versions rivales. Il croise aussi le stoïcisme romain, puisque Sénèque figure parmi les auteurs à qui Pétrarque attribue le pouvoir de mouvoir la volonté, et le platonisme, connu de lui par des volumes qu’il ne savait pas lire.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, XXIV, 3, à Marcus Tullius Cicéron, datée de Vérone, 16 juin 1345, *apud superos* reproche adressé à Cicéron sur son instabilité et ses charges
  2. Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, IV, 1, à Dionigi dei Roberti, datée du 26 avril 1336 (ascension du mont Ventoux) – *Lettres familières*, tome II, livres IV-VII, trad. André Longpré, publ. sous la dir. de Pierre Laurens, notices et notes d’Ugo Dotti mises en français par Christophe Carraud et Franck La Brasca, Paris, 2002 Les Belles Lettres
  3. Pétrarque, *Rerum familiarium libri*, XVIII, 2, à Nicolas Sygeros remerciement pour le manuscrit grec d’Homère, et constat de l’impossibilité de le lire
Voir les 34 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Pétrarque, *Rerum senilium libri*, XVI, 1, § 15-17 la halte de Liège en 1333, la copie du *Pro Archia* et la difficulté à trouver de l’encre
  2. Pétrarque, *Africa*, IX, 451-457 « discussis forte tenebris / ad purum priscumque iubar remeare nepotes » ; poème rendu public en 1397, imprimé en 1501
  3. Pétrarque, *De sui ipsius et multorum ignorantia*, 1367-1370 – *Mon ignorance et celle de tant d’autres*, préface d’Olivier Boulnois, trad. Juliette Bertrand revue par Christophe Carraud, édition bilingue latin-français, Grenoble, 2000, 318 p., coll. « Atopia » Jérôme Millon
  4. Pétrarque, *De sui ipsius et multorum ignorantia*, trad. anglaise Hans Nachod lecture des livres moraux d’Aristote, distinction du savoir et du vouloir, primat de la volonté bonne sur la connaissance du vrai ; dans Cassirer, Kristeller et Randall (dir.), *The Renaissance Philosophy of Man*, p. 47-133
  5. Pétrarque, *Secretum (De secreto conflictu curarum mearum)* dialogue entre « Augustinus » et « Franciscus » devant la Vérité, objet du débat de datation
  6. Aristote, *Éthique à Nicomaque*, I, 3, 1095a5-6 et II, 2, 1103b26-29, pagination Bekker la fin de l’enquête morale n’est pas la connaissance mais le fait de devenir bon
  7. Aristote, *Éthique à Nicomaque*, II, 1, 1103a14-26 (la vertu vient de l’habitude) et X, 9 (les discours ne suffisent pas à rendre bon le grand nombre)
  8. Cicéron, *Pro Archia poeta*, 62 av. J.-C. source de l’expression *studia humanitatis* ; manuscrit reconnu par Pétrarque à Liège en 1333
  9. Augustin, *Confessions*, III, 4, 7 l’effet de l’*Hortensius* de Cicéron, exemple invoqué par Pétrarque
  10. Leonardo Bruni, traduction latine de l’*Éthique à Nicomaque*, 1416-1417, et *De interpretatione recta*, 1424-1426
  11. Friedrich Immanuel Niethammer, *Der Streit des Philanthropinismus und Humanismus in der Theorie des Erziehungs-Unterrichts unsrer Zeit*, Iéna, Frommann, 1808 première occurrence du substantif *Humanismus*

Bibliographie

  1. Giuseppe Billanovich, « Petrarca e il Ventoso », *Italia medioevale e umanistica*, vol. 9, 1966, p. 389-401, Padoue Editrice Antenore
  2. Theodor E. Mommsen, « Petrarch’s Conception of the Dark Ages », *Speculum*, 17, 1942, p. 226-242 ; repris dans *Medieval and Renaissance Studies*, éd. Eugene F. Rice, Ithaca, 1959, p. 106-129 Medieval Academy of America et Cornell University Press
  3. Ronald G. Witt, *« In the Footsteps of the Ancients » : The Origins of Humanism from Lovato to Bruni*, Leyde et Boston, 2000, xiii-562 p., chap. 6, « Petrarch, Father of Humanism ? », p. 230-291 Brill
  4. Paul Oskar Kristeller, *Renaissance Thought and Its Sources*, éd. Michael Mooney, New York, 1979 Columbia University Press
  5. Benjamin G. Kohl, « The Changing Concept of the *studia humanitatis* in the Early Renaissance », *Renaissance Studies*, 6 (2), 1992, p. 185-209, DOI 10,1111/j.1477-4658,1992.tb00262.x Oxford University Press pour la Society for Renaissance Studieshttps://doi.org/10.1111/j.1477-4658.1992.tb00262.x
  6. Clémence Revest, « La naissance de l’humanisme comme mouvement au tournant du XVᵉ siècle », *Annales. Histoire, Sciences Sociales*, 68 (3), 2013, p. 665-696, DOI 10,1017/S0395264900016036 Éditions de l’EHESShttps://doi.org/10.1017/S0395264900016036
  7. Francisco Rico, *Vida u obra de Petrarca. I. Lectura del « Secretum »*, Padoue, 1974, 562 p., coll. « Studi sul Petrarca » 4 Editrice Antenore
  8. Ernst Cassirer, Paul Oskar Kristeller et John Herman Randall Jr. (dir.), *The Renaissance Philosophy of Man*, Chicago, 1948 University of Chicago Press
  9. Jennifer Summit, « Renaissance Humanism and the Future of the Humanities », *Literature Compass*, 9 (10), 2012, DOI 10,1111/j.1741-4113,2012,00921.x Wileyhttps://doi.org/10.1111/j.1741-4113.2012.00921.x
  10. « The Descendants of Petrarch’s *Pro Archia* », *The Classical Quarterly*, 63 (1), mai 2013 Cambridge University Press pour la Classical Association

Sources en ligne

  1. « Pétrarque », note du traducteur et repères bibliographiques de *L’Ascension du Mont Ventoux* Éditions Sillagehttps://editions-sillage.fr/?page_id=643
  2. « Aristotelianism in the Renaissance », David A. Lines, 2024 Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/aristotelianism-renaissance/
  3. « Civic Humanism » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/humanism-civic/
  4. « À la redécouverte des textes antiques » BnF Essentiels, Bibliothèque nationale de Francehttps://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/temps-modernes/79ef3adc-83de-4ffc-95d0-c88644f0c05e-renaissance-et-humanisme-en-italie-14e-16e-siecles/article/ccfca99b-6fed-4fd8-a964-a53b6fa6b0e3-redecouverte-textes-antiques
  5. « Humanism, Renaissance » Routledge Encyclopedia of Philosophyhttps://www.rep.routledge.com/articles/thematic/humanism-renaissance/v-1
  6. « In Defense of Humanist Aesthetics : Ronald G. Witt’s Study of Early Italian Humanism », compte rendu de Harald E. Braun, H-Ideas, mars 2003 H-Net, Michigan State Universityhttps://www.h-net.org/reviews/showrev.php?id=7382
  7. « La naissance de l’humanisme comme mouvement au tournant du XVᵉ siècle » Annales HSS sur Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-annales-2013-3-page-665?lang=fr
  8. « V.1 ‘Humanism’ : an educational curriculum » Cabinet, University of Oxfordhttps://www.cabinet.ox.ac.uk/v1-humanism-educational-curriculum
  9. « PETRARCH AD FAMILIARES (June 16, MCCCXLV), AD MARCVM TVLLIVM CICERONEM, liber XXIV, epistula III », commentaire de Mari Tomanelli, éd. Jacques Bailly University of Vermonthttps://www.uvm.edu/~jbailly/commentaries/letters/PetrarcCicero1InProg.html
  10. « On Not Knowing Homer : A Poet as Icon » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-031-62312-7_2
  11. « The Descendants of Petrarch’s Pro Archia » The Classical Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/classical-quarterly/article/abs/descendants-of-petrarchs-pro-archia/65FD33F7709510615B85E2225C4F0ACB
  12. « Ricordo di Francisco Rico » Associazione degli Italianistihttps://www.italianisti.it/news/adi/scomparsa-di-francisco-rico/Ricordo%20di%20Francisco%20Rico.pdf
  13. « The Birth of the Humanist Movement at the Turn of the Fifteenth Century » Annales. Histoire, Sciences Sociales, English Edition, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/annales-histoire-sciences-sociales-english-edition/article/abs/birth-of-the-humanist-movement-at-the-turn-of-the-fifteenth-century/9BFC6A159E4D925941D2270F9E921964
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.