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Jâbir ibn Hayyân a-t-il existé ? Trois mille traités, un doute

Histoire des sciences occultes6 septembre 202635 sources vérifiées
Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
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Le plus ancien témoignage historique sur Jâbir ibn Hayyân est un démenti. Vers 980, à Bagdad, le philosophe Abû Sulaymân al-Sijistânî, surnommé al-Mantiqî, le Logicien, note dans ses taʿâlîq que les traités d’alchimie circulant sous ce nom ne sont pas de lui. Il ajoute qu’il connaît personnellement leur auteur, un certain al-Hasan ibn al-Nakad, venu de Mossoul. Aucune source antérieure ne parle de Jâbir. Celle-ci en parle pour le contredire.

Les libraires de Bagdad n’y croyaient pas

Sept ans plus tard, un autre Bagdadien reprend l’affaire par l’autre bout. Ibn al-Nadîm est warrâq, marchand de papier et copiste, fils de warrâq, et il achève en 987 le Fihrist, catalogue de tout ce qui s’écrit en arabe. Sa notice sur Jâbir occupe quelques pages et une très longue liste de titres. Elle commence par un constat d’embarras. Les chiites, écrit-il, tiennent Jâbir pour l’un des leurs et pour le compagnon de l’imam Jaʿfar al-Sâdiq ; des philosophes le revendiquent comme philosophe ; et les alchimistes en font le maître de son temps, un homme qui vivait caché et changeait de ville par peur du pouvoir.

Puis vient l’objection, et elle vient du métier. Beaucoup de savants et d’anciens de la corporation des libraires, rapporte Ibn al-Nadîm, soutiennent que cet homme n’a jamais existé ; d’autres concèdent qu’il a peut-être vécu mais n’a composé que le Livre de la miséricorde, le reste ayant été écrit par d’autres et placé sous son nom. Ceux qui doutent sont donc exactement ceux qui manipulent les volumes, les copient et les vendent. Ibn al-Nadîm leur oppose un argument de bon sens marchand. Personne, dit-il, ne s’épuise à composer un livre énorme pour en faire ensuite cadeau à un autre, réel ou imaginaire. L’argument est faible, et il faut croire que son auteur le sentait, puisqu’il prend la peine de l’écrire. Ibn al-Nadîm, lui, tient Jâbir pour réel.

En 1927, Eric John Holmyard avait proposé d’identifier le père de Jâbir avec un agent abbasside connu des chroniques, Hayyân al-ʿAttâr, Hayyân le parfumeur, actif vers 717. L’hypothèse a tenu près d’un siècle et servait d’ancrage biographique à qui voulait un Jâbir réel. Thijs Delva l’a écartée en 2017 dans le Journal of Abbasid Studies, en s’appuyant sur deux textes publiés depuis Holmyard, le troisième livre des Ansâb al-ashrâf de Balâdhurî et les Akhbâr al-ʿAbbâs wa-wuldihi, qui contredisent la filiation. Delva ajoute que la chute de cette hypothèse entraîne probablement celle du Jâbir historique lui-même.

Un grec qui n’existait pas encore

Le travail qui a déplacé la question est celui de Paul Kraus, arabisant né à Prague en 1904 et réfugié au Caire. Ses deux volumes paraissent dans les Mémoires présentés à l’Institut d’Égypte, le second en 1942, le premier en 1943, et personne ne les a remplacés depuis. Il avait publié dès 1935 au Caire un choix de textes jâbiriens inédits, établi sur des manuscrits d’Istanbul, du Caire, de Paris, de Londres et de Hyderabad, et c’est ce dépouillement qui fonde la démonstration. Kraus n’attaque pas la biographie, il attaque la langue. Le vocabulaire technique de ces écrits suppose que les traductions du grec faites par Hunayn ibn Ishâq et son école existent déjà, or Hunayn meurt en 873, et un auteur du VIIIᵉ siècle n’aurait eu ni les textes ni les mots pour les rendre. Les traités discutent la théologie mutazilite, qui n’est pas un débat du VIIIᵉ siècle. Les premières citations de ces livres apparaissent chez Ibn Wahshiyya et chez Ibn Umayl, dans la première moitié du Xᵉ siècle, jamais avant. Enfin le contenu religieux, que Kraus lit page à page, renvoie à la propagande ismaélienne et qarmate qui bouleverse l’Irak à la fin du IXᵉ siècle, avec des parallèles serrés dans les Épîtres des Frères de la pureté, rapprochement qu’Yves Marquet a repris et systématisé en 1988. Kraus en conclut que ces textes sont des apocryphes composés pièce à pièce sur environ un siècle, à partir de la seconde moitié du IXᵉ siècle au plus tôt, par un groupe et non par un homme.

Sur un point de vocabulaire, je préfère écrire « le corpus jâbirien » plutôt que « Jâbir », parce que la seconde formule fait exister par la grammaire ce que les sources ne garantissent pas.

Kraus s’est donné la mort au Caire en 1944, à quarante ans. Le troisième volume, qui devait traiter de la place de ces écrits dans l’histoire religieuse de l’islam, n’a jamais été écrit.

Leonardo Capezzone a déplacé la cible en 2020 dans le Bulletin of the School of Oriental and African Studies. Les jâbiriens relèveraient du ghuluww chiite, ce courant que les hérésiographes du Xᵉ siècle qualifient d’extrémiste et dont ils recensent minutieusement les sectes, sans jamais mentionner celle-là. Une communauté qui écrit énormément et que personne ne dénonce, voilà un fait à expliquer plutôt qu’une preuve d’inexistence.

Cent douze livres pour quatre qualités

L’ensemble se présente comme un bâtiment numéroté, et Kraus en a reconstitué les étages à partir de la liste du Fihrist et des renvois internes. Les Cent Douze Livres portent les numéros 6 à 122 de son catalogue, et le nombre lui-même est un argument, quatre comme les qualités élémentaires, multiplié par vingt-huit comme les mansions de la lune et comme les lettres de l’alphabet arabe. Les Soixante-Dix Livres se répartissent en sept groupes de dix. Les Cinq Cents occupent les numéros 447 à 946 et ne sont pas énumérés dans le Fihrist, si bien qu’on ignore ce que le chiffre recouvre. Viennent encore les Vingt, les Dix Livres de rectification des doctrines d’anciens philosophes et médecins, Homère compris, les Dix-Sept, dont le nombre est chargé de sens en milieu ismaélien, et les Cent Quarante-Quatre Livres des balances.

Ce que les auteurs jâbiriens appellent la science de la balance, ʿilm al-mîzân, vise à donner un nombre à la proportion des quatre natures présentes dans chaque corps. Ils soutiennent que ces proportions suivent la série 1, 3, 5, 8, dont la somme fait dix-sept. Martin Plessner, qui a rédigé la notice du Dictionary of Scientific Biography, décrit le procédé comme un monisme scientifique dressé contre le dualisme manichéen, et rappelle que le mot mîzân, la balance, appartient au Coran avant d’appartenir aux alchimistes. Ces mêmes textes ajoutent le nushâdir, le sel ammoniac, aux trois substances volatiles que les Grecs appelaient esprits.

Une incohérence saute aux yeux dès qu’on compare deux endroits de l’ensemble. Dans le Kitâb al-Ihâta, qui appartient aux Soixante-Dix, l’auteur donne sa préférence à une proportion de 1, 4, 5, 8, dont la somme fait dix-huit. Le mercure est rangé tantôt parmi les esprits, tantôt parmi les métaux, et se voit remplacé ici par le verre, là par l’alliage chinois khârsînî. Syed Nomanul Haq, qui a établi l’édition de l’un des rares traités disponibles, écrit que ces contradictions ne s’expliquent pas facilement.

« Mes livres sont nombreux et le savoir y est dispersé »

La phrase vient du Grand Livre des propriétés spécifiques et elle décrit une méthode que les jâbiriens revendiquent, le tabdîd al-ʿilm, la dispersion du savoir. Aucun traité ne doit être complet. La vérité est cassée en morceaux et répartie sur l’ensemble, chaque livre renvoyant à d’autres livres pour ce qu’il ne dit pas. Kraus avait relevé ces renvois bibliographiques insérés au milieu des développements, sans justification de composition. Les textes prescrivent en outre un ordre de lecture, parfois un nombre de lectures. Tel traité doit être lu une fois par mois, tel autre en permanence, un troisième après tous les autres. Ailleurs, l’auteur s’excuse de mêler un discours sur la religion à un discours sur l’alchimie avant d’avoir achevé ni l’un ni l’autre.

Cette mécanique a deux effets. Elle rend ces traités inutilisables comme manuels, ce qui explique qu’on n’y trouve pas d’opération complète même en la cherchant, et c’est la raison pour laquelle un article ne peut pas en restituer une. Elle rend aussi le décompte impossible, puisqu’un chapitre peut compter pour un livre et qu’un « livre » peut tenir en un paragraphe. Haq observe que reconstituer l’ensemble est théoriquement possible et pratiquement hors d’atteinte.

Fuat Sezgin et les manuscrits retrouvés

Le camp adverse existe, et il ne se réduit pas à une résistance pieuse.

Fuat Sezgin publie en 1964, dans la Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, un article qui rouvre la question à la lumière de manuscrits nouvellement trouvés, puis consacre au sujet les pages 132 à 269 du quatrième tome de sa Geschichte des arabischen Schrifttums, en 1971. Il y ajoute massivement à la liste de Kraus et soutient que la totalité revient à un seul Jâbir du VIIIᵉ siècle.

Syed Nomanul Haq attaque un autre flanc, dans sa thèse londonienne de 1990 puis dans Names, Natures and Things en 1994. Il reproche à Kraus un décompte gonflé. La numérotation comporte des sauts, des chapitres y sont comptés comme des livres, certains « livres » tiennent en quelques lignes, et le total réel dépasserait à peine cinq cents titres, ce qui affaiblit l’argument selon lequel une telle masse exigerait plusieurs générations d’auteurs. Haq signale en outre avoir trouvé dans ces écrits une traduction du huitième chapitre des Catégories d’Aristote trop archaïque pour la datation de Kraus. Pierre Lory, qui a traduit et édité plus de traités jâbiriens que quiconque en français, tient une position intermédiaire et envisage un petit noyau authentique autour duquel le reste aurait poussé.

Daniel De Smet, dans l'Encyclopaedia Iranica, range les camps sans les départager. Julius Ruska, Kraus et Lory tiennent la relation à Jaʿfar al-Sâdiq pour une fiction littéraire ; Sezgin, Toufic Fahd et Haq admettent une activité alchimique à Médine du temps de l’imam, tout en restant prudents sur l’attribution des textes. On sait ce qui trancherait. Il faudrait des éditions critiques, et il y en a deux, le volume de quatorze traités publié par Lory à Damas en 1988 et le Kitâb al-Ahjâr établi par Haq. Sur des centaines de titres recensés, la moisson est mince, et Haq lui-même le dit sans ménagement.

Renaldus de Crémone, folio 66 verso

L’Occident latin a reçu ces textes par fragments et sous un nom déformé. Le Livre des Soixante-Dix passe en latin sous le titre Liber de septuaginta. La liste des traductions de Gérard de Crémone, dressée par ses collaborateurs après sa mort en 1187, mentionne un Liber divinitatis de LXX qui correspond au premier traité de la collection ; mais le manuscrit Latin 7156 de la Bibliothèque nationale de France porte au folio 66 verso un incipit attribuant la traduction à un maître Renaldus de Crémone. Qui a traduit le reste n’est pas réglé.

Un second déplacement se produit ensuite, celui-là sans rapport avec l’arabe. À la fin du XIIIᵉ siècle circulent en latin la Summa perfectionis magisterii, le Liber fornacum, le De investigatione perfectionis, le De inventione veritatis, tous signés Geber. Marcellin Berthelot, dans le troisième volume de La chimie au moyen âge paru en 1893, montre qu’aucun de ces titres ne figure dans la liste du Fihrist et que leur chimie dépasse ce que décrivent les textes arabes. William Newman a repris le problème en 1985 dans les Sudhoffs Archiv, puis dans son édition critique de la Summa en 1991, et attribue le traité, écrit un peu avant 1310, au franciscain Paul de Tarente. Sébastien Moureau a dressé en 2020 l’inventaire de ce qui a réellement voyagé de l’arabe vers le latin. Un pseudonyme latin s’était bâti sur un pseudonyme arabe.

À Paris, la Bibliothèque nationale conserve sous la cote Arabe 5099 un recueil entré dans les collections en 1893, l’année même où Berthelot publiait son troisième volume. L’intitulé de la notice annonce des « traités d’alchimie par Djabir ibn Hayyan ». L’index des œuvres, lui, écrit autre chose pièce par pièce, « Ǧābir ibn Ḥayyān, pseudo », au Sirr al-maknûn des folios 46v à 56v, à al-Samaka des folios 65 à 66, à al-Qâdir des folios 66 à 67, à la Rahma al-saghîr des folios 199 à 200. Les trente-quatre premiers folios du même volume contiennent le Kitâb sirr al-khalîqa, mis par la tradition sous le nom de Balînâs, forme arabe d’Apollonius de Tyane. Le catalogue porte l’attribution en tête et la rature ligne à ligne.

Pour aller plus loin

Ce sujet touche à la Table d’émeraude et au Livre du secret de la création attribué à Balînâs, dont la plus ancienne version arabe circule dans les mêmes milieux et les mêmes manuscrits. Il rejoint la datation du Corpus hermétique par Isaac Casaubon en 1614, cas d’école du pseudépigraphe démasqué par la philologie plutôt que par l’archive, et les Épîtres des Frères de la pureté, cet autre grand ensemble anonyme du Xᵉ siècle irakien.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Ibn al-Nadîm, *Kitâb al-Fihrist*, achevé en 987, notice sur Jâbir ibn Hayyân et liste de ses ouvrages, éd. Riḍā Taǧaddud, Téhéran, Marwī, 1391 h. / 1977, p. 420-421 ; trad. anglaise Bayard Dodge, *The Fihrist of al-Nadīm*, New York, 1970, t. II, p. 853-854
  2. Abû Sulaymân al-Sijistânî al-Mantiqî (m. vers 985), *Taʿâlîq* mention de al-Hasan ibn al-Nakad de Mossoul comme auteur réel des traités jâbiriens, connue par la tradition indirecte et discutée par Kraus, t. I, et par Plessner
  3. *Muḫtār rasāʾil Ǧābir ibn Ḥayyān* (Traités choisis de Jâbir ibn Hayyân), éd. Paul Kraus, Le Caire, Maktabat al-Ḫānǧī, 1935 exemplaire numérisé, Library of Congress
Voir les 32 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. *Kitâb al-Ahjâr ʿalâ raʾy Balînâs* (Livre des pierres selon l’opinion de Balînâs), attribué à Jâbir ibn Hayyân, éd. et trad. Syed Nomanul Haq d’après les manuscrits Paris arabe 5099, Téhéran Dânishgâh 491 et Talʿat Kimiyâ, 1994
  2. Traités d’alchimie attribués à Jâbir ibn Hayyân, recueil arabe entré dans les collections en 1893 (R.C. 8765) : *Kitâb sirr al-khalîqa* aux f. 1-34, *Kitâb al-mawâzîn* aux f. 42v-46v, *Kitâb al-sirr al-maknûn* aux f. 46v-56v, *al-Samaka* aux f. 65-66, *al-Qâdir* aux f. 66-67, *al-Rahma al-saghîr* aux f. 199-200 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 5099
  3. *Kitâb al-Rahma al-kabîr* (Grand Livre de la miséricorde), attribué à Jâbir ibn Hayyân, f. 139-156v Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Arabe 2606
  4. *Liber de septuaginta*, traduction latine du *Kitâb al-Sabʿîn*, dans un recueil intitulé *Tractatus diversi de scientiae physicae et alchimicae*, incipit du f. 66v attribuant la traduction à « magister Renaldus Cremonensis » Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 7156
  5. *Majmūʿ nafīs al-kīmiyāʾ*, recueil de 252 folios contenant seize traités attribués à Jâbir ibn Hayyân et un traité d’al-Râzî, copie non datée du XVIIᵉ ou du XVIIIᵉ siècle d’une seule main, acquis en 1941 auprès d’A. S. Yahuda National Library of Medicine, Bethesda, MS A 33

Bibliographie

  1. Paul Kraus, *Jâbir ibn Hayyân. Contribution à l’histoire des idées scientifiques dans l’Islam*, t. I, *Le corpus des écrits jâbiriens*, Le Caire, 1943, et t. II, *Jâbir et la science grecque*, Le Caire, 1942, Mémoires présentés à l’Institut d’Égypte 44 et 45, réimpr. Paris, 1986 Imprimerie de l’Institut français d’archéologie orientale, réimpr. Les Belles Lettres
  2. Pierre Lory, *Dix traités d’alchimie de Jâbir ibn Hayyân. Les dix premiers traités du Livre des Soixante-dix*, Paris, 1983, éd. revue 1996, 313 p. Sindbad / Actes Sud
  3. Pierre Lory (éd.), Ǧābir ibn Ḥayyān, *Tadbīr al-iksīr al-aʿẓam. L’élaboration de l’élixir suprême*, quatorze traités édités et présentés, Damas, 1988 Institut français d’études arabes de Damas
  4. Pierre Lory, *Alchimie et mystique en terre d’Islam*, Lagrasse, 1989, rééd. Paris, 2003, 246 p. Verdier, puis Gallimard, Folio essais
  5. Syed Nomanul Haq, *Names, Natures and Things : The Alchemist Jābir ibn Ḥayyān and his Kitāb al-Aḥjār (Book of Stones)*, Boston Studies in the Philosophy of Science 158, Dordrecht, 1994 Kluwer Academic Publishers
  6. Syed Nomanul Haq, « Alchemical Manuscripts : the Specific Case of Corpus Jabirianum », dans *The Earth and its Sciences in Islamic Manuscripts*, Londres, 2011, p. 221-232, DOI 10,56656/100137,07 Al-Furqān Islamic Heritage Foundationhttps://doi.org/10.56656/100137.07
  7. Thijs Delva, « The Abbasid Activist Ḥayyān al-ʿAṭṭār as the Father of Jābir b. Ḥayyān : An Influential Hypothesis Revisited », *Journal of Abbasid Studies* 4 (1), 2017, p. 35-61, DOI 10,1163/22142371-12340030 Brillhttps://doi.org/10.1163/22142371-12340030
  8. Leonardo Capezzone, « The Solitude of the Orphan : Ǧābir b. Ḥayyān and the Shiite Heterodox Milieu of the Third/Ninth–Fourth/Tenth Centuries », *Bulletin of the School of Oriental and African Studies* 83 (1), 2020, p. 51-73, DOI 10,1017/S0041977X20000014 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0041977X20000014
  9. Fuat Sezgin, *Geschichte des arabischen Schrifttums*, t. IV, *Alchimie, Chemie, Botanik, Agrikultur bis ca. 430 H.*, Leyde, 1971, p. 132-269 E. J. Brill
  10. Martin Plessner, « Jābir ibn Ḥayyān », dans *Dictionary of Scientific Biography*, t. VII, New York, 1973 Charles Scribner’s Sons
  11. William R. Newman, « New Light on the Identity of « Geber » », *Sudhoffs Archiv* 69, 1985, p. 76-90 Franz Steiner Verlag
  12. William R. Newman, *The Summa perfectionis of Pseudo-Geber. A Critical Edition, Translation and Study*, Collection de travaux de l’Académie internationale d’histoire des sciences 35, Leyde, 1991, 785 p. E. J. Brill
  13. Marcellin Berthelot et Octave Houdas, *La chimie au moyen âge*, t. III, *L’alchimie arabe*, Paris, 1893 Imprimerie nationale
  14. Yves Marquet, *La philosophie des alchimistes et l’alchimie des philosophes. Jābir ibn Ḥayyān et les Frères de la Pureté*, Paris, 1988 Maisonneuve et Larose
  15. Sébastien Moureau, « Min al-kīmiyāʾ ad alchimiam. The Transmission of Alchemy from the Arab-Muslim World to the Latin West in the Middle Ages », *Micrologus* 28, 2020, p. 87-141 SISMEL, Edizioni del Galluzzo
  16. Daniel De Smet, « Jaʿfar al-Ṣādeq iv. And Esoteric Sciences », *Encyclopaedia Iranica*, vol. XIV, fasc. 4, 2008, p. 362-363

Sources en ligne

  1. « JAʿFAR AL-ṢĀDEQ iv. And Esoteric sciences », article de Daniel De Smet Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/jafar-al-sadeq-iv-and-esoteric-sciences/
  2. « Islamic Medical Manuscripts : Bio-Bibliographies - J » U.S. National Library of Medicinehttps://www.nlm.nih.gov/hmd/arabic/bioJ.html
  3. « Islamic Medical Manuscripts, Alchemy 20 », notice descriptive du MS A 33 U.S. National Library of Medicinehttps://www.nlm.nih.gov/hmd/arabic/alchemy20.html
  4. « Islamic Medical Manuscripts, Alchemy 33a », notice sur les *Kutub al-Mawāzīn* U.S. National Library of Medicinehttps://www.nlm.nih.gov/hmd/arabic/alchemy33a.html
  5. « Selected Treatises by Jabir ibn Hayyan », *Muḫtār rasāʾil* édité par Paul Kraus, Le Caire, 1935 Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/2021666195/
  6. « Alchemical manuscripts : the specific case of corpus Jabirianum », Syed Numanul Haq Al-Furqan Islamic Heritage Foundationhttps://al-furqan.com/alchemical-manuscripts-the-specific-case-of-corpus-jabirianum/
  7. « Index des manuscrits. Lettre S », entrées Arabe 5099 sous la mention « Ǧābir ibn Ḥayyān, pseudo » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc5684p
  8. « Index des manuscrits. Lettre R », entrées *al-Raḥma al-kabīr* et *al-Raḥma al-ṣaġīr* Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc5683g/cd0e451
  9. « Latin 7156 • Tractatus diversi de scientiae physicae et alchimicae » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc663326
  10. « La chimie au moyen âge. 3, L’alchimie arabe » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5448201n
  11. « The solitude of the Orphan : Ǧābir b. Ḥayyān and the Shiite heterodox milieu of the third/ninth–fourth/tenth centuries » Cambridge Core, Bulletin of SOAShttps://www.cambridge.org/core/journals/bulletin-of-the-school-of-oriental-and-african-studies/article/solitude-of-the-orphan-gabir-b-hayyan-and-the-shiite-heterodox-milieu-of-the-thirdninthfourthtenth-centuries/4F76EF47752DC56BB5BDFC08C7B2C67F
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