Un quart de feuille couvert de chiffres, dans les livres de la maison. Laurent de Médicis y additionne ce que sa famille a dépensé depuis 1434 en aumônes, en maçonneries et en impôts, puis reporte le total dans ses Ricordi, 663 775 florins et demi. Il a vingt-deux ans, il vient d’hériter d’une banque et d’un pouvoir, et il note que la somme est incroyable. C’est le seul chiffre global qu’il ait laissé sur la dépense des siens, et il ne concerne pas son mécénat à lui.
Un quadernuccio de quart de feuille
Le mot est de lui, quadernuccio, le petit cahier. La somme couvre trente-sept ans, trois générations et trois postes que nous ne réunirions plus, la charité, le bâtiment et l’impôt. Rien sur les commandes passées aux peintres, rien sur les pertes de la banque. La vulgarisation l’arrondit à 663 000 florins pour en faire un budget d’art ; l’édition critique procurée par Tiziano Zanato donne 663 775 et demi, avec la mention sanza l’altre spese, sans les autres dépenses.
La position d’où il écrit n’a pas de nom constitutionnel. Pierre le Goutteux meurt le 2 décembre 1469 ; la nuit précédente, sept cents partisans de la maison, convoqués par Tommaso Soderini au couvent de Sant’Antonio, ont décidé de reconnaître Laurent et son frère Julien comme héritiers politiques. Vingt ans, seize ans. Dans ses Ricordi, Laurent écrit avoir accepté à contrecœur, puis lâche la phrase qui commande tout le reste, a Firenze si può mal vivere ricco sanza lo stato, à Florence on vit mal riche sans l’État.
Il meurt sept mois avant le premier départ de Colomb, sur la charnière que l’historiographie a prise pour seuil de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution. Élisabeth Crouzet-Pavan préfère d’ailleurs écrire ces Renaissances au pluriel, et la Florence des registres traverse la date sans s’en apercevoir.
Cent sept mille florins prêtés à Rome
Raymond de Roover, qui a dépouillé les livres secrets de la compagnie retrouvés en 1950, intitule « le déclin » le chapitre couvrant les années 1464 à 1494. Le mécanisme tient aux princes. François Sforza meurt en 1466 en laissant 170 000 ducats de dettes envers la banque. En juillet 1472, les prêts consentis à la Chambre apostolique atteignent 107 000 florins de Chambre selon les calculs officiels. À Bruges, Tommaso Portinari avance à Charles le Téméraire des sommes qui ne reviendront pas, et la filiale de Milan ferme en 1479, ses créances sur les ducs étant irrécouvrables.
Un refus de prêt met le feu. En 1473, Sixte IV veut acheter Imola pour son neveu Girolamo Riario et demande à la banque Médicis d’avancer 40 000 ducats. Laurent refuse, par calcul politique et parce que la caisse romaine manque de liquidité. Les Pazzi fournissent l’essentiel de la somme. L’année suivante, après l’affaire de Città di Castello, le pape retire aux deux frères la dépositerie pontificale, l’office qui avait fait la fortune de la maison. Pazzi et Riario sont désormais associés, et le futur grand mécène du Quattrocento dirige une entreprise qui rétrécit.
Salus publica
Le dimanche 26 avril 1478, pendant la messe célébrée à Santa Maria del Fiore, deux groupes frappent en même temps. Bernardo Bandini Baroncelli et Franceschino Pazzi tuent Julien, qui reste sur le pavé de la cathédrale ; deux prêtres, Antonio Maffei de Volterra et Stefano da Bagnone, atteignent Laurent au cou, et celui-ci se réfugie dans la sacristie avant de rentrer chez lui. Au même moment, l’archevêque Francesco Salviati tente de s’emparer du palais de la Seigneurie avec Jacopo Pazzi. Il échoue, et il est pendu à une fenêtre du palais dans la journée, avec son frère, avec Franceschino Pazzi et avec une trentaine d’autres. La ville ne se soulève pas, contrairement au pari des conjurés. La riposte de Rome est immédiate et personnelle. Le 1ᵉʳ juin, une bulle excommunie Laurent, apostrophé comme fils d’iniquité ; l’interdit frappe la ville le 20 juin ; en juillet, les troupes napolitaines et pontificales entrent sur le territoire florentin. La guerre dure dix-huit mois, coûte des places fortes et vide les caisses. Laurent choisit alors le coup le plus risqué de sa vie politique, part se remettre entre les mains de Ferrant d’Aragon, reste à Naples du 18 décembre 1479 au 27 février 1480 et rentre le 13 mars avec une paix médiocre qui arrête les hostilités.
La propagande a marché plus vite que la diplomatie. Bertoldo di Giovanni frappe une médaille où le profil de Laurent porte la légende LAVRENTIVS MEDICES SALVS PVBLICA, celui de Julien IVLIANVS MEDICES LVCTVS PVBLICVS, le salut public et le deuil public.
Ange Politien, présent dans la cathédrale, écrit dans les mois qui suivent son Coniurationis commentarium, longtemps lu comme un récit de témoin. Marta Celati a montré en 2019 qu’il dialogue en sous-main avec les consultations juridiques commandées par Laurent aux plus grands juristes d’Italie pour bâtir sa défense contre le pape. Le récit du témoin est aussi un mémoire en défense.
Réformer le Monte quand on y puise
En avril 1480, fort du succès napolitain, un gouvernement acquis à Laurent fait convoquer une balìa chargée des finances et du scrutin des éligibles. Elle crée un conseil de soixante-dix citoyens, en charge pour la durée exceptionnelle de cinq ans. Les trente premiers noms sortent de la balìa elle-même et cooptent les quarante autres. Les Soixante-dix élisent le gouvernement à la place des accoppiatori et doivent approuver toute initiative législative. Deux commissions s’en détachent, les Huit de pratique pour l’extérieur, les Douze procurateurs pour les finances.
La proposition de leur transférer toutes les compétences des vieux conseils de la République fut repoussée, et par des partisans convaincus des Médicis. Les renouvellements de 1485 et de 1490 rencontrèrent des résistances.
Vient ensuite la partie que l’on documente le moins bien. Le Monte sort exsangue de la guerre des Pazzi. Une commission de dix-sept réformateurs dotée des pleins pouvoirs est installée en 1481, puis de nouveau en 1491, et Laurent en fait partie les deux fois. Il obtient 9 000 florins en espèces en 1482. Un privilège fiscal l’autorise à se faire rembourser ses placements sur le Monte à leur valeur nominale, quand les titres de la dette s’échangeaient sur le marché à la moitié de ce prix, et il en use souvent.
Jusqu’où il a puisé dans les caisses publiques n’est pas clair.
Ingeborg Walter écrit la chose ainsi dans sa notice du Dizionario Biografico degli Italiani, et le contentieux reste ouvert, Giovanni Ciappelli et Anthony Molho l’ayant repris en 1997 dans la revue Rinascimento sans le clore. Un procès de famille éclaire pourtant l’habitude. Laurent administrait le patrimoine de ses cousins mineurs et y a puisé sans leur accord ; le compromis de 1485 l’obligea à leur céder presque toutes les propriétés du Mugello, dont la villa de Cafaggiolo où il avait passé ses étés d’enfance.
Le clerc ouvre les coffres et compte
Des tonneaux de vin, des urnes d’eau, des étoffes dépliées, des camées pesés. L’inventaire dressé après le 8 avril 1492 énumère le contenu du palais de la via Larga, et son échelle de valeurs surprend. La coupe de sardoine, chalcédoine et agate, décrite comme une écuelle avec des figures au-dedans et une tête de Méduse au-dehors, est portée à 10 000 florins ; un rafraîchissoir de jaspe vaut 2 000 florins ; le tondo de la grande chambre, attribué à Fra Angelico, est estimé cent florins. De toute la liste, la ligne la plus parlante est celle du tondo, parce qu’elle chiffre une hiérarchie que nous avons exactement inversée depuis. Cette écuelle avait beaucoup voyagé avant d’arriver là, attestée en 1239 à la cour de Frédéric II, documentée vers 1430 en Perse par un dessin, revue à Naples en 1458 chez Alphonse d’Aragon.
Sur ce genre de pièces, Ernst Gombrich a ouvert en 1966 une révision qui a tenu trente ans. Laurent achète des antiques et des gemmes plus qu’il ne commande d’œuvres neuves, il ne bâtit presque pas faute de moyens, et sa seule opération architecturale de premier rang est la villa de Poggio a Caiano, élevée à partir de 1485 par Giuliano da Sangallo sur un domaine acheté aux Rucellai en 1474, encore inachevée en 1492. Même les Uccello de sa chambre ne sont pas des commandes. Les trois panneaux de la Bataille de San Romano avaient été peints vers 1438 pour les Bartolini Salimbeni ; Laurent les a fait enlever de leur hôtel florentin en 1484, puis recouper dans le haut, et l’un d’eux est à la National Gallery de Londres sous le numéro NG 583. Le récit d’une académie platonicienne siégeant à Careggi a subi le même sort en 1991, quand James Hankins a montré que ce cercle n’avait laissé ni statuts ni registre de membres.
Le camp adverse a de quoi répondre, et il ne répond pas par de la piété. Francis William Kent a soutenu en 2004 que la chronologie du mécénat laurentien avait été mal découpée et que les envois d’hommes valaient commande. En 1481, c’est probablement par sa médiation que Ghirlandaio, Botticelli, Cosimo Rosselli et le Pérugin obtiennent de peindre la chapelle Sixtine ; en 1488, le cardinal Carafa lui écrit pour obtenir Filippino Lippi. Caroline Elam a montré en 1992 que le jardin de San Marco, traité comme une légende vasarienne, existait bel et bien, puisque Bertoldo y était salarié de la maison et que l’inventaire de 1492 lui attribue une chambre. Politien a réuni pour son protecteur six cents manuscrits grecs, et Janus Lascaris est parti chercher des codices en Grèce en 1490, puis en 1492. Ficin, dont André Chastel a décrit le milieu, lui dédie en 1482 la première impression de sa Théologie platonicienne. Guicciardini, qui voit dans sa conduite après 1480 les manières d’un tyran, ajoute dans la même page qu’un tyran meilleur était impossible à imaginer, et lui reconnaît l’ambition de faire de Florence le centre de tous les arts.
Après Ficin, Voltaire
La formule a une date. Le 13 septembre 1492, cinq mois après l’enterrement, Marsile Ficin écrit à l’astronome Paul de Middelbourg une lettre où il qualifie son siècle de siècle d’or, produit par des esprits d’or, et met à son crédit la peinture, la musique et l’astronomie florentines. La lettre entre dans les Epistolae imprimées à Venise par Matteo Capcasa pour Girolamo Blondo, achevées le 11 mars 1495, un in-folio de 204 feuillets. Un philosophe qui avait vécu de la protection des Médicis célébrait son propre milieu, l’année même où ce milieu se défaisait.
Voltaire fixe le classement au chapitre premier du Siècle de Louis XIV, publié à Berlin en 1751. Il ne compte que quatre siècles heureux dans l’histoire du monde et donne le troisième à l’Italie d’après la prise de Constantinople par Mehmed II, en créditant nommément les Médicis d’avoir appelé à Florence les savants chassés de Grèce. Quarante-quatre ans plus tard, un négociant abolitionniste de Liverpool, William Roscoe, publie chez l’imprimeur M’Creery une vie de Laurent en deux volumes, aussitôt traduite, écrite par un homme qui n’avait jamais mis les pieds en Toscane.
La fabrication a aussi une forme matérielle. Le 9 avril 1492, le corps est porté au couvent de San Marco, puis déposé dans la sacristie ancienne de San Lorenzo, en attendant un monument digne de son rang. Ce monument n’a jamais été taillé. Vers le milieu du XVIᵉ siècle, les restes de Laurent et de Julien ont été glissés sous la Vierge à l’Enfant de Michel-Ange, dans la Sacristie nouvelle, selon une disposition arrêtée par Vasari ; les deux tombeaux célèbres, ceux que surmontent le Jour, la Nuit, l’Aurore et le Crépuscule, appartiennent à un fils et à un petit-fils, Julien duc de Nemours et Laurent duc d’Urbin. En 1635, sous les grands-ducs, Ottavio Vannini peint au palais Pitti le jeune Michel-Ange présentant au Magnifique la tête d’un faune.
Une dernière légende a la vie dure, celle du refus d’absolution. Savonarole, prieur de San Marco, fut appelé au chevet de Careggi ; la lettre d’Ange Politien à Jacopo Antiquari, écrite par un homme présent, mentionne une bénédiction, et le corps fut porté d’abord à San Marco. Le refus n’apparaît que dans des relations postérieures. Deux Florentins ont raconté les mêmes journées. Politien décrit une chambre pleine d’amis et une ville en deuil ; Piero Parenti, qui vivait là, note que seuls s’attristèrent vraiment ceux qui tenaient le gouvernement, les autres attendant que la République retrouve sa liberté.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de Savonarole et de la république florentine de 1494 à 1498, où les mêmes institutions et la même caisse du Monte reparaissent sous un régime opposé. Il rejoint le mécénat des papes de la Renaissance, qui attire vers Rome à partir de 1503 les artistes formés à Florence, et les banques italiennes du XVᵉ siècle et leurs techniques de change.
Laurent de Médicis a donné son nom à un âge d’or. La formule circule depuis longtemps et recouvre une réalité plus terre à terre, celle d’une famille de banquiers qui dirige une république sans y détenir de charge officielle, dans une ville de marchands qui vit de la laine, de la soie et du change. Il a gouverné Florence de vingt à quarante-trois ans, de 1469 à 1492.
Un chiffre qu’il a écrit lui-même
À vingt-deux ans, Laurent ouvre les livres de comptes de sa maison et fait l’addition de ce que sa famille a dépensé depuis une quarantaine d’années.
Le total le stupéfie. Il le note sur un petit cahier, avec le détail des postes concernés, l’aumône aux pauvres, les constructions et les impôts. Il ajoute qu’il ne regrette rien.
Ce chiffre est souvent présenté comme un budget consacré aux arts. Il ne l’est pas. Il couvre trois générations, il mélange la charité et l’impôt, et il ne dit rien des tableaux commandés.
Une banque qui rétrécit pendant que la ville brille
Pendant ces mêmes années, l’entreprise familiale va mal. Le principe est simple. Les Médicis prêtent aux princes et aux papes, et ces débiteurs-là remboursent tard ou pas du tout.
Un duc de Milan meurt en laissant une dette énorme. Le représentant de la maison aux Pays-Bas avance des sommes considérables à un duc qui perdra sa guerre. Une filiale ferme faute de pouvoir récupérer son argent.
En 1473, le pape demande une avance importante pour acheter une ville à son neveu. Laurent refuse. Une famille rivale de Florence, les Pazzi, fournit la somme à sa place, et le pape retire aux Médicis la charge qui les avait enrichis. La rivalité devient alliance contre eux.
Un dimanche d’avril, pendant la messe
Le 26 avril 1478, dans la cathédrale de Florence et au milieu de l’office, plusieurs hommes attaquent les deux frères Médicis en même temps.
Julien meurt sur place. Laurent, blessé au cou, parvient à se réfugier dans une pièce voisine. La répression est immédiate. Un archevêque est pendu à une fenêtre du palais du gouvernement le jour même, avec une trentaine d’autres personnes.
Le pape excommunie alors Laurent, puis frappe la ville entière d’interdit et lui fait la guerre. Après un an et demi de combats coûteux, Laurent prend seul le risque d’aller négocier chez le roi de Naples, ennemi de la veille. Il en revient avec une paix médiocre, mais il revient.
Le pouvoir change de forme
Fort de ce succès, il fait créer en 1480 un conseil de soixante-dix hommes choisis parmi ses fidèles, qui désignera désormais le gouvernement et devra approuver toutes les lois.
Le même mouvement le rapproche de la caisse publique. Cette caisse gère la dette de la ville et se trouve ruinée par la guerre. On nomme des commissions pour la redresser, et Laurent en fait partie. Il obtient des versements en argent liquide et un privilège qui lui permet de récupérer ses placements à leur pleine valeur, alors que les autres détenteurs devaient les revendre à moitié prix.
Jusqu’où est-il allé ? Les historiens ne parviennent pas à trancher, faute de comptes assez complets.
Un inventaire qui renverse nos habitudes
À sa mort, un employé parcourt le palais et note tout ce qu’il voit, en indiquant la valeur de chaque objet.
Une coupe antique en pierre dure y vaut cent fois plus qu’un tableau religieux accroché dans la même maison. Laurent achetait surtout des antiquités et des pierres gravées. Il a fait construire une seule grande villa, restée inachevée à sa mort. Certaines peintures célèbres de sa chambre avaient été prises de force chez une autre famille.
D’autres chercheurs répondent que ce portrait est trop sévère. Laurent envoyait ses peintres travailler à Rome, ouvrait aux artistes son jardin plein de statues antiques, entretenait un savant qui rassembla pour lui six cents manuscrits grecs.
D’où vient l’expression
Un philosophe protégé par la famille écrit « siècle d’or » quelques mois après l’enterrement. Un écrivain français reprend l’idée au XVIIIᵉ siècle en classant l’époque des Médicis parmi les quatre grands moments de l’humanité. Un auteur anglais lui consacre ensuite une biographie qui fait le tour de l’Europe.
Laurent, lui, n’a jamais eu de tombeau. Ses restes ont été déplacés bien après sa mort sous une statue destinée à d’autres.
Le détail des chiffres, l’appareil des sources et l’état actuel du débat entre chercheurs occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Laurent de Médicis, Ricordi, relevé des dépenses de la maison de 1434 à 1471, fiorini 663 775 e ½, tra limosine, muraglie e gravezze, sanza l’altre spese texte cité d’après l’édition critique des Opere procurée par Tiziano Zanato, Turin, 1992, p. XXXIX
- Laurent de Médicis, Ricordi, passage sur l’acceptation de la succession en décembre 1469, per essere contro alla mia età et a Firenze si può mal vivere ricco sanza lo stato même édition, p. XXXIX
- Livre d’inventaire des biens de Laurent le Magnifique, dressé après le 8 avril 1492, original perdu, connu par la copie exécutée en 1512 pour Laurent de Pierre, futur duc d’Urbin Archivio di Stato di Firenze ; transcription de Marco Spallanzani et Giovanna Gaeta Bertelà, Florence, 1992
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Sources primaires (suite)
- Tazza Farnese, camée à deux faces en agate sardonyx, diamètre 20 cm environ, acquise par Laurent à Rome en 1471, décrite dans l’inventaire de 1492 comme una schodella di sardonio et chalcidonio et agatha et estimée 10 000 florins Museo Archeologico Nazionale di Napoli, inv. 27611
- Paolo Uccello, La Bataille de San Romano, panneau peint vers 1438-1440 pour les Bartolini Salimbeni, enlevé de leur hôtel florentin en 1484 et recoupé pour la chambre de Laurent au palais de la via Larga The National Gallery, Londres, NG 583
- Médaille de Bertoldo di Giovanni frappée après le 26 avril 1478, légendes LAVRENTIVS MEDICES SALVS PVBLICA et IVLIANVS MEDICES LVCTVS PVBLICVS légendes relevées d’après la notice d’Ingeborg Walter au Dizionario Biografico degli Italiani
- Ange Politien, Coniurationis commentarium, récit de la conjuration des Pazzi rédigé en 1478 édition critique d’Alessandro Perosa, Padoue, 1958
- Ange Politien, lettre à Jacopo Antiquari sur les derniers jours et la mort de Laurent, avril 1492, lettre 4, 2 du recueil de sa correspondance
- Marsile Ficin, lettre à Paul de Middelbourg datée du 13 septembre 1492, sur le siècle d’or et les esprits d’or Epistolae, Venise, Matteo Capcasa pour Girolamo Blondo, 11 mars 1495, in-folio de 204 feuillets, notice GW 09873
- Francesco Guicciardini, Storie fiorentine, jugement sur la conduite de Laurent après 1480 et sur son ambition culturelle édition d’Alessandro Montevecchi, Milan, 1998, p. 175, 176 et 181
- Piero Parenti, Storia fiorentina, notation sur l’accueil fait à Florence à la mort de Laurent édition d’Andrea Matucci, Florence, 1994, p. 23
- Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, chapitre premier, énumération des quatre siècles heureux et attribution du troisième aux Médicis Berlin, C. F. Henning, 1751
- William Roscoe, The Life of Lorenzo de’ Medici, called the Magnificent, 2 vol. in-quarto, édition originale Liverpool, imprimé par J. M’Creery, 1795
- Sarcophage de Laurent le Magnifique et de son frère Julien, sans monument funéraire, surmonté de la Vierge à l’Enfant de Michel-Ange, Sacristie nouvelle de San Lorenzo Museo delle Cappelle Medicee, Musei del Bargello, Florence
- Ottavio Vannini, Le jeune Michel-Ange présentant à Laurent le Magnifique la tête d’un faune, fresque, 1635 palais Pitti, salle de Giovanni da San Giovanni, Florence
- Villa médicéenne de Poggio a Caiano, projet de Giuliano da Sangallo, chantier ouvert en 1485 sur un domaine acheté aux Rucellai en 1474, inachevée à la mort de Laurent Ministero della cultura, bien du patrimoine mondial depuis 2013
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « Tazza Farnese » Mediateca, Palazzo Medici Riccardihttps://mediateca.palazzomediciriccardi.it/works_and_environment/tazza-farnese/
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- « Villa medicea di Poggio a Caiano e Museo della Natura Morta » Ministero della culturahttps://cultura.gov.it/luogo/villa-medicea-di-poggio-a-caiano-e-museo-della-natura-morta
- « The Myth of the Platonic Academy of Florence » Renaissance Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/renaissance-quarterly/article/abs/myth-of-the-platonic-academy-of-florence/779C22CBAFFC0835B8E13539239FFCBC
- « The conflict after the Pazzi conspiracy and Poliziano’s Coniurationis commentarium », texte intégral déposé par Marta Celati WRAP, dépôt institutionnel de l’université de Warwickhttps://wrap.warwick.ac.uk/id/eprint/120259/1/WRAP-conflict-after-Pazzi-conspiracy-Poliziano's-%E2%80%98Coniurationis-commentarium%E2%80%99-literature-law-politics-Celati-2019.pdf
- « Ficinus, Marsilius : Epistolae », notice GW 09873 de l’édition de Venise, 11 mars 1495 Gesamtkatalog der Wiegendruckehttps://www.gesamtkatalogderwiegendrucke.de/docs/FICIMAR.htm
- « Le Siècle de Louis XIV », édition de 1751 préparée et présentée par Ulla Kölving Société des études voltairienneshttps://c18.net/vo/vo_textes_siecle.php?div1=1
- « The life of Lorenzo de’ Medici, called the Magnificent », notice de l’exemplaire de l’édition originale de 1795 Yale Center for British Arthttps://collections.britishart.yale.edu/catalog/orbis:583196
- « Lorenzo de’ Medici and the Art of Magnificence » Johns Hopkins University Presshttps://www.press.jhu.edu/books/title/3202/lorenzo-de-medici-and-art-magnificence
- « Girolamo Savonarola », notice indiquant que la légende du refus d’absolution à Laurent mourant est démentie par les documents Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Girolamo-Savonarola

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