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Savonarole et les bûchers des vanités, du carnaval 1497 au supplice

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Pour avoir « examiné, écrit, ordonné et formé » le procès de frère Jérôme de Ferrare et des autres frères, un notaire florentin reçoit quatorze florins d’or. Les Dix de liberté et de paix versent la somme le 16 juin 1498, trois semaines après que Jérôme Savonarole a été pendu puis brûlé sur la place de la Seigneurie, là même où avait brûlé, au carnaval de 1497, le premier des deux bûchers des vanités que retiennent les sources. Il s’appelle Francesco di ser Barone, et Florence le surnomme Ceccone. Les chroniques favorables au frère lui ont prêté un pot-de-vin de quatre cents florins, chiffre tiré de récits que la recherche tient pour fabriqués, alors que les quatorze florins figurent, eux, dans une délibération de la République.

Le château du diable

Au seuil de l’époque moderne, que l’on fait courir par convention de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution, brûler des vanités sur une place est déjà un rite de prédicateur. L’historienne Maria Giuseppina Muzzarelli montre Bernardin de Sienne recourir au feu à Pérouse en 1425 et à Florence en 1434, puis Bernardin de Feltre en faire, dans les années 1480, la conclusion ordinaire de ses carêmes à Modène, Pérouse ou Mantoue. Le tas d’objets porte un nom, le « château du diable ». On y jette des masques, des cartes, des livres et des postiches, que l’italien du temps appelle « cheveux morts ».

À Ferrare, le lundi de Pâques 11 avril 1474, le franciscain Michele Carcano fait brûler masques, tables de jeu, cartes et chevelures postiches, avec une bannière de papier où l’on a peint un homme, une femme et le diable qui les tient par les cheveux. La scène est connue par le chroniqueur Ugo Caleffini. Jérôme Savonarole, né à Ferrare en 1452, habite encore la ville, qu’il ne quitte pour le couvent dominicain de Bologne que le 24 avril 1475. Muzzarelli suggère que les feux florentins doivent peut-être quelque chose à ce modèle. Aucun texte ne place le jeune homme sur la place, et l’hypothèse reste une hypothèse.

Florence avait sa propre coutume, et c’est elle que le frère détourne. D’après Vasari, qui la décrit dans l’édition de 1568 de ses Vies, au chapitre de Fra Bartolomeo, on dressait pour le carnaval des cabanes de broussailles et de bois, les capannucci di stipa, que l’on brûlait le soir du mardi gras en dansant des rondes, un homme et une femme se tenant par la main. Pour en faire une fête religieuse, il s’appuie sur les fanciulli, bandes de garçons chargés de surveiller jeux, blasphèmes, parures et prostitution, qu’il aurait encadrés pour les aider selon certains historiens, utilisés selon d’autres. En janvier et février 1497, sous le gonfalonier Francesco Valori, le Grand Conseil vote les lois qu’il réclame sur l’habillement des femmes, la sodomie, les jeux d’argent et les pouvoirs de ces garçons.

Trente brasses de haut, cent vingt de tour

Le 7 février 1497 est un mardi gras, que les Florentins du temps datent de 1496 parce que leur année commence le 25 mars ; les dates qui suivent sont ramenées au 1er janvier. Sur la place de la Seigneurie se dresse une grande charpente. Pasquale Villari l’a reconstituée au XIXᵉ siècle, d’après les témoignages du temps, en pyramide octogonale de trente brasses de haut et de cent vingt de tour, sept gradins pour les sept péchés capitaux, une figure monstrueuse du Carnaval au sommet. La brasse florentine faisant un peu moins de soixante centimètres, l’ouvrage approcherait dix-sept mètres et demi ; c’est le chiffre d’un historien du Risorgimento, pas celui d’un devis de charpentier.

À un signal, après la messe et la procession, quatre gardiens mettent le feu aux quatre angles, sous les cloches du palais et les trompettes de la Seigneurie. Stefano Dall’Aglio, auteur de la notice du Dizionario Biografico degli Italiani, y voit un succès indiscuté et le sommet d’une trajectoire qui ne fera plus que descendre.

Les sources décrivent la cargaison par catégories. Ornements féminins, instruments de musique, livres, miroirs, cartes à jouer, œuvres d’art.

Aucun inventaire n’a été dressé, ou aucun n’a survécu, et l’on ignore quels livres, quelles peintures ou quelles sculptures ont disparu ce soir-là. Muzzarelli note que la sinistre réputation de ces feux a longtemps nourri, à Florence, des récits de manuscrits anciens et d’éditions de Boccace réduits en cendres, qui prêtent au frère plus de dommages qu’il n’en a probablement causé.

Le rite recommence au carnaval suivant, le 27 février 1498. Excommunié depuis neuf mois, le frère voit cette fois le bûcher porter, selon la même reconstitution, une image de Lucifer entourée des sept péchés capitaux. Les mots avaient précédé les flammes. Dans un sermon du 18 mai 1496, recueilli dans les Prediche sopra Ruth e Michea, Savonarole invitait les Florentines à imiter les femmes turques, qui sortent le visage couvert d’un voile noir, et à laisser leurs bijoux ; le 12 juin suivant, il leur demandait de remonter le haut de leur robe jusqu’au creux de la gorge.

Baccio, Lorenzo di Credi « et beaucoup d’autres »

Les peintres qu’on place au pied du bûcher viennent pour l’essentiel d’un seul auteur, Giorgio Vasari, né en 1511. Dans la Vie de Fra Bartolomeo, il raconte qu’on porta sur la place quantité de peintures et de sculptures de nus, beaucoup de bons maîtres, avec des livres, des luths et des recueils de chansons, « ce qui fut un très grand dommage, surtout pour la peinture ». Baccio della Porta, le futur Fra Bartolomeo, y apporta toutes ses études de nus ; Lorenzo di Credi l’imita, avec beaucoup d’autres de ceux qu’on appelait piagnoni. Vasari ne donne pas d’année. Il écrit « le carnaval suivant », et sa phrase ne permet pas de savoir s’il pense à 1497 ou à 1498.

Botticelli ne figure pas dans cette liste. Dans la Vie qu’il lui consacre, Vasari en fait un partisan du frère, assez engagé dans la « secte » pour abandonner la peinture et tomber dans la misère, sans jamais écrire qu’il a jeté ses tableaux au feu. L’image du peintre livrant ses mythologies aux flammes s’est formée plus tard, et l’on ignore qui l’a mise en circulation. Même l’abandon de la peinture se discute. La National Gallery de Londres conserve de lui une Nativité mystique (NG1034), toile de 108,6 sur 74,9 centimètres datée de 1500 et signée, dont l’inscription grecque évoque les troubles de l’Italie que le musée lit à travers l’Apocalypse.

Botticelli touchait pourtant de près au milieu savonarolien, et son frère Simone Filipepi a laissé des extraits de chronique que Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini comptent parmi les sources du mouvement. On préférera s’en tenir à la formule d’un peintre proche des piagnoni dont aucun document contemporain ne dit qu’il a sacrifié une toile, parce que le silence d’un biographe aussi friand d’anecdotes que Vasari pèse plus qu’un silence ordinaire.

Le prophète désarmé

Chez les lettrés de Laurent le Magnifique, on l’appelait « le prédicateur des désespérés ».

Fournel et Zancarini, dans la biographie qu’ils lui consacrent en 2024, s’en prennent à la légende noire d’un « fou de Dieu » qui aurait imposé à Florence une « féroce dictature morale ». Car la république que Savonarole a contribué à fonder se lit dans des institutions datées. Créé le 23 décembre 1494, le Grand Conseil réunit les citoyens de plus de vingt-neuf ans à jour de l’impôt et ayant un ancêtre éligible aux grandes magistratures, environ 3 000 hommes, dont 1 000 doivent siéger pour délibérer ; il faut lui bâtir une salle, l’actuel salon des Cinq-Cents. Depuis le 19 mars 1495, une loi dite de la paix et de l’appel amnistie les délits politiques et ouvre un recours contre les sentences de la Seigneurie. Un mont-de-piété, banque de prêt sur gage contre l’usure, ouvre en décembre 1495.

Machiavel, qui n’a jamais compté parmi ses disciples, a laissé deux jugements qui ne se recouvrent pas. Au chapitre VI du Prince, il range le frère parmi les prophètes désarmés, perdus dès que la foule cesse de les croire. Au livre I, chapitre 11, des Discours sur la première décade de Tite-Live, il s’étonne qu’un peuple qui ne se croit ni ignorant ni grossier ait été persuadé que Savonarole parlait avec Dieu, et refuse d’en juger, « car d’un si grand homme il ne faut parler qu’avec révérence ».

La contrainte n’en a pas moins pesé. Dall’Aglio range ce contrôle de la vie privée parmi les causes du déclin du frère, avec la disette, la colère des grandes familles frappées par les réformes fiscales et la peur d’un interdit pontifical chez les marchands. Réforme politique et police des mœurs sortent d’une même prédication, qui promettait à Florence, nouvelle Jérusalem, la gloire et la richesse à condition qu’elle change de vie.

L’Alberghetto

Daté du 12 mai 1497, le bref d’excommunication d’Alexandre VI reproche au frère une doctrine pernicieuse et sa désobéissance aux convocations et aux interdictions romaines. La sanction frappe quiconque le fréquente ou va l’entendre. Savonarole remonte pourtant en chaire le 11 février 1498 ; Rome menace Florence de l’interdit, et le 17 mars la Seigneurie lui ordonne de se taire.

Le dénouement vient d’un défi. Un franciscain, Francesco di Puglia, propose d’entrer dans le feu pour démontrer la fausseté de la doctrine savonarolienne, et Domenico da Pescia, bras droit du prieur, zélé et naïf selon Dall’Aglio, accepte d’y entrer pour la défendre. Réglée par la Seigneurie elle-même, l’épreuve porte sur sept propositions enregistrées devant notaire, dont la rénovation de l’Église et la nullité de l’excommunication. Le 7 avril, une foule immense attend sur la place de la Seigneurie que deux franciscains et deux dominicains traversent les flammes et en sortent indemnes. Personne n’y entre. Chaque camp soulève objection sur objection et fait traîner les choses, puis une averse finit de tout compromettre ; c’est pourtant sur Savonarole que retombe la déception, parce que c’était de lui, et de lui seul, que la ville attendait un miracle, et qu’un prophète qui ne produit aucun signe le jour où tout Florence le lui demande perd en un après-midi ce que trois ans de sermons lui avaient donné. Le lendemain, dimanche des Rameaux, quelques centaines d’hommes armés donnent l’assaut au couvent Saint-Marc, et l’ancien gonfalonier Francesco Valori est tué avec sa femme non loin de là. Après plusieurs heures de combat, les commissaires de la Seigneurie arrêtent le frère, puis Domenico da Pescia et Silvestro Maruffi.

Il subit trois procès, deux civils en avril devant une commission de dix-sept membres nommée par la Seigneurie, un ecclésiastique du 20 au 22 mai devant deux commissaires du pape, le maître général des dominicains Gioacchino Torriani et le juriste Francisco Remolines. Sous la torture, les interrogatoires visent sa crédibilité de prophète et obtiennent qu’il avoue ne pas en être un. Lu au Grand Conseil le 19 avril, le procès-verbal du premier procès est imprimé à Venise dès la fin de mai ou en juin. Dans la cellule du palais que les Florentins appellent par dérision l’Alberghetto, la petite auberge, le prisonnier écrit deux méditations sur les psaumes, Miserere mei Deus et In te Domine speravi.

Les procès-verbaux civils sont de la main de Ceccone. Les chroniqueurs piagnoni l’ont accusé d’avoir contrefait les aveux de bout en bout, et Pasquale Villari a repris l’accusation. Depuis l’étude que Roberto Ridolfi a publiée en 1944 dans La Bibliofilia, une autre lecture l’emporte, selon laquelle le notaire aurait retouché les textes sans les inventer, l’essentiel tenant à l’intimidation et à la torture. Renzo Ristori, qui lui consacre en 1979 une notice du même dictionnaire, juge impossible de mesurer la part de réécriture, et tout aussi difficile de savoir s’il a pesé sur la conduite des interrogatoires.

Ceccone ne s’est pas contenté de ses quatorze florins. En juin 1498, il brigue la seconde chancellerie, qui revient à Machiavel, et meurt quelques mois plus tard dans sa maison du Mugello.

On porte les cendres jusqu’au Ponte Vecchio

Condamnés le 22 mai pour hérésie et schisme, les trois frères sont conduits le lendemain matin, mercredi 23 mai 1498, sur l’estrade dressée contre la ringhiera, la tribune du palais, où un évêque les dégrade devant les Huit et les envoyés du pape. Luca Landucci, apothicaire et fidèle du frère, que la lecture des aveux a bouleversé, est sur la place. Son journal montre Silvestro pendu le premier à l’un des bras d’une potence en forme de croix, puis Domenico, puis Savonarole au milieu, tous trois tournés vers le palais, sans qu’aucun ne parle, ce que la foule tient pour un grand prodige. Sous eux, un bûcher chargé de poudre à bombarde s’embrase dans un fracas de fusées et de pétards ; l’apothicaire lui donne le nom de capannuccio, celui des cabanes du carnaval. Comme on craint que la foule n’emporte les restes, on les abat à coups de pierres et le bourreau fait tout consumer à terre, jusqu’à la moindre relique. Des charrettes portent la poussière jusqu’à l’Arno, au Ponte Vecchio, et quelques fidèles repêchent en secret des charbons qui flottent.

Le Museo di San Marco expose, dans la cellule qui fut celle du prieur, un panneau peint peu après les faits par un Florentin dont on ignore le nom, longtemps donné à Francesco Rosselli et parfois à Filippo Dolciati. Des sept versions peintes au moins que l’on connaît, elle passe pour la plus ancienne. Au premier plan, des frères conversent ; une historienne de l’iconographie savonarolienne a proposé d’y lire une allusion à l’épreuve du feu manquée du 7 avril, qui devait se tenir sur la même place.

Guichardin, qui écrit ses Histoires de Florence une dizaine d’années après le supplice, laisse à l’avenir le soin de dire si Savonarole fut un grand prophète ou un grand homme. Roberto Ridolfi, son biographe du XXᵉ siècle, a répondu qu’il fut l’un et l’autre, un grand prophète et, dans un autre sens que celui de Guichardin, un très grand homme. Fournel et Zancarini reconnaissent la légitimité de la question et refusent d’y répondre, parce qu’elle appartient aux contemporains du frère et que leur propre travail porte sur ce que la religion a fait à la politique florentine, et la politique à la religion.

Pour aller plus loin

La descente de Charles VIII en Italie en 1494, qui ouvre les guerres d’Italie, forme l’arrière-plan immédiat de ces quatre années florentines. Le pontificat d’Alexandre VI Borgia et les débuts de Machiavel à la seconde chancellerie, en juin 1498, en sont les prolongements les plus directs, et l’histoire des lois somptuaires des villes italiennes éclaire le versant moral du programme.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Délibération des Dix de liberté et de paix, 16 juin 1498, versement de quatorze florins d’or à ser Francesco di ser Barone dit Ceccone « per remuneratione di sua faticha in examinare, scrivere, ordinare et formare il processo di frate Girolamo da Ferrara et delli altri frati » Archivio di Stato di Firenze, connue par la notice de Renzo Ristori (1979) [cote exacte : À VÉRIFIER]
  2. Procès-verbal du premier procès de Savonarole (9-19 avril 1498), lu au Grand Conseil le 19 avril 1498, imprimé à Venise fin mai ou juin 1498, puis à Florence et à Rome ; édition critique : I processi di Girolamo Savonarola (1498), éd. Ida Giovanna Rao, Piero Viti et Raffaella Maria Zaccaria, Florence, 2001 SISMEL-Edizioni del Galluzzo
  3. Ugo Caleffini, Cronica (1470-1493), récit du bûcher de vanités allumé par Michele Carcano à Ferrare le lundi de Pâques 11 avril 1474 cité d’après M. G. Muzzarelli, Gli inganni delle apparenze, 1996, chap. III, qui renvoie à l’édition de T. Bacchi
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Jérôme Savonarole, Prediche sopra Ruth e Michea, sermon IV du 18 mai 1496 et sermon XI du 12 juin 1496, éd. Vincenzo Romano, Rome, 1962, 2 vol., Edizione nazionale delle opere di Girolamo Savonarola Belardetti
  2. Giorgio Vasari, Le vite de’ più eccellenti pittori, scultori e architettori, Florence, 1568, « Vita di fra’ Bartolomeo di San Marco » (bûcher de carnaval, dessins de nus de Baccio della Porta et de Lorenzo di Credi) et « Vita di Sandro Botticelli » Giunti
  3. Nicolas Machiavel, Il Principe, chap. VI, rédigé en 1513, Rome, 1532 ; Discorsi sopra la prima deca di Tito Livio, livre I, chap. 11, Rome, 1531 ; passage des Discours cité dans la traduction de J.-L. Fournel et J.-C. Zancarini (2024) Antonio Blado
  4. Francesco Guicciardini (Guichardin), Storie fiorentine, rédigées vers 1508-1509, éd. Roberto Palmarocchi, Bari, 1931 Laterza
  5. Luca Landucci, Diario fiorentino dal 1450 al 1516, entrée du mercredi 23 mai 1498, éd. Iodoco Del Badia, Florence, 1883 Sansoni
  6. Supplice de Savonarole sur la place de la Seigneurie, panneau peint, Florentin anonyme, peu après 1498, attribué selon les notices à Francesco Rosselli ou à Filippo Dolciati Florence, Museo di San Marco, cellule de Savonarole [numéro d’inventaire : À VÉRIFIER]
  7. Sandro Botticelli, Nativité mystique, huile sur toile, 108,6 × 74,9 cm, datée 1500, signée, inscription grecque Londres, National Gallery, NG1034

Bibliographie

  1. Stefano Dall’Aglio, « Savonarola, Girolamo », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 91, Rome, 2018 Istituto della Enciclopedia Italiana
  2. Renzo Ristori, « Ceccone di ser Barone », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 23, Rome, 1979 Istituto della Enciclopedia Italiana
  3. Maria Giuseppina Muzzarelli, Gli inganni delle apparenze. Disciplina di vesti e ornamenti alla fine del Medioevo, Turin, 1996, coll. « Gli alambicchi », chap. III, « Parole e fiamme. La lotta dei predicatori contro lussi e vanità », ISBN 978-88-455-6112-2 Scriptorium
  4. Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, Savonarole. L’arme de la parole, Paris, 2024, ISBN 978-2-3793-3922-6 Passés composés
  5. Roberto Ridolfi, « I processi del Savonarola », La Bibliofilia 46, 1944, p. 2-41 Olschki
  6. Roberto Ridolfi, Vita di Girolamo Savonarola, Rome, 1952, 2 vol. Belardetti
  7. Pasquale Villari, La storia di Girolamo Savonarola e de’ suoi tempi, Florence, 1859-1861, 2 vol. Le Monnier

Sources en ligne

  1. « SAVONAROLA, Girolamo », notice de Stefano Dall’Aglio Treccani, Dizionario Biografico degli Italianihttps://www.treccani.it/enciclopedia/girolamo-savonarola_(Dizionario-Biografico)/
  2. « CECCONE di ser Barone », notice de Renzo Ristori Treccani, Dizionario Biografico degli Italianihttps://www.treccani.it/enciclopedia/ceccone-di-ser-barone_(Dizionario-Biografico)/
  3. « III. Parole e fiamme. La lotta dei predicatori contro lussi e vanità », M. G. Muzzarelli Reti Medievali Open Archive, université de Naples Federico IIhttps://www.rmoa.unina.it/2596/1/Muzzarelli05.pdf
  4. « Savonarole. L’arme de la parole », extrait (introduction et table) Passés composés, via Numiloghttps://excerpts.numilog.com/books/9782379339219.pdf
  5. « Savonarole, Sermons, écrits politiques et pièces du procès, Textes traduits de l’italien, présentés et annotés par Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini », compte rendu, Médiévales 27, 1994 Perséehttps://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_1994_num_13_27_1318_t1_0125_0000_1
  6. « 23 maggio, muore Savonarola. Il racconto di un testimone diretto : Luca Landucci, speziale. » Museo di San Marco e Cenacoli, Florencehttps://museodisanmarco.blog/2015/05/23/23-maggio-muore-savonarola-il-racconto-di-un-testimone-diretto-luca-landucci-speziale/
  7. « Sandro Botticelli, ’Mystic Nativity’, 1500 » The National Gallery, Londreshttps://www.nationalgallery.org.uk/paintings/sandro-botticelli-mystic-nativity
  8. « supplizio di Girolamo Savonarola in piazza della Signoria dipinto », notice d’une réplique du XVIIᵉ siècle Catalogo generale dei Beni Culturali, ministère italien de la Culturehttps://catalogo.beniculturali.it/detail/HistoricOrArtisticProperty/0900746408
  9. « Caccia al patrimonio disperso della famiglia Martelli. Un disegno del « Supplizio di Girolamo Savonarola » » Associazione Amici di Casa Martelli, Florencehttps://www.associazioneamicicasamartellifirenze.it/savonarola.html
  10. « I processi di Girolamo Savonarola (1498) » SISMEL Edizioni del Galluzzohttps://www.sismel.it/pubblicazioni/438-i-processi-di-girolamo-savonarola-(1498
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