Des lettres gravées sur une pierre ne changent rien à la pierre. Thomas d’Aquin le soutient au livre III de la Summa contra Gentiles, chapitre 105, contre ceux qui fabriquent des images sous une configuration du ciel pour en obtenir des effets. Il admet qu’on pourrait dire d’une figure qu’elle reçoit quelque vertu des astres, puisqu’elle donne à l’objet fabriqué une sorte de forme propre. Les caractères inscrits sur l’image, en revanche, ne peuvent être que des signes, et un signe n’existe comme signe que pour une intelligence qui le lit. Quant aux fumigations et aux prosternations qui accompagnent l’opération, le théologien y voit des marques de révérence offertes à une nature intellectuelle.
Le dominicain ne répond pas à une rumeur. Depuis les traductions du XIIᵉ siècle, des traités arabes sur les talismans circulent en latin, et le plus volumineux, connu sous le nom de Picatrix, passe à la cour de Castille au milieu du XIIIᵉ siècle, au moment où des clercs latins s’efforcent de trier les livres de la science des astres.
Le juriste de Cordoue qui cherchait des talismans
Sous le titre latin se cache un titre arabe, Ghāyat al-ḥakīm, « Le But du sage ». On a longtemps attribué le livre à l’astronome Maslama al-Majrīṭī, mort vers 1007, et Ibn Khaldūn, mort en 1406, fait encore cette confusion. En 1996, dans Studia Islamica, Maribel Fierro propose un autre homme du même prénom, Maslama ibn Qāsim al-Qurṭubī, né à Cordoue en 905 ou 906, mort dans la même ville en 964 (353 de l’hégire). Au colloque Images et magie, publié en 2011, la question paraissait encore ouverte. En 2017, Jean-Patrice Boudet et Jean-Charles Coulon constatent qu’on s’accorde désormais sur cette identification, tenue pour très vraisemblable, et placent la rédaction entre 954 et 959 (343-348 de l’hégire), d’après les dates que portent les manuscrits.
L’auteur appartient au monde lettré de la Cordoue califale. Formé au droit et à la tradition religieuse, Maslama entreprend, sans doute au début des années 930, un long voyage en Orient, et l’un de ses élèves n’est autre que ʿAbd Allāh, fils du calife ʿAbd al-Raḥmān III, accusé de complot et exécuté sur l’ordre de son père en 951. La Ghāya puise dans des textes qu’il a pu découvrir pendant ce voyage, parmi lesquels le traité des talismans de Thābit ibn Qurra, mort en 901, que Jean de Séville mettra en latin au XIIᵉ siècle sous le titre De imaginibus. Elle cite aussi la neuvième des cent sentences du Kitāb al-Thamara, recueil placé sous le nom de Ptolémée que l’Occident lira sous le titre de Centiloquium, avec le commentaire d’Aḥmad ibn Yūsuf, savant égyptien. L’exemple discuté est une bague pourvue d’un bézoard, une concrétion tirée de l’estomac de certains animaux, marquée du signe du Scorpion et réputée soigner la piqûre de l’animal. Maslama raconte que la recherche des « secrets des talismans » l’occupait dans sa jeunesse, qu’il a lu ce texte à ce moment-là, qu’il dit avoir éprouvé lui-même le pouvoir de ce genre d’objet, et que c’est là ce qui l’a conduit vers cette science, si bien que tout le livre repose, dans le récit qu’en donne son auteur, sur une expérience personnelle dont on ne connaît que son propre témoignage. Il en gardera la réputation d’un maître des incantations prophylactiques et des talismans.
Le mot voyage avec la chose, puisque l’arabe ṭilasm vient du grec telesma. Le traducteur latin, qui rend d’ordinaire l’objet par ymago, conserve une seule fois la forme telsam au livre I, chapitre 2, et l’explique par violator, celui qui fait violence, parce que tout ce que fait l’image, elle le fait par force. Pour un auteur musulman, s’adresser à un astre frôle l’associationnisme. La Ghāya écarte la difficulté par une notion, la rūḥāniyya ou « essence spirituelle » de l’astre, que les auteurs identifient à un ange au service de Dieu ; c’est à elle, selon ce cadre, que l’opérateur s’adresse.
Les fins visées sont souvent politiques. Au chapitre 5 du livre I, les talismans destinés au pouvoir et à la guerre arrivent en tête, neuf sur trente et un dans l’arabe, dix sur trente-trois dans le latin, presque à égalité avec ceux de l’amour et de la discorde, ou de la prospérité et de la ruine.
Un éphèbe devenu jeune fille
La traduction castillane est achevée en 1256 à la cour d’Alphonse X, puis mise en latin. Les ateliers alphonsins nomment d’ordinaire leurs traducteurs dans les prologues ; celle-ci reste anonyme, et Boudet et Coulon rattachent ce silence au caractère transgressif du texte. David Pingree, qui a édité la version latine en 1986 pour le Warburg Institute, a proposé deux noms, le savant juif Judas ben Moshé pour le passage de l’arabe au castillan, le notaire italien Gilles de Thebaldis pour le latin, et l’attribution est restée une conjecture. Le nom même de Picatrix a reçu deux explications. On y a d’abord vu une déformation de Buqratis, Hippocrate. En 1990, Jan Thomann y lit la traduction du nom de l’auteur, la racine arabe s-l-m de Maslama évoquant la morsure du serpent, que le castillan rend par picatriz. La seconde hypothèse a notre préférence, parce qu’elle ne suppose aucune faute de copie.
Le traducteur a taillé dans le texte. Le chapitre 4 du livre III, qui répartissait les sourates du Coran entre les astres, disparaît, comme un long passage sur les décans indiens où il était question du Bouddha et de la tête divinatoire des Sabéens de Ḥarrān. Ailleurs, il adapte. Une recette amoureuse du livre III, chapitre 5, vise dans l’arabe un jeune homme de Balkh, un ghulām ; le latin en fait une iuvencula, une jeune fille réputée la plus belle du monde, et ce seul mot change la portée sociale de la recette. Dans les fumigations planétaires du livre IV, la cervelle d’aigle devient une cervelle de chat, probablement parce que l’arabe nusūr et sinnawr ne diffèrent que par l’ordre de deux lettres. Les chats de la fumigation lunaire passent aussi du blanc au noir, et Boudet et Coulon rappellent qu’en 1233 la bulle Vox in Rama de Grégoire IX avait fait du chat un serviteur du diable.
On mesure mal l’ampleur de ces écarts. L’édition arabe de Hellmut Ritter, parue en 1933, repose sur des manuscrits dont aucun n’est antérieur au XIVᵉ siècle, on ignore sur quel texte précis a travaillé le traducteur, et l’intermédiaire castillan est à peine connu. Une omission du latin peut donc refléter un manuscrit arabe perdu. Quant à la traduction française de 2003, dirigée par Béatrice Bakhouche, Boudet et Coulon préviennent qu’il ne faut pas toujours s’y fier.
« Rien d’autre que des signes »
Vers le milieu du XIIIᵉ siècle, un auteur latin dresse le catalogue des livres de l’astronomia, qui couvre alors l’astronomie comme l’astrologie, avec le titre et l’incipit, les premiers mots, de chacun. C’est le Speculum astronomiae. Son chapitre 11 traite des imagines, range certains opuscules parmi les « abominables », d’autres parmi les « détestables », et en sauve un ou deux. Nicolas Weill-Parot a montré que l’expression « image astrologique » y apparaît pour la première fois, pour désigner un talisman qui ne devrait rien à un rituel ni à un appel aux démons et tiendrait sa puissance des seuls astres. Un talisman naturel, donc, et par là acceptable pour un chrétien.
Qui l’a écrit ? Une partie des manuscrits l’attribue à Albert le Grand, et la controverse court depuis 1910. Paola Zambelli défend en 1992 la paternité d’Albert ; Agostino Paravicini Bagliani reprend en 2001 la question par une enquête sur les manuscrits, dont il soutient que le plus ancien est anonyme. On ne sait pas trancher entre ces positions, et la date elle-même ne se fixe qu’à peu près.
Thomas d’Aquin et Albert se sont divisés sur la notion même, et le chapitre 105 de la Summa contra Gentiles en porte la trace. Sa concession sur la figure, décrite comme la forme quasi spécifique de l’objet fabriqué, paraît admettre l’image astrologique. Weill-Parot soutient en 2010, dans la revue Traditio, que le passage ne vaut pas acceptation, et c’est pour décrire le critère à l’œuvre chez le théologien qu’il avait forgé, dès 2002, la notion de magie « adressative », celle dont les signes supposent un destinataire capable de les comprendre, ce qui revient, dans la langue des clercs qui depuis le Speculum séparent l’image innocente de celle qui dissimule un rituel, à soupçonner derrière les caractères gravés un appel adressé aux démons. La frontière passe par la destination des signes plus que par la matière ou par l’heure. La médecine savante rencontre la même frontière lorsqu’Arnaud de Villeneuve et Pietro d’Abano introduisent des sceaux astrologiques, dont celui du Lion, destiné aux reins.
Aucune de ces discussions ne porte sur un résultat mesuré.
Ficin ouvre les livres « abominables »
Le 3 décembre 1489, Antonio Miscomini achève d’imprimer à Florence les De vita libri tres de Marsile Ficin, traducteur de Platon, prêtre et médecin. Le troisième livre, De vita coelitus comparanda, « Sur la manière d’obtenir la vie du ciel », est dédié au roi de Hongrie Matthias Corvin. Une copie de luxe avait été achevée le 16 septembre précédent, selon le colophon du folio 174 verso, et enluminée par Attavante Attavanti. Destinée à la bibliothèque du roi, elle est restée à Florence après sa mort soudaine en 1490 et appartient aujourd’hui au fonds des Plutei de la Biblioteca Medicea Laurenziana.
Au chapitre 18, Ficin en vient aux figures que les anciens « astrologues et magiciens » imprimaient sur leurs talismans. Il distingue trois conventions, les formes visibles, les formes imaginables et les caractères, avant de décrire la fabrication de ces objets et de spéculer sur leur efficacité. En 2014, Lauri Ockenström a lu ce classement comme un héritage de la tradition médiévale de la magie des images, jusqu’aux livres que le Speculum tenait pour abominables. Weill-Parot avait parlé de « pénombre ficinienne » pour désigner ce renouveau de la théorie talismanique et ses ambiguïtés. Dès 1958, Daniel Pickering Walker a montré que cette magie tient à la notion de spiritus, le souffle subtil que la médecine du temps place entre l’âme et le corps, et qu’elle touche à la musique et à la religion autant qu’à la médecine.
Au palais pontifical, une éclipse à conjurer
Près d’un siècle et demi après Ficin, la magie astrale entre chez le pape. Sorti en 1626 des forteresses de Naples après près de vingt-sept ans de prison, le dominicain calabrais Tommaso Campanella est transféré à Rome. Urbain VIII s’inquiète des prédictions qui annoncent sa mort d’après la disposition des astres et fait appel à lui. Campanella applique au palais pontifical les pratiques de son opuscule De siderali fato vitando, « Comment éviter le destin sidéral », qui reprend, selon Germana Ernst et Jean-Paul De Lucca, des thèmes de Ficin pour écarter cette fois les influences funestes.
En cas d’éclipse menaçante, l’opuscule prescrit une chambre close, purifiée par des bois aromatiques, tendue de soie blanche, éclairée de lampes et de flambeaux qui figurent les planètes, avec des amis que l’éclipse ne menace pas et une musique associée à Jupiter et à Vénus. L’opuscule va jusqu’à envisager de construire une sorte de ciel artificiel. Le talisman a cédé la place à une pièce entière. Le texte paraît à Lyon en 1629, septième et dernier livre des Astrologica, et risque de compromettre le pape. Campanella rédige aussitôt un Apologeticus où il soutient que tout y est naturel ; au début de 1632, Urbain VIII promulgue contre les astrologues une bulle très sévère, Inscrutabilis.
Les images que cette chambre remplaçait existent encore, peintes. À Cracovie, le manuscrit 793 de la Bibliothèque jagellonne conserve une copie latine du Picatrix dont les pages 378 à 384 montrent, une planète après l’autre, les formes de Saturne, de Jupiter, de Mars, du Soleil, de Vénus, de Mercure et de la Lune, et dont les pages suivantes, à partir de la 385, alignent les figures des décans, ces tranches de dix degrés du zodiaque, telles que David Pingree les a reproduites en planches dans son édition de 1986.
Pour aller plus loin
Le traité des talismans de Thābit ibn Qurra et les Épîtres des Frères de la Pureté, que Maslama semble avoir introduites en al-Andalus, ouvrent le versant arabe de cette histoire. Du côté latin, le sceau du Lion dans la médecine d’Arnaud de Villeneuve et la fortune latine du Centiloquium prolongent la querelle du Speculum astronomiae.
On se figure volontiers la magie médiévale comme une affaire de village. Une partie de cette magie s’écrivait pourtant dans de gros livres savants, en arabe d’abord, puis en latin. Ces livres se lisaient jusqu’à la cour des rois. Beaucoup traitaient d’une petite pièce gravée à une heure choisie d’après le ciel. Ses fabricants pensaient y enfermer la force d’une planète. On l’appelait un talisman.
Un savant de Cordoue et ses pierres gravées
Le plus célèbre de ces livres a été écrit à Cordoue, au milieu du Xᵉ siècle. Son auteur s’appelait Maslama. C’était un homme de loi, et l’un de ses élèves était un fils du calife. Pendant des siècles, on a confondu Maslama avec un astronome qui portait le même prénom. Les spécialistes s’accordent aujourd’hui sur son nom, sans preuve absolue.
Maslama raconte qu’il cherchait déjà les secrets des talismans dans sa jeunesse. Il parle d’une bague ornée d’une pierre tirée de l’estomac d’un animal. On gravait sur cette pierre le signe du Scorpion. La bague passait pour soigner la piqûre du scorpion. Maslama assure avoir essayé lui-même ce genre d’objet, et nous ne connaissons cette expérience que par son récit.
Selon lui, on ne prie pas la planète elle-même. On s’adresse à ce qu’il appelle l’esprit de l’astre, une sorte d’ange au service de Dieu. Beaucoup de ses talismans visent le pouvoir ou la guerre.
Le livre change de langue
En 1256, le roi de Castille Alphonse X fait traduire l’ouvrage en castillan. Une version latine suit. Les autres traductions de cette cour portent le nom de leur auteur. Celle-ci reste anonyme, et deux historiens y voient l’effet d’un contenu jugé trop audacieux.
Le traducteur ne se contente pas de traduire. Il supprime un chapitre qui répartissait les parties du Coran entre les astres. Dans une recette d’amour, le jeune homme visé par l’arabe devient une jeune fille. Ce seul changement modifie toute la scène.
Ailleurs, un aigle se transforme en chat. En arabe, les deux mots se ressemblent beaucoup, et le traducteur a probablement lu l’un pour l’autre. Dans une autre recette, des chats blancs deviennent noirs. Peu avant, un pape avait fait du chat un serviteur du diable. Personne ne sait sur quel manuscrit arabe le traducteur travaillait.
Des théologiens cherchent la limite
Au XIIIᵉ siècle, un auteur latin passe en revue les livres consacrés aux astres. Il rejette certains ouvrages de talismans, qu’il juge abominables. Il en sauve pourtant un genre. Ce serait une pièce qui tirerait sa force des astres seuls, sans prière adressée à personne. Il lui donne le nom d’image astrologique.
Personne ne sait avec certitude qui a écrit ce catalogue. Une partie des manuscrits le donnent au savant dominicain Albert le Grand. Les historiens en discutent depuis plus d’un siècle.
Thomas d’Aquin, autre théologien dominicain, se méfie. Il admet qu’une figure dessinée pourrait peut-être recevoir quelque chose du ciel. Les lettres gravées posent un autre problème. Une lettre n’agit que sur celui qui sait la lire. Un talisman couvert d’inscriptions parle donc forcément à quelqu’un. Pour un clerc de ce temps, ce lecteur caché ressemble fort à un démon. Aucune de ces disputes ne s’appuie sur un effet mesuré.
De Florence à la chambre du pape
En 1489, le Florentin Marsile Ficin, prêtre et médecin, publie un traité sur la vie. Sa dernière partie cherche comment tirer du ciel de quoi mieux vivre. Ficin y décrit les figures que les anciens gravaient sur leurs talismans. Il les range en plusieurs familles. Selon un spécialiste, il puise ces modèles jusque dans les livres que le catalogue latin avait condamnés.
Près d’un siècle et demi plus tard, le frère Tommaso Campanella reprend ces idées. Le pape Urbain VIII craint pour sa vie, car des prédictions tirées des astres annoncent sa mort. Campanella aménage pour lui une chambre fermée, parfumée de bois odorants, tendue de soie blanche. Le traité parle même de bâtir une sorte de ciel artificiel, contre une éclipse menaçante.
Ce petit traité paraît en France, et il menace de mettre le pape dans l’embarras. Peu après, Urbain VIII frappe durement les astrologues. Dans la chambre, des lampes et des flambeaux tenaient lieu de planètes.
La version complète montre où voir les planètes peintes d’un manuscrit latin du traité de Maslama, et détaille l’argument de Thomas d’Aquin sur les caractères gravés.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Maslama ibn Qāsim al-Qurṭubī, *Ghāyat al-ḥakīm* (« Le But du sage »), rédigée entre 954 et 959 (343-348 de l’hégire), attribuée par la tradition à Maslama al-Majrīṭī, attribution corrigée par Maribel Fierro en 1996 ; éd. Hellmut Ritter, *Pseudo-Maǧrīṭī, Das Ziel des Weisen*, Leipzig-Berlin, 1933, établie sur des manuscrits dont aucun n’est antérieur au XIVᵉ siècle B. G. Teubner
- *Picatrix. The Latin Version of the Ghāyat al-ḥakīm*, éd. David Pingree, Londres, 1986 : livre I, chap. 2 (définition du talisman, *telsam… violator*, p. 5), livre I, chap. 5 (talismans à fins politiques et militaires), livre III, chap. 5 (recette amoureuse), livre IV, chap. 6 (fumigations planétaires) The Warburg Institute
- *Picatrix* latin illustré, formes des sept planètes aux pages 378 à 384 et figures des décans à partir de la page 385, reproduites en planches dans l’édition Pingree de 1986 Cracovie, Biblioteka Jagiellońska, MS 793
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Sources primaires (suite)
- Thābit ibn Qurra (mort en 901), traité des talismans, traduit en latin au XIIᵉ siècle par Jean de Séville sous le titre *De imaginibus* ; éd. Francis J. Carmody, *The Astronomical Works of Thabit b. Qurra*, Berkeley-Los Angeles, 1960, p. 179-197 éd. Carmody
- Aḥmad ibn Yūsuf ibn al-Dāya, commentaire du *Kitāb al-Thamara* (*Centiloquium*) placé sous le nom de Ptolémée, neuvième proposition (bague au bézoard marquée du Scorpion) ; éd. et trad. F. Martorello et G. Bezza, *Commento al Centiloquio tolemaico*, Milan-Udine, 2013, p. 70-75 Mimesis
- *Speculum astronomiae*, anonyme ou attribué à Albert le Grand, milieu du XIIIᵉ siècle, chap. 11 (sur les *imagines*) ; éd. S. Caroti, M. Pereira, S. Zamponi et P. Zambelli, Pise, 1977 Domus Galileana
- Thomas d’Aquin, *Summa contra Gentiles*, livre III, chap. 105 (figures et caractères des images, signes adressés à une nature intellectuelle), texte latin de l’édition léonine Commission léonine
- Grégoire IX, bulle *Vox in Rama*, 1233 ; trad. anglaise dans A. C. Kors et E. Peters (éd.), *Witchcraft in Europe, 400-1700. A Documentary History*, 2ᵉ éd., Philadelphie, 2001, p. 114-116 University of Pennsylvania Press
- Marsile Ficin, *De vita libri tres*, livre III, *De vita coelitus comparanda*, chap. 18, Florence, Antonio Miscomini, 3 décembre 1489 ; éd. critique et trad. Carol V. Kaske et John R. Clark, *Three Books on Life*, Binghamton, 1989, fondée sur l’édition princeps Medieval & Renaissance Texts & Studies
- Marsile Ficin, *De triplici vita*, codex sur vélin achevé le 16 septembre 1489 (colophon au f. 174v), enluminé par Attavante Attavanti pour la bibliothèque de Matthias Corvin Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, fonds des Plutei
- Tommaso Campanella, *De siderali fato vitando*, imprimé à Lyon en 1629 comme septième livre des *Astrologica*, et *Apologeticus* ; éd. Germana Ernst, *Opuscoli astrologici. Come evitare il fato astrale, Apologetico, Disputa sulle Bolle*, Milan, 2003 Rizzoli
- Urbain VIII, bulle *Inscrutabilis* contre les astrologues, promulguée au début de 1632, datation relevée dans la notice de G. Ernst et J.-P. De Lucca Stanford Encyclopedia of Philosophy
Bibliographie
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- Nicolas Weill-Parot, « Pénombre ficinienne : le renouveau de la théorie de la magie talismanique et ses ambiguïtés », dans S. Toussaint (dir.), *Marsile Ficin ou les mystères platoniciens*, Paris, 2002, p. 71-90 Les Belles Lettres
- Nicolas Weill-Parot, « Astrology, Astral Influences and Occult Properties in the Thirteenth and Fourteenth Centuries », *Traditio* 65, 2010, p. 201-230 Traditio
- Agostino Paravicini Bagliani, *Le Speculum astronomiae, une énigme ? Enquête sur les manuscrits*, Micrologus’ Library 6, Florence, 2001 SISMEL-Edizioni del Galluzzo
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- Lauri Ockenström, « Refined Resemblances : Three Categories of Astromagical Images in Marsilio Ficino’s *De vita* 3,18 and Their Indebtedness to “Abominable” Books », *Magic, Ritual, and Witchcraft* 9 (1), 2014 University of Pennsylvania Press
- Daniel Pickering Walker, *Spiritual and Demonic Magic from Ficino to Campanella*, Londres, 1958 The Warburg Institute
Sources en ligne
- « La version arabe (Ghāyāt al-ḥakīm) et la version latine du Picatrix - Points communs et divergences » Classiques Garnierhttps://classiques-garnier.com/cahiers-de-recherches-medievales-et-humanistes-journal-of-medieval-and-humanistic-studies-2017-1-n-33-varia-la-version-arabe-ghyt-al-akm-et-la-version-latine-du-picatrix-en.html?displaymode=full
- « Bāṭinism in Al-Andalus. Maslama b. Qāsim al-Qurṭubī (d. 353/964), Author of the “Rutbat al-Ḥakīm” and the “Ghāyat al-Ḥakīm (Picatrix)” on JSTOR » JSTORhttps://www.jstor.org/stable/1595996
- « Astrology, Astral Influences and Occult Properties in the Thirteenth and Fourteenth Centuries », notice hal-01104417 HAL, Université Paris 8https://hal-univ-paris8.archives-ouvertes.fr/hal-01104417
- « Agostino Paravicini Bagliani, Le Speculum Astronomiae, une énigme ? Enquête sur les manuscrits », note de lecture Médiévales, n° 47, OpenEditionhttps://journals.openedition.org/medievales/1081
- « Three Books on Life. | Library of Congress » Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/2021667913
- « Refined Resemblances : Three Categories of Astromagical Images in Marsilio Ficino’s De vita 3,18 and Their Indebtedness to “Abominable” Books » Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/545187
- « Tommaso Campanella (Stanford Encyclopedia of Philosophy) », notice de Germana Ernst et Jean-Paul De Lucca Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/campanella/




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