Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

☿
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

La magie naturelle : quand l’occulte était une physique (1486-1716)

Histoire des sciences occultes2 octobre 2026◈ 47 sources vérifiées
Daderot / Wikimedia Commons
10 min de lecture47 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

« Une qualité occulte scholastique. » La formule est de Leibniz, dans le dernier écrit qu’il adresse à Samuel Clarke en août 1716, trois mois avant sa mort, et elle vise l’attraction universelle de Newton. Une force qui agirait à distance, sans rien entre les corps, relève selon lui du miracle perpétuel ou de ces vertus cachées que les manuels des écoles prêtaient à l’aimant, et que la magie naturelle se proposait d’employer. L’objection n’était pas neuve. Newton y répond l’année suivante, dans la question 31 de l’Opticks, en rangeant la pesanteur parmi les qualités manifestes, dont seules les causes, écrit-il, demeurent occultes.

Quatre qualités ne suffisent pas

La philosophie naturelle qu’on enseigne dans les universités du XIIIᵉ siècle rend compte des corps par quatre qualités premières, le chaud, le froid, le sec et l’humide, dont le dosage produit les éléments puis les mélanges. Une large part du monde se laisse décrire ainsi. La pierre d’aimant résiste. Elle attire le fer sans être plus chaude ni plus sèche qu’un autre caillou, et il en va de même de la vertu propre d’un médicament ou de la plante qui suit la course du soleil. Les maîtres appellent ces propriétés occultes, du latin occultus, « caché », parce qu’on en constate les effets sans percevoir la qualité qui les produit. Le mot ne désigne alors rien de surnaturel. Il appartient au vocabulaire technique de la physique, comme son contraire, « manifeste ». Pour en rendre raison, la scolastique dispose d’une notion reçue d’Avicenne. Dans le Canon, traduit en latin par Gérard de Crémone dans la seconde moitié du XIIᵉ siècle, le médecin persan rattache ces actions à la forme propre de l’espèce, la forma specifica, qu’il élabore à partir de la « forme du tout » de Galien. Dans ce schéma, l’aimant attire parce qu’il est aimant, et la chaîne des causes s’arrête sur ce constat. Nicolas Weill-Parot, qui a consacré 652 pages à ces « points aveugles de la nature », montre que la solution donne à l’enquête un terme rationnel, et qu’elle assure du même coup ce qu’il appelle « une pérennité à l’occulte en tant qu’occulte ».

Thomas d’Aquin consacre à ces opérations une courte lettre, le De operationibus occultis naturae, dont l’édition léonine occupe les pages 183 à 186 du tome 43. Il y rapporte certaines actions des corps à leur forme, que leur impriment les corps célestes, et que le mélange des éléments ne suffit pas à expliquer. Avant lui, Guillaume d’Auvergne, évêque de Paris de 1228 à sa mort en 1249, avait cherché du côté d’un lien entre les choses, la colligantia, dont Weill-Parot fait l’une des voies médiévales de l’occulte. Ces raisonnements fournissent son cadre à ce que les clercs appellent magia naturalis, l’art de mettre en œuvre des vertus cachées sans le secours d’aucun esprit.

« Magia est pars practica scientiae naturalis »

Le 7 décembre 1486, l’atelier romain d’Eucharius Silber achève d’imprimer les neuf cents conclusions que Pic de la Mirandole, vingt-trois ans, entend soutenir en public. Vingt-six portent sur la magie. Pic y rejette d’abord la magie en usage chez les modernes, qu’il dit sans fondement ni vérité, puis il pose que la magie naturelle est licite, qu’aucune loi ne la défend, et qu’elle forme, selon la troisième conclusion, la partie pratique de la science naturelle. La dispute n’a jamais lieu. Innocent VIII la suspend et confie les thèses à une commission, et la querelle court jusqu’en 1489, quand le même Silber imprime, contre l’Apologia de Pic, les Determinationes magistrales de l’évêque Pedro Garsias.

Trois ans après les thèses, le 3 décembre 1489, Antonio Miscomini publie à Florence les De vita libri tres de Marsile Ficin, suivis d’une Apologia. Le premier livre traite de la santé des lettrés, le deuxième de la longue vie. Dans le troisième, De vita coelitus comparanda, Ficin soutient qu’un médecin peut capter ce qu’il appelle l’influence d’une planète en réunissant des plantes, des pierres, des odeurs, des chants et des figures gravées qui lui correspondent. Un exemplaire de cette première édition, conservé à la Biblioteca nazionale centrale de Florence sous la cote Pal. 25,2.4,21, porte des annotations manuscrites dans ses marges.

Où ranger cette magie ? Frances Yates l’a lue en 1964 comme une magie hermétique, et sa lecture a pour elle un fait solide. En 1463, Ficin avait traduit les traités attribués à Hermès Trismégiste, que Cosme de Médicis croyait contemporains de Moïse et qu’Isaac Casaubon, en 1614, a datés par leur grec des premiers siècles de notre ère. Brian Copenhaver a défendu en 1984 une autre généalogie. Selon lui, la justification des talismans chez Ficin repose sur la doctrine scolastique des formes et des qualités occultes, Thomas d’Aquin compris, c’est-à-dire sur la physique de l’université. Pierre Hadot était remonté deux ans plus tôt jusqu’à Plotin et à Platon, chez qui l’amour fait déjà figure de magicien. Les trois lectures ne s’excluent pas tout à fait. On suivra ici de préférence celle de Copenhaver, parce qu’elle explique pourquoi un médecin formé à Padoue ou à Bologne pouvait lire le troisième livre sans changer de langue.

Naples, chez Matthias Cancer

Le traité qui donne au programme son titre le plus lu sort à Naples en 1558, chez l’imprimeur Matthias Cancer, sous le titre Magiae naturalis sive de miraculis rerum naturalium libri IIII. Son auteur, Giambattista Della Porta, est né en 1535 à Vico Equense, ou à Naples selon d’autres témoignages, et n’a pas vingt-cinq ans. Dans la traduction italienne parue à Venise en 1560 chez Lodovico Avanzi, il distingue dès les premières pages deux magies. L’une, qu’il dit « nefandissima », vit d’incantations et de révélations des démons. L’autre est naturelle, et elle n’est rien d’autre qu’« una consumata cognitione delle cose naturali », un savoir achevé des choses de la nature. Selon lui, les opérations de cette magie sont des œuvres de la nature, dont l’art n’est que « menistra o serva », la servante.

Della Porta affirme que les vertus occultes des choses d’ici-bas descendent du ciel, et que les aspects des astres règlent ce qu’il y a de caché dans le monde. La sympathie et l’antipathie entre les choses tiennent chez lui ce que Donato Verardi appelle la première loi de sa nature. Une partie de cette doctrine vient, sans le dire, du premier livre du De occulta philosophia qu’Agrippa de Nettesheim avait fait imprimer en 1533. Verardi a montré que Della Porta récrit ce livre en lui retirant sa part théologique, puisque la théologie faisait partie chez Agrippa des compétences du mage, et que la distance se creuse d’une édition à l’autre. Paola Zambelli avait suivi la même définition plus haut, jusqu’à Pic, qui faisait de la magie l’achèvement, absoluta consumatio, de la philosophie naturelle.

Cette magie ne se tient pas hors de l’université napolitaine, où une historiographie plus ancienne ne lui voyait aucune attache. Verardi la replace dans les débats des aristotéliciens de la ville. Le professeur Girolamo Balduino, dans un commentaire à la Physique imprimé à Venise en 1563, explique à la manière d’Averroès que l’aimant altère l’air, que l’air altéré altère à son tour le fer, et qu’il n’y a là qu’une attraction « équivoque ». La formule évite surtout une action à distance sans intermédiaire, qui aurait senti la magie.

Sa renommée lui vaut l’attention du Saint-Office. Une lettre du cardinal Scipione Rebiba, datée du 21 juin 1574, ordonne l’arrestation de Della Porta ; le procès se clôt en novembre 1578 par un serment d’innocence, certains historiens ont supposé une abjuration, et des pièces retrouvées dans les archives du Saint-Office à la fin des années 1990 ont relancé la question. En janvier 1586, la bulle Coeli et terrae de Sixte V range l’astrologie qui prétend prédire les actions humaines parmi les arts diaboliques. En 1589 paraît à Naples, chez Orazio Salviani, la Magia naturalis en vingt livres. On préférera parler de deux livres plutôt que de deux éditions, tant celui de 1589 change d’échelle. William Eamon y lit la théorie du programme que suivaient ceux qu’il appelle les « professeurs de secrets ». Della Porta écrivait aussi pour le théâtre, et la page de titre de sa Trappolaria, imprimée à Bergame en 1596, précise que la scène où se joue la fable est Naples.

Newton accusé de scolastique

L’accusation lancée par Leibniz ne surprend personne à Londres. Dès 1713, dans la préface de la deuxième édition des Principia, imprimée à Cambridge, Roger Cotes répondait à ceux qui murmuraient que la gravité serait une qualité occulte. Leibniz, lui, l’inscrit dans un argument qu’il oppose à plusieurs doctrines de son temps, celui du miracle perpétuel, dont Francesco Piro a montré en 2016 l’extension dans ses derniers écrits. Une régularité naturelle doit pouvoir s’expliquer par la nature des créatures, sinon elle est un miracle, et si elle n’est pas un miracle, elle est fausse.

La réponse de Newton, dans l’édition anglaise de l’Opticks de 1717, retourne le vocabulaire. Les aristotéliciens, écrit-il, appelaient occultes des qualités supposées cachées dans les corps, causes inconnues d’effets manifestes, et de telles qualités arrêtent le progrès de la philosophie naturelle, ce qui explique qu’on les ait rejetées ces dernières années. Pour lui, la pesanteur, la cohésion et la fermentation relèvent au contraire de lois générales, dont la vérité paraît dans les phénomènes alors même que leurs causes restent à découvrir. Keith Hutchison a tiré de ce passage, en 1982, une thèse qui a déplacé la question. Selon lui, les acteurs de la révolution scientifique ont admis ouvertement des entités occultes, au moment même où ils reconnaissaient qu’aucune qualité n’est jamais perçue directement. Ce qui a changé, c’est le sens du mot. « Occulte » voulait dire insensible vers 1600 ; il finit par vouloir dire inintelligible, et les disputes de la fin de la période opposent des philosophies qui n’estiment pas de la même façon l’intelligibilité du monde. Le récit classique, celui d’une science moderne qui aurait chassé l’occulte, garde pourtant un appui, et c’est Newton qui le fournit, puisqu’il raconte lui-même ce rejet.

Le mot de magie naturelle, lui, change de scène. En 1785, Philip Astley publie à Londres, à compte d’auteur, un Natural Magic, or Physical Amusements Revealed, et en 1840 les Affiches du Mans annoncent au théâtre un M. de Linski, « professeur de Magie naturelle ». Thibaut Rioult, qui relève ces deux mentions, montre que l’illusion occupait déjà une place dans les livres de Della Porta, entre la science, le spectacle et le jeu.

L’ail sur la pierre d’aimant

Depuis l’Antiquité, des auteurs répètent que l’ail prive l’aimant de sa force. Christoph Sander, qui a suivi cette croyance jusqu’au XVIIᵉ siècle, en cherche l’origine probable dans une leçon fautive, allium, « ail », lue à la place d’aliud, « autre chose », dans un passage latin ambigu. Della Porta fait l’essai au livre VII de l’édition de 1589, celui qu’il consacre aux merveilles de l’aimant et où il dit avoir réuni en quelques jours près de deux cents expériences. Il souffle sur la pierre après avoir mangé de l’ail, et la pierre attire le fer comme avant. Dans le cadre de la magie naturelle, le geste a un sens précis. Une antipathie se constate par ses effets, et un effet qui ne se produit pas ruine l’antipathie supposée.

Gilbert, lui, n’a guère ménagé Della Porta.

En 1600, dans le premier chapitre du De magnete, imprimé à Londres, William Gilbert concède à Della Porta qu’il n’est pas un philosophe ordinaire, puis juge qu’il a peu compris les mouvements magnétiques et qu’il en a peu vu. Le reproche porte plus loin qu’une querelle d’auteurs. Le jésuite vénitien Leonardo Garzoni (1543-1592) avait rédigé vers 1580 deux traités sur la nature et les qualités de l’aimant, jamais imprimés, dont la seule copie longtemps connue est un manuscrit anonyme et incomplet de la Biblioteca Ambrosiana de Milan, sous la cote S 82 sup. Monica Ugaglia l’a édité en 2005, avec une table de concordance qui le rapproche du livre VII de Della Porta et du De magnete. Elle soutient que Della Porta et Gilbert ont connu Garzoni par l’intermédiaire d’un traité aujourd’hui perdu de Paolo Sarpi, et elle juge la méthode du jésuite au moins aussi expérimentale que celle de Gilbert. Christoph Sander a identifié en 2016 deux autres copies du texte, qui confortent l’attribution au jésuite et indiquent que Della Porta en possédait un exemplaire, transmis par Sarpi et légué ensuite à l’Accademia dei Lincei.

Rien de cela ne retire au livre VII son cadre, celui d’une magie naturelle qui recense des effets et les soumet à l’essai. Le constat lui ôte seulement une part de l’invention. Le livre VII ne nomme jamais le jésuite, et la comparaison des textes montre ce que Della Porta a pris sans dire ce qu’il a vérifié lui-même, à Naples, avec une pierre et une gousse d’ail.

Pour aller plus loin

Les images astrologiques et les talismans médiévaux prolongent la question des vertus que le ciel passait pour imprimer aux objets. La bulle de Sixte V contre l’astrologie judiciaire relève du même moment romain, et l’alchimie de Newton éclaire d’un autre côté le savant que Leibniz accusait de scolastique.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Avicenne, *Canon* (*Liber canonis*), traduction latine de Gérard de Crémone, seconde moitié du XIIᵉ siècle, doctrine de la forme spécifique analysée par Nicolas Weill-Parot, *Points aveugles de la nature*, 2013, p. 27-37
  2. Thomas d’Aquin, *De operationibus occultis naturae*, dans *Sancti Thomae de Aquino opera omnia*, t. 43, Rome, 1976, p. 183-186 édition léonine
  3. Giovanni Pico della Mirandola, *Conclusiones DCCCC publice disputandae*, Rome, Eucharius Silber, 7 décembre 1486, *conclusiones magicae* 1 à 3 ; éd. et trad. Stephen A. Farmer, *Syncretism in the West : Pico’s 900 Theses (1486)*, Tempe, 1998 Medieval and Renaissance Texts and Studies
Voir les 44 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Giovanni Pico della Mirandola, *Apologia conclusionum suarum*, Naples, 1487 réponse de Pic à la commission pontificale
  2. Pedro Garsias, *Determinationes magistrales contra conclusiones Joannis Pici Mirandulani*, Rome, Eucharius Silber, 15 octobre 1489 exemplaire décrit au catalogue de la Folger Shakespeare Library, Washington
  3. Marsile Ficin, *De vita libri tres*, avec l’*Apologia*, Florence, Antonio Miscomini, 3 décembre 1489, livre III, *De vita coelitus comparanda* – Biblioteca nazionale centrale di Firenze, Pal. 25,2.4,21 ; éd. et trad. Carol V. Kaske et John R. Clark, *Three Books on Life*, Binghamton, 1989 Medieval and Renaissance Texts and Studies
  4. Corpus hermétique, traduction latine de Marsile Ficin achevée en 1463, imprimée en 1471 sous le titre *Pimander*
  5. Isaac Casaubon, *De rebus sacris et ecclesiasticis exercitationes XVI*, Londres, 1614 datation des traités hermétiques
  6. Agrippa de Nettesheim, *De occulta philosophia libri tres*, 1533, livre I ; éd. Vittoria Perrone Compagni, Leyde, 1992 Brill
  7. Giambattista Della Porta, *Magiae naturalis sive de miraculis rerum naturalium libri IIII*, Naples, Matthias Cancer, 1558
  8. Giambattista Della Porta, *De i miracoli et maravigliosi effetti dalla natura prodotti libri IIII*, Venise, Lodovico Avanzi, 1560, livre I, f. 1r-v traduction italienne du précédent
  9. Girolamo Balduino, *Expositio aurea in libros aliquot physicorum Aristotelis, & Averrois super eisdem commentationem*, Venise, 1563, p. 503
  10. Sixte V, constitution *Coeli et terrae contra exercentes astrologiae iudiciariae artem*, Rome, janvier 1586
  11. Giambattista Della Porta, *Magiae naturalis libri XX*, Naples, Orazio Salviani, 1589, livre VII
  12. Giambattista Della Porta, *La Trappolaria*, comédie, Bergame, 1596, page de titre
  13. Leonardo Garzoni (attribution), *Due trattati sopra la natura, e le qualità della calamita*, manuscrit anonyme incomplet, vers 1580 – Biblioteca Ambrosiana, Milan, S 82 sup. ; éd. Monica Ugaglia, *Trattati della calamita*, Milan, 2005 FrancoAngeli
  14. William Gilbert, *De magnete, magneticisque corporibus, et de magno magnete tellure*, Londres, Peter Short, 1600, livre I, chap. 1
  15. Isaac Newton, *Philosophiae naturalis principia mathematica*, 2ᵉ éd., Cambridge, 1713, préface de l’éditeur Roger Cotes
  16. Gottfried Wilhelm Leibniz, dernier écrit adressé à Samuel Clarke, août 1716, dans C. I. Gerhardt (éd.), *Die philosophischen Schriften von G. W. Leibniz*, t. VII, Berlin, 1890, p. 418-419
  17. Isaac Newton, *Opticks*, 2ᵉ éd. anglaise, Londres, 1717, question 31
  18. Philip Astley, *Natural Magic, or Physical Amusements Revealed*, Londres, imprimé pour l’auteur, 1785
  19. « Théâtre. […] M. de Linski, professeur de Magie naturelle », *Affiches, annonces et avis divers de la ville du Mans* 70, n° 104, 1840, p. 852

Bibliographie

  1. Nicolas Weill-Parot, *Points aveugles de la nature. La rationalité scientifique médiévale face à l’occulte, l’attraction magnétique et l’horreur du vide (XIIIᵉ-milieu du XVᵉ siècle)*, Paris, 2013, 652 p., coll. « Histoire » 120 Les Belles Lettres
  2. Pierre Hadot, « L’« amour magicien ». Aux origines de la notion de « magia naturalis » : Platon, Plotin, Marsile Ficin », *Revue philosophique de la France et de l’étranger* 172 (2), 1982, p. 283-292 Presses universitaires de France
  3. Keith Hutchison, « What Happened to Occult Qualities in the Scientific Revolution ? », *Isis* 73 (2), 1982, p. 233-253, DOI 10,1086/352971 History of Science Societyhttps://doi.org/10.1086/352971
  4. Brian P. Copenhaver, « Scholastic Philosophy and Renaissance Magic in the *De vita* of Marsilio Ficino », *Renaissance Quarterly* 37 (4), 1984, p. 523-554 Renaissance Society of America
  5. Frances A. Yates, *Giordano Bruno and the Hermetic Tradition*, 1964 University of Chicago Press
  6. William Eamon, *Science and the Secrets of Nature. Books of Secrets in Medieval and Early Modern Culture*, Princeton, 1994 Princeton University Press
  7. Paola Zambelli, « Continuity in the Definition of Natural Magic from Pico to Della Porta : Astrology and Magic in Italy and North of the Alps », dans *White Magic, Black Magic in the European Renaissance*, Leyde, 2007, p. 13-34 Brill
  8. Donato Verardi, *La scienza e i segreti della natura a Napoli nel Rinascimento. La magia naturale di Giovan Battista Della Porta*, Florence, 2018, 200 p., « Premio Tesi di Dottorato » 69, DOI 10,36253/978-88-6453-789-4 Firenze University Presshttps://doi.org/10.36253/978-88-6453-789-4
  9. Francesco Piro, « L’argument du « miracle perpétuel » et ses conséquences. Dispositions naturelles et action de la créature dans les derniers écrits de Leibniz », *Les Études philosophiques* 163 (3), 2016, p. 407 et suiv. Presses universitaires de France
  10. Christoph Sander, « Early-Modern Magnetism : Uncovering New Textual Links between Leonardo Garzoni SJ (1543-1592), Paolo Sarpi OSM (1552-1623), Giambattista Della Porta (1535-1615), and the Accademia dei Lincei », *Archivum Historicum Societatis Iesu* 85 (2), 2016, p. 303-363 Archivum Historicum Societatis Iesu
  11. Christoph Sander, « Magnets and garlic : an enduring antipathy in early-modern science », *Intellectual History Review* 30 (4), 2020, p. 523-560 Intellectual History Review
  12. Thibaut Rioult, « The Secrets of Illusionism in Della Porta’s *Natural Magic* : Between Science, Mannerism and Magical Traditions », dans Donato Verardi (dir.), *Hunting Secrets. Giovan Battista Della Porta and the Invention of Experimental Magic*, Florence, 2025, p. 71-95, DOI 10,36253/979-12-215-0836-9,06 Firenze University Presshttps://doi.org/10.36253/979-12-215-0836-9.06

Sources en ligne

  1. « What Happened to Occult Qualities in the Scientific Revolution ? » Isis, University of Chicago Press Journalshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/352971
  2. « Points aveugles de la nature - Collection Histoire - Les Belles Lettres » Les Belles Lettreshttps://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251381206/points-aveugles-de-la-nature
  3. « Conclusiones CM publice disputandae », colophon de l’édition de 1486 Brown University Library, Pico Project (archive web)https://cds.library.brown.edu/projects/pico/index.php
  4. « Petri Garsie Episcopi Vssellen[sis] ad sanctissimu[m] patrem [et] d[omi]n[u]m Innocentiu[m] Papa[m] viij. in Determinatio[n]es magistrales co[n]tra conclusiones apologales Ioannis Pici Mirandulani Concordie comitis, proemiu[m]. » Folger Shakespeare Library, cataloguehttps://catalog.folger.edu/record/90072
  5. « De vita libri tres (De triplici vita) ; Apologia ; Quod necessaria sit ad vitam securitas. Con aggiunte di Amerigus Corsinus » Internet Archive, numérisation de l’exemplaire de la Biblioteca nazionale centrale di Firenzehttps://archive.org/details/ita-bnc-in2-00001718-001
  6. « Della Porta, Giovan Battista » Ereticopedia, Mediterranean Digital & Public Humanitieshttps://www.ereticopedia.org/giovan-battista-della-porta
  7. « La scienza e i segreti della natura a Napoli nel Rinascimento. La magia naturale di Giovan Battista Della Porta », texte intégral Firenze University Presshttps://media.fupress.com/files/pdf/24/3784/3784_17506
  8. « The Secrets of Illusionism in Della Porta’s Natural Magic : Between Science, Mannerism and Magical Traditions » Firenze University Presshttps://books.fupress.com/chapter/the-secrets-of-illusionism-in-della-portas-inatural-magici-between-science-mannerism-and-magical-tra/16404
  9. « Laws of Attraction » Science History Institute, Distillationshttps://www.sciencehistory.org/stories/magazine/laws-of-attraction/
  10. « Early-Modern Magnetism : Uncovering New Textual Links between Leonardo Garzoni SJ (1543-1592), Paolo Sarpi OSM (1552-1623), Giambattista Della Porta (1535-1615), and the Accademia dei Lincei » PhilArchivehttps://philarchive.org/rec/CHREMU
  11. « Trattati della calamita » FrancoAngelihttps://www.francoangeli.it/Libro/Trattati-della-calamita?Id=13542
  12. « Isaac Newton (1642-1727) », extrait de la question 31 de l’Opticks Classic Chemistry, Le Moyne Collegehttps://web.lemoyne.edu/~giunta/newton.html
  13. « L’argument du « miracle perpétuel » et ses conséquences. Dispositions naturelles et action de la créature dans les derniers écrits de Leibniz » PhilPapershttps://philpapers.org/rec/PIRLD
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.