Trois ans après les faits, dans une lettre à Damilaville datée du 1ᵉʳ mars 1765 et écrite pour circuler, Voltaire se présente en homme qui pèse les probabilités. Un voyageur venu du Languedoc lui annonce le supplice d’un marchand de Toulouse et le dit innocent ; Voltaire répond que le crime n’est pas vraisemblable, mais qu’il est « moins vraisemblable encore » que des juges aient fait rouer un innocent sans y avoir intérêt. La lettre qu’il envoyait réellement le 22 mars 1762 au parlementaire dijonnais Le Bault ne pèse rien du tout. Elle s’amuse d’un calviniste qui se serait cru « fort supérieur à Abraham » pour avoir pendu son fils, et conclut que « les huguenots sont pires que nous ».
Soixante-neuf ans
Le récit de 1765 détaille ce qui a fait basculer son auteur. D’abord un calcul d’âge. Le père était mort, écrit Voltaire, « âgé de soixante-neuf ans », et la rage religieuse n’attaque d’ordinaire que la jeunesse, les prophètes des Cévennes avaient entre vingt et trente ans, les convulsionnaires vus à Paris étaient presque tous de petites filles et de jeunes garçons. Il fait ensuite venir chez lui le jeune Donat Calas, réfugié en Suisse, s’attend à trouver un énergumène et découvre un garçon qui retient ses larmes et jure que ses parents n’ont jamais battu un seul de leurs enfants. Il écrit enfin aux négociants genevois qui avaient logé chez les Calas, puis à des ministres d’État, et tous lui conseillent de laisser là une si mauvaise affaire.
L’argument de l’âge est le plus solide des trois en apparence, et le plus fragile en fait. Jean Calas était né en 1698, rappelle Janine Garrisson dans l’étude qu’elle a consacrée à l’affaire en 2004, et la reconstitution du ministère de la Justice lui donne soixante-trois ans au soir du drame. Le Traité sur la tolérance lui en compte soixante-huit, la lettre de 1765 soixante-neuf. Seul le premier chiffre mérite d’être retenu, et on le retiendra ici pour une raison qui dépasse l’exactitude, parce qu’il montre que le raisonnement psychologique de Voltaire gagnait à vieillir son homme.
Personne n’a vu mourir Marc-Antoine Calas. Le 13 octobre 1761, vers vingt-deux heures, son frère Pierre et leur ami Gaubert Lavaysse le trouvent pendu entre les deux battants d’une porte de la boutique, rue des Filatiers. Interrogé le soir même par le capitoul David de Beaudrigue, le père déclare qu’on l’a trouvé étendu à terre ; le 15 octobre, il avoue avoir menti pour « conserver l’honneur de sa famille », car l’ordonnance criminelle de 1670 prévoyait un procès au cadavre du suicidé, exposé ensuite sur une claie. Le suicide est l’hypothèse la plus probable. Aucun témoignage ne la prouve directement, et la certitude avec laquelle le Traité prête au jeune homme la lecture de « tout ce qu’on a jamais écrit sur le suicide » excède ce que quiconque pouvait savoir de cette soirée.
Le droit des tigres
Commencé en octobre 1762, le Traité sur la tolérance circule à Paris à la fin de 1763 (le texte de référence est l’édition critique de John Renwick, parue en 2000), et son chapitre premier se clôt sur un dilemme qui porte tout le reste. Ou les juges ont fait rouer un père innocent, « ce qui est sans exemple » ; ou ce père et sa femme ont étranglé leur fils aîné avec l’aide d’un autre fils et d’un ami, « ce qui n’est pas dans la nature ». Dans l’un ou l’autre cas, « l’abus de la religion la plus sainte a produit un grand crime ». L’argument n’a donc plus besoin du verdict : innocent ou coupable, Calas est mort d’une religion devenue persécutrice. Plusieurs chapitres posent ensuite les prémisses. Au chapitre VI, une règle de droit naturel, « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît », interdit de dire à quiconque « Crois ce que je crois, et ce que tu ne peux croire, ou tu périras ». Au chapitre IV, un tour d’horizon, l’Alsace luthérienne, l’Angleterre, la Hollande, la Pennsylvanie des quakers, établit que la tolérance n’a jamais excité de guerre civile quand l’intolérance a couvert la terre de carnage. Au chapitre XI, enfin, « il ne dépend pas de l’homme de croire, ou de ne pas croire », si bien que la contrainte ne fabrique que « des hypocrites ou des rebelles ». Injuste en droit et sans effet sur les consciences, la persécution n’a aucune défense, sous une seule condition, que le croyant ne trouble point l’ordre.
Le chapitre VI contient aussi une expérience de pensée que chacun peut refaire. Si l’intolérance était de droit humain, le Japonais devrait détester le Chinois, qui exècre le Siamois, lequel poursuit les Gangarides, et ainsi de proche en proche jusqu’aux chrétiens, sur qui tous se jetteraient. Accorder à chacun le droit que chacun réclame pour soi, puis regarder ce qui en sort, suffit à conclure que ce droit est « le droit des tigres », et pire, puisque les tigres ne déchirent que pour manger, « et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes ».
L’expérience a une limite, et Voltaire la trace lui-même.
Au chapitre IV, il ne demande pas que les non-catholiques partagent « les places et les honneurs ». Au chapitre V, les protestants exilés qu’il fait parler ne réclament que la validité de leurs mariages, l’état de leurs enfants et le droit d’hériter, et renoncent d’avance aux temples publics comme aux charges municipales. Le chapitre XVIII s’intitule « Seuls cas où l’intolérance est de droit humain ». Le livre qui a fait la réputation de la tolérance demande pour les calvinistes le droit de se marier et de transmettre leurs biens, sans culte public.
Bayle avait lu la même parabole
Rien de tout cela n’était neuf en 1763, et c’est la plus ancienne objection au titre de premier intellectuel. En 1686, un an après la révocation de l’édit de Nantes, le huguenot Pierre Bayle, exilé à Rotterdam, publie son Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ « Contrains-les d’entrer ». Le verset, tiré de la parabole du festin chez Luc (XIV, 23), servait à justifier les conversions forcées. Bayle le démonte au chapitre 3 de la première partie : le sens littéral contredit la lumière naturelle et l’esprit de l’Évangile, qui ne s’accommode ni des cachots ni des galères, donc ce sens littéral est faux. Olivier Abel lit dans le même livre une invitation à tenir les places pour interchangeables, qui est le mouvement du chapitre VI de Voltaire. Au chapitre XIV du Traité, Voltaire reprend d’ailleurs le verset de Luc, pour lui faire dire seulement prier, conjurer, presser.
Le changement tient à l’usage. Le 4 avril 1762, treize jours après la lettre à Le Bault, Voltaire écrit à Damilaville qu’il est « avéré » que les juges toulousains ont roué le plus innocent des hommes, et il ordonne « Criez, et qu’on crie ». Sur quelles informations repose cet « avéré », on ne sait pas au juste, l’enquête racontée en 1765 ayant eu à peine le temps de commencer. Laetitia Saintes note que l’intérêt de Voltaire pour les affaires judiciaires naît avec Calas, et que « Écrasez l’Infâme » est attesté pour la première fois le 26 juillet 1762, en pleine campagne. Défendre une famille et combattre l’Église partent ensemble. Les avocats Élie de Beaumont, Loiseau et Mariette portent l’affaire devant le Conseil du roi, qui casse l’arrêt de Toulouse le 4 juin 1764. La veuve, née anglaise, avait d’abord redouté, raconte le Traité, que Paris fût plus barbare encore que Toulouse. Le 9 mars 1765, trois ans jour pour jour après la condamnation, les maîtres des requêtes de l’Hôtel réhabilitent Jean Calas à l’unanimité. Quelle part de l’arrêt revient à l’opinion, aucun document connu ne permet de le mesurer. Alain Sandrier voit dans cette campagne une « archéologie de l’homme médiatique ».
« De quoi vous mêlez-vous ? »
La lettre de 1765 rapporte une scène plus brève. Un homme « dont vous devinerez l’état à ses discours », un ecclésiastique selon toute apparence, reproche à Voltaire l’intérêt qu’il prend aux Calas et aux Sirven, deux familles qui lui sont étrangères, lui lance « De quoi vous mêlez-vous ? » et ajoute « laissez les morts ensevelir leurs morts ». Voltaire répond par une autre parabole, « vous êtes lévite, laissez-moi être Samaritain ». Quelques lignes plus bas, il écrit que le penchant d’un philosophe « n’est pas de plaindre les malheureux, c’est de les servir ».
Deux siècles plus tard, Sartre ouvre la première des conférences réunies en 1972 dans Plaidoyer pour les intellectuels par le grief qu’on adresse d’ordinaire à ceux-ci, des gens qui abusent d’une notoriété acquise par des travaux de l’intelligence pour sortir de leur domaine et « se mêler de ce qui ne les regarde pas ». Il reprend le grief à son compte et en tire une définition. La rencontre avec la scène de 1765 va jusqu’au verbe.
Christophe Charle oppose à ce rapprochement une objection de méthode qui tient toujours. Employé comme nom, « intellectuel » est un néologisme de l’affaire Dreyfus, qui désigne d’abord une avant-garde défiant la raison d’État, et son succès ne se comprend, selon Naissance des « intellectuels » (1990), qu’avec l’expansion des professions intellectuelles, l’essor du champ universitaire et la crise des élites traditionnelles. Rien de tel en 1762. Le Voltaire de la lettre à Damilaville écrit à des ministres, s’appuie sur une grande dame venue à Genève faire inoculer ses filles, et son « vrai philosophe » défriche, établit les orphelins et « ne murmure point contre des impôts nécessaires ». Parler d’invention revient à choisir un critère. Si l’on retient le geste, sortir de son domaine au nom de valeurs universelles, la scène de 1765 le contient déjà ; si l’on retient le mot et le groupe social, il faut attendre l’affaire Dreyfus, et rien dans le dossier de 1762 ne permet de décider lequel des deux définit l’intellectuel.
Rabaut ne voulait plus du mot
Vingt-six ans après le Traité, l’objection la plus dure vient du camp même que Voltaire avait défendu. Le 22 août 1789, devant l’Assemblée nationale, Mirabeau refuse de « prêcher la tolérance », parce que le mot lui paraît « en quelque sorte tyrannique lui-même puisque l’autorité qui tolère pourrait ne pas tolérer ». Le lendemain, le pasteur Rabaut Saint-Étienne, fils du pasteur Paul Rabaut, enfonce le clou. « Ce n’est pas même la Tolérance que je réclame ; c’est la liberté », dit-il, avant de ranger le support, le pardon et la clémence parmi les idées injustes envers les dissidents. L’objection touche le Traité en son centre, puisque le chapitre V s’adresse à un ministre éclairé et s’achève sur une supplique, « il suffit de l’implorer pour des infortunés ». La réponse la plus forte qu’on puisse tirer du livre se trouve au chapitre VI, qui fonde la tolérance sur un droit naturel antérieur à toute décision du prince, mais Voltaire, mort en 1778, n’a jamais eu à l’opposer à Mirabeau, et l’écart entre ce fondement universel et la modestie de sa demande est resté inscrit dans le texte.
L’arrêt du 9 mars 1765 a rendu son honneur à une famille sans changer aucune loi. Les protestants du royaume n’ont retrouvé un état civil qu’avec l’édit signé à Versailles en novembre 1787, qui ne leur accordait rien de plus, et la Déclaration du 26 août 1789 a fini par écrire, à l’article 10, que nul ne doit être inquiété pour ses opinions, « même religieuses ». Entre l’arrêt qui réhabilite un père roué et l’édit qui permet à ses coreligionnaires de faire reconnaître leurs mariages, il s’écoule vingt-deux ans et huit mois.
Pour aller plus loin
Le Commentaire philosophique de Bayle et sa théorie de la conscience errante poussent plus loin la question que pose le chapitre VI du Traité. La querelle du mot « tolérance » à l’Assemblée de 1789 prolonge l’entrée consacrée aux Lumières et à leurs limites, et la figure de l’intellectuel conduit à Sartre et à la notion d’engagement.
On répète souvent que Voltaire a inventé l’intellectuel engagé. L’histoire se passe à Toulouse, dans une France où les protestants n’ont pas d’état civil. Un père protestant y est exécuté en 1762, accusé d’avoir tué son fils. Voltaire prend sa défense et finit par gagner. Il faut voir si la formule tient.
Une corde et un mensonge
Le fils aîné de la famille Calas est retrouvé pendu un soir d’octobre, dans la boutique de son père. La famille ment d’abord. À l’époque, la justice faisait un procès au corps de celui qui s’était donné la mort, puis l’exposait en public. Pour éviter cette honte, le père affirme avoir trouvé son fils étendu par terre.
Ce mensonge se retourne contre lui. La foule accuse le père d’avoir tué son fils, qui aurait voulu devenir catholique. Aucune preuve ne soutient cette rumeur. Les juges se divisent, puis huit d’entre eux votent la mort. Le père est exécuté le lendemain.
Personne n’a vu mourir le jeune homme. Le suicide reste l’explication la plus probable. Aucun témoin ne permet pourtant de le prouver.
Le premier réflexe de Voltaire
Voltaire apprend la nouvelle dans sa maison près de Genève. Sa première lettre se moque du père. Il y écrit que les protestants sont pires que les catholiques. Plus tard, il racontera la scène autrement. Il affirmera avoir douté dès le premier jour.
Quelques indices l’ont fait changer d’avis. Il reçoit le plus jeune fils, réfugié en Suisse, et le voit retenir ses larmes. Il se dit aussi qu’un vieil homme tue rarement par fanatisme. Voltaire lui donne près de soixante-dix ans. Le père en avait en réalité soixante-trois.
Voltaire lance alors une campagne. Il écrit à un ami de crier et de faire crier. Des avocats portent l’affaire devant le conseil du roi. Trois ans jour pour jour après la condamnation, la famille est lavée de toute faute. Personne ne peut dire quelle part revient à ce bruit.
Un argument qui marche dans les deux cas
Voltaire publie ensuite un livre qui défend le droit de chacun à vivre selon sa religion. Il appelle cela la tolérance. Son point de départ est habile. Soit les juges ont tué un innocent, soit une famille a tué son fils pour une affaire de foi. Dans les deux cas, dit-il, la religion a produit un crime.
Le livre s’appuie sur une règle très ancienne. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Voltaire imagine que chaque peuple reçoit le droit de forcer les autres à croire. Tous finiraient alors par se massacrer. Il compare ce droit à celui des tigres, qui tuent au moins pour manger.
Cette idée n’était pas neuve. Un protestant exilé à Rotterdam l’avait défendue près de quatre-vingts ans plus tôt. La nouveauté de Voltaire tient à autre chose. Il attache l’idée à un cas précis, avec un nom, une famille et un supplice.
Un mot venu plus tard
Le mot intellectuel ne désignait pas encore un groupe. L’historien Christophe Charle montre qu’il naît pendant l’affaire Dreyfus, à la fin du XIXᵉ siècle. Pour lui, il nomme un milieu social précis, lié à l’université. Voltaire, lui, écrit aux ministres et compte sur de grands protecteurs.
Le philosophe Jean-Paul Sartre ouvre une autre piste. Il reprend un reproche fait aux intellectuels, celui de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Un homme, sans doute un homme d’Église, avait lancé presque la même phrase à Voltaire. Les deux lectures s’opposent encore, selon qu’on regarde le geste ou le groupe social.
Le mot tolérance lui-même sera attaqué en 1789. Un député fait remarquer qu’un pouvoir qui tolère pourrait aussi cesser de tolérer. Le lendemain, un fils de pasteur réclame la liberté à la place de la tolérance.
Le livre de Voltaire ne demandait pour les protestants ni temples publics ni places dans l’administration. Il réclamait qu’on reconnaisse leurs mariages et leurs héritages.
La version complète confronte les deux lettres où Voltaire raconte sa découverte de l’affaire, avec l’âge qu’il prête au père, et donne mot pour mot l’objection de Mirabeau contre la tolérance.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Voltaire, lettre à Le Bault, parlementaire à Dijon, 22 mars 1762 Correspondance, texte recoupé sur plusieurs transcriptions concordantes ; numéro de l’édition Besterman non vérifié
- Voltaire, lettre à Étienne Noël Damilaville, 4 avril 1762 (« Il est avéré… », « Criez, et qu’on crie ») Correspondance, texte connu par citations concordantes ; numéro Besterman non vérifié
- Voltaire, lettre à Étienne Noël Damilaville, Ferney, 1ᵉʳ mars 1765, sur les Calas et les Sirven, imprimée séparément pour circuler Correspondance, éd. Louis Moland, Paris, Garnier, lettre 5929
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Sources primaires (suite)
- Voltaire, Traité sur la tolérance, à l’occasion de la mort de Jean Calas, s. l., 1763, chapitres I (histoire de l’affaire, âge de Jean Calas, dilemme final), IV, V, VI (« le droit des tigres »), XI, XIV (le verset de Luc) et XVIII (titre) texte de l’édition originale
- Pierre Bayle, Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ « Contrains-les d’entrer », 1686, première partie, chapitre 3 éd. Jean-Michel Gros, De la tolérance. Commentaire philosophique, Paris, Champion Classiques, 2014
- Évangile selon Luc, XIV, 23, parabole du festin, dans la traduction française que cite et discute Voltaire au chapitre XIV du Traité
- Interrogatoires de Jean Calas par le capitoul David de Beaudrigue, 13 et 15 octobre 1761 procédure criminelle de Toulouse, citée d’après la reconstitution du ministère de la Justice
- Ordonnance criminelle d’août 1670, titre XXII, article 1 (procès fait au cadavre du suicidé)
- Mirabeau, intervention à l’Assemblée nationale, 22 août 1789, débat sur la liberté religieuse Archives parlementaires, 1ʳᵉ série, tome VIII
- Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne, discours à l’Assemblée nationale, 23 août 1789 Archives parlementaires, 1ʳᵉ série, tome VIII
- Édit de Versailles, novembre 1787, rendant un état civil aux sujets non catholiques
- Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 26 août 1789, article 10
- Jean-Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels, trois conférences données au Japon, première conférence, « Qu’est-ce qu’un intellectuel ? » Paris, Gallimard, « Idées » 274, 1972
Bibliographie
- John Renwick (éd.), Voltaire, Traité sur la tolérance, Œuvres complètes de Voltaire, vol. 56C, Oxford, 2000 Voltaire Foundation
- Christophe Charle, Naissance des « intellectuels » (1880-1900), Paris, 1990, 271 p., « Le sens commun » Éditions de Minuit
- Janine Garrisson, L’Affaire Calas. Miroir des passions françaises, Paris, 2004 Fayard
- Laetitia Saintes, « De la barbarie des robes noires. L’affaire La Barre vue sous l’angle des discours voltairiens », Revue Voltaire 17, 2017, p. 29 et suiv. Presses de l’université Paris-Sorbonne
Sources en ligne
- « L’affaire Calas » Ministère de la Justicehttps://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/laffaire-calas
- « Traité sur la tolérance » (Œuvres complètes de Voltaire, vol. 56C) Voltaire Foundation, University of Oxfordhttps://www.voltaire.ox.ac.uk/book/traité-sur-la-tolérance
- « The Project Gutenberg eBook of Traité sur la tolérance » Project Gutenberg, eBook 42131https://www.gutenberg.org/ebooks/42131
- « Letters from Voltaire, 1 March 1765 » Voltaire Society of Americahttps://www.whitman.edu/VSA/letters/3.1.1765.html
- « Naissance des intellectuels (1880-1900) » Éditions de Minuithttps://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Naissance_des__intellectuels__(1880_1900)-1992-1-1-0-1.html
- « Christophe Charle, Naissance des « intellectuels » » Genèses, Perséehttps://www.persee.fr/doc/genes_1155-3219_1990_num_2_1_1349_t1_0192_0000_1
- « Plaidoyer pour les intellectuels [Texte imprimé] / Jean-Paul Sartre » Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/00110864510
- « Les libertés de Pierre Bayle » La Vie des idéeshttps://laviedesidees.fr/Les-libertes-de-Pierre-Bayle.html
- « Les grandes causes : de Voltaire aux mémoires judiciaires » (Alain Sandrier) MOOC « 18e siècle : le combat des Lumières », Université Paris Nanterrehttps://combat-des-lumieres.parisnanterre.fr/Salon5/data/fr/S5-V10_fr.pdf
- « De la barbarie des robes noires. L’affaire La Barre vue sous l’angle des discours voltairiens » ORBilu, Université du Luxembourghttps://orbilu.uni.lu/bitstream/10993/48903/1/Article%20Revue%20Voltaire%2017%20Version%20finale.pdf
- « Vous avez dit : « Tolérance » ? » Humanisme, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-humanisme-2021-2-page-4?lang=fr
- « André Dupont, Rabaut Saint-Etienne (1743-1793). Un protestant défenseur de la liberté religieuse » Études théologiques et religieuses, Perséehttps://www.persee.fr/doc/ether_0014-2239_1990_num_65_1_4251_t1_0132_0000_2
- « Jean-Paul Rabaut Saint-Étienne (1743-1793) » Musée protestanthttps://museeprotestant.org/notice/jean-paul-rabaut-saint-etienne-1743-1793/
- « Janine Garrisson (1932-2019) » data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/12013614/janine_garrisson/fr.pdf





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