Pline l’Ancien énumère, au livre XXXV de l’Histoire naturelle, les tableaux d’un peintre grec nommé Théoros, un Oreste tuant sa mère, une guerre de Troie en plusieurs panneaux, une Cassandre conservée au temple de la Concorde, puis un titre de trois mots, Leontium Epicuri cogitantem (XXXV, 144). Le tableau est perdu. Dans la traduction anglaise de la Loeb Classical Library, parue en 1952 sous le nom de Harris Rackham, le titre devient « Leontion Epicurus’s mistress in Contemplation ». Le latin n’a aucun mot pour « maîtresse ». Il se contente d’un génitif, « d’Épicure », qui convient à une élève, une amie, une compagne ou une servante, et d’un participe qu’on rendra ici par « pensant » plutôt que par « en méditation », parce qu’il nomme un acte en train de se faire.
La partie de l’âme qui délibère
Vers 306 avant notre ère, Épicure achète à Athènes une propriété avec jardin, pour quatre-vingts mines selon Apollodore, que cite Diogène Laërce au livre X des Vies et doctrines des philosophes illustres (X, 10). Des amis venus de partout s’y installent avec lui. Ses trois frères ont philosophé à ses côtés d’après Philodème, et un esclave nommé Mys d’après Myronianos (X, 3). Au témoignage de Diogène, la douceur du maître envers ses serviteurs se voit à son testament et au fait qu’ils prenaient part à l’école, Mys étant le plus en vue d’entre eux (X, 10).
Quelques décennies plus tôt, Aristote avait logé la hiérarchie de la maison dans l’âme elle-même. Au premier livre des Politiques (I, 13, 1260a12-14), tous les humains possèdent les parties de l’âme, chacun à sa manière ; l’esclave est entièrement privé de la partie qui délibère, le bouleutikon, la femme la possède mais privée d’autorité (akuron), et l’enfant la possède sous une forme inachevée. Les stoïciens, rapporte Lactance, voulaient en théorie faire philosopher esclaves et femmes (Institutions divines, III, 25). Jan Maximilian Robitzsch observe pourtant, dans une étude de 2024, que les femmes sont bien mieux attestées au Jardin qu’à l’Académie, au Lycée ou au Portique, ce qui renvoie à la doctrine d’Épicure elle-même.
Quatre sentences à réciter
Aucun texte conservé d’Épicure ne dit pourquoi une femme ou un esclave peut philosopher, et l’argument se reconstruit à partir de trois passages. Le premier ouvre la Lettre à Ménécée (Diogène Laërce, X, 122). Personne, écrit Épicure, n’est trop jeune ni trop vieux pour s’occuper de la santé de l’âme, et la philosophie y devient un soin, qui se règle sur le mal qu’il combat. Le deuxième passage désigne ce mal. Dans les Maximes capitales, le trouble vient d’opinions fausses sur les dieux, la mort, le plaisir et la douleur, que partagent aussi bien un citoyen instruit qu’un esclave. Le troisième dit comment on soigne. En tête de la Lettre à Hérodote (X, 35), Épicure explique avoir rédigé un abrégé de toute sa doctrine pour ceux qui ne peuvent ni étudier en détail ses écrits de physique ni aborder les grands traités, afin qu’ils en gardent l’essentiel en mémoire et puissent s’en aider en toute occasion. Le remède tient donc dans quelques propositions qu’on retient et qu’on se répète, et Cicéron fait dire à son épicurien Torquatus que le maître refusait toute étude qui ne sert pas à vivre heureux, les poètes, la musique, la géométrie, l’arithmétique, l’astronomie (Des termes extrêmes des biens et des maux, I, 71-72). Si le mal est commun à tous et que le remède tient dans la mémoire, il vaut pour quiconque en a besoin, quelle que soit sa condition.
La formule la plus tranchée vise la paideia, la culture scolaire des grammairiens et des géomètres. Épicure aurait conseillé au jeune Pythoclès de la fuir toutes voiles dehors, et la phrase nous arrive par la liste d’accusations que recopie Diogène Laërce (X, 6). Qu’on se représente une personne de la maison qui travaille du matin au soir et ne lit pas. Les trente-sept livres Sur la nature lui restent fermés (X, 30). Elle peut retenir les quatre premières Maximes capitales (X, 139-140), qui disent que l’être bienheureux et incorruptible ignore le trouble et n’en cause à personne, que la mort n’est rien pour nous, que la limite du plaisir est la suppression de toute douleur et que la douleur continue reste brève dans la chair.
L’exercice bute sur la deuxième. La mort n’est rien pour nous, dit la maxime, parce que ce qui est dissous ne sent plus et que ce qui ne sent plus n’est rien pour nous, et cette prémisse suppose une âme faite d’atomes qui se dispersent. Dans la douzième maxime, Épicure affirme qu’on ne peut dissiper la crainte sur les choses les plus importantes sans connaître la nature du tout (X, 143). Réciter la deuxième sans la physique qui la fonde, est-ce la comprendre ou la croire ? La Lettre à Hérodote prévoit elle-même deux étages, l’abrégé pour ceux qui commencent et, pour ceux qui ont avancé, un schéma de l’ensemble à fixer aussi en mémoire (X, 35-36).
Lactance compte les femmes philosophes
Entre 303 et 311, le rhéteur chrétien Lactance consacre un chapitre des Institutions divines à montrer que la philosophie ne peut pas être l’affaire de tous (III, 25). Il range Épicure, qui appelle à la philosophie jusqu’aux illettrés, parmi ceux qui ont promis la sagesse à tous sans pouvoir tenir parole. Pour philosopher, il faut les lettres, puis la géométrie, la musique et l’astronomie, et les femmes passent les années où l’on apprend à apprendre les tâches de la maison, les esclaves à servir, et les pauvres comme les paysans à gagner leur pain. Lactance s’abrite derrière Cicéron, pour qui la philosophie fuit la foule (Tusculanes, II, 4).
Contre le Jardin en particulier, il ajoute deux griefs. Épicure accueille les ignorants, concède-t-il, mais il demande comment ils comprendront ce qui se dit des principes des choses, si embrouillé que les gens instruits le saisissent à peine. De mémoire d’homme, poursuit-il, les philosophes n’ont appris à philosopher qu’à une seule femme, Thémista. L’argument sert l’apologétique du premier livre, où la sagesse chrétienne appelle tout le monde, sans distinction de sexe ni d’âge (I, 1).
À l’exigence des arts libéraux, Torquatus avait répondu trois siècles et demi plus tôt.
L’objection de la physique rejoint la douzième maxime, qui subordonne déjà la fin de la crainte à la connaissance de la nature. Le résumé des doctrines sur le sage, que recopie Diogène Laërce, pose en outre une limite à l’ouverture, car on ne devient pas sage, selon lui, à partir de n’importe quelle constitution physique ni dans n’importe quel peuple (X, 117). On ignore quels corps ou quels peuples étaient visés. Julie Giovacchini a repris la difficulté en 2022 sous un titre qui la condense, « peut-on philosopher hors du loisir ? », en examinant comment des personnes asservies par le travail peuvent accéder à l’activité philosophique.
Mys, Nicias, Lycon et Phaedrium
Le testament d’Épicure, que Diogène Laërce reproduit, se termine sur des affranchissements. Parmi ses esclaves, le maître libère Mys, Nicias et Lycon, et il donne aussi la liberté à Phaedrium (X, 21). Mys a donc philosophé en esclave, et c’est la mort d’Épicure, vers 270 avant notre ère, qui le rend libre. Aulu-Gelle au IIᵉ siècle (Nuits attiques, II, 18), puis Macrobe (Saturnales, I, 11), le rangent parmi les esclaves devenus philosophes de renom, avec Pompylus, esclave de Théophraste, et Persée, esclave du stoïcien Zénon.
Julie Giovacchini a pesé ces témoignages. Indirects et tardifs, ils ne sont peut-être pas indépendants, car les passages d’Aulu-Gelle et de Macrobe se ressemblent au point qu’elle n’exclut pas une source commune, et aucune œuvre de Mys ne semble avoir été conservée. Les textes attestent ainsi une relation privilégiée entre Épicure et un esclave aux aptitudes singulières, et Giovacchini juge difficile d’en tirer une bienveillance générale des épicuriens envers les esclaves. On ignore ce que Mys a enseigné, s’il a écrit, et si Nicias, Lycon ou Phaedrium ont jamais assisté aux entretiens.
Métrodore, le plus proche compagnon d’Épicure, range l’esclave parmi les possessions, ktêma, en précisant que c’est une possession nécessaire et sans agrément, selon un fragment conservé par Stobée (Anthologie, IV, 19, 44 ; fr. 58 Körte).
« Sermone et Attico, sed tamen »
Dans De la nature des dieux, Cicéron fait parler l’académicien Cotta, qui s’indigne qu’une petite courtisane, meretricula, Léontion, ait osé écrire contre Théophraste, le successeur d’Aristote (I, 93). Il lui accorde une langue élégante et attique, sermone et Attico, sed tamen, puis conclut que telle était la licence du jardin d’Épicure. Pline mentionne dans sa préface une femme qui écrivit contre Théophraste, d’où serait né le proverbe qui invite à choisir son arbre pour se pendre, mais il ne la nomme pas (Histoire naturelle, préface, 29), et l’identification repose sur Cicéron. Le traité est perdu, et on ne sait rien de son argument. Le même Pline raille ailleurs ceux qui transportent avec eux, de chambre en chambre, le visage d’Épicure (XXXV, 5), et il signale un second tableau de Léontion, dû à Aristide de Thèbes (XXXV, 99). Thémista est mieux située. Épouse de Léontée de Lampsaque, elle reçoit des lettres d’Épicure (X, 25), leur fils s’appelle Épicure (X, 26), et le catalogue des œuvres du maître comprend un Néoclès qui lui est dédié (X, 28). Un papyrus d’Herculanum, le PHerc. 176, écrit anonyme sur les premiers épicuriens, fait l’éloge d’une troisième femme, Batis, sœur de Métrodore, en lui prêtant la prudence d’Épicure lui-même, et toutes les lectures proposées de la colonne XIX s’accordent sur ce point, selon Robitzsch.
Tout ce qui touche à ces femmes passe par des mains hostiles. Les lettres à Léontion et à Thémista figurent dans la liste d’accusations que recopie Diogène Laërce (X, 5), celle-là même où il rapporte que le stoïcien Diotime a fait circuler cinquante lettres obscènes sous le nom d’Épicure (X, 3), si bien que rien ne permet de trier les vraies des fausses. Timocrate, frère de Métrodore, qui avait quitté l’école, cite parmi les courtisanes du Jardin Mammarion, Hédéia, Érotion et Nikidion (X, 7), des noms parlants dont Pamela Gordon a envisagé qu’ils soient des inventions d’adversaires ; Robitzsch objecte que ces noms sont attestés ailleurs dans le monde grec, et que Philodème les nomme lui aussi. Kelly Arenson, en 2023, écarte les rapports de Cicéron comme calomnie, puis demande ce qui changerait si ces femmes avaient bien été des hétaïres. Jérôme, citant un traité perdu de Sénèque, fait pour sa part de Léontion l’épouse de Métrodore (Contre Jovinien, I, 48).
Zénon de Sidon
Deux siècles après Épicure, l’école parle autrement des femmes. Le médecin Soranos d’Éphèse cite Zénon de Sidon, maître de Philodème à Athènes, aux côtés d’Aristote, pour avoir soutenu que le féminin est inachevé et le masculin achevé (Gynécologie, III, 3 ; fr. 28 Angeli-Colaizzo). Dans le traité Sur la franchise (PHerc. 1471), transcription des cours de Zénon par Philodème, on lit que les femmes croient plus volontiers qu’on les injurie et soupçonnent ceux qui les reprennent (col. XXIIa), et qu’elles veulent qu’on ait pitié de la faiblesse de leur nature, si bien qu’elles en viennent vite aux larmes (col. XXIIb). Robitzsch attribue cette position à Zénon, en notant que Philodème, dans Sur l’économie domestique (col. VIII, 24-40), refuse de tenir l’épouse pour une simple possession de son mari.
Robitzsch y voit une évolution de la doctrine, et l’étendue de l’ouverture première divise encore. Bernard Frischer écrivait en 1982, dans The Sculpted Word, que l’école accordait aux femmes une pleine participation à toutes ses activités. Robitzsch répond que rien, dans les textes conservés, ne montre que toutes les fonctions leur étaient ouvertes, qu’aucune femme n’apparaît à la tête d’une communauté épicurienne, et que le seul traité attesté pour une femme du Jardin est celui de Léontion.
Le seul texte qui ferait d’une femme la responsable des autres est une colonne du traité de Philodème Sur les vices (PHerc. 1008, col. II, 15-17). Christian Jensen l’a restituée en 1933 pour y lire qu’il fut honteux pour tous que Léontion, avec le temps, prenne la tête des autres et d’une femme mariée. Deux comptes rendus l’ont rejetée dès 1934, et Robitzsch rappelle que ni le nom de Léontion ni le verbe qui la met à la tête des autres ne sont lisibles sur ce rouleau carbonisé, si bien que la seule attestation d’une femme dirigeant ses pairs au Jardin tient dans des lettres que personne n’a vues sur le papyrus et qu’un éditeur de 1933 a écrites entre crochets.
Pour aller plus loin
La définition épicurienne du plaisir, et la réputation qu’elle a valu au Jardin, font l’objet d’un article voisin de l’encyclopédie. Sur l’esclavage, le premier livre des Politiques d’Aristote répond à ceux qui tiennent la servitude pour une simple convention ; sur les femmes, le livre V de la République de Platon ouvre la fonction de gardien aux femmes, et la cynique Hipparchia offre un autre cas de femme philosophe au IVᵉ siècle avant notre ère.
Une femme pouvait-elle étudier la philosophie dans la Grèce antique, ou un esclave ? Vers 306 avant notre ère, le philosophe Épicure s’installe à Athènes dans une maison entourée d’un jardin. Son école prend le nom du lieu, et les textes anciens y montrent des femmes et au moins un esclave. Les spécialistes discutent encore de la place qu’ils y tenaient.
Une maladie que tout le monde peut attraper
Quelques décennies plus tôt, Aristote avait répondu autrement. Selon lui, l’esclave est privé de la partie de l’âme qui réfléchit avant d’agir. La femme en dispose, mais cette partie n’a chez elle aucune autorité. Au Jardin, les femmes sont pourtant bien mieux attestées que dans les autres écoles d’Athènes.
Épicure part d’une autre idée. Pour lui, la philosophie soigne l’âme, et aucun âge n’est trop précoce ou trop avancé pour s’en occuper. Le mal à guérir est un trouble né d’idées fausses sur les dieux, sur la mort, sur le plaisir et la douleur. Un citoyen instruit y est exposé autant qu’un esclave. Si le mal est le même pour tous, le remède vaut pour tous.
Ce remède tient dans quelques phrases à savoir par cœur. Épicure a rédigé un résumé de sa doctrine, destiné aux lecteurs incapables d’étudier ses longs traités. L’une de ces phrases affirme que la mort n’est rien pour nous. Quelqu’un qui travaille toute la journée et n’ouvre jamais un livre peut la retenir et se la répéter.
Il faut d’abord savoir lire
Un écrivain chrétien conteste cette promesse au début du IVᵉ siècle. Pour Lactance, philosopher exige des années d’études, la lecture d’abord, puis la géométrie, l’astronomie et la musique. Or la jeune fille apprend alors à tenir une maison, l’esclave à obéir, et le pauvre travaille déjà pour manger. Il ajoute que les philosophes n’ont formé qu’une seule femme, Thémista, à qui Épicure écrivait des lettres.
Lactance vise aussi l’explication de la nature, si difficile que les savants la saisissent à peine. Il demande comment des gens sans instruction pourraient la suivre. Les épicuriens avaient déjà répondu chez Cicéron, où leur porte-parole assure qu’Épicure refusait toute étude inutile au bonheur. Épicure lui-même juge pourtant impossible de chasser la peur sans connaître la nature du monde.
Le testament et les rumeurs
Le principal témoin est un biographe antique des philosophes, Diogène Laërce. Il rapporte que les serviteurs d’Épicure prenaient part à l’école, et que le plus connu s’appelait Mys. Le biographe recopie aussi le testament du maître. Épicure y libère quatre esclaves, et Mys est le premier nommé. Il a donc suivi les leçons en esclave et n’est devenu libre qu’à la mort de son maître.
Mys demeure pourtant presque inconnu. Aucun de ses écrits ne semble avoir survécu, et on ignore ce qu’il enseignait. Les auteurs qui le comptent parmi les esclaves passés à la philosophie écrivent bien plus tard, et ils suivent peut-être une même source. Dans l’école elle-même, un proche compagnon d’Épicure classe l’esclave parmi les biens de la maison, nécessaire et sans agrément.
Les femmes du Jardin nous arrivent surtout par leurs adversaires. L’une d’elles, Léontion, a écrit un livre contre le successeur d’Aristote, et ce livre est perdu. Chez Cicéron, un personnage la traite de petite courtisane, tout en admettant qu’elle écrivait un grec élégant. Un autre témoin ancien fait d’elle l’épouse d’un compagnon d’Épicure.
Un adversaire a fait circuler de fausses lettres obscènes sous le nom d’Épicure, si bien que le vrai et le faux ne se trient plus. Un ancien membre de l’école a aussi dressé la liste des courtisanes du Jardin. Certains chercheurs pensent que ces noms ont été inventés. D’autres répondent qu’on les retrouve portés hors du Jardin, et que les épicuriens eux-mêmes les citent.
Un rouleau brûlé
Les spécialistes s’opposent aussi sur l’étendue de l’ouverture. En 1982, Bernard Frischer écrivait que les femmes prenaient part à toutes les activités de l’école. Jan Maximilian Robitzsch lui répond en 2024 qu’aucun texte ne le montre. Aucun texte ne montre une femme à la tête d’un groupe épicurien, et Léontion est la seule femme de l’école dont un livre soit connu.
Un seul texte placerait Léontion à la tête des autres membres. Il se trouve sur un rouleau de papyrus carbonisé, et les mots décisifs y sont illisibles. Un éditeur moderne a comblé les trous pour y écrire son nom. D’autres savants ont rejeté cette lecture presque aussitôt.
Pline l’Ancien a noté le titre d’un tableau perdu qui montrait Léontion en train de penser. Une traduction anglaise de 1952 y a glissé le mot « maîtresse », que le latin ne contient pas.
L’article complet présente une troisième femme du Jardin, louée par un papyrus d’Herculanum, et le maître de l’école qui rejoignit Aristote sur la nature des femmes deux siècles après Épicure.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, préface, 29 (la femme qui écrivit contre Théophraste), XXXV, 5 (les portraits d’Épicure), XXXV, 99 (Aristide de Thèbes, *Leontion Epicuri*) et XXXV, 144 (Théoros, *Leontium Epicuri cogitantem*) ; texte latin de la Perseus Digital Library et de The Latin Library, traduction anglaise du livre XXXV par Harris Rackham, Loeb Classical Library 394, 1952 Harvard University Press
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 3 (Mys, les frères d’Épicure, les fausses lettres de Diotime), 5-7 (lettres à Léontion et à Thémista, liste de Timocrate), 6 (lettre à Pythoclès), 10 (achat du Jardin, participation des serviteurs), 21 (testament), 25-26 et 28 (Léontée, Thémista, le *Néoclès*), 30 (les trente-sept livres *Sur la nature*), 117 (le sage) ; traduction anglaise de R. D. Hicks, Loeb Classical Library, 1925, Perseus Digital Library
- Épicure, *Lettre à Ménécée*, 122, transmise par Diogène Laërce, X, 122
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Sources primaires (suite)
- Épicure, *Lettre à Hérodote*, 35-36, transmise par Diogène Laërce, X, 35-36
- Épicure, *Maximes capitales*, I-IV et XII, transmises par Diogène Laërce, X, 139-140 et 143
- Aristote, *Politiques*, I, 13, 1260a12-14, pagination Bekker ; traduction anglaise de H. Rackham, Perseus Digital Library
- Cicéron, *De la nature des dieux* (*De natura deorum*), I, 93, discours de Cotta sur Léontion ; texte latin, Perseus Digital Library
- Cicéron, *Des termes extrêmes des biens et des maux* (*De finibus bonorum et malorum*), I, 71-72, discours de Torquatus sur les études inutiles au bonheur ; traduction anglaise de H. Rackham
- Cicéron, *Tusculanes*, II, 4, sur la philosophie qui fuit la foule, passage cité par Lactance
- Lactance, *Institutions divines*, I, 1 et III, 25 ; traduction anglaise de William Fletcher, *Ante-Nicene Fathers*, vol. VII, 1886
- Aulu-Gelle, *Nuits attiques*, II, 18, et Macrobe, *Saturnales*, I, 11, listes d’esclaves devenus philosophes, passages relevés par J. Giovacchini (2022)
- Métrodore de Lampsaque, fr. 58 Körte, transmis par Stobée, *Anthologie*, IV, 19, 44, l’esclave comme possession nécessaire, cité d’après J. Giovacchini (2022)
- Jérôme, *Contre Jovinien*, I, 48, citant Sénèque, *Sur le mariage* (fr. 45 Haase), sur Léontion épouse de Métrodore
- *PHerc*. 176, fr. 5, col. XIX, écrit anonyme sur les premiers épicuriens, éloge de Batis, lectures discutées par J. M. Robitzsch (2024)
- *PHerc*. 1005, Philodème, mention des femmes du Jardin, d’après J. M. Robitzsch (2024)
- Soranos d’Éphèse, *Gynécologie*, III, 3 (Zénon de Sidon, fr. 28 Angeli-Colaizzo), texte cité et traduit par J. M. Robitzsch (2024)
- Philodème, *Sur la franchise* (*PHerc*. 1471), col. XXIIa et XXIIb ; traduction anglaise de D. Konstan, D. Clay, C. E. Glad, J. C. Thom et J. Ware, 1998
- Philodème, *Sur l’économie domestique*, col. VIII, 24-40, sur l’épouse qui n’est pas une possession, d’après J. M. Robitzsch (2024)
- Philodème, *Sur les vices*, *PHerc*. 1008, col. II, 15-17, restitution de C. Jensen (1933), d’après J. M. Robitzsch (2024)
Bibliographie
- Julie Giovacchini, « Esclaves et courtisanes au Jardin d’Épicure : peut-on philosopher hors du loisir ? », dans Franck Fischbach, Anne Merker, Pierre-Marie Morel et Emmanuel Renault (dir.), *Histoire philosophique du travail*, Paris, 2022, p. 157-181 Vrin
- Jan Maximilian Robitzsch, « Zeno of Sidon and the Status of Women in Epicureanism », *The Classical Quarterly* 74 (2), 2024, p. 575-582, DOI 10,1017/S0009838824000880 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0009838824000880
- Pamela Gordon, *The Invention and Gendering of Epicurus*, Ann Arbor, 2012, VIII-222 p., en particulier p. 72-108, hypothèse des noms inventés discutée par J. M. Robitzsch (2024) University of Michigan Press
- Kelly Arenson, « Ancient Women Epicureans and Their Anti-Hedonist Critics », dans Katharine R. O’Reilly et Caterina Pellò (dir.), *Ancient Women Philosophers : Recovered Ideas and New Perspectives*, Cambridge, 2023, p. 77-95 Cambridge University Press
- D. Konstan, D. Clay, C. E. Glad, J. C. Thom et J. Ware (éd. et trad.), *Philodemus : On Frank Criticism*, Atlanta, 1998 Scholars Press
- Anna Angeli et Maria Colaizzo, « I frammenti di Zenone Sidonio », *Cronache Ercolanesi* 9, 1979, p. 47-133 Centro Internazionale per lo Studio dei Papiri Ercolanesi
- Bernard Frischer, *The Sculpted Word : Epicureanism and Philosophical Recruitment in Ancient Greece*, Berkeley, Los Angeles et Londres, 1982, p. 62, cité d’après J. M. Robitzsch University of California Press
- Christian Jensen, *Ein neuer Brief Epikurs*, Berlin, 1933, p. 17, restitution citée d’après J. M. Robitzsch
Sources en ligne
- « Diogenes Laertius, Lives of Eminent Philosophers, BOOK X, EPICURUS (341-271 B.C.) » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0258%3Abook%3D10%3Achapter%3D1
- « Aristotle, Politics, Book 1, section 1260a » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Aristot.+Pol.+1.1260a&fromdoc=Perseus:text:1999.01.0058
- « M. Tullius Cicero, de Natura Deorum, LIBER PRIMUS » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:2007.01.0037:book%3D1
- « Pliny the Elder, Naturalis Historia, liber xxxv » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.02.0138%3Abook%3D35
- « Pliny the Elder : Natural History, Preface » The Latin Libraryhttp://www.thelatinlibrary.com/pliny.nhpr.html
- « PLINY THE ELDER, Natural History | Loeb Classical Library » Loeb Classical Library, Harvard University Presshttps://www.loebclassics.com/view/pliny_elder-natural_history/1938/pb_LCL394.367.xml?mainRsKey=yNDuY9
- « CHURCH FATHERS : Divine Institutes, Book III (Lactantius) » New Adventhttps://www.newadvent.org/fathers/07013.htm
- « Ancient Political Philosophy » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/archives/fall2024/entries/ancient-political/
- « ZENO OF SIDON AND THE STATUS OF WOMEN IN EPICUREANISM » The Classical Quarterly, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/classical-quarterly/article/zeno-of-sidon-and-the-status-of-women-in-epicureanism/2817CAFFF394B80378C42295FC80F636
- « The Invention and Gendering of Epicurus » Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2012/2012.12.23/
- « Ancient Women Philosophers : Recovered Ideas and New Perspectives » Notre Dame Philosophical Reviews, University of Notre Damehttps://ndpr.nd.edu/reviews/ancient-women-philosophers-recovered-ideas-and-new-perspectives/
- « Esclaves et courtisanes au Jardin d’Épicure : peut-on philosopher hors du loisir ? » Archive ouverte HALhttps://hal.science/hal-03687326



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