Le roi écrit « parmi ces pays ». Il n’écrit pas lequel. Après avoir énuméré, des lignes 13 à 28, les pays qui lui obéissent et lui versent tribut, Xerxès raconte dans l’inscription dite des daivā qu’il a détruit un sanctuaire de dieux réprouvés et interdit qu’on les vénère. Pas un nom de ville, pas un nom de dieu, pas une date. L’épisode occupe les lignes 35 à 41 de la version vieux-perse, gravée avec ses traductions babylonienne et élamite sur des plaques de pierre taillées à l’image de tablettes d’argile.
Salle 16 des quartiers de la garnison
Le 26 juin 1935, l’expédition de l’Oriental Institute de l’université de Chicago, que dirige à Persépolis Erich Schmidt, met au jour ces plaques dans les quartiers de la garnison, au sud-est de la terrasse royale. Le contexte est celui d’un débarras. Dans la salle 16, deux exemplaires vieux-perses et la version babylonienne gisent à côté de quatre plaques portant un autre texte de Xerxès, l’inscription dite du harem. Six des sept plaques tiennent presque à la verticale, parallèles à une rangée de briques cuites, et Schmidt a proposé en 1953 que ces documents royaux mis au rebut aient servi à parementer une banquette de terre. La version élamite, en fragments, provient de la salle 5, dans le même genre de remploi. Une troisième copie vieux-perse a été retrouvée plus tard à Pasargades, sur la citadelle de Tall-i Takht, où elle servait de couvercle à un drain.
Des deux plaques vieux-perses de Persépolis, l’une donne le texte entier en soixante lignes. L’autre s’interrompt au milieu de la ligne 51, et le fonds photographique de l’expédition, aujourd’hui à l’Institute for the Study of Ancient Cultures de Chicago, la range parmi les exemplaires inachevés ; on ignore pourquoi le travail s’est arrêté là. L’exemplaire complet, dit XPh 1, est conservé au Musée national d’Iran, à Téhéran, sous le numéro B.K. 805. Un exemplaire de la version babylonienne est exposé à Chicago.
Ernst Herzfeld n’attend pas l’édition. Le 18 septembre 1935, moins de trois mois après la trouvaille, il exploite les nouvelles plaques dans une conférence sur la religion des Achéménides, au sixième Congrès d’histoire des religions, à Bruxelles. Le public américain lit une traduction avant les spécialistes, grâce à un communiqué de l’institut repris par le New York Times le 9 février 1936. Les textes originaux paraissent à la fin de la même année dans le huitième volume des Archäologische Mitteilungen aus Iran, sous un titre qui tranche déjà la question, « l’interdiction du culte des daivā par Xerxès ».
Daivadāna
Le mot daiva a une généalogie limpide. Il répond au védique devá, titre ordinaire des dieux de l’Inde, et procède comme lui d’un ancien nom indo-européen du dieu. En Iran, le mot a changé de camp. Dans les Gāthā, les hymnes les plus anciens de l’Avesta, le livre sacré du zoroastrisme, les daēuua sont encore des dieux, des dieux rejetés à qui le poète reproche d’avoir mal choisi ; dans l’Avesta récent, ils sont devenus de petits génies malfaisants. Clarisse Herrenschmidt et Jean Kellens, auteurs de la notice de l’Encyclopaedia Iranica, soulignent qu’on ne sait pas dater ce glissement et que les Gāthā ne nomment aucun de ces dieux. Xerxès emploie le mot trois fois, au pluriel, aux lignes 36, 38 et 39, et forge à la ligne 37 un composé qui n’apparaît qu’une fois, daivadāna. Le scribe babylonien ne se contente pas de transcrire et rend le terme par lemnu, « les mauvais ». Le second élément du composé divise les traducteurs. Gherardo Gnoli y voit un nom du bâtiment, d’où « maison des daivā » ; d’autres glossaires lisent dāna comme « offrande » et traduisent « autel des daivā ». La maison paraît préférable, pour une raison de grammaire : le verbe qui suit, viyakanam, est formé sur une racine qui signifie « creuser », un geste qui convient à des fondations mieux qu’à un don déposé sur une table.
Le passage, rendu d’après la traduction de Herrenschmidt et Kellens, se lit ainsi. « Et parmi ces pays, il y en avait un où auparavant les daivā étaient vénérés. Ensuite, par la faveur d’Ahura Mazdā, j’ai détruit ce sanctuaire des daivā et j’ai proclamé “Les daivā ne seront plus vénérés !” Là où auparavant les daivā étaient vénérés, là j’ai vénéré Ahura Mazdā selon l’Arta, avec le brazman. » L’Arta désigne l’ordre juste du monde, et le dernier mot, brazmaniy, rite précis pour les deux auteurs, simple qualificatif de piété pour d’autres traducteurs, n’a pas de sens assuré. Le paragraphe précédent, lignes 28 à 35, racontait une autre affaire, un pays « en ébullition » au moment où Xerxès devient roi, que le dieu l’aide à frapper et à « remettre à sa place ». Que ces deux pays n’en fassent qu’un, une partie de la recherche l’admet depuis 1937, sans que le texte le dise.
Les archives de Babylone s’interrompent en 484
Babylone a été le premier candidat. Hans Hartmann en 1937, dans l’Orientalistische Literaturzeitung, puis Henrik Samuel Nyberg en 1938 tiennent le pays révolté et le pays des daivā pour un seul et reconnaissent dans le daivadāna le sanctuaire de Marduk. Ils s’appuient sur Hérodote, qui raconte au livre I des Histoires (I, 183) que Xerxès a enlevé une statue d’or de l’enceinte du grand temple de Babylone et tué le prêtre qui voulait l’en empêcher. Les tablettes cunéiformes, de leur côté, connaissent deux rois rebelles, Bêl-šimânni et Šamaš-erība, dont les scribes de Babylonie emploient le nom pour dater des actes pendant l’été 484 avant notre ère.
En 1987, Amélie Kuhrt et Susan Sherwin-White relisent le passage de près. Hérodote y distingue l’image du dieu, assise dans le sanctuaire, d’une statue d’homme dressée dans l’enceinte, et il emploie pour celle-ci andrias, le mot des statues humaines, quand une image de culte serait un agalma. Le roi a donc emporté une offrande votive. L’historien grec ne dit rien d’un culte interrompu, et la fête babylonienne du Nouvel An, que Xerxès aurait abolie selon les reconstitutions anciennes, était suspendue depuis longtemps. Strabon et Arrien, qui font de lui un destructeur de temples, écrivent des siècles plus tard, quand la tradition oppose le Perse sacrilège à Alexandre restaurateur.
En 2003-2004, Caroline Waerzeggers a déplacé la question. En dressant la chronologie des archives privées de Babylone, de Borsippa et de Sippar, elle a montré qu’un grand nombre d’entre elles s’interrompent pendant la deuxième année du règne, à l’été 484, et que ce sont celles des vieilles familles attachées aux temples. Les archives d’hommes nouveaux, proches de la couronne, continuent, de même que celles d’Uruk et d’Ur, au sud. La répression a frappé une élite, ses charges et ses tablettes.
Aucune source contemporaine ne prouve la destruction du sanctuaire de Marduk.
La lecture babylonienne conserve pourtant un appui solide. Le premier épisode du texte, celui du pays en ébullition, s’accorde avec une révolte bien attestée, et Babylone partage ce rôle possible avec l’Égypte, qu’Hérodote montre soulevée à la fin du règne de Darius et soumise par Xerxès la deuxième année après la mort de son père (VII, 1 et 7).
« Les daivā ne seront plus vénérés »
Dès 1935, Herzfeld cherchait les daivā en Iran même, et cette piste a gardé des défenseurs. Gnoli juge le daivadāna probablement iranien, peut-être perse, parce que les conflits religieux sont attestés en Perse dès Darius Iᵉʳ, qui accuse dans l’inscription de Behistun le mage Gaumāta d’avoir détruit des lieux de culte (DB I, 63-64), et parce que Xerxès installe le culte d’Ahura Mazdā à l’endroit même du sanctuaire détruit, ce qui convient mal à un temple étranger. Un bâtiment religieux démoli près de l’angle sud-ouest de la terrasse de Persépolis a été rapproché du texte. L’archéologie ne permet pas, à ce jour, de dire à quoi ressemblait un daivadāna.
Mary Boyce, en 1982, lisait le texte comme le récit d’un roi zoroastrien détruisant un sanctuaire iranien voué aux êtres guerriers que le prophète avait condamnés. Muhammad Dandamaev mettait des noms sur ces dieux, Mithra et Anāhitā, deux divinités iraniennes que ni Darius ni Xerxès ne nomment et qui n’entrent dans les inscriptions royales qu’au IVᵉ siècle, sous Artaxerxès II. Ugo Bianchi, dans la Revue de l’histoire des religions en 1977, tirait argument du sens négatif absolu du mot, qui ne dépend chez Xerxès d’aucun adjectif ni du contexte. L’argument lexical est réel, puisque le mot porte bien la charge péjorative de l’Avesta et que la version babylonienne la confirme.
L’objection est venue des archives de Persépolis elles-mêmes. Les tablettes élamites des Fortifications, mises au jour par la même expédition américaine, enregistrent les denrées que l’administration livrait pour les offrandes sous Darius et Xerxès. En 2008, Wouter Henkelman a montré que le dieu élamite Humban y reçoit davantage qu’Ahura Mazdā, et que l’Adad babylonien ou les montagnes locales ont aussi leurs rations. Un pouvoir qui nourrit ces cultes autour de sa propre résidence se prête mal au rôle de croisé lointain, et les inscriptions royales ne nomment d’ailleurs jamais Zarathustra. Le texte de Xerxès, du reste, ne dit pas que les fidèles des daivā ont été convertis, car c’est le roi qui vénère Ahura Mazdā à leur place.
Pourquoi aucun nom propre ?
En 1980, Heleen Sancisi-Weerdenburg a proposé de renoncer à la chasse au lieu. Le texte, selon elle, ne rapporte aucun événement précis et proclame une règle, que la notice de l’Encyclopaedia Iranica résume par « toute rébellion sera punie, et les sanctuaires des dieux des rebelles seront détruits ». Pierre Briant a donné à cette lecture une forme nette dans son Histoire de l’Empire perse, en 1996, où l’inscription sert à dire la permanence du pouvoir et des vertus royales. Les premières lignes reprennent presque mot pour mot l’inscription de Darius à Naqsh-i Rustam, aux lignes 1 à 6 et 13 à 15, et ce remploi des formules paternelles va dans le même sens. Surtout, l’hypothèse explique le silence. À Behistun, Darius nommait chaque province révoltée, avec le lieu et la date de chaque bataille, et il écrivait même, à la cinquième colonne, que les Élamites rebelles étaient « déloyaux » et que « par eux Ahura Mazdā n’était pas vénéré » (DB V, 14-17).
Herrenschmidt et Kellens poussent l’idée plus loin. Les daivā seraient des dieux de n’importe quelle origine qui se rangent du côté des rebelles, même hypothétiques, et le verbe vieux-perse yad, « vénérer », désignerait le seul culte officiel ; les peuples soumis pouvaient honorer leurs dieux, mais cet hommage ne se disait pas avec le verbe du roi. Les deux auteurs reconnaissent que la documentation ne permet pas d’en savoir davantage sur l’emploi réel du verbe. L’hypothèse a dominé l’histoire achéménide des dernières décennies, et elle a un défaut que ses adversaires relèvent volontiers, puisque aucun argument historique ne peut la réfuter quand elle ne renvoie à aucun lieu ni à aucune date.
L’Acropole en cendres
Dès 1939, Isidore Lévy avait proposé dans la Revue historique une solution grecque. Athènes, en chassant les Pisistratides, fidèles du Grand Roi, devenait à ses yeux un tributaire indocile, et l’incendie des bois sacrés et des temples de Sardes par les Athéniens appelait une guerre de revanche, une guerre sainte, dont l’Acropole incendiée serait le daivadāna. Hérodote raconte au livre VIII la prise de la citadelle et l’incendie de ses sanctuaires (VIII, 51-53). Lévy datait la proclamation au plus tôt de la fin de septembre 480, au plus tard de la fin d’août 479, avant le désastre de Platées. L’article paraît à la veille de la guerre ; son auteur sera écarté du Collège de France sous l’Occupation, dans le cadre de l’éviction des Juifs de la fonction publique, et l’hypothèse est restée presque sans écho pendant plus de quatre-vingts ans.
Le principal obstacle se lit chez le même Hérodote. Le lendemain de l’incendie, Xerxès convoque les exilés athéniens qui l’accompagnent et leur ordonne de monter sur l’Acropole pour y sacrifier selon leurs rites (VIII, 54). On voit mal le roi qui proclame que les daivā ne seront plus vénérés organiser lui-même leur culte sur les ruines.
En 2023, Ilya Yakubovich, de l’université de Marbourg, a repris la piste dans le Vestnik drevnej istorii, en partant de la grammaire. Les deux épisodes s’ouvrent par une tournure de présentation, « il y a, parmi ces pays, un pays qui… », puis reprennent leur objet par un démonstratif, « ce pays », « ce daivadāna ». Une telle construction désigne, selon lui, une chose précise, connue de celui qui parle et cachée à celui qui lit. Il y aurait donc deux pays distincts, que Xerxès connaissait et n’a pas voulu nommer. Le second serait la Grèce, que la liste de l’inscription mentionne déjà, aux lignes 23 à 25, à travers les Grecs « qui vivent dans la mer et qui vivent au-delà de la mer ». Après Salamine et Platées, les cendres de l’Acropole restaient le seul résultat durable de la campagne, et le roi les aurait présentées comme une opération réussie contre de mauvais dieux. Le premier pays serait l’Égypte ou la Babylonie, avec une légère préférence de l’auteur pour l’Égypte. À l’objection tirée d’Hérodote, il répond que le geste de conciliation sur l’Acropole date d’un moment où Xerxès se croyait vainqueur, et que l’inscription appartient à un temps où il ne l’était plus. L’inscription ne porte aucune date, ce qui laisse l’hypothèse ouverte sans la confirmer.
Elena Filippone avait soutenu en 2010 l’inverse, à partir des trois versions. L’élamite reprend le pays par un pronom pluriel, le babylonien écrit « les pays » dans le premier épisode, et rien n’empêche à ses yeux de lire plusieurs sanctuaires derrière le second, ce qui ramène le texte vers la règle générale de Sancisi-Weerdenburg ; Yakubovich tient ces pluriels pour une méprise des traducteurs devant une phrase vieux-perse elliptique, et maintient que le démonstratif de la ligne 37 désigne un sanctuaire unique, que Xerxès connaissait et que ses graveurs ont laissé sans nom.
Pour aller plus loin
Le texte de Xerxès se lit mieux à côté de l’inscription de Behistun, où Darius raconte nommément les révoltes de ses débuts, et des archives des Fortifications de Persépolis, qui montrent la religion pratiquée autour du roi. On en trouvera la traduction française intégrale dans le recueil de Pierre Lecoq, avec les autres inscriptions achéménides, et la question des daivā rejoint l’histoire de l’Avesta et du zoroastrisme ancien.
Où se trouvait le temple que Xerxès se vante d’avoir détruit ? Ce roi perse monte sur le trône en 486 avant notre ère. Il gouverne alors un empire qui comprend l’Égypte et Babylone. Dans un texte officiel, il raconte qu’il a rasé un sanctuaire et interdit le culte qu’on y rendait. Il ne donne pourtant ni le nom du lieu ni celui des dieux.
Un texte caché dans une caserne
Des archéologues venus de Chicago trouvent ce texte en 1935, à Persépolis. La ville était l’une des résidences des rois perses. Le texte est gravé sur des plaques de pierre, taillées comme de grandes tablettes d’argile. Personne ne les avait laissées en vue. On les avait posées contre une banquette de terre, dans un bâtiment de soldats, un peu comme des carreaux plaqués contre un mur.
Le roi a fait graver le même message en trois langues. La première est le vieux-perse, la langue des Perses eux-mêmes. Les deux autres sont le babylonien et l’élamite. Une des copies s’arrête au milieu d’une phrase, et personne ne sait pourquoi. Une autre a été retrouvée à Pasargades, où elle servait à couvrir un conduit d’eau.
Des dieux devenus mauvais
Le passage célèbre tient en quelques lignes. Le roi dit qu’un pays de son empire honorait autrefois des daiva. Il a détruit leur sanctuaire et annoncé que ces dieux ne recevraient plus aucun culte. Au même endroit, il a ensuite prié son propre dieu, Ahura Mazdā.
Le mot daiva a une drôle d’histoire. En Inde, son jumeau désigne les dieux ordinaires. En Iran, les plus vieux hymnes religieux en font des dieux rejetés, puis de petits démons. La version babylonienne du texte les appelle tout simplement « les mauvais ». On ignore à quel moment ce changement de sens s’est produit.
Babylone d’abord, puis l’Iran
Les premiers savants ont pensé à Babylone. Un historien grec raconte en effet que Xerxès y a emporté une statue d’or et tué un prêtre. En 1987, deux historiennes ont relu ce récit mot à mot. Le terme grec employé désigne la statue d’un homme, offerte au temple. L’image du dieu n’est pas en cause.
Babylone garde malgré tout une place dans la discussion. La ville s’est bien révoltée au début du règne. Xerxès a ensuite durement frappé ses grandes familles, liées aux temples. Elle pourrait donc être le pays rebelle dont le roi parle juste avant les daiva.
D’autres chercheurs ont cherché ces dieux en Iran même. Xerxès aurait été un fidèle de Zarathustra, le prophète qui avait rejeté ces divinités. Les tablettes de gestion retrouvées à Persépolis gênent cette idée. On y voit l’administration royale nourrir les offrandes à un vieux dieu élamite, plus généreusement qu’au dieu du roi.
Un silence qui divise
Aujourd’hui, beaucoup d’historiens pensent que le texte ne vise aucun lieu précis. Ce serait une règle générale, une menace adressée à tous. Quiconque se révolte sera puni, et les dieux qui l’ont soutenu perdront leur sanctuaire. Cette lecture explique bien l’absence de noms. Elle a un défaut, car aucun fait ne pourra jamais la contredire.
En 2023, un linguiste a relancé une vieille piste. Selon lui, la grammaire du texte vise un pays bien précis, que le roi connaissait et a préféré taire. Ce pays serait Athènes, dont les Perses ont brûlé la colline sacrée en 480 avant notre ère. Après sa défaite en Grèce, Xerxès aurait transformé cet incendie en victoire sur de mauvais dieux.
L’objection vient du même historien grec. Le lendemain de l’incendie, Xerxès aurait demandé aux exilés athéniens de son camp d’aller sacrifier sur les ruines. Le linguiste répond que le roi se croyait alors vainqueur. Une autre spécialiste lit au contraire plusieurs pays derrière les mots du texte. Le désaccord porte en partie sur un seul petit mot, celui qui dit « ce pays ».
La plaque complète en vieux-perse est conservée au Musée national d’Iran, à Téhéran. La version babylonienne, exposée à Chicago, ne livre pas davantage le nom du pays.
Il reste le mot grec qui a fait tomber la piste babylonienne et le sacrifice ordonné sur l’Acropole au lendemain de l’incendie. La version complète donne aussi le texte exact du passage et la phrase de Darius sur les Élamites rebelles.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Xerxès, inscription dite des daivā (XPh), version vieux-perse, exemplaire XPh 1, plaque de pierre, 60 lignes, Persépolis, quartiers de la garnison, salle 16 Musée national d’Iran, Téhéran, B.K. 805
- XPh, second exemplaire vieux-perse, inachevé, interrompu au milieu de la ligne 51, même provenance clichés de l’expédition, Institute for the Study of Ancient Cultures, Chicago, P 56852 et P 56853
- XPh, version babylonienne, Persépolis, quartiers de la garnison, salle 16 Institute for the Study of Ancient Cultures, Chicago ; clichés P 56848 à P 56851
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Sources primaires (suite)
- XPh, copie vieux-perse remployée comme couvercle de drain, citadelle de Tall-i Takht Pasargades (publication Stronach, *Iran* 3, 1965, p. 19)
- Hérodote, *Histoires*, I, 183 ; VII, 1 et 7 ; VIII, 51-54 éd. Ph.-E. Legrand, Les Belles Lettres, Collection des universités de France
- Darius Iᵉʳ, inscription de Behistun, DB I, 63-64 et DB V, 14-17 Bisotun, province de Kermanshah, Iran
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Sources en ligne
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- [« Caroline Waerzeggers. “The Babylonian Revolts against Xerxes and the ‘End of Archives’” », compte rendu d’Astrid Nunn]( Abstracta Iranica, OpenEditionhttps://journals.openedition.org/abstractairanica/16592
- [« Herodotus and Babylon Reconsidered », Wouter Henkelman, Amélie Kuhrt, Robert Rollinger et Josef Wiesehöfer]( Achemenethttp://www.achemenet.com/pdf/in-press/HENKELMAN_KUHRT_ROLLINGER_WIESEHOFER_Herodotus_and_Babylon_19.8.2011.pdf
- [« Introduction : Debating Xerxes’ Rule in Babylonia »]( Leiden University Scholarly Publicationshttps://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item:2979490/view








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