Quatorze statues d’un côté, quinze de l’autre. Les quatorze sont des korai, ces figures de jeunes femmes en marbre offertes à Athéna, sorties ensemble d’une même fosse au pied de l’Érechthéion pendant l’hiver 1886. Les quinze sont des sculptures d’un style plus récent, recueillies dans d’autres remblais du rocher au cours des fouilles du XIXᵉ siècle. Pendant un siècle, on a rangé les deux lots sous une seule étiquette allemande, Perserschutt, les « déblais perses », autrement dit tout ce que les Athéniens auraient enterré après la destruction de l’Acropole par l’armée de Xerxès, en 480 avant notre ère.
Les Perses montent par la paroi d’Aglauros
Hérodote est le seul témoin détaillé de la prise du rocher, aux chapitres 51 à 55 du livre VIII des Histoires. L’armée perse entre en Attique trois mois après avoir franchi l’Hellespont, l’année où Calliadès est archonte à Athènes, et trouve la ville basse vide. Sur l’Acropole tiennent encore une poignée d’hommes, des intendants du sanctuaire et des pauvres qui n’ont pas suivi la flotte à Salamine, convaincus d’avoir seuls compris l’oracle de Delphes, qui promettait aux Athéniens un rempart de bois imprenable, et persuadés que ce rempart était la palissade de planches et de portes qu’ils avaient dressée à l’entrée. Les Perses prennent position sur l’Aréopage, la colline d’en face, et tirent sur la barricade des flèches entourées d’étoupe enflammée. Le siège traîne. L’assaut finit par passer là où personne ne montait la garde, une paroi abrupte près du sanctuaire d’Aglauros, fille de Cécrops. Quand les défenseurs voient l’ennemi sur le plateau, les uns se jettent du haut du mur, les autres courent se réfugier dans le mégaron du temple. Les premiers Perses montés ouvrent les portes et tuent les suppliants, puis ils pillent le sanctuaire et mettent le feu à toute l’Acropole. Le lendemain, les exilés athéniens que le roi envoie sacrifier sur le rocher trouvent, sur la souche brûlée de l’olivier sacré, une pousse longue d’une coudée.
Où se trouvait ce passage ? Hérodote le situe « en avant » de l’Acropole, derrière les portes et la rampe d’accès. G. C. Macaulay, qui traduisait le texte en anglais en 1890, glosait encore l’expression par « côté nord », et les topographes plaçaient le sanctuaire d’Aglauros sur la pente nord, près de la fontaine mycénienne. En 1980, George Dontas a dégagé sur la pente est, devant la grande grotte, un décret du IIIᵉ siècle en l’honneur de Timokritè, prêtresse d’Aglauros, encore fiché dans sa base. Il en a tiré en 1983 un Aglaurion oriental, et toute une série de sanctuaires voisins a pivoté d’un quart de tour sur les plans. La lecture de Dontas paraît ici la plus solide, parce qu’une stèle restée dans sa base a peu de chances d’avoir voyagé. Si elle est juste, les Perses ont escaladé le flanc opposé à l’entrée, celui que personne ne surveillait.
L’expression « destruction de 480 » recouvre en réalité deux passages. Au livre IX (13), Mardonios, avant d’évacuer l’Attique en 479, incendie Athènes et abat ce qui restait debout des murs, des maisons et des sanctuaires, et Martin Steskal écrit d’ailleurs 480/79 dans le titre de sa monographie de 2004. Hérodote fournit aussi le mobile que les Perses invoquaient eux-mêmes. Au livre V (102), il rappelle que pendant la révolte ionienne, les Ioniens et leurs alliés athéniens avaient brûlé Sardes et, avec elle, le temple de la déesse locale Cybèbe, ce que les Perses alléguèrent ensuite pour incendier à leur tour les sanctuaires de Grèce.
Quatorze korai contre le mur nord
La grande fouille de l’Acropole commence en 1885 sous la direction de Panagiotis Kavvadias. L’architecte allemand Georg Kawerau en relève le terrain à l’échelle du 1/50, du 1/100 et du 1/200, des dizaines de plans soignés qui ne seront pas joints à la publication de 1906. Partie du secteur nord, l’équipe progresse d’ouest en est.
Les 25 et 26 janvier 1886, dates du calendrier julien alors en usage en Grèce, les ouvriers atteignent entre 3 et 4,5 mètres de profondeur, non loin de l’angle nord-ouest de l’Érechthéion. Quatorze statues archaïques de femmes sortent de terre, certaines plus grandes que nature, d’autres plus petites, huit avec leur tête. Kavvadias publie la trouvaille l’année même dans l’Ephéméris archaiologikè et décrit le contexte avec soin. Les statues gisaient en face d’un tronçon du mur d’enceinte dont le parement intérieur mêlait des blocs réguliers, des pierres ordinaires, des inscriptions archaïques, des éléments d’architecture, des bases et un tambour de colonne du temple archaïque d’Athéna Polias. La masse de débris montait jusqu’à un peu plus de quatre assises du mur et descendait jusqu’au rocher.
Le même dépôt a livré six fragments inscrits. Le plus parlant est la base de la plus grande korè conservée sur l’Acropole, inventaire 681 du musée. L’inscription, IG I³ 628, nomme le dédicant, Néarchos, et le sculpteur, Anténor, fils d’Eumarès. Si ce Néarchos est bien le potier connu par une signature des années 560-550, ce qui est probable sans être certain, la dédicace date de la fin de sa carrière, entre 525 et 500 environ. Tout ce que contient la fosse est donc antérieur à 480, et la date de fabrication de chaque pièce doit se chercher objet par objet, comme le rappelaient en 2022 Andronike Makres et Adele Scafuro.
Toutes les offrandes du rocher n’ont pas été retrouvées au même endroit ni à la même époque. La tête du cavalier dit Rampin, trouvée sur l’Acropole en 1877, achetée par Georges Rampin et léguée au Louvre en 1896 sous le numéro Ma 3104, a vécu des décennies séparée de son corps et de son cheval, restés au musée de l’Acropole sous le numéro 590. Humfry Payne a reconnu le raccord en 1935-1936. Chaque musée expose depuis son original complété par le moulage de l’autre moitié.
Perserschutt
La fosse de 1886 est le seul dépôt dont la date fait aujourd’hui l’accord des spécialistes.
Les fouilleurs avaient pourtant étendu le mot Perserschutt à tous les remblais riches en sculpture archaïque, sur plusieurs côtés du plateau. L’hypothèse était simple. Après le départ des Perses, les Athéniens auraient nettoyé le sommet en une fois et enfoui les offrandes mutilées, si bien que tout objet trouvé dans ces terres serait antérieur à 480. Le raisonnement a fourni à l’archéologie grecque un de ses rares points d’ancrage absolus. En 2008, Andrew Stewart a réexaminé dans l’American Journal of Archaeology toute la documentation des fouilles du XIXᵉ siècle. Pour lui, un seul dépôt ressemble à du Perserschutt pur, des débris du sac non contaminés, et il ne contenait que du matériel archaïque. Tous les autres sont des remblais de construction liés au grand chantier de fortification ouvert sous Cimon et poursuivi sous Périclès, entre 467 et 430 environ. Les quinze sculptures de style sévère qu’on y avait recueillies, ce style que les historiens de l’art placent par convention entre 480 et 450 et qui ouvre la période classique, peuvent donc être postérieures de quarante ans au retour des Athéniens sur le rocher.
L’éphèbe de Kritios, inventaire 698 du musée de l’Acropole, a servi de cas d’école. Ce garçon de marbre porte son poids sur une jambe et laisse l’autre fléchie, et Jeffrey Hurwit voit en lui le plus ancien témoin conservé de la transformation de la statuaire en ronde-bosse. Dans l’étude qu’il a consacrée en 1989 à sa découverte et à sa reconstitution, Hurwit conclut qu’aucune donnée de fouille ni aucun parallèle n’oblige à le placer avant 480. Il le date entre 479 et 475 environ, en reconnaissant que l’argument du style n’est décisif qu’à la marge, et ajoute que le style archaïque s’épuisait depuis des décennies, sans que les Perses y soient pour quelque chose.
Le repère de 480 mis en doute
La critique la plus radicale est venue plus tôt. Au début des années 1980, E. D. Francis et Michael Vickers ont soutenu que la chronologie conventionnelle de l’art archaïque reposait sur des « points fixes » mal assurés et qu’elle se trompait d’environ un demi-siècle. Dans leur système, le trésor des Siphniens à Delphes, qu’Hérodote place vers 525, et le temple d’Apollon à Érétrie descendent dans les années 470. John Boardman leur a répondu dès 1984 dans le Journal of Hellenic Studies, par une note destinée, écrivait-il, aux étudiants troublés de voir publier avec tant d’assurance des thèses aussi radicales. La chronologie basse n’a pas été adoptée. Elle a laissé une exigence que plus personne ne conteste, celle de vérifier chaque point fixe avant de s’en servir.
L’objection inverse vient des tenants de la continuité, et c’est la plus solide. Gianfranco Adornato a soutenu en 2019, dans la revue même où Stewart avait publié, qu’on ne peut pas isoler une « période du style sévère », parce que des progrès techniques et stylistiques se lisent déjà sur des statues antérieures à 480. Il prend un exemple sur l’Acropole, le groupe de Thésée luttant contre Procuste (inventaires 145 et 370), qu’il date d’avant les guerres médiques et dont la pose d’attaque annonce celle d’Harmodios dans les Tyrannicides de Kritios et Nésiotès, dédiés en 477/476. Il relève aussi que sur cinq des six bases signées par ces deux sculpteurs après les guerres médiques, les trous de scellement trahissent des attitudes courantes à la fin de l’époque archaïque. Vincent Azoulay notait déjà que Kritios et Nésiotès reprenaient un schéma familier à l’imagerie du VIᵉ siècle. Marion Meyer formule la règle de méthode qui touche directement le Perserschutt, à savoir que la plus ancienne attestation datée d’un phénomène n’en est pas forcément la première apparition.
La même prudence gagne l’Agora, qui servait de second ancrage. En 1993, T. Leslie Shear Jr. a publié vingt et un puits et fosses comblés, selon lui, avec les débris du sac dans les années qui suivirent. Il relevait lui-même que huit d’entre eux contenaient de la céramique produite après le passage des Perses, ce qui en fait des dépôts différés. Un colloque réuni à Ravenstein, aux Pays-Bas, en juin 2022, sous le titre « 480 BCE : Reconsidering the chronological anchor of Archaic and Classical Greece », a consacré une communication entière à mesurer ce retard, et Astrid Lindenlauf, qui avait publié dès 1997 une étude sur le Perserschutt de l’Acropole, y donnait la conférence d’ouverture.
Une question échappe encore à tous ces travaux, celle du motif. La tradition moderne parle volontiers d’un enfouissement pieux des offrandes profanées, restées la propriété de la déesse. La description de Kavvadias montre surtout des statues couchées contre le parement intérieur du mur d’enceinte, prises dans une masse de débris qui ressemble fort à un remblai de terrassement. Hérodote, si précis sur l’incendie, ne dit pas un mot du nettoyage. On tient la disposition des statues dans la terre, pas les raisons de ceux qui les y ont couchées.
« Je ne rebâtirai aucun des sanctuaires »
En 330, l’orateur Lycurgue cite devant les juges d’Athènes un serment que les Grecs auraient prêté avant la bataille de Platées, en 479 (Contre Léocrate, 81). Une clause y engage à ne rebâtir aucun des sanctuaires incendiés ou abattus par les barbares, et à les laisser en ruine pour rappeler aux générations futures leur impiété. Diodore reprend le texte au livre XI (29). Au IVᵉ siècle déjà, Théopompe, au livre XXV de ses Philippiques, tenait ce serment pour une invention athénienne. La seule version gravée, une stèle du milieu du IVᵉ siècle trouvée à Acharnes, ne contient justement pas la clause sur les sanctuaires, que seules les versions littéraires transmettent, et Paul Cartledge juge son texte bricolé à date récente.
Le camp adverse a pour lui des ruines bien réelles. Pausanias, au IIᵉ siècle de notre ère, voit encore à demi ruinés des temples d’Haliarte, celui d’Héra sur la route de Phalère et celui de Déméter à Phalère, et rattache leur état à cette résolution (X, 35, 2). Sur l’Acropole même, il faut attendre 447 pour que démarre le Parthénon de Périclès.
Le chantier qu’on peut dater montre une autre manière de se souvenir. Dans le mur nord du rocher, face à la ville basse, les Athéniens ont maçonné des tambours de colonne inachevés du premier Parthénon et des éléments du vieux temple d’Athéna, encore visibles aujourd’hui. Toute une génération a vécu avec ces ruines sous les yeux, et les listes du tribut de la ligue de Délos ont été gravées sur l’Acropole alors qu’aucun temple d’Athéna n’y était debout, comme le soulignent Makres et Scafuro. Rachel Kousser a montré en 2009, dans The Art Bulletin, comment cette mise en mémoire a fait du sac de 480 un modèle de « violence orientale ».
Les offrandes ont changé avec le paysage. Après 480, plus aucun kouros ni aucune korè n’est dédié sur l’Acropole, et les dîmes et prémices privées, si fréquentes auparavant, se raréfient dans les inscriptions. Catherine Keesling y lit d’abord un changement de matériau, les grands bronzes prenant la place du marbre, alors que les formules de dédicace restent les mêmes.
La querelle de la date oppose toujours deux lectures des mêmes fosses. En 2021, dans le Journal of Greek Archaeology, Andrew Stewart a maintenu l’idée d’une rupture survenue juste après le sac, et les Tyrannicides de 477/476 restent pour lui les premiers monuments datés du style nouveau. Gianfranco Adornato lui oppose le Thésée aux prises avec Procuste, inventaire 145 du musée de l’Acropole, un groupe qu’il date d’avant l’escalade des soldats de Xerxès sur la paroi d’Aglauros.
Pour aller plus loin
Cette enquête croise la bataille de Salamine, livrée peu après l’incendie du rocher, et le groupe des Tyrannicides, dont la date de 477/476 sert de premier jalon au style sévère. Elle touche aussi le programme de Périclès, lancé en 447 sur un sommet resté en ruine pendant une génération.
On lit souvent que toutes les statues retrouvées sous le sol de l’Acropole d’Athènes sont plus anciennes que l’an 480 avant notre ère. Cette année-là, l’armée du roi perse Xerxès prend le rocher et brûle le sanctuaire de la déesse Athéna. Les Athéniens auraient ensuite enterré d’un seul coup les offrandes cassées. L’idée est commode, parce qu’elle donne une date sûre à des centaines d’objets. Elle n’est vraie que pour une partie d’entre eux.
Les derniers gardiens du sanctuaire
Quand les Perses arrivent, la ville basse est vide. Sur le rocher sont restés quelques gardiens du temple et quelques pauvres. Ils se sont abrités derrière une barricade de planches. Un oracle avait promis aux Athéniens un rempart de bois imprenable, et ces hommes pensaient que leur barricade était ce rempart.
Les Perses tirent d’abord des flèches enflammées depuis une colline voisine. Ils finissent par trouver une paroi très raide que personne ne surveille. Cette paroi se dresse près d’un sanctuaire dédié à Aglauros. Les défenseurs sont tués. Le temple est pillé, puis incendié avec tout le rocher.
Le seul récit détaillé vient d’un historien grec, Hérodote. Il ajoute que dès le lendemain, l’olivier sacré calciné portait une nouvelle pousse. On a longtemps placé le passage des Perses au nord. Une inscription découverte en 1980, encore plantée dans son socle, le situe plutôt à l’est, du côté opposé à l’entrée.
Quatorze statues couchées ensemble
Les Grecs offraient à la déesse des statues de jeunes femmes en marbre. On les appelle des korai, au singulier une korè. Les grandes fouilles de l’Acropole commencent en 1885. Au début de l’année suivante, les ouvriers creusent près d’un temple du côté nord, l’Érechthéion.
Assez profond sous la surface, ils tombent sur quatorze korai couchées ensemble. Huit ont encore leur tête. Les statues reposaient contre la face intérieure du mur qui entoure le rocher. Autour d’elles, la terre contenait des inscriptions et un morceau de colonne d’un ancien temple.
L’une des statues a gardé son socle gravé. Le texte donne le nom de l’homme qui l’a offerte et celui du sculpteur. Tout ce qui dormait dans cette fosse est donc plus ancien que l’arrivée des Perses. Sur ce point précis, les spécialistes sont aujourd’hui tous d’accord.
D’autres fosses, une autre date
Les fouilleurs du XIXᵉ siècle avaient pourtant donné le même nom à toutes les terres pleines de statues anciennes. Ils les appelaient en allemand les déblais perses. Tout ce qu’elles contenaient passait pour antérieur à la guerre.
Un historien de l’art, Andrew Stewart, a repris en 2008 les plans et les notes de ces fouilles. Selon lui, une seule fosse renferme vraiment les débris du saccage. Les autres ont été comblées plus tard, avec des terres apportées pour un grand chantier de murailles. Ce chantier s’est étalé sur plusieurs décennies après la guerre.
Cette relecture change l’âge de statues célèbres. La plus connue représente un jeune homme qui porte son poids sur une jambe et plie l’autre. On l’appelle l’éphèbe de Kritios. Sa pose ouvre un style plus libre que celui des statues raides d’avant, que les spécialistes nomment le style sévère. Une étude de référence date cette statue des années qui suivent le sac, et son auteur admet que l’argument reste fragile.
Le silence d’Hérodote
Tout le monde n’accepte pas l’idée d’un changement brutal juste après la guerre. Un autre spécialiste, Gianfranco Adornato, s’appuie sur un groupe du musée de l’Acropole qu’il date d’avant l’arrivée des Perses. On y voit le héros Thésée en train de lutter. Sa pose annonce déjà celle de statues célèbres faites après la guerre. Pour lui, le style a évolué peu à peu, et sa dispute avec Stewart n’est pas tranchée.
Une autre question n’a toujours pas de réponse. Personne ne sait pourquoi les Athéniens ont enterré ces statues. On dit souvent qu’ils ont voulu ensevelir avec respect les offrandes abîmées de leur déesse. Le rapport de fouille montre surtout des statues prises dans un amas de terre et de pierres, contre un mur. Hérodote décrit l’incendie en détail, mais il ne dit rien du nettoyage.
Pendant ce temps, les ruines restent sous les yeux de tous. Les Athéniens attendent l’an 447 pour lancer la construction du grand Parthénon. Ils ont aussi encastré dans le mur nord du rocher des morceaux de colonnes d’un temple détruit. On les voit encore aujourd’hui depuis la ville basse.
La tête d’un cavalier trouvée sur le rocher est aujourd’hui exposée au Louvre, à Paris. Son corps et son cheval sont restés à Athènes, et chaque musée montre un moulage de la moitié qui lui manque.
L’article complet suit l’escalade des Perses chapitre par chapitre chez Hérodote, et reprend la querelle sur un serment qui aurait interdit de rebâtir les temples brûlés.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Hérodote, Histoires, VIII, 51-55 (siège, prise et incendie de l’Acropole), traduction G. C. Macaulay, 1890 [Lexundria, VIII, 51]( [VIII, 53](https://lexundria.com/hdt/8,53/mcly), [VIII, 55](https://lexundria.com/hdt/8,55/mcly)https://lexundria.com/hdt/8.51/mcly
- Hérodote, Histoires, IX, 13 (seconde destruction d’Athènes par Mardonios) et V, 102 (incendie de Sardes et du temple de Cybèbe) [Lexundria, IX, 13]( [V, 102](https://lexundria.com/hdt/5 102/mcly)https://lexundria.com/hdt/9.13/mcly
- Lycurgue, Contre Léocrate, 80-81 ; Diodore, Bibliothèque historique, XI, 29 ; Pausanias, Périégèse, X, 35, 2 ; Théopompe, Philippiques, livre XXV (fragment) serment de Platées et sanctuaires laissés en ruine
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Sources primaires (suite)
- Stèle d’Acharnes portant le serment des éphèbes et le serment de Platées, marbre, milieu du IVᵉ siècle Rhodes et Osborne, Greek Historical Inscriptions 404-323 BC, n° 88
- Korè d’Anténor dédiée par Néarchos, marbre, base inscrite IG I³ 628 Musée de l’Acropole, Athènes, Akr. 681
- Éphèbe de Kritios, marbre Musée de l’Acropole, Athènes, Akr. 698
- Cavalier Rampin, marbre, vers 550 : tête – Musée du Louvre, Paris, Ma 3104 ; corps et cheval Musée de l’Acropole, Athènes, Akr. 590
- Groupe de Thésée et Procuste, marbre Musée de l’Acropole, Athènes, Akr. 145 et 370
- Décret honorifique pour Timokritè, prêtresse d’Aglauros, 247/6 ou 246/5, trouvé en place sur la pente est en 1980 SEG XXXIII 115
Bibliographie
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- [« 480 BCE : Reconsidering the chronological anchor of Archaic and Classical Greece »]( OIKOS, Université de Groninguehttps://www.rug.nl/research/research-let/oikos/calendar/2022/480-bce-reconsidering-the-chronological-anchor-of-archaic-and-classical-greece?lang=en
- [« After Thermopylae : The Oath of Plataea and the End of the Graeco-Persian Wars » (BMCR 2014,07,25)]( Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/?p=30397
- [« Payne, Humfry »]( Dictionary of Art Historianshttps://arthistorians.info/?p=2054












