Cinq siècles après les faits, Plutarque accuse Hérodote d’avoir volé une victoire. Dans le pamphlet qu’il intitule Sur la malignité d’Hérodote, il lui reproche de retirer aux Grecs, en une seule phrase, le succès remporté à l’Artémision, de renverser le trophée et d’effacer les inscriptions dressées auprès d’Artémis Proséôa. La phrase incriminée, Plutarque se garde de la citer, et six siècles séparent son pamphlet des trois journées qu’il défend.
Polyas guettait, Abronychos ramait
Le choix du terrain précède tout le reste. Réunis à l’Isthme après avoir abandonné la position de Tempé, les Grecs résolvent de garder le défilé des Thermopyles et d’envoyer la flotte à l’Artémision. Hérodote justifie le couplage en une ligne au livre VII des Histoires, où il note que les deux lieux sont voisins, de sorte que chacune des deux forces pouvait apprendre ce que faisait l’autre. Aucune ville ne porte le nom d’Artémision. Il s’agit d’une plage de la côte eubéenne surmontée d’un temple d’Artémis, au bout du couloir marin que dessinent l’île de Skiathos et le continent.
Deux hommes et deux embarcations tenaient le fil entre le défilé et la plage.
Polyas d’Anticyre était posté à l’Artémision, une barque prête, chargé de porter la nouvelle aux Thermopyles si la flotte engageait. Auprès de Léonidas, Abronychos fils de Lysiclès disposait d’un bateau à trente rames pour l’annonce inverse. C’est Abronychos qui fera la traversée, et sa nouvelle décidera du retrait de la flotte.
Un document épigraphique complique le tableau. Une stèle de marbre qui servait de seuil à un paysan de Trézène est repérée en 1959 par Michael Jameson, qui la publie l’année suivante dans Hesperia ; elle est aujourd’hui au Musée épigraphique d’Athènes sous le numéro EM 13330. Haute de 59,5 centimètres, gravée en lettres de la seconde moitié du IVᵉ siècle, elle porte un décret attribué à Thémistocle qui ordonne d’armer deux cents navires, d’en envoyer cent à l’Artémision et de poster les cent autres autour de Salamine. Hérodote, lui, compte cent vingt-sept navires athéniens sur place. Christopher Hignett et Andrew Burn ont tenu ce contenu pour une reconstruction tardive, Noel Robertson a daté la composition du texte du début du IIIᵉ siècle, tandis que Jameson et Jules Labarbe le défendaient comme un document remontant bien à 480. L’enjeu n’est pas mince, puisque le décret, s’il est bon, fait de Salamine une position prévue avant même le premier combat.
Deux cent soixante et onze trières
Hérodote donne le détail des contingents au début du livre VIII, cité par cité. Athènes fournit cent vingt-sept navires, dont les équipages comptent des Platéens qui n’entendaient rien à la mer ; Corinthe quarante, Mégare vingt, Chalcis vingt coques prêtées par Athènes, Égine dix-huit, Sicyone douze, Sparte dix, Épidaure huit, Érétrie sept, Trézène cinq, Styra deux, Kéos deux et deux pentécontères, les Locriens d’Oponte sept pentécontères. Total : deux cent soixante et onze trières, sans compter les bâtiments à cinquante rames. Cinquante-trois navires attiques rejoindront l’escadre au lendemain du premier engagement, ce qui porte la contribution athénienne à cent quatre-vingts coques.
Les autres décomptes antiques ne coïncident pas. Diodore de Sicile porte l’escadre grecque à deux cent quatre-vingts trières, dont cent quarante athéniennes ; Isocrate, dans le Panégyrique, n’en retient que soixante ; le décret de Trézène en prévoit cent. Labarbe a consacré cinquante-huit pages du Bulletin de correspondance hellénique, en 1952, à réduire ces écarts. Aucun document achéménide ne donne d’effectif naval pour 480, et la tradition grecque reste seule en lice. Hérodote annonce mille deux cent sept navires recensés à Doriscos, chiffre que la recherche accepte ou réduit selon les auteurs, une partie d’entre eux estimant la flotte combattante à six ou sept cents unités.
Le vent d’Hellespont, trois jours durant
La flotte de Xerxès avait passé la nuit échouée sur la grève de Magnésie, entre la bourgade de Casthanée et le promontoire de Sépias, sur huit rangs de profondeur, proues vers le large, faute de plage assez longue. À l’aube, après un temps clair et calme, la mer se mit à bouillonner et un vent d’est se leva, celui que les gens du pays appellent l’Hellespontias, du nom du détroit d’où il souffle. Les navires qui purent être halés à terre furent sauvés ; les autres allèrent se briser sur les rochers du Pélion qu’on nomme les Fourneaux, sur la grève, sur le promontoire lui-même, jusqu’aux abords de Mélibée et de Casthanée. Hérodote évalue les pertes à quatre cents navires au plus bas calcul, et il ajoute le détail qui donne la mesure de l’épave. Un propriétaire terrien de la région, Aminoclès fils de Crétinès, ramassa sur ses rivages des coupes d’or et d’argent et des trésors perses en quantité, s’enrichit considérablement, et perdit plus tard son fils. La tempête dura trois jours. Les mages finirent par immoler des victimes et par chanter des incantations au vent, sacrifiant aussi à Thétis et aux Néréides, puisque les Ioniens leur avaient appris que le cap Sépias appartenait à la déesse. Elle cessa le quatrième jour, précise Hérodote, à moins qu’elle n’ait cessé d’elle-même.
Les Grecs s’étaient repliés sur Chalcis au premier signal de feu venu de Skiathos. Prévenus par leurs guetteurs, ils remontèrent à l’Artémision et offrirent des libations à Poséidon Sauveur, titre qu’on lui donnait encore au siècle d’Hérodote. Quinze navires perses attardés, qui prirent la flotte grecque pour la leur, vinrent s’y jeter. Parmi les prisonniers figurait Sandokès, gouverneur de Kymè, que Darius avait autrefois fait mettre en croix pour un jugement acheté avant de calculer que ses services l’emportaient sur ses fautes et de le faire décrocher vivant.
Arrivés à Aphètes, les Perses détachèrent deux cents navires avec ordre de passer au large de Skiathos, de doubler le cap Capharée et le Géreste, et de remonter jusqu’à l’Euripe pour prendre les Grecs à revers. Une seconde tempête, la nuit du premier engagement, les jeta contre les rochers au lieu-dit les Creux de l’Eubée. Hérodote commente le désastre sans détour : la divinité agissait afin que la puissance perse fût ramenée au niveau de la grecque.
Ce contournement est le point le plus contesté du récit. Karl Julius Beloch en 1931, Christopher Hignett en 1963 ont soutenu qu’il n’avait jamais eu lieu, en relevant que la tempête fait deux fois le même travail dans la narration et qu’Achéménès, frère de Xerxès et l’un des quatre amiraux de la flotte, lorsqu’il s’oppose à l’idée de détacher trois cents navires vers Cythère, compte les quatre cents perdus au Sépias sans un mot des deux cents perdus au large de l’Eubée. Anthony Bowen a repris la question en 1998 et défendu la manœuvre ; Jeffrey Rop l’a suivi en 2019 en montrant que l’horaire tient, l’Eubée mesurant quelque cent quatre-vingts kilomètres et une trière pouvant couvrir deux cent quarante kilomètres dans la journée. On penchera ici pour la manœuvre, parce qu’un contournement est exactement ce que tente une flotte qui dispose du nombre et qui craint de voir l’adversaire se dérober.
Les Égyptiens prennent cinq navires grecs
Le premier jour, les Grecs attendirent la fin de l’après-midi et sortirent, pour éprouver la façon de combattre de l’adversaire et le diekplous, cette manœuvre qui consiste à passer en force à travers la ligne ennemie. Les Perses, les voyant venir avec si peu de bâtiments, les jugèrent fous et les encerclèrent. Au premier signal, les Grecs réunirent les poupes de leurs navires vers le centre, proues tournées vers l’extérieur ; au second, ils attaquèrent. Trente navires furent pris. Antidoros de Lemnos passa aux Grecs, seul de tous ceux qui servaient le roi, et reçut pour cela des terres à Salamine.
Le deuxième jour, les cinquante-trois navires attiques arrivèrent avec la nouvelle des Creux, et les Grecs fondirent en fin de journée sur l’escadre cilicienne. Le troisième jour, les amiraux perses sortirent vers midi en demi-cercle, pour envelopper la ligne adverse. Leur nombre les gêna, les navires s’entrechoquèrent et les pertes furent lourdes des deux côtés. Les Égyptiens se distinguèrent entre tous les combattants du roi et prirent cinq navires grecs avec leurs équipages. Du côté grec, la moitié des bâtiments athéniens sortirent endommagés. Le prix de valeur revint aux Athéniens, et parmi eux à Clinias fils d’Alcibiade, qui avait amené deux cents hommes et un navire entretenu à ses frais.
C’est à ce point du livre VIII qu’Hérodote écrit une phrase étrange. Il se trouva, dit-il, que ces combats navals eurent lieu les mêmes jours que les combats terrestres des Thermopyles. Il parle de coïncidence après avoir expliqué, au livre précédent, que les deux positions avaient été choisies l’une pour l’autre. Les historiens modernes y lisent une articulation voulue, et c’est la lecture la plus économique. Les Grecs restèrent maîtres des morts et des épaves, puis Thémistocle prit les navires athéniens les plus rapides, passa aux points d’aiguade et fit graver sur les rochers un message aux Ioniens, que ceux-ci lurent le lendemain en arrivant à l’Artémision.
Un trophée que Plutarque a touché
Une autre version existait. Diodore de Sicile, qui suit Éphore, place la bataille navale après la chute des Thermopyles, Xerxès décidant alors, maître du défilé, de tenter l’épreuve sur mer. Le Sépias coûte à sa flotte plus de trois cents navires de guerre, les Grecs alignent deux cent quatre-vingts trières, la tempête survient entre les deux journées de combat au lieu de les précéder, le renfort attique compte cinquante navires et le prix de valeur va aux Athéniens et aux Sidoniens. Cette chronologie dissout le lien entre le défilé et le détroit, qui est la seule raison d’être de la position grecque, et l’on suit donc Hérodote. Ce récit concurrent rappelle tout de même qu’une seconde tradition circulait dès le IVᵉ siècle, dans le sillage d’Éphore.
Les trois journées elles-mêmes ne sont datées par rien. On les place le plus souvent en août, mais Kenneth Sacks a plaidé en 1976 pour la mi-septembre, et Nicholas Hammond l’a suivi en 1988. Le journal de marche que l’on tire d’Hérodote se contredit sur des points précis, l’armée attendant quatre jours devant les Thermopyles, la flotte arrivant à Aphètes trois jours après l’armée. S’y ajoute une contrainte de calendrier religieux, les Carnéia de Sparte et les jeux olympiques tombant au même moment, ce qui explique que Léonidas soit parti avec une simple avant-garde.
Le reproche de Plutarque trouve un appui dans le texte même qu’il attaque. Hérodote laisse les Grecs maîtres des morts et des épaves, ce qui vaut revendication du champ de bataille dans la pratique grecque, et il prête plus loin aux Perses, la nuit qui précède Salamine, l’intention de leur faire payer les combats de l’Artémision. La bataille ne fut une victoire pour personne, et les deux camps pouvaient la revendiquer. Pindare, cité par Plutarque, disait que les fils des Athéniens y avaient posé le fondement lumineux de la liberté. Les Mégariens gravèrent sur un monument de leur agora la liste de leurs morts tombés « sous l’Eubée et le Pélion ».
Plutarque, qui semble s’être rendu sur place, décrit le monument. On y voyait un petit temple d’Artémis Proséôa, des arbres alentour, des stèles de pierre blanche plantées en cercle, et cette pierre qui, frottée à la main, rendait la couleur et l’odeur du safran. Sur l’une d’elles, quatre vers disaient que les fils des Athéniens avaient dompté sur cette mer des peuples venus d’Asie et dressé ces bornes à Artémis. Entre 1877 et 1883, l’archéologue allemand Habbo Gerhard Lolling chercha le sanctuaire sur la foi d’une inscription d’époque romaine mentionnant des réparations ; il trouva, sur une colline au sud de la route d’Asmini à Artémision, les murs d’un ensemble byzantin, des tessons et des blocs antiques. Rien des stèles. Ce que la mer a rendu au large du cap, c’est un dieu de bronze de deux mètres neuf, dont un bras fut repêché en 1926 et le reste en 1928, cargaison d’un naufrage postérieur de quatre siècles à la bataille, exposé à Athènes sous le numéro d’inventaire X 15161, et l’on discute toujours de savoir si sa main droite levée tenait un foudre ou un trident.
Pour aller plus loin
Le dossier touche directement aux Thermopyles, dont la chute décide du décrochage de la flotte, et à la bataille de Salamine, livrée trois semaines plus tard avec le même commandant en chef et le même stratège athénien. Il croise aussi l’histoire de la trière, dont l’équipage et la vitesse commandent toutes les reconstitutions discutées ici.
Les Spartiates morts aux Thermopyles sont connus de tous. Beaucoup moins de gens savent qu’au même moment, tout près de là, une flotte grecque tenait un détroit au nord de l’île d’Eubée. L’endroit s’appelait l’Artémision. Le combat s’y est livré pendant l’été 480 avant notre ère, face à la flotte du roi de Perse. Il n’a désigné aucun vainqueur, et les Athéniens y ont pourtant fait dresser un monument de victoire.
Deux verrous pour un seul passage
Pour descendre vers le sud, l’armée du roi devait franchir un défilé étroit, celui des Thermopyles. Sa flotte, elle, devait passer par un bras de mer resserré, le long de la grande île d’Eubée. Les Grecs avaient compris que ces deux passages n’en faisaient qu’un. Tenir la terre sans tenir la mer ne servait à rien, et l’inverse non plus.
Deux hommes furent postés en liaison, chacun avec une barque prête à appareiller. L’un devait prévenir le défilé si la flotte engageait le combat. L’autre devait faire la route en sens inverse. C’est le second qui est parti.
La tempête fait la moitié du travail
Avant même le premier choc, la flotte du roi a été surprise par un coup de vent d’est, pendant la nuit qu’elle passait échouée sur une plage de la côte d’en face. L’historien grec qui raconte la campagne évalue les pertes à quatre cents navires, et il précise que c’est le calcul le plus bas. Un propriétaire de la région ramassa sur son rivage des coupes d’or et d’argent.
Une seconde tempête a emporté un détachement de deux cents navires, envoyés contourner l’île pour prendre les Grecs à revers. Des spécialistes doutent depuis longtemps de cet épisode, qui ressemble beaucoup au précédent. D’autres le défendent en montrant qu’un tel contournement restait jouable dans les délais disponibles. Le débat n’est pas tranché.
Trois jours sans vainqueur
Les Grecs alignaient deux cent soixante et onze navires de guerre à rames, longues coques légères faites pour éperonner l’adversaire par le flanc. On les appelle des trières. En face, malgré ses pertes, la flotte du roi restait la plus nombreuse, et de loin.
Le premier jour, les Grecs sont sortis en fin d’après-midi, ont formé un cercle, poupes tournées vers l’intérieur, puis se sont jetés sur ceux qui les encerclaient. Le lendemain, un renfort venu d’Athènes leur a permis de détruire une escadre isolée. Le surlendemain, les Perses ont attaqué les premiers, en demi-cercle. La journée s’est achevée sans avantage pour personne, avec des pertes sévères des deux côtés.
Quand la nouvelle de la mort du roi de Sparte est arrivée sur la plage, la flotte grecque a levé l’ancre et fait route vers le sud. Elle avait tenu le détroit aussi longtemps que le défilé tenait. Elle n’avait plus de raison d’y rester.
Un monument que plus personne ne trouve
Six siècles plus tard, un écrivain grec s’est rendu sur les lieux et a décrit ce qu’il voyait. Un petit temple d’Artémis, des arbres autour, des stèles de pierre blanche plantées en cercle. Une pierre qui rendait, sous la main, l’odeur et la teinte du safran. Sur l’une des stèles, des vers disaient que les fils des Athéniens avaient vaincu là des peuples venus d’Asie.
Ce même écrivain reprochait à l’historien d’avoir retiré aux Grecs leur victoire en une phrase. Il ne cite jamais la phrase en question. Les deux camps, en réalité, pouvaient revendiquer la journée, puisque les Grecs étaient restés maîtres des épaves et des morts.
Au XIXᵉ siècle, un archéologue allemand a cherché le sanctuaire sur cette côte. Il a trouvé des murs byzantins, quelques tessons et des blocs antiques. Pas une trace des stèles.
La mer, à cet endroit, a rendu autre chose : une statue de bronze d’un peu plus de deux mètres, remontée par des pêcheurs et provenant d’un naufrage bien postérieur à la bataille.
La version complète donne le détail des trois journées, la dispute des spécialistes sur le détachement envoyé contourner l’île, et le décret gravé sur une stèle qui avait fini en seuil de maison chez un paysan grec.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Hérodote, *Histoires*, VII, 175-196 et VIII, 1-23 texte établi et traduit par Philippe-Ernest Legrand, Collection des Universités de France, Paris, Les Belles Lettres
- Décret de Thémistocle, stèle de marbre, h. 59,5 cm, l. 34 à 37,5 cm, ép. 6,5 à 8,5 cm, lettres de la seconde moitié du IVᵉ siècle av. J.-C., trouvée à Trézène Musée épigraphique d’Athènes, EM 13330
- Diodore de Sicile, *Bibliothèque historique*, XI, 12-13
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Sources primaires (suite)
- Plutarque, *Vie de Thémistocle*, 8, 1-6, et *Sur la malignité d’Hérodote*, 34
- Zeus (ou Poséidon) de l’Artémision, bronze, h. 2,09 m, épave au large du cap Artémision, bras repêché en 1926, statue en 1928 Musée archéologique national d’Athènes, X 15161
Bibliographie
- Jules Labarbe, « Chiffres et modes de répartition de la flotte grecque à l’Artémision et à Salamine », *Bulletin de correspondance hellénique* 76, 1952, p. 384-441 École française d’Athènes
- Jules Labarbe, *La Loi navale de Thémistocle*, 1957 Presses universitaires de Liège
- Michael H. Jameson, « A Decree of Themistokles from Troizen », *Hesperia* 29 (2), 1960, p. 198-223 American School of Classical Studies at Athens
- Anthony Bowen, « The Place That Beached a Thousand Ships », *The Classical Quarterly* 48 (2), 1998, p. 345-364, DOI 10,1093/cq/48,2.345 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1093/cq/48.2.345
- Jeffrey Rop, « The Phocian Betrayal at Thermopylae », *Historia* 68 (4), 2019, p. 413-435, DOI 10,25162/historia-2019-0022 Franz Steiner Verlaghttps://doi.org/10.25162/historia-2019-0022
- Kenneth S. Sacks, « Herodotus and the Dating of the Battle of Thermopylae », *The Classical Quarterly* 26 (2), 1976, p. 232-248 Cambridge University Press
- Nicholas G. L. Hammond, « The Narrative of Herodotus VII and the Decree of Themistocles at Troezen », *The Journal of Hellenic Studies* 102, 1982, p. 75-93 Society for the Promotion of Hellenic Studies
- Noel Robertson, « The Decree of Themistocles in its Contemporary Setting », *Phoenix* 36, 1982, p. 1-44 Classical Association of Canada
- Christopher Hignett, *Xerxes' Invasion of Greece*, Oxford, 1963 Clarendon Press
- Andrew Robert Burn, *Persia and the Greeks. The Defence of the West, c. 546-478 B.C.*, Londres, 1962 Edward Arnold
- Karl Julius Beloch, *Griechische Geschichte*, 2ᵉ éd., vol. II, 2, Berlin, 1931 Walter de Gruyter
- Klaus Fittschen (dir.), *Historische Landeskunde und Epigraphik in Griechenland*, Münster, 2007 Verlag Scriptorium
- John Francis Lazenby, « The Diekplous », *Greece & Rome* 34 (2), 1987, p. 169-177 Cambridge University Press
Sources en ligne
- « William Custis West, III, Greek Public Monuments of the Persian Wars : X. Athenian monuments of Artemisium » Center for Hellenic Studies, Harvard Universityhttps://chs.harvard.edu/chapter/william-custis-west-iii-greek-public-monuments-of-the-persian-wars-x-athenian-monuments-of-artemisium/
- « Artemision (Euboea) 94 Artemisio - Αρτεμίσιον » ToposTexthttps://topostext.org/place/390233SArt
- « Athens, NM Br. 15161 (Sculpture) » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/artifact?name=Athens%2C+NM+Br.+15161&object=Sculpture
- « Klaus Fittschen (Hrsg.), Historische Landeskunde und Epigraphik in Griechenland », compte rendu *Bonner Jahrbücher*, Universität Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/bjb/article/view/45285
- « ARIABIGNES », Alireza Shapur Shahbazi Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/ariabignes/











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