Cent dix-sept ans, ou cent dix-huit selon la date que l’on retient pour son avènement, séparent l’accession au trône de Darius Iᵉʳ, en 522 avant notre ère, de celle d’Artaxerxès II, quatre générations plus tard, comme le rappelle la généalogie gravée en tête de ses propres inscriptions. Pendant ce siècle, les textes royaux perses ne donnent de nom propre qu’à un seul dieu, Ahura Mazda, et Darius se contente d’y associer à Bisotun l’aide des autres dieux, sans en nommer aucun. Sous Artaxerxès II, trois textes gravés sur des bases de colonnes, à Suse et à Hamadan, en nomment trois. Ahura Mazda, Anahita et Mithra y sont priés ensemble de protéger le roi de tout mal et de ne jamais détruire ni endommager ce qu’il a bâti.
Suse, Ecbatane et le palais du Chaour
Le premier de ces textes, que les épigraphistes désignent par le sigle A2Sa, vient de l’apadana de Suse, la grande salle d’audience à colonnes élevée par Darius Iᵉʳ. Artaxerxès II y explique que l’édifice a brûlé sous son grand-père Artaxerxès Iᵉʳ et qu’il l’a reconstruit « par la faveur d’Ahura Mazda, d’Anahita et de Mithra ». Sur des bases de colonnes attribuées à Ecbatane, l’actuelle Hamadan, une formule presque identique a reçu le sigle A2Ha. En 1970, un paysan qui labourait un champ à l’ouest du Chaour, la rivière qui longe Suse, a heurté les bases d’un troisième ensemble, A2Sd. Elles appartenaient à un palais doté d’un jardin, que la Délégation archéologique française en Iran a fouillé ensuite. Dans ce dernier texte, le roi attribue la construction à la seule faveur d’Ahura Mazda et ne convoque Anahita et Mithra que pour la protection. Chacune de ces inscriptions existe en vieux perse, en élamite et en babylonien. Au Louvre, un fragment de calcaire de 18,8 centimètres, donné en 1948 et porté à l’inventaire comme « inscription assyrienne », a été identifié depuis comme un morceau de la version babylonienne d’A2Sa ; il porte le numéro AO 20013 et n’est pas exposé.
D’une pierre à l’autre, l’orthographe des dieux flotte. La déesse s’écrit Anahata à Suse comme à Hamadan, Anahita sur les bases du Chaour. Pour le dieu, les graveurs emploient Mitra ou Miθra, jamais la forme proprement perse *Miça que ferait attendre la phonétique de la langue, relève l’indo-iraniste Hanns-Peter Schmidt. L’ordre ne bouge pas en revanche. Ahura Mazda ouvre toujours la liste, Anahita suit, Mithra ferme la marche.
Les bases d’Hamadan sont passées par le marché
Un fragment d’A2Ha est exposé au British Museum, salle 52, sous le numéro 90855. C’est un morceau de tore, la moulure arrondie d’une base de colonne, long de 51 centimètres et lourd de 14 kilos, qui garde la moitié gauche de sept lignes de vieux perse et la moitié droite de cinq lignes de babylonien. Personne ne l’a vu sortir de terre. Le musée l’a acheté en 1893 à I. Sasson and Co., marchand de Wardour Street à Londres, qui le tenait de la collection de Lindo Myers ; il avait peut-être figuré à l’Exposition universelle de Paris en 1889. La lettre du marchand, datée du 11 août 1893, parle de « pierres de diorite inscrites ». La fiche du musée a corrigé en calcaire sombre, mais certaines éditions en ligne décrivent toujours ces bases comme taillées dans une diorite noire.
En 2001, Peter Knapton, Mohammad Rahim Sarraf et John Curtis ont repris l’ensemble. Ils recensent six bases inscrites « apparemment » originaires d’Hamadan, toutes rapportées pour finir à Artaxerxès II, et posent d’entrée deux questions, l’identité exacte du roi Artaxerxès et la possibilité d’attribuer sans risque ces objets au site. Un fragment a été vendu chez Sotheby’s à Londres en 1987, puis de nouveau en 1992, sans aucune provenance connue avant 1987 ; un autre, vendu en 1989, a rejoint une collection au Japon.
Un seul exemplaire provient d’une fouille. En septembre 2000, Sarraf a dégagé un grand fragment de tore en pierre noire, en position secondaire, dans une ruelle qui traverse l’un des ensembles bâtis au nord-est du Meydan-e Ekbatan, avec une inscription gravée sur le bord supérieur, à la différence du fragment de Londres. D’après la traduction partielle qui en circule, le roi y élève une terrasse « sur des colonnes de pierre » et demande la protection d’Ahura Mazda « et des autres dieux ». Anahita et Mithra n’y apparaissent pas, du moins dans la partie lisible.
Le marché d’Hamadan a fait pire. Marco Fattori a montré en 2022 qu’une dizaine d’objets de métal prétendument découverts à Hamadan sont des faux modernes, trahis par un tracé des signes qui imite les caractères d’imprimerie des manuels du XIXᵉ siècle et par des formules mises bout à bout, avec des fautes de grammaire à chaque jointure. Les trois textes de la triade sont gravés sur pierre, deux d’entre eux viennent de Suse, et Fattori les traite comme des inscriptions authentiques.
Un vieux perse rédigé en lettres araméennes
Depuis 1840, on tient le vieux perse d’Artaxerxès II pour une langue abîmée. L’explication courante veut que ses scribes, qui parlaient déjà une forme plus récente de la langue, aient imité sans le maîtriser le formulaire de Darius. Fattori compte environ vingt-cinq textes de ce perse tardif, séparés du perse régulier de Darius et de Xerxès par une soixantaine d’années, la durée d’une vie, et juge peu vraisemblable qu’une langue se transforme aussi vite. Pour une partie des fautes, il propose une autre cause. Certaines ne correspondent à aucune évolution de la prononciation et s’expliquent très bien, en revanche, si le graveur a recopié un brouillon rédigé en écriture araméenne, qui ne note pas les voyelles et dont plusieurs lettres se prêtent à confusion.
La faute la plus parlante se loge dans la prière elle-même. Sur les bases du Chaour, la préposition hacā, « de », celle qui introduit le mal dont les dieux doivent garder le roi, est écrite avec un š là où il faudrait un c. Fattori y reconnaît la conversion mécanique d’une graphie araméenne. Le vœu adressé à Ahura Mazda, Anahita et Mithra aurait donc d’abord été couché dans un autre alphabet, puis transposé en cunéiforme par un graveur qui s’est trompé de signe.
« Aphrodite Anaïtis » à Babylone, Suse et Sardes
Une seule source parle d’un culte organisé, et elle est de troisième main. Dans le Protreptique (V, 65, 3), Clément d’Alexandrie invoque le troisième livre des Babyloniaca de Bérose, un prêtre babylonien qui écrivait sous Antiochos Iᵉʳ, près d’un siècle après la mort d’Artaxerxès II. D’après ce passage, les Perses n’ont adoré des statues à forme humaine qu’après de longues périodes, et l’usage a été introduit par Artaxerxès, fils de Darius et père d’Ochos, qui fit dresser une image d’Aphrodite Anaïtis à Babylone, Suse, Ecbatane, Persépolis, Bactres, Damas, Sardes.
Bruno Jacobs ne voit aucune raison de douter que le roi ait fait ériger des statues. Il refuse en revanche de lui attribuer l’invention du culte des images, idée qui ne repose que sur une glose de Clément. L’auteur chrétien avait en tête le chapitre où Hérodote affirme que les Perses n’élèvent ni statues ni temples ni autels, parce qu’ils ne se représentent pas les dieux sous une forme humaine (Histoires, I, 131). Mary Boyce avait montré en 1982 que cette assertion ne tient pas, ce qui ôte toute valeur à la conversion tardive dont parle Clément. Le même chapitre d’Hérodote prête d’ailleurs aux Perses une Aphrodite céleste qu’ils appelleraient « Mitra », et Marie Louise Chaumont reconnaît Anahita dans cette déesse mal nommée. Maria Brosius a souligné, de son côté, ce que ces équivalences entre déesses grecques et iraniennes ont de fragile.
Aucune de ces statues n’a été retrouvée.
Le seul texte qui pourrait en garder l’image est un hymne de l’Avesta consacré à la déesse, le Yašt 5, dont les strophes 126 à 129 décrivent sa parure et son manteau. Boyce pensait que ces vers avaient été composés après Artaxerxès II pour décrire une statue de temple. Jacobs le conteste, la description dépassant de loin ce que les sculpteurs de l’époque savaient représenter. Jean Kellens refuse même de voir dans l’Anahita de cet hymne une déesse déjà mêlée aux grandes déesses du Proche-Orient, et propose de traduire son épithète anāhitā, rendue d’ordinaire par « immaculée », par « la non liée ». Un compte rendu de son article objecte que la description du vêtement, justement, garde des traits proche-orientaux.
Plutarque et la robe de Cyrus
Au chapitre 3 de la Vie d’Artaxerxès, Plutarque décrit le sacre de Pasargades. Le nouveau roi pénètre dans le sanctuaire d’une déesse guerrière et y dépose sa propre robe pour revêtir celle que portait Cyrus l’Ancien avant de régner ; il doit ensuite manger un gâteau de figues, mâcher du bois de térébinthe et boire une coupe de lait aigre, la suite du rite étant inconnue des profanes. Son frère Cyrus le Jeune aurait projeté de l’y tuer au moment où il se dévêtait. Plutarque compare la déesse à Athéna. Une ancienne traduction anglaise de la série dite de Dryden, reprise en ligne, écrit Artémis ; mieux vaut garder Athéna, qui est le mot du texte grec, avec la vocation guerrière qu’il souligne.
Pour Marie Louise Chaumont, ce sanctuaire était « sans doute » un temple d’Anahita, et le sacre dit le lien de la monarchie avec la déesse dans son aspect guerrier. Jacobs fait lui aussi de cette déesse la protectrice de la royauté d’Artaxerxès, tout en rappelant que l’idée repose sur ce seul passage. Plutarque rapporte encore, au chapitre 27, que le roi fit de sa concubine Aspasie une prêtresse de « l’Artémis qu’on appelle Anaïtis ».
Ce que ces récits ne disent pas, c’est depuis quand la déesse était honorée en Perse. Les tablettes élamites des archives de Persépolis, contemporaines de Darius Iᵉʳ et de Xerxès, enregistrent des offrandes à un panthéon où dieux élamites et iraniens se côtoient, dont l’Élamite Humban, que Wouter Henkelman a étudié en 2008 ; Anahita n’y est jamais nommée. Le silence d’une archive administrative ne vaut pas preuve d’absence, et Jacobs refuse d’exclure que les premiers Achéménides aient déjà vénéré la déesse. Aucun document ne permet de l’affirmer.
Pourquoi trois dieux plutôt qu’un ?
Les explications proposées se rangent en plusieurs familles, qui ne se recouvrent qu’en partie. Une partie de l’historiographie du XXᵉ siècle a parlé de « contre-révolution païenne », un retour aux dieux anciens contre la tendance monothéiste du zoroastrisme. Boyce penchait pour une réorientation du culte décidée au sein de la maison royale. Selon elle, Artaxerxès II est le premier Achéménide à reconnaître publiquement une Anahita composite, née de l’assimilation de la déesse avestique Arədvī Sūrā Anāhitā à une divinité de l’Iran occidental que les Grecs appelaient Anaïtis, et le temple du feu, si caractéristique du zoroastrisme, se serait développé à la même époque par opposition au culte des images. D’autres ont mis en avant une influence mésopotamienne croissante sur la royauté perse, avec ses statues et ses déesses tutélaires. En 2018, Alireza Qaderi est allé plus loin en identifiant Anahita à Annunitum, déesse de la guerre et de la victoire de Sippar-Amnanum, en Babylonie, que le roi aurait ajoutée à ses divinités protectrices à la suite d’événements politiques et militaires du début de son règne. Jacobs, enfin, ramène le phénomène à une préférence personnelle d’Artaxerxès II pour la déesse, en s’appuyant sur l’étude des sceaux, qui trahissent pendant toute l’époque achéménide une attitude plus polythéiste que les inscriptions royales ne le laissent voir.
La lecture forte, celle d’un vrai tournant religieux, garde pourtant des appuis sérieux. Le changement de formule est daté. Il coïncide avec le témoignage de Bérose sur les statues et avec un sacre célébré dans le sanctuaire d’une déesse. Il survit enfin à son auteur, puisque Artaxerxès III, sur une plaque de l’escalier ouest du palais de Darius à Persépolis, demande encore la protection d’Ahura Mazda « et du dieu Mithra », Anahita ayant disparu de la formule.
Aucune inscription d’Artaxerxès II ne donne la raison de son choix.
Sur un point, les positions de Boyce et de Jacobs s’excluent. Boyce voyait dans les statues d’Anaïtis l’aiguillon qui aurait fait naître en retour le culte du feu dans des temples, de sorte qu’Artaxerxès II aurait contribué, sans le vouloir, à façonner l’un des traits les plus reconnaissables du zoroastrisme ; si l’on suit Jacobs, pour qui rien ne prouve que le culte des images ait été nouveau sous ce règne, la réaction qu’imaginait Boyce perd la nouveauté qui devait la provoquer.
Pour aller plus loin
Le sujet rejoint l’inscription de Bisotun, où Darius Iᵉʳ fixe le formulaire royal que son descendant modifie, et la figure de Mithra, dont le nom passera bien plus tard au culte romain de Mithras. Il croise aussi Bérose, dont les Babyloniaca ne sont connus que par fragments, et la question du zoroastrisme des rois achéménides.
Une idée a longtemps circulé chez les historiens de la Perse ancienne. Au IVᵉ siècle avant notre ère, le roi Artaxerxès II aurait bouleversé la religion de son empire. Ses ancêtres ne priaient par écrit qu’un grand dieu, Ahura Mazda. Lui place à ses côtés une déesse liée aux eaux, Anahita, et un dieu du serment, Mithra. La question est de savoir ce que ce geste veut vraiment dire.
Des prières gravées au pied des colonnes
Le changement se lit d’abord sur des pierres. Les rois perses faisaient graver des textes sur la base de certaines colonnes de leurs palais. Sous Artaxerxès II, ces textes demandent à Ahura Mazda, Anahita et Mithra de protéger le roi et ce qu’il a construit. On les a retrouvés à Suse, une des résidences royales, et à Hamadan, l’ancienne Ecbatane.
Ces prières existent en plusieurs langues. Le roi fait écrire la même phrase dans sa propre langue, le vieux perse, puis dans deux autres langues de l’empire. Un petit éclat de la version babylonienne se trouve au Louvre, rangé hors des salles. Longtemps, l’inventaire du musée l’a pris pour une inscription assyrienne.
L’ordre des noms ne change jamais. Ahura Mazda passe en tête, Anahita vient ensuite, Mithra à la fin. Avant ce roi, les textes royaux ne donnaient un nom qu’à Ahura Mazda. Les autres dieux restaient anonymes.
Des pierres venues de chez les marchands
Les pierres de Hamadan ont un passé trouble. Presque toutes sont passées entre les mains de marchands ou de salles de ventes. Des chercheurs ont repris leur histoire et se demandent si elles viennent toutes vraiment de cette ville. L’une d’elles a été vendue aux enchères à Londres, puis revendue, sans que personne sache d’où elle sortait.
Une seule de ces pierres vient d’une fouille. Un archéologue l’a dégagée en 2000, dans une ruelle de la ville. Son texte prie Ahura Mazda et les autres dieux de veiller sur le roi. On n’y lit ni Anahita ni Mithra, du moins dans la partie encore déchiffrable.
Le commerce a produit pire encore. Un linguiste a démasqué une dizaine d’objets en métal, eux aussi vendus comme venus de Hamadan. Ce sont des faux récents. Leurs signes copient les caractères des livres imprimés au XIXᵉ siècle. Les prières aux trois dieux, elles, sont taillées dans la pierre, et ce linguiste les tient pour authentiques.
Il a aussi repéré des fautes curieuses dans ces inscriptions. Certaines s’expliquent si le graveur a recopié un brouillon. Ce brouillon était rédigé dans une autre écriture, qui ne note pas les voyelles. Une de ces erreurs se cache justement dans la prière adressée à Anahita, Mithra et Ahura Mazda.
Des statues dont il ne reste rien
Un autre témoignage va plus loin que les pierres. Un prêtre de Babylone nommé Bérose écrit longtemps après la mort du roi. Son livre est perdu, mais un auteur chrétien en a recopié un passage. D’après ce texte, Artaxerxès II a fait dresser des statues de la déesse dans sept villes de l’empire.
Ce récit divise les spécialistes. Bruno Jacobs admet que le roi a sans doute fait faire ces statues. Il conteste en revanche l’idée que les Perses n’en avaient jamais eu avant lui. Cette idée vient de l’auteur chrétien, qui s’appuyait sur une phrase de l’historien grec Hérodote. Une autre chercheuse avait déjà montré que cette phrase ne tient pas.
Personne n’a retrouvé ces statues. On ignore à quoi elles ressemblaient. Un vieil hymne à la déesse décrit bien sa parure et son manteau. Les spécialistes ne sont pas d’accord pour savoir s’il décrit une statue de cette époque.
Trois manières de lire le changement
Le roi n’explique jamais pourquoi il a ajouté ces deux noms. Les historiens ont donc avancé plusieurs réponses. Certains ont parlé d’un retour aux dieux anciens, contre une religion qui tendait vers un dieu unique. Pour Mary Boyce, les statues d’Anahita auraient même provoqué une réaction, et le culte du feu dans des temples serait né en réponse.
Bruno Jacobs voit les choses plus simplement. Selon lui, le roi avait une préférence personnelle pour cette déesse. Alireza Qaderi propose une autre piste. Pour lui, Anahita était au départ une déesse de la guerre et de la victoire venue de Babylonie.
Ceux qui croient à un vrai tournant gardent un argument solide. Le fils du roi a continué de prier Mithra à côté d’Ahura Mazda, sur un escalier de Persépolis. Anahita, en revanche, a disparu de sa prière.
À Londres, un fragment de colonne venu de Hamadan pèse 14 kilos. Le marchand qui l’a vendu en 1893 parlait de diorite, et le musée le décrit aujourd’hui comme un calcaire sombre.
L’article complet cite la lettre du marchand londonien et montre la consonne fautive qui trahit un brouillon dans la prière aux trois dieux.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- [Inscription A2Sa d’Artaxerxès II, version akkadienne, fragment de base de colonne à degrés, calcaire, 18,8 × 16,5 × 4 cm, Suse ( ?), don de 1948]( Musée du Louvre, AO 20013https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010144728
- [Inscription A2Ha d’Artaxerxès II, fragment de tore de base de colonne, calcaire sombre, l. 51 cm, 14 kg, Hamadan, acquis en 1893]( British Museum, 90855 (1893,1014,54)https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1893-1014-54
- Inscription A2Sd d’Artaxerxès II, bases de colonnes du palais de la rive droite du Chaour, Suse, découvertes en 1970 éd. Lecoq 1997 ; Kent 1953
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Sources primaires (suite)
- Inscription A3Pa d’Artaxerxès III, plaque de l’escalier ouest du palais de Darius, Persépolis éd. Lecoq 1997 ; Kent 1953
- Bérose, *Babyloniaca*, livre III, transmis par Clément d’Alexandrie, *Protreptique*, V, 65, 3 éd. C. Mondésert et A. Plassard, Paris, 1949, p. 139
- Plutarque, *Vie d’Artaxerxès*, 3, 1-4 et 27 édition de référence
- Hérodote, *Histoires*, I, 131 édition de référence
- Avesta, Yašt 5 (*Ābān Yašt*), strophes 126-129 édition de référence
Bibliographie
- Pierre Lecoq, *Les inscriptions de la Perse achéménide*, Paris, Gallimard, « L’Aube des peuples », 1997 Gallimard
- Roland G. Kent, *Old Persian. Grammar, Texts, Lexicon*, American Oriental Series 33, New Haven, 2ᵉ éd., 1953 American Oriental Society
- Jean Kellens, « Le problème avec Anāhitā », *Orientalia Suecana* 51-52, 2002-2003, p. 317-326 Orientalia Suecana
- Rémy Boucharlat et A. Labrousse, « Le palais d’Artaxerxès II sur la rive droite du Chaour à Suse », *Cahiers de la Délégation archéologique française en Iran* 10, 1979 Délégation archéologique française en Iran
- Mary Boyce, *A History of Zoroastrianism*, vol. II, *Under the Achaemenians*, Handbuch der Orientalistik I.8,1.2,2A, Leyde, 1982 Brill
- Bruno Jacobs, « Kultbilder und Gottesvorstellung bei den Persern. Zu Herodot, Historiae 1 131 und Clemens Alexandrinus, Protrepticus 5,65,3 », dans T. Bakır et al. (dir.), *Achaemenid Anatolia*, PIHANS 92, Leyde, 2001, p. 83-90 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
- Maria Brosius, « Artemis Persike and Artemis Anaitis », dans M. Brosius et A. Kuhrt (dir.), *Studies in Persian History. Essays in Memory of David M. Lewis*, Achaemenid History 11, Leyde, 1998, p. 227-238 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
- Peter Knapton, M. R. Sarraf et John Curtis, « Inscribed Column Bases from Hamadan », *Iran* 39, 2001, p. 99-117 British Institute of Persian Studies
- Wouter F. M. Henkelman, *The Other Gods Who Are. Studies in Elamite-Iranian Acculturation Based on the Persepolis Fortification Texts*, Achaemenid History 14, Leyde, 2008 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
- Alireza Qaderi, « Mesopotamian or Iranian ? A New Investigation on the Origin of the Goddess Anāhitā », *Iranian Studies* 51 (2), 2018, p. 171-194, [DOI 10,1080/00210862,2017,1348223]( Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1080/00210862.2017.1348223
- Marco Fattori, « A scribal school of forgers in “Hamadān” », *Rivista degli studi orientali* 95 (3), 2022, p. 27-44 Sapienza Università di Roma
- Marco Fattori, « Persiano antico in lettere aramaiche. Pratiche redazionali nell’epigrafia tardoachemenide », *Archivio Glottologico Italiano* 107 (1), 2022, p. 3-36 Archivio Glottologico Italiano
Sources en ligne
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- [« ANĀHĪD ii. The Cult and its Diffusion », Marie Louise Chaumont]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/anahid/anahid-ii-the-cult-and-its-diffusion/
- [« ANĀHĪD i. Ardwīsūr Anāhīd », Mary Boyce]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/anahid-i-ardwisur-anahid/
- [« MITHRA i. Mitra in Old Indian and Mithra in Old Iranian », Hanns-Peter Schmidt]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/?p=1321
- [« CLEMENT of Alexandria »]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/clement-of-alexandria-titus-flavius-clemens-probably-b
- [« Anahita », Bruno Jacobs]( Iconography of Deities and Demons in the Ancient Near East, Université de Zurichhttps://www.religionswissenschaft.uzh.ch/idd/prepublications/e_idd_anahita.pdf
- [« Kellens. « Le problème avec Anāhitā » »]( Abstracta Iranica, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/abstractairanica/11842
- [« Late Achaemenid Scribes and Old Persian Language », Marco Fattori]( Arbeitstagung der Indogermanischen Gesellschaft 2025, Université Charles de Praguehttps://arbeitstagungig2025.ff.cuni.cz/wp-content/uploads/sites/132/2025/09/Fattori_IG-2025_slides.pdf
- [« Inscribed column bases from Hamadan. Iran vol 39 (2001), pp 99-117 », John Curtis]( page de l’auteur, British Museum (Academia.edu)https://www.academia.edu/32923637/
- [« An Achaemenid Royal Inscription from Hamadan »]( Livius.orghttps://www.livius.org/sources/content/achaemenid-royal-inscriptions/an-achaemenid-royal-inscription-from-hamadan/
- [« A2Sd »]( Livius.orghttps://www.livius.org/sources/content/achaemenid-royal-inscriptions/a2sd/
- [« Artaxerxes », Plutarque, trad. B. Perrin, chap. 3]( Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0007/tlg064/perseus-eng2/3.1-3.3
- [« Histories », Hérodote, trad. A. D. Godley, I, 131]( Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0016/tlg001/perseus-eng2/1.131.1-1.131.3
- [« Mesopotamian or Iranian ? A New Investigation on the Origin of the Goddess Anāhitā »]( Cambridge Core, *Iranian Studies*https://www.cambridge.org/core/journals/iranian-studies/article/abs/mesopotamian-or-iranian-a-new-investigation-on-the-origin-of-the-goddess-anahita/7E61F555BAAB4F36B979D16F0C8692CF

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