Un affranchi d’Hadrien, Phlégon de Tralles, compile au IIᵉ siècle de notre ère un recueil de curiosités où voisinent géants, revenants et naissances monstrueuses. Au chapitre 10, il recopie soixante-dix hexamètres grecs, troués de lacunes, qui prescrivent des cérémonies pour Cérès, Proserpine et Junon après la naissance d’un enfant aux deux sexes. Phlégon date le texte de 125 avant notre ère. Les initiales des vers, prises dans l’ordre, reconstituent le premier vers du poème.
Un coffre de pierre sous le Capitole
Le récit d’acquisition est célèbre, et il est tardif. Au livre IV des Antiquités romaines, Denys d’Halicarnasse raconte qu’une femme étrangère, qu’il ne nomme pas, propose à Tarquin neuf livres d’oracles sibyllins, en brûle trois devant son refus, puis trois encore, en réclamant chaque fois le prix des neuf. Les augures lui ordonnent de payer. Varron, cité par Lactance, identifie la femme à la sibylle de Cumes, chiffre le prix à trois cents philippiques d’or, et donne pour acheteur Tarquin l’Ancien plutôt que le Superbe. Or ce traité de Varron sur les choses divines, que Denys nomme comme sa source, est dédié à César comme grand pontife, donc écrit après 63 avant notre ère, et donc après l’incendie qui avait détruit la collection dont il raconte l’origine.
Le même Varron propose une étymologie du mot. Sibylla viendrait de l’éolien sioi boulè, le conseil des dieux. L’étymologie est fausse, et le fait qu’un érudit du Iᵉʳ siècle ait éprouvé le besoin d’en proposer une dit assez que le mot avait cessé d’être clair pour les Romains eux-mêmes.
Denys décrit en revanche le dispositif matériel avec précision. Les trois livres sont enfermés dans un coffre de pierre, sous terre, dans le temple de Jupiter Capitolin. Deux citoyens de premier rang les gardent, assistés de deux esclaves publics sans lesquels ils n’ont pas le droit d’ouvrir le coffre. Quand l’un de ces gardiens, Marcus Atilius, est dénoncé pour avoir trahi sa charge, il est cousu dans un sac de cuir et jeté à la mer comme parricide. Des deux versions, celle de Denys me paraît la plus utile, parce qu’elle décrit une organisation avec ses contrôles croisés là où Aulu-Gelle raconte un marchandage.
Le collège grandit avec la République. Deux prêtres au départ, les duumvirs chargés des opérations sacrées ; dix à partir de 367, moitié patriciens, moitié plébéiens ; quinze sous Sylla, et ce nom de quindécemvirs leur reste quand ils passent à seize. Nommés à vie, ils n’ouvrent jamais les livres de leur propre initiative. Le Sénat, saisi après un prodige jugé grave, leur ordonne de consulter ; ils le font à huis clos et remettent un rapport écrit, sur lequel le Sénat délibère avant de publier un sénatus-consulte. John Scheid a montré en 1998 que la procédure engendrait une chaîne de documents secondaires, archivés au moins par le collège. De cette paperasserie sacerdotale il ne reste rien.
Cérès, Cybèle et vingt-sept jeunes filles
Les réponses que le collège tire des livres ressemblent rarement à des prédictions, et prescrivent des rites. Eric Orlin en a listé une cinquantaine de cas significatifs entre 509 et 83. L’épidémie de 399 fait célébrer le premier lectisterne, ce banquet où l’on dispose les images des dieux sur des lits. Les pluies de pierres se multiplient en 205, et les décemvirs rapportent avoir trouvé des vers annonçant qu’un ennemi étranger portant la guerre en Italie pourrait être chassé si l’on faisait venir de Pessinonte à Rome la Mère de l’Ida. Une ambassade part chez Attale, qui conduit les envoyés à Pessinonte et leur remet la pierre noire, débarquée en Italie l’année suivante. L’année qui suit Cannes montre jusqu’où le Sénat obéit. Deux vestales sont convaincues de faute, punies selon l’usage, et le scribe pontifical complice est fouetté à mort au Comitium. Ce scandale, écrit Tite-Live, fut tenu pour un prodige à son tour, et les décemvirs reçurent l’ordre d’ouvrir les livres du destin. Quintus Fabius Pictor part interroger Delphes, et l’on enterre vivants un Gaulois et une Gauloise, un Grec et une Grecque, dans une chambre de pierre du Forum Boarium que des victimes humaines avaient déjà souillée. Tite-Live juge le rite fort peu romain et note son exécution sans un mot sur son effet.
Une seule réponse décemvirale est standardisée, celle de l’androgyne. L’enfant est éloigné de la cité et vingt-sept jeunes filles chantent un hymne en procession. Le premier cas noté par Tite-Live est de 207 ; Julius Obsequens et lui en donnent ensuite pour 200, 133, 125, 119, 117, 97 et 92. En 207, le rite ne concerne que Junon Reine, et l’oracle de Phlégon, en 125, y ajoute Cérès et Proserpine. Satterfield rattache cet ajout aux cérémonies accomplies à Enna après la mort de Tiberius Gracchus, quand les décemvirs, selon les Verrines de Cicéron, firent le voyage jusqu’au sanctuaire sicilien alors que la déesse avait son temple à Rome.
L’acrostiche contre la transe
En 44 avant notre ère, Cicéron, augure en fonction, publie le second livre du De divinatione. Son frère Quintus y a défendu la divination au livre précédent, lui répond en démontant chaque technique. Arrivé aux vers sibyllins, il refuse d’y voir le produit d’un délire, pour une raison formelle. Le poème est bâti en acrostiche, les initiales des vers composant à la suite un sens, comme dans ces vers d’Ennius dont les initiales forment « Quintus Ennius fecit ». Chaque oracle du recueil, écrit-il, porte un acrostiche qui en donne le sujet. Il y voit le travail d’un écrivain appliqué plutôt que d’un esprit égaré.
Une rumeur courait alors, que Cicéron rapporte pour la démentir. L’un des quindécemvirs s’apprêtait, disait-on, à déclarer au Sénat que, pour le salut de Rome, celui qui était roi de fait devait l’être de nom. Cicéron demande de quel homme et de quelle date parle l’oracle, et répond que l’auteur s’est arrangé pour n’en nommer aucun, afin que tout ce qui arriverait parût annoncé. Il réclame que les prêtres en tirent n’importe quoi avant d’en tirer un roi.
Ce raisonnement est la première critique formelle d’un texte sacré qui nous soit parvenue, et il vient d’un prêtre en exercice qui demande dans la même page qu’on maintienne l’institution.
Les modernes s’en servent encore, et ils n’en tirent pas la même chose. John Scheid, avec Jesper Svenbro, soutient que les décemvirs fabriquaient les oracles, en construisant un acrostiche hexamétrique à partir d’un ou deux vers du recueil, que des collaborateurs hellénophones complétaient. Susan Satterfield objecte en 2011 que Varron, cité par Denys, présente l’acrostiche comme un test d’authenticité appliqué aux textes rassemblés après 83, et qu’un test suppose la chose testée déjà présente avant la consultation. Trancher demanderait un second oracle sûr, et l’étude la plus complète de celui de Phlégon demeure celle que Hermann Diels a publiée à Berlin en 1890.
Mille vers rapportés d’Érythrée
En 83, le temple de Jupiter Capitolin brûle, et les oracles avec les offrandes déposées auprès du dieu. Denys place l’incendie après la fin de la cent soixante-treizième olympiade et rapporte sans choisir les deux explications qui circulaient, l’accident et le geste volontaire. Quand le Capitole est rebâti, le consul Caius Curio propose au Sénat d’envoyer chercher à Érythrée, en Ionie, les écrits de la sibylle. Fenestella, cité par Lactance, nomme les trois envoyés, Publius Gabinius, Marcus Otacilius et Lucius Valerius, et précise qu’ils rapportèrent environ mille vers copiés par des particuliers. On en ramassa aussi, écrit Denys, dans les cités d’Italie et ailleurs, et l’on reconnut des interpolations grâce aux acrostiches.
La conséquence porte sur tout le reste.
Le recueil que la République a consulté pendant quatre siècles, celui de Cannes, de la Mère de l’Ida et des vingt-sept jeunes filles, a disparu en une nuit. Ce que les quindécemvirs ouvrent à partir de 76 est un autre objet, constitué en quelques années par trois ambassadeurs pressés, à partir de copies privées recueillies dans une douzaine de villes, puis triées par les prêtres selon un critère formel qu’eux seuls maîtrisaient. Et tous les auteurs qui nous renseignent sur le contenu des livres écrivent après cet incendie, sans exception, Varron vers 47, Cicéron en 44, Denys sous Auguste, Phlégon et Aulu-Gelle au IIᵉ siècle, Lactance au IVᵉ. Quand Tite-Live raconte les consultations de la deuxième guerre punique, il travaille sur des annales et sur des listes de prodiges, jamais sur les vers. La documentation conservée porte donc sur la procédure, sur les rites qui en sortaient et sur les querelles qu’elle provoquait, et elle ne porte à aucun moment sur le texte, ce qui explique pourquoi les discussions savantes se concentrent depuis un siècle et demi sur la forme des oracles plutôt que sur ce qu’ils disaient.
Auguste brûle deux mille livres
Le secret avait une fonction, et on la mesure à ce qui arrive quand il cède. En 213, le préteur urbain Marcus Aemilius ordonne par édit que quiconque détient des oracles écrits, des formules de prière ou des instructions de sacrifice les lui remette. On y trouve deux poèmes attribués au devin italien Marcius, dont le second prescrit des jeux annuels à Apollon, les ludi Apollinares.
Selon l’annaliste Granius Licinianus, le Sénat fait lire publiquement en 87 un oracle des livres qui légitime l’expulsion de Cinna et de six tribuns, et jamais encore, ajoute-t-il, on n’avait récité en public ce qui était écrit dans les livres du destin ; Satterfield tient l’affirmation pour inexacte, l’oracle de Phlégon lui étant antérieur de trente-huit ans. Trente ans plus tard, le tribun Caius Porcius Caton fait traduire et divulguer un oracle avant que le Sénat ait pu s’y opposer, et il tombait bien. Ptolémée XII, chassé d’Alexandrie, réclamait alors à Rome une armée pour rentrer ; le vers avertissait qu’au roi d’Égypte venu demander secours on ne devait refuser ni l’amitié, ni l’assister d’une grande troupe. Cicéron écrit à Lentulus Spinther le 13 janvier 56, en pleine affaire. Personne ne fut cousu dans un sac.
À la mort de Lépide, en 12 avant notre ère, Auguste prend enfin le grand pontificat. Il fait rassembler, raconte Suétone, tous les écrits prophétiques grecs et latins qui circulaient anonymement ou sous des noms sans autorité, en brûle plus de deux mille, ne garde que les livres sibyllins, opère un tri à l’intérieur même de ceux-là, et les dépose dans deux coffrets dorés sous le socle de l’Apollon Palatin.
Le coffre de pierre du Capitole était devenu un socle de statue.
Voir là un pur instrument de contrôle serait aller trop vite, et probablement se tromper. La procédure contraignait aussi ceux qui s’en servaient. Le Sénat a payé un temple à Apollon, financé une ambassade en Asie, accepté un culte phrygien avec ses prêtres châtrés, et exécuté en 216 un rite que Tite-Live lui-même juge étranger aux usages romains. Un collège nommé à vie, saisi par un vote et produisant des archives, fonctionne comme une administration, et des archives supposent des règles.
La disparition finale est mal datée et ne repose que sur un témoin. Vers 417, Rutilius Namatianus, païen et ancien préfet de Rome, raconte en distiques son retour en Gaule. Au second livre, il accuse Stilicon d’avoir brûlé les gages fatidiques d’un empire éternel, et le compare à Althée jetant au feu le tison dont dépendait la vie de son fils. Aucune autre source ne mentionne cet autodafé. On le place entre 405 et 408 parce que les mesures d’Honorius contre les cultes commencent en 404 et que Stilicon est exécuté le 22 août 408. Pour dater cet autodafé à moins de trois ans près, il faudrait une pièce que personne n’a retrouvée, une mention dans une constitution d’Honorius ou une lettre de préfecture.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise celui des Oracles sibyllins juifs et chrétiens, plus de quatre mille vers composés entre le IIᵉ siècle avant notre ère et le VIIᵉ siècle, qu’il ne faut pas confondre avec les livres de l’État romain. Il touche à l’haruspicine étrusque, l’autre technique officielle de lecture des signes, dont les praticiens intervenaient sur les mêmes prodiges que les décemvirs. Il rejoint enfin Nostradamus, où la datation des attributions et la forme des quatrains posent des problèmes comparables.
On imagine un livre de prophéties qui annonce l’avenir d’un empire. Les livres sibyllins de Rome servaient à autre chose. Il s’agissait de rouleaux couverts de vers grecs, enfermés sous un temple, que le Sénat faisait ouvrir quand un signe inquiétant troublait la ville. Les prêtres y cherchaient le geste religieux capable de réparer la relation avec les dieux.
Trois rouleaux sous un temple
Une vieille femme étrangère se présente un jour devant le roi de Rome avec neuf livres d’oracles à vendre. Le roi trouve le prix trop élevé. Elle en brûle une partie, puis une autre, et réclame chaque fois la somme du début. Le roi finit par acheter ce qui reste. L’histoire est belle et invérifiable, car les auteurs qui la racontent travaillent cinq siècles après la scène.
Les rouleaux étaient gardés dans une caisse de pierre, sous terre. Deux hommes de haut rang en avaient la charge. Des esclaves publics les assistaient, et leur présence était obligatoire pour soulever le couvercle. Un des gardiens fut accusé d’avoir laissé recopier des vers. On l’enferma dans une peau cousue et on le jeta à la mer.
Personne ne décidait seul d’une lecture. Le Sénat l’ordonnait, les prêtres lisaient portes fermées, puis ils remettaient un rapport écrit. Le Sénat en délibérait et publiait un décret qui prescrivait les cérémonies. Les vers eux-mêmes ne sortaient jamais de la salle.
Faire venir une déesse de Phrygie
Les décisions issues de ces lectures ont transformé la religion romaine. On y trouve un temple voué à Apollon pendant une épidémie, un repas offert à des statues divines couchées sur des lits, des jeux annuels, et des processions chantées par vingt-sept jeunes filles. Le cas le plus lourd concerne une pierre noire, vénérée en Asie Mineure comme la Mère des dieux, que Rome fit venir par ambassade pendant la guerre contre Carthage.
L’année qui suit le désastre de Cannes, le Sénat alla beaucoup plus loin. Les prêtres prescrivirent d’enterrer vivants quatre étrangers sur un marché de la ville, des Gaulois et des Grecs. L’historien qui rapporte la scène précise que ce rite n’avait rien de romain. Il note qu’on l’a exécuté et ne dit pas un mot de son résultat.
L’incendie qui efface tout
Le temple où dormaient les rouleaux a brûlé pendant les guerres civiles, et les oracles avec lui. Le Sénat envoya des délégués acheter, dans une douzaine de villes grecques, des copies faites par des particuliers. Une seule cité en fournit un millier de vers. Des prêtres firent le tri, selon un critère qu’eux seuls maîtrisaient.
Cet incendie change tout ce qu’on peut dire du contenu. Le recueil consulté pendant quatre siècles n’existe plus, et celui qui le remplace est un autre objet. Tous les auteurs qui nous renseignent sur ces livres ont écrit après le sinistre. Aucun d’eux n’avait le droit d’y jeter les yeux.
La preuve par les premières lettres
Un homme a tout de même examiné ces vers de près. Prêtre lui-même, chargé d’observer les oiseaux pour le compte de l’État, Cicéron publia un traité contre les arts divinatoires. Il y remarque que les oracles sibyllins sont bâtis en acrostiche, ce jeu qui fait lire un mot dans les initiales des vers. Un poème pareil demande du calcul. Il ne sort pas de la bouche d’une femme en transe.
Les spécialistes lisent cette remarque de deux manières, et le désaccord dure. Pour John Scheid, les prêtres fabriquaient eux-mêmes les oracles en construisant l’acrostiche autour d’un vers ancien. Pour Susan Satterfield, l’acrostiche servait plutôt à vérifier les textes qu’on venait de rassembler, ce qui suppose qu’il existait avant eux. Les deux lectures s’appuient sur les mêmes pages antiques.
Pour trancher, il faudrait un second oracle sûr. On n’en possède qu’un seul, soixante-dix lignes trouées de lacunes, qu’un collectionneur de curiosités a recopiées bien plus tard.
La version complète donne le nom des trois envoyés partis acheter des vers en Ionie, la phrase par laquelle Cicéron réclame qu’on ne tire surtout pas un roi de ce recueil, et la fourchette de trois ans dans laquelle on place l’autodafé final.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Denys d’Halicarnasse, *Antiquités romaines*, IV, 62, 1-6 (achat des livres, coffre de pierre sous le temple de Jupiter Capitolin, Marcus Atilius, incendie, collecte d’Érythrée, acrostiches) texte grec et traduction anglaise d’Earnest Cary, Loeb Classical Library, vol. II, 1939, p. 465-469
- Aulu-Gelle, *Nuits attiques*, I, 19 (*anus hospita atque incognita*, marchandage, dépôt des trois livres, consultation par les Quinze) traduction anglaise de John C. Rolfe, Loeb Classical Library, 1927
- Lactance, *Institutions divines*, I, 6, 7-12 (catalogue varronien des dix sibylles, Amalthée, trois cents philippiques, Tarquin l’Ancien, étymologie de *sibylla*) et I, 6, 14 (Fenestella, proposition du consul Caius Curio, ambassade de Publius Gabinius, Marcus Otacilius et Lucius Valerius, mille vers environ copiés par des particuliers) texte latin de la Latin Library, traduction anglaise William Fletcher
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Sources primaires (suite)
- Cicéron, *De la divination*, II, 54, 110-112 (rumeur du roi en 44, acrostiche sibyllin, acrostiche d’Ennius, demande de maintenir les livres sous clef) traduction anglaise de William Armistead Falconer, Loeb Classical Library, vol. XX, 1923, p. 495-497
- Cicéron, *Seconde action contre Verrès*, IV, 108 (consultation après la mort de Tiberius Gracchus, départ des décemvirs pour Enna) texte latin cité et traduit par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 120, n. 8
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXII, 57, 2-6 (vestales, *libri fatales*, mission de Quintus Fabius Pictor à Delphes, ensevelissement de deux Gaulois et de deux Grecs au Forum Boarium, *minime Romano sacro*) traduction anglaise de Canon Roberts, Perseus Digital Library
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXV, 1, 6-12 (édit du préteur urbain Marcus Aemilius, remise des oracles privés, interdiction du rite étranger en lieu public) cité et commenté par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 122
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXV, 12, 5-10 (*carmina Marciana*, institution des *ludi Apollinares*) texte latin cité et traduit par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 123-124
- Tite-Live, *Histoire romaine*, XXIX, 10, 4-5 et XXIX, 11, 7-8 (pluies de pierres, vers prescrivant de faire venir la Mère de l’Ida, ambassade chez Attale, remise de la pierre de Pessinonte) traduction anglaise de Canon Roberts
- Suétone, *Vie d’Auguste*, 31, 1 (grand pontificat, plus de deux mille écrits prophétiques brûlés, tri interne, deux coffrets dorés sous le socle de l’Apollon Palatin) traduction anglaise de John C. Rolfe, Loeb Classical Library, reproduite sur LacusCurtius
- Phlégon de Tralles, *Livre des merveilles*, ch. 10 (= *FGrHist* 257 F 36 X) soixante-dix hexamètres lacunaires en acrostiche sur la naissance d’un androgyne, datés de 125 avant notre ère
- Julius Obsequens, *Livre des prodiges*, 43, 46 et 53 (cérémonies à Cérès et Proserpine en 104, 99 et 92 avant notre ère) cité par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 121, n. 11
- Granius Licinianus, 35, 1-2 (lecture publique d’un oracle sibyllin en 87 légitimant l’expulsion de Cinna et de six tribuns) texte latin, éd. Criniti, cité par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 119, n. 6
- Dion Cassius, *Histoire romaine*, XXXIX, 15 (oracle de 56 sur le roi d’Égypte) cité et traduit par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 117, n. 2
- Cicéron, *Lettres à ses proches*, I, 1, lettre à Publius Lentulus Spinther datée du 13 janvier 56 (affaire de la restauration de Ptolémée XII) référence donnée par Susan Satterfield, *RhM* 154, 2011, p. 118, n. 2
- Rutilius Namatianus, *Sur son retour*, II, 41-60 (Stilicon accusé d’avoir brûlé les *fatalia pignora*, comparaisons avec Althée et avec Scylla) passage localisé d’après James J. O’Donnell (II, 52-56) et Jean-Michel Roessli (II, 52 et 55) ; édition de référence J. Wight Duff et Arnold M. Duff, *Minor Latin Poets*, Loeb Classical Library, 1934
Bibliographie
- Susan Satterfield, « Notes on Phlegon’s Hermaphrodite Oracle and the Publication of Oracles in Rome », *Rheinisches Museum für Philologie* 154 (1), 2011, p. 117-124 Rheinisches Museum für Philologie
- John Scheid, « Les Livres Sibyllins et les archives des quindécemvirs », dans Claude Nicolet, Claudia Moatti et John Scheid (dir.), *La mémoire perdue. Recherches sur l’administration romaine*, Rome, 1998, p. 11-26, Collection de l’École française de Rome 243 École française de Rome
- John Scheid et Jesper Svenbro, *Le métier de Zeus*, Paris, 1994 ; traduction anglaise de Carol Volk, *The Craft of Zeus. Myths of Weaving and Fabric*, Cambridge (Massachusetts), 1996, réimpr. 2001, p. 149-150, coll. « Revealing Antiquity » 9 Harvard University Press
- Jean-Michel Roessli, « Catalogues de sibylles, recueil(s) de *Libri Sibyllini* et corpus des *Oracula Sibyllina*. Remarques sur la formation et la constitution de quelques collections oraculaires dans les mondes gréco-romain, juif et chrétien », communication mise en ligne par l’auteur Université Concordia, Montréal
- Eric M. Orlin, *Temples, Religion and Politics in the Roman Republic*, Leyde, 1997, p. 97-98 pour la consultation de 433, et p. 203-207 pour la liste des consultations connues de 509 à 83 avant notre ère, coll. « Mnemosyne Supplements » Brill
- Hermann Diels, *Sibyllinische Blätter*, Berlin, 1890 Georg Reimer
Sources en ligne
- « Les Livres Sibyllins et les archives des quindécemvirs - Persée » Persée, Publications de l’École française de Romehttps://www.persee.fr/doc/efr_0223-5099_1998_act_243_1_5270
- « LacusCurtius • Dionysius' Roman Antiquities – Book IV Chapters 41-63 » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Dionysius_of_Halicarnassus/4c*.html
- « LacusCurtius • Cicero – De Divinatione : Book II » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Cicero/de_Divinatione/2*.html
- « Lactantius, Divine Institutes (Lactant.Div.Inst.) » ToposTexthttps://topostext.org/work/543
- « NOTES ON PHLEGON’S HERMAPHRODITE ORACLE AND THE PUBLICATION OF ORACLES IN ROME » Rheinisches Museum für Philologie, université de Colognehttp://www.rhm.uni-koeln.de/154/Satterfield.pdf
- « Catalogues de sibylles, recueil(s) de Libri Sibyllini et corpus des Oracula Sibyllina » Université Concordia, Montréalhttps://www.concordia.ca/content/dam/artsci/theology/profiles/jean-michel-roessli-catalogues-sibylles.pdf
- « Suetonius • Life of Augustus » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/e/roman/texts/suetonius/12caesars/Augustus*.html
- « Titus Livius (Livy), The History of Rome, Book 22, chapter 57 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper//text?doc=Liv.+22.57.6
- « Gellius • Attic Nights – Book I » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Gellius/1*.html
- « Quindecimviri sacris faciundis - Oxford Reference » Oxford University Presshttps://www.oxfordreference.com/display/10.1093/oi/authority.20110803100359144
- « Georgetown » (notes de James J. O’Donnell, « The Demise of Paganism », référence de Rutilius, *De reditu* 2, 52-56) Georgetown Universityhttps://faculty.georgetown.edu/jod/texts/paganism.notes.html

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