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Les augures romains : poulets sacrés, vol des oiseaux et pouvoir

Histoire des sciences occultes17 septembre 202636 sources vérifiées
Accurimbono / Wikimedia Commons
9 min de lecture36 sources vérifiées
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Au second livre du De divinatione, achevé en 44 avant notre ère, Cicéron tourne en dérision une cage à poulets. L’auteur appartient pourtant au collège des augures, ces prêtres romains experts des signes attribués à Jupiter, où Pompée et Hortensius l’ont fait entrer quelques années plus tôt. Il décrit l’assistant qui répond « silence » sans lever les yeux vers le ciel, les volailles qu’on apporte affamées, la bouchée qui tombe forcément du bec, et il demande ce qu’un présage aussi contraint peut garder de divin.

« Des signes certains » sur la citadelle

Pour l’époque des rois, on ne dispose que de récits tardifs, et le plus détaillé est celui de Tite-Live, écrit sous Auguste. Au livre I (18, 6-10), il raconte l’inauguration de Numa, successeur légendaire de Romulus. Le futur roi est conduit sur la citadelle et s’assoit sur une pierre, tourné vers le sud. L’augure prend place à sa gauche, la tête voilée, tenant de la main droite le lituus, que l’historien décrit comme un bâton recourbé et sans nœud. Après avoir embrassé du regard la ville et la campagne, il délimite les régions du ciel d’est en ouest, appelle droites les parties situées au sud et gauches celles du nord, fixe en pensée un repère aussi loin que porte la vue, puis pose la main droite sur la tête de Numa et demande à Jupiter des « signes certains » à l’intérieur des limites qu’il vient de tracer. Cet espace découpé porte un nom, le templum, qui désigne un secteur d’observation bien avant de désigner un édifice.

Jerzy Linderski a consacré une quarantaine de pages à ces quelques lignes dans « The Augural Law », paru en 1986 mais rédigé pour l’essentiel en 1977 et 1978. Il y montre que Tite-Live a arrangé la procédure, en particulier la prière de l’augure. Le passage vaut donc comme témoignage sur ce qu’un lettré du temps d’Auguste pensait savoir d’un rite royal.

Sous la République, les oiseaux ne gouvernent rien, et aucun Romain ne le prétend. Le droit de prendre les auspices, c’est-à-dire de consulter Jupiter avant un acte public, appartient aux magistrats. Les augures forment un collège de prêtres cooptés qui garde la science des signes et encadre, avec le Sénat, la manière dont les magistrats les prennent. Dans Gouverner avec les dieux (2015), Yann Berthelet lit ce partage comme l’articulation entre le pouvoir des magistrats, la potestas, et l’autorité des prêtres et des sénateurs, l’auctoritas. En 300 avant notre ère, le plébiscite des tribuns Ogulnius porte le collège de quatre à neuf membres et réserve les places nouvelles aux plébéiens. Sylla l’élargit ensuite à quinze, dans le cadre de sa réorganisation des grands collèges sacerdotaux.

Le pullarius et l’appétit des volailles

Le procédé raillé par Cicéron s’appelle le tripudium. Au livre II (72-73), il rapporte l’échange rituel. Le magistrat ordonne de dire s’il y a « silence », c’est-à-dire absence de tout défaut dans la cérémonie, et l’assistant l’affirme aussitôt. Il ordonne ensuite de dire si les poulets mangent, et on lui répond qu’ils mangent. Ces oiseaux, précise Cicéron, un homme les a apportés en cage, et on l’appelle pour cette raison le pullarius, l’homme des poulets. Quand un fragment de nourriture tombe du bec et heurte le sol, on annonce au magistrat le signe le plus favorable. L’augure sceptique en tire un argument d’ancienneté. Un vieux décret du collège admet que n’importe quel oiseau peut produire ce signe, ce qui prouve à ses yeux que les augures des premiers temps ne se servaient pas de volailles en cage. Il s’offre au passage une étymologie, terripavium devenu terripudium puis tripudium, qu’on laissera à sa charge.

L’autre camp parle dans le même traité, et il ne nie pas le trucage. Au livre I (27-28), Quintus, frère de l’auteur et porte-parole des stoïciens, concède que les magistrats de son temps usent d’« auspices contraints », puisqu’une bouchée jetée à un poulet tombe forcément de son bec. Il cite pourtant, au paragraphe 77, le consul Caius Flaminius, en 217, face à Hannibal. Le pullarius voulait différer la bataille, et Flaminius lui demanda ce qu’il faudrait faire si les poulets refusaient encore de manger plus tard ; sur la réponse qu’il faudrait rester sans bouger, il se moqua d’auspices qui permettraient d’agir quand les poulets ont faim et interdiraient tout quand ils sont rassasiés, puis fit arracher les enseignes du sol. Un autre cas remonte à 249. Publius Claudius Pulcher, consul chargé de la flotte en Sicile, aurait fait jeter à la mer les poulets qui refusaient de manger, pour qu’ils boivent à défaut, avant d’être battu devant Drépane, et Cicéron rapporte l’épisode dans La Nature des dieux (II, 7). Or l’annotation de l’édition numérique des Presses universitaires de Caen relève que Polybe, qui raconte la bataille au livre I (49-52), ne dit pas un mot des poulets. On ne sait donc pas trancher entre un souvenir exact et une explication religieuse fabriquée après coup pour rendre compte d’un désastre naval, et l’on remarquera que la cage, dans tous ces récits, est à la fois l’instrument qu’on peut forcer et celui qu’on n’ose pas renverser impunément, ce qui rend la cage plus intéressante que les poulets.

Tite-Live, au livre X (40), place avant la bataille d’Aquilonia, en 293, un pullarius qui annonce des signes favorables alors que les poulets n’ont pas mangé. Averti, le consul Lucius Papirius Cursor déclare que la faute retombera sur l’auteur du faux rapport, et le fait placer au premier rang, où un trait le tue avant l’engagement. Lindsay Driediger-Murphy lit l’épisode comme l’indice qu’un rapport devait être véridique pour valoir.

Trois récits, tous écrits longtemps après les batailles qu’ils racontent.

Bibulus guette le ciel depuis sa maison

Une autre technique pèse davantage sur la vie politique. Un magistrat peut annoncer qu’il observera le ciel, la servatio de caelo, et un signe défavorable annoncé devant une assemblée, l’obnuntiatio, empêche celle-ci de se tenir. En 59 avant notre ère, Marcus Calpurnius Bibulus, collègue de César au consulat, s’oppose de cette façon à la loi agraire. Suétone raconte (Divus Iulius, 20) que César le chassa du forum par les armes, que personne au Sénat n’osa rien proposer le lendemain, et que Bibulus, réduit au désespoir, resta enfermé chez lui jusqu’à la fin de sa charge en se bornant à annoncer par affiches des signes contraires. Des plaisantins dataient alors leurs actes du consulat « de Jules et de César ».

Le cas se trouve au centre d’un désaccord technique. Annoncer qu’on observe le ciel suffit-il à suspendre les affaires publiques ? Lindsay Driediger-Murphy le soutient et donne à cette annonce une portée juridique. Yann Berthelet, dans son compte rendu de 2020, lui oppose la plupart des textes, qui distinguent l’observation du ciel de l’annonce faite sur place. Il invoque une lettre à Atticus (IV, 3) où Milon, en 57, après avoir fait savoir par affiche qu’il observerait le ciel tous les jours d’assemblée, doit encore courir au Champ de Mars pour annoncer le signe en personne avant l’ouverture des comices.

Une objection venue de Calgary

Longtemps, les historiens ont surtout lu l’augurat comme un chapitre du droit public. Linderski en a donné la somme, plus de cent soixante pages assorties d’une bibliographie commentée de plus de quatre cents titres. D’autres travaux y ont vu un moyen de contrôle au service de l’aristocratie. En 2019, Lindsay Driediger-Murphy, de l’université de Calgary, conteste ces deux lectures dans Roman Republican Augury. Elle récuse l’idée que les règles augurales laissaient aux hommes le soin de produire, d’accepter ou de rejeter les signes, et celle que les résultats étaient taillés à la mesure de ceux qui consultaient. Pour elle, l’augurat visait à obtenir de Jupiter une information sur le moment et la manière d’agir, et le consensus qui l’entourait obligeait l’élite à en respecter les résultats. Elle en tire deux principes, selon lesquels la validité d’un signe dépendait de la conscience qu’on en avait, et le rapport d’un signe devait être véridique pour compter.

Yann Berthelet salue un livre informé et attentif aux sources, mais il juge la cible en partie construite. Le portrait d’aristocrates cyniques a été dénoncé depuis longtemps, rappelle-t-il, et les sources montrent plutôt une élite qui se présente comme en lutte contre la terreur irrationnelle des dieux, la superstitio. Il renvoie aussi à la « double vie » que John Scheid prête aux dieux romains, concitoyens avec lesquels on traite et puissances capables de terroriser par leurs prodiges. Les textes anciens nourrissent les deux lectures à la fois. Dans La Nature des dieux (II, 9), le stoïcien Balbus se plaint que la noblesse ait délaissé la discipline augurale, qu’on n’en garde que l’apparence et que les guerres se mènent sans auspices. Sa plainte suppose un abandon réel et une valeur toujours reconnue à ce qui a été abandonné. Dans ce désaccord précis, on suivra plutôt Berthelet, parce que sa lecture tient ensemble le tripudium forcé que décrit Cicéron et l’accusation d’impiété qui poursuit Claudius Pulcher. La présentation du second livre dans la Collection des universités de France, texte établi par François Guillaumont et commentaire d’Yves Lehmann, rappelle d’ailleurs que Cicéron, tout sceptique qu’il soit, reconnaît à la divination publique un rôle de modération dans la vie politique.

Neuf cylindres de pierre à Bantia

Les livres du collège, que les augures consultaient pour trancher, ne nous sont connus que par des bribes citées chez Varron, chez Festus ou chez Cicéron. On ignore leur étendue, leur plan et la date de leurs couches les plus anciennes, et le vide tient à une raison simple, puisque aucun exemplaire n’a franchi la fin de l’Antiquité. L’archéologie fournit des lieux. À Bantia, l’actuelle Banzi en Basilicate, Mario Torelli a publié en 1966 un templum augural d’époque républicaine, formé de neuf cylindres de pierre ; il proposait d’y reconnaître l’espace que la formule citée par Varron (De lingua latina, VII, 8) nomme tesca. En 2003, Antonio Gottarelli a rapproché ce dessin de la trame orthogonale de la ville étrusque de Marzabotto, où des cippes enterrés marquent les principaux carrefours.

Un autre témoin vient d’Ombrie. Les Tables eugubines, sept plaques de bronze gravées en langue ombrienne entre le IIIᵉ et le Iᵉʳ siècle avant notre ère, consignent les rites d’une confrérie de prêtres, les frères Atiedii, dont des purifications et des sacrifices prévus en cas d’auspices défavorables. James Wilson Poultney en a donné en 1959 une édition avec traduction et commentaire, que la Revue de l’histoire des religions jugeait excellente dès l’année suivante. La commune de Gubbio les a achetées en 1456, et le palais des Consuls les expose encore, avec leurs textes consacrés aux signes des oiseaux écrits dans la langue de ceux qui accomplissaient le rite et non dans celle d’un historien romain.

Pour aller plus loin

La consultation des entrailles par les haruspices, venue d’Étrurie, forme l’autre versant de la divination publique romaine et appelle un traitement séparé. Les livres sibyllins et le traitement des prodiges prolongent la question de la décision politique prise sous le regard des dieux, tandis que l’astrologie des empereurs montre ce que devient l’interrogation du ciel quand le pouvoir se concentre en une seule main.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Cicéron, *De divinatione*, II, 71-73 (dialogue rituel du *tripudium*, étymologie, décret ancien du collège) et I, 27-28 et 77 (« auspices contraints », Flaminius en 217), texte établi et traduit par François Guillaumont, t. I, Paris, 2022 (CUF, série latine, 434, introduction de Jean-Marie André, commentaire de Gérard Freyburger) et t. II, Paris, 2023 (CUF, série latine, 438, introduction et commentaire d’Yves Lehmann) Les Belles Lettres
  2. Cicéron, *De natura deorum*, II, 7-9 (Claudius Pulcher à Drépane ; plainte de Balbus sur l’abandon de la discipline augurale), édition numérique annotée Presses universitaires de Caen
  3. Tite-Live, *Ab Urbe condita*, I, 18, 6-10 (inauguration de Numa, description du *lituus*) et X, 40 (le *pullarius* d’Aquilonia, 293 avant notre ère), texte latin consulté sur Perseus Tufts University
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Sources primaires (suite)

  1. Suétone, *Divus Iulius*, 20, 1-2 (Bibulus chassé du forum et retiré chez lui en 59 avant notre ère), texte latin consulté sur Perseus Tufts University
  2. Cicéron, *Lettres à Atticus*, IV, 3 (Milon et l’annonce des signes au Champ de Mars, 57 avant notre ère), cité d’après Yann Berthelet, BMCR 2020,01,41
  3. Varron, *De lingua latina*, VII, 8 (formule augurale mentionnant les *tesca*), cité d’après Jerzy Linderski, « The Augural Law », 1986
  4. Polybe, *Histoires*, I, 49-52 (bataille de Drépane, sans mention des poulets), cité d’après l’annotation de l’édition de Caen du *De natura deorum*
  5. Tables eugubines (*Tabulae Iguvinae*), sept tables de bronze, langue ombrienne, IIIᵉ-Iᵉʳ siècle avant notre ère, acquises par la commune de Gubbio en 1456 Gubbio, Palazzo dei Consoli ; édition James Wilson Poultney, 1959
  6. Templum augural de Bantia, neuf cylindres de pierre, époque républicaine, localité Montelupino, Banzi (Basilicate) publication Mario Torelli, 1966

Bibliographie

  1. Jerzy Linderski, « The Augural Law », dans Wolfgang Haase (dir.), *Aufstieg und Niedergang der römischen Welt* II 16,3, Berlin-New York, 1986, p. 2146-2312, DOI 10,1515/9783110841671-011 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/9783110841671-011
  2. Lindsay G. Driediger-Murphy, *Roman Republican Augury. Freedom and Control*, Oxford Classical Monographs, Oxford, 2019, 304 p. Oxford University Press
  3. Yann Berthelet, *Gouverner avec les dieux. Autorité, auspices et pouvoir, sous la République romaine et sous Auguste*, coll. « Mondes anciens », 1, Paris, 2015, 435 p. Les Belles Lettres
  4. John Scheid, *La Religion des Romains*, 3ᵉ éd., Paris, 2017 (1ʳᵉ éd. 1998), p. 142-150 Armand Colin
  5. François Guillaumont, *Le De diuinatione de Cicéron et les théories antiques de la divination*, Bruxelles, 2006 Latomus
  6. Mario Torelli, « Un templum augurale d’età repubblicana a Bantia », *Rendiconti dell’Accademia nazionale dei Lincei, Classe di scienze morali, storiche e filologiche* 21, 1966, p. 293-315 Accademia nazionale dei Lincei
  7. Antonio Gottarelli, « Auguraculum, sedes inaugurationis e limitatio rituale della città fondata. Elementi di analogia tra la forma urbana della città etrusca di Marzabotto ed il templum augurale di Bantia (I) », *Ocnus*, 2003, p. 135-150, DOI 10,6092/unibo/amsacta/2152 Università di Bolognahttps://doi.org/10.6092/unibo/amsacta/2152
  8. James Wilson Poultney, *The Bronze Tables of Iguvium*, Philological Monographs 18, Baltimore, 1959, xvi + 333 p. American Philological Association

Sources en ligne

  1. « Roman Republican Augury. Freedom and Control. Oxford Classical Monographs », compte rendu par Yann Berthelet, BMCR 2020,01,41 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2020/2020.01.41/
  2. « 1997,2.9, Linderski, Roman Questions » Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/1997/1997.02.09/
  3. « The Augural Law » De Gruyter Brillhttps://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/9783110841671-011/html
  4. « (PDF) J. Linderski, The Augural Law. ANRW II 16. 3. 1986 OCR » dépôt de l’auteur, Academiahttps://www.academia.edu/6696039/J_Linderski_The_Augural_Law_ANRW_II_16_3_1986_OCR
  5. « Roman Republican Augury : Freedom and Control - Lindsay G. Driediger-Murphy » Google Bookshttps://books.google.com/books/about/Roman_Republican_Augury.html?id=UsKKDwAAQBAJ
  6. « Yann Berthelet, Gouverner avec les dieux. Autorité, auspices et pouvoir, sous la République romaine et sous Auguste. Paris, Les Belles Lettres, 2015 », compte rendu par Romain Loriol, *L’Antiquité classique* 86, 2017 Perséehttps://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_2017_num_86_1_3921_t16_0526_0000_2
  7. « Cicéron – La nature des dieux » Presses universitaires de Caenhttps://www.unicaen.fr/puc/sources/ciceron/FR_livre2.xml/fr_livre2_1/lat_livre2_1
  8. « M. Tullius Cicero, De Divinatione, Liber Secundus » Perseus, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A2007.01.0042%3Abook%3D2
  9. « Titus Livius (Livy), The History of Rome, Book 1, chapter 18 » Perseus, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.02.0199:book=1:chapter=18
  10. « C. Suetonius Tranquillus, Divus Julius, chapter 20 » Perseus, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Aabo%3Aphi%2C1348%2C011%3A20
  11. « De la divination. Tome II, livre II » Les Belles Lettreshttps://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251014982/de-la-divination-tome-ii-livre-ii
  12. « Bulletin Bibliographique » Philosophie antique, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/philosant/7748
  13. « Lex Ogulnia » Oxford Classical Dictionaryhttps://oxfordre.com/classics/display/10.1093/acrefore/9780199381135.001.0001/acrefore-9780199381135-e-8199?d=/10.1093/acrefore/9780199381135.001.0001/acrefore-9780199381135-e-8199&p=emailA6.LGbr2X5PDA
  14. « DAGR - Feuilleter AUGURES » Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio, université Toulouse-Jean-Jaurèshttps://dagr.univ-tlse2.fr/consulter/491/AUGURES/texte
  15. « Non-Orthogonal Features in the Planning of Four Ancient Towns of Central Italy » ResearchGatehttps://www.researchgate.net/publication/225354389_Non-Orthogonal_Features_in_the_Planning_of_Four_Ancient_Towns_of_Central_Italy
  16. « Auguraculum, sedes inaugurationis e limitatio rituale della città fondata… » AMS Acta, Università di Bolognahttp://amsacta.unibo.it/2152/
  17. « Tavole Eugubine - Palazzo dei Consoli Gubbio » Palazzo dei Consoli, Gubbiohttps://www.palazzodeiconsoli.it/tavole-eugubine/
  18. « Gubbio, arriva il Centro Esperienziale delle Tavole Eugubine : un viaggio nella storia degli Umbri » Tag24 Umbriahttps://umbria.tag24.it/gubbio-arriva-il-centro-esperienziale
  19. « J. W. Poultney. The bronze tables of Iguvium », *Revue de l’histoire des religions* 158, 1960 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1960_num_158_1_9068
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