Environ deux cents séances de désorcèlement, le nom que l’ethnologie donne à la cure censée défaire un sort. C’est le compte que Jeanne Favret-Saada a donné de son enquête dans le Bocage de l’Ouest, de 1969 à 1972, pour mesurer l’écart avec ses devanciers. Le leur tombait à zéro, selon elle, puisque les ethnographes de la sorcellerie paysanne décrivaient les leveurs de sorts d’après des récits de seconde main, recueillis auprès de gens qui n’avaient jamais été mis en cause eux-mêmes.
Le métier porte plusieurs noms, leveur de sorts, désenvoûteur ou désorceleur, et le Mucem, à Marseille, rappelle que les mêmes personnes sont souvent consultées aussi comme voyants, magnétiseurs ou guérisseurs. Leurs traces se dispersent entre textes de loi, audiences, livres de colportage, enquêtes d’ethnologues et vitrines de musée.
Le roi déclare la magie « prétendue »
En juillet 1682, l’affaire des poisons s’achève. De 1679 à 1682, une commission judiciaire réunie à l’Arsenal, à Paris, a enquêté sur plus de quatre cents personnes, jusque dans l’entourage de Louis XIV. L’édit qui tire la leçon de l’épisode circule en province sous le titre de Déclaration du roi contre les magiciens, sorciers et empoisonneurs ; le parlement de Toulouse l’enregistre le 29 août 1682, et un exemplaire passé en librairie en 2022 porte encore, à la main, la mention de sa présentation à Montpellier le 22 septembre.
L’historienne Lynn Wood Mollenauer a décrit en 2005 la portée du texte. La couronne cesse de tenir la sorcellerie pour un crime réel et ne poursuit plus les « prétendus magiciens » qu’au titre du sacrilège, qui mène encore au bûcher, ou du poison. Pour un leveur de sorts de village qui ne profane rien et ne vend aucune substance dangereuse, le geste n’a plus de qualification pénale propre ; l’argent reçu peut en trouver une.
Le XIXᵉ siècle hérite de ce partage. Une étude des procès de sorcellerie sous la IIIᵉ République, parue en 1994 dans les actes du colloque lyonnais Le Défi magique, situe vers 1791 le dernier procès pour sorcellerie devant une juridiction civile ; ensuite, les praticiens comparaissent pour escroquerie, outrage aux bonnes mœurs ou exercice illégal de la médecine, délit que la loi du 30 novembre 1892 délimite plus étroitement. Le 21 avril 1880, la cour d’assises de la Vendée juge les voisins de Joseph Cléon, soixante-dix ans, que la rumeur tenait pour sorcier et qu’ils avaient tué ; la Gazette des tribunaux en rend compte le 30 avril. Ces archives gardent les plaintes et les morts, jamais la cure terminée sans histoire, et aucune série connue ne permet de compter les leveurs de sorts d’un département en 1880.
Lyon, « à l’enseigne d’Agrippa »
Le savoir des désenvoûteurs passait aussi par l’imprimé, et d’abord par un petit in-12, les Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert. Dans l’édition de 1868 de la Wellcome Collection, le livre se dit tiré d’un ouvrage latin, Alberti Parvi Lucii Libellus de mirabilibus naturae arcanis, et le nom renvoie au dominicain Albert le Grand, mort en 1280, sous le nom duquel ont circulé quantité d’apocryphes. L’historien Owen Davies range pourtant le Petit Albert parmi les produits de l’imprimé bon marché du début du XVIIIᵉ siècle, avec ses charmes de guérison et sa main de gloire réputée rendre invisible.
L’adresse « Lyon, chez les Hoirs de Béringos, frères, à l’enseigne d’Agrippa » figure sur l’édition de 1765 numérisée par la Wellcome Collection, un in-12 de 192 pages, et « Lyon, Héritiers de Beringos fratres » sur celle de 1868. Fidèle à la même enseigne pendant plus d’un siècle, une maison d’héritiers relève très probablement de la fiction de libraire, d’autant que l’enseigne porte le nom de Cornelius Agrippa, auteur de traités de magie du XVIᵉ siècle. Le format, lui, est attesté en 1729 par un exemplaire lyonnais du musée des Arts appliqués de Budapest, relié en peau de chèvre et haut de 14,5 centimètres. Le Mucem rapporte que ces livres s’achetaient aux colporteurs ou en ville, aujourd’hui en ligne, et qu’on les redoutait comme des objets malveillants par eux-mêmes. Leur seule présence passait pour attirer le malheur sur une maison, et leur possession pour décupler les pouvoirs d’un malintentionné, qu’il sût lire ou non.
Être « pris » dans le Bocage
Jeanne Favret-Saada arrive dans le Bocage en 1969. Elle en tire Les Mots, la mort, les sorts en 1977, Corps pour corps en 1981, journal d’enquête mis en forme avec la psychanalyste Josée Contreras, et Désorceler en 2009, qui réunit des essais parus sous diverses formes entre 1983 et 1991.
Sa méthode tient dans un mot du pays, être « pris ». La sorcellerie, explique-t-elle, forme un système de places de parole qui exclut d’avance les curieux, les spectateurs et donc les ethnologues ; pour parler avec des ensorcelés et leurs désorceleurs, il lui a fallu occuper l’une de ces places, se laisser tenir pour ensorcelée, puis devenir l’assistante d’une désorceleuse qu’elle appelle Madame Flora. Sa thèse principale vient de là. Selon Favret-Saada, les paysans du Bocage n’accusent personne de les avoir ensorcelés avant d’être déjà engagés dans une cure, de sorte que le cœur du système est le désorcèlement et non l’accusation d’un sorcier supposé. La cure suit un ordre qu’elle a vu revenir de famille en famille. À la première séance, le chef d’exploitation dit que ses malheurs ont commencé quand il a repris la ferme à son compte, et il a en tête le nom d’un parent, son père ou l’un de ses frères ; la désorceleuse confirme la première affirmation et détourne aussitôt l’accusation vers quelqu’un qui n’est pas de la famille. L’ethnologue y lit une protection du collectif familial, dont les conflits d’intérêts sont constitutifs dans l’agriculture de ces années-là, et qu’aucune cure ne pourrait affronter sans faire éclater l’exploitation, puisqu’un jeune homme ne devient patron qu’au détriment de ses ascendants, de ses collatéraux et de sa propre épouse.
Madame Flora, impotente, reçoit les familles chez elle et lit leur situation dans un jeu de piquet. Favret-Saada décrit un discours qui charge les cartes rouges du bien et les noires du mal, puis introduit en douce, le jour où l’épouse vient seule, une inversion touchant les figures féminines, qu’elle baptise « embrayeur de violence » et qui viserait à rendre aux ensorcelés la « force » qu’ils disent avoir perdue. Les prescriptions ressemblent à du travail domestique (coudre des sachets de toile rouge, « saler le cul » d’un visiteur suspect, tout « clencher » et répéter les derniers mots d’un adversaire), et ce sont les épouses qui les exécutent avec le plus de zèle.
Favret-Saada parle de thérapie. Interrogée en 2011 sur ce qu’un thérapeute sait de ce qu’il fait, elle répond qu’on ne peut agir et savoir tout ce qu’on a fait, médecins et psychanalystes compris. Ses livres décrivent une technique de parole ; ils ne prêtent aux sorts aucune action sur les bêtes ni sur les champs.
Une désorceleuse, une seule
Une objection sérieuse vient de l’enquêtrice elle-même. En novembre 2009, devant le séminaire du centre Norbert-Elias à Marseille, elle rappelle avoir travaillé longtemps avec une désorceleuse, « une seule ». Ses conclusions sur le centre du système reposent donc sur une région de l’Ouest, trois ans de terrain et une praticienne singulière.
Dominique Camus, sociologue et ethnologue docteur de l’EHESS, a pris un autre chemin dans Pouvoirs sorciers, en 1988. Pendant plusieurs années, il fréquente à la campagne des envoûtés et des désenvoûteurs, et aussi des clients venus commander un envoûtement, par vengeance ou par amour notamment ; il dit avoir souvent été pris lui-même pour un sorcier. Chez Favret-Saada, le sorcier est une place que la cure assigne à un voisin, alors que chez Camus la demande de nuire a ses propres clients. Les deux observations ne portent ni sur les mêmes lieux ni sur les mêmes années, et elles obligent à parler des désenvoûteurs au pluriel. D’autres enquêtes avaient déjà défait l’image d’un sorcier de village unique. En 1983, Jean-Pierre Piniès aligne dès le titre de ses Figures de la sorcellerie languedocienne trois mots occitans pour trois figures distinctes, brèish, endevinaire et armièr. Judith Devlin soutenait en 1987 que, dans la France rurale du XIXᵉ siècle, ces conduites répondaient raisonnablement aux pressions d’une vie dure et pauvre.
Les collectes muséales gardent un avantage, celui des objets. Le Mucem conserve une statuette acquise auprès d’un guérisseur du Nivernais, un homme aux pieds de bouc dont la tête creuse, sous un chapeau dévissable, renfermait un paquet de résine et un clou. Sorcier ou désenvoûteur, le musée laisse la question ouverte. On penchera pour le désenvoûteur, puisque le même texte rattache ce genre de charge cachée aux objets de protection et de guérison.
Un gant de plumes dans un oreiller
Dans la logique de la cure, lever un sort suppose d’en trouver le support matériel et de le détruire. Le Mucem en a pourtant recueilli au XXᵉ siècle, notamment auprès d’un prêtre exorciste de la région bordelaise.
Les pièces sont modestes. Un petit cœur d’argile crue contenant du crin, trouvé en lisière d’un pré dans la Vienne, visait probablement, d’après le musée, les bêtes d’une ferme voisine. Deux figurines de Talence, en Gironde, l’une grande et mince aux cheveux longs, l’autre plus petite et trapue, auraient été faites par un homme contre sa femme et sa belle-mère. Une poupée d’envoûtement venue de Paris, datée de 1900, porte le numéro d’inventaire 1901,1.202.
L’oreiller tient une place à part. Le musée garde plusieurs charmes de plumes découverts dans les oreillers de gens qui se croyaient victimes d’un sort, et il note que certaines boules de plumes, comme celle d’un hospice de Valence, se forment naturellement dans un oreiller de plumes. D’autres ont été fabriquées, une cordelette, une chaussette bourrée, un gant de plumes. Ce gant sortait de l’oreiller d’un artisan qui, après une longue série de malheurs, avait eu la main coupée ; sa femme l’avait trouvé, et elle soupçonnait la sorcellerie.
Le bracelet de sainte Marguerite, venu de Seine-et-Marne vers 1865, était censé protéger les enfants (inventaire 1966 109,4).
Le geste n’a rien de proprement français. À Londres, le folkloriste amateur Edward Lovett a recueilli un cœur de vache hérissé d’épingles et de clous, conservé au Cuming Museum de Southwark sous le numéro C05275. Selon la notice du musée, qui reprend son récit, un laitier de Bethnal Green persuadé qu’un rival avait ensorcelé ses vaches consulta une « wise woman », puis suspendit le cœur d’une bête morte dans sa cheminée ; le rival serait venu ensuite s’arranger en avouant avoir empoisonné les vaches avec des feuilles d’if, ce qui ramène l’anecdote, si elle est exacte, à un empoisonnement ordinaire.
L’article 223-15-2 du Code pénal
En 1994, la contravention qui visait la divination professionnelle disparaît avec l’ancien Code pénal. La loi n° 2001-504 du 12 juin 2001, votée contre les mouvements sectaires, crée ensuite l’article 223-15-2, qui réprime l’abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne, y compris quand cette faiblesse résulte d’une sujétion psychologique obtenue par des pressions graves ou réitérées. Le texte ne nomme ni la sorcellerie ni la voyance.
Les désenvoûteurs ont changé de risque sans en sortir. En 2011, Favret-Saada les jugeait toujours exposés à des poursuites pour escroquerie ou exercice illégal de la médecine, et rejetés par les tenants des Lumières comme par une Église ralliée, dit-elle, à une foi « raisonnable ». Dominique Camus consacrait encore en 2001 un livre à La Sorcellerie en France aujourd’hui, et le Mucem note que les grimoires s’achètent désormais en ligne. Personne ne dispose d’un recensement des praticiens, et les affaires jugées ne montrent, comme au XIXᵉ siècle, que les cures qui ont mal tourné.
Au Centre de conservation et de ressources du Mucem, à Marseille, un volume de 187 feuillets daté de 1993 et attribué à Châteaugay, intitulé Sorcellerie, croyances et superstition et sous-titré prospections Auvergne-Velay-Bourbonnais, se consulte sous la cote 2B MSD 31, avec sa bibliographie reportée aux feuillets 181 à 187.
Pour aller plus loin
Les grimoires de colportage forment un sujet à part entière, du Grand Albert au Petit Albert au Dragon rouge, ce dernier rattaché par Owen Davies au même essor du grimoire bon marché. L’affaire des poisons éclaire le basculement juridique de 1682, et l’histoire des magnétiseurs et des guérisseurs ruraux, souvent les mêmes personnes que les leveurs de sorts selon le Mucem, prolonge celle-ci.
On croit volontiers que les sorciers de village ont disparu avec les derniers bûchers. Pourtant, des paysans français ont continué longtemps à se croire victimes d’un sort. Pour s’en délivrer, ils allaient voir un spécialiste. On l’appelait leveur de sorts, désenvoûteur ou désorceleur. Son histoire court du règne de Louis XIV jusqu’à nos jours.
Quand le roi cesse de croire aux sorciers
En 1682, Louis XIV sort d’un grand scandale d’empoisonnements à la cour. Il signe alors un texte qui change la donne. La magie y devient une magie « prétendue ». Le roi punit toujours le sacrilège et le poison, et très durement. Le reste n’est plus traité comme un vrai crime.
Pour le leveur de sorts, la menace se déplace. Son geste ne mène plus au bûcher. L’argent qu’il demande peut, lui, le conduire au tribunal. Plus tard, on le poursuit pour escroquerie, ou parce qu’il soigne sans être médecin.
Les juges voient parfois pire. En Vendée, un vieil homme passait pour sorcier, et ses voisins l’ont tué. Ils sont jugés en 1880. Ces archives gardent surtout les drames. Les cures ordinaires, terminées sans bruit, n’y laissent aucune trace.
Un grimoire vendu sur les routes
Les recettes magiques passaient aussi par des livres. L’un d’eux s’appelle le Petit Albert. C’est un grimoire, autrement dit un recueil de recettes magiques. Ce petit livre s’achetait auprès des marchands ambulants ou en ville.
Le livre affirme venir d’un vieux texte latin. Son nom rappelle aussi un savant religieux du Moyen Âge. Un historien anglais le classe pourtant parmi les livres bon marché du début du XVIIIᵉ siècle. Même l’adresse de l’imprimeur semble inventée. On la retrouve, identique, sur des éditions séparées par plus d’un siècle.
Beaucoup de gens craignaient ce livre comme un objet. Le garder chez soi passait pour porter malheur. On disait aussi qu’il rendait son propriétaire plus dangereux, même s’il ne savait pas lire.
Deux cents séances chez une désorceleuse
À partir de 1969, une ethnologue change la manière d’étudier ces pratiques. Elle s’appelle Jeanne Favret-Saada. Elle s’installe dans le Bocage, une région de l’Ouest. Ses prédécesseurs se contentaient de récits rapportés par d’autres. Elle, au contraire, accepte d’entrer dans le jeu.
Elle devient l’assistante d’une désorceleuse, Madame Flora. Elle dit avoir suivi environ deux cents séances. Madame Flora ne se déplace pas. Les familles viennent chez elle, et elle lit leur situation dans un jeu de cartes.
Souvent, le fermier date le début de ses ennuis du jour où il a repris la ferme. Il soupçonne volontiers son père ou un frère. La désorceleuse oriente alors le soupçon vers quelqu’un d’extérieur à la famille. Pour l’ethnologue, la cure protège ainsi la famille de ses propres disputes.
Ses conclusions vont plus loin. Les accusations naissent pendant la cure, et non avant. Les épouses y tiennent un grand rôle, car ce sont elles qui accomplissent les gestes prescrits avec le plus de soin. L’ethnologue parle de thérapie. Elle n’attribue aux sorts aucun pouvoir sur les bêtes ni sur les champs.
Une seule praticienne observée
L’ethnologue l’a reconnu elle-même. Elle a travaillé longtemps avec une seule désorceleuse, dans une seule région. Un autre chercheur, Dominique Camus, a mené sa propre enquête dans les campagnes. Il a rencontré aussi des clients venus demander qu’on nuise à quelqu’un. Les deux tableaux ne se contredisent pas forcément.
Personne ne sait combien de leveurs de sorts exercent en France. Les tribunaux ne voient que les cures qui tournent mal. Depuis 2001, la loi punit l’abus de faiblesse, c’est-à-dire le fait de profiter d’une personne affaiblie ou sous emprise. Plus récemment, l’ethnologue jugeait les désorceleurs toujours menacés de poursuites.
Les musées gardent d’autres traces. À Marseille, le Mucem conserve des objets trouvés chez des gens qui se croyaient ensorcelés. On y voit des boules de plumes tirées d’oreillers. Certaines se forment toutes seules, précise le musée. D’autres ont été fabriquées, comme un gant de plumes.
La même collection garde une poupée faite pour jeter un sort, venue de Paris et datée de 1900.
La version complète suit l’édit royal jusqu’à son enregistrement à Toulouse, et raconte l’histoire du laitier londonien qui suspendit dans sa cheminée un cœur de vache hérissé de clous.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Déclaration du roi contre les magiciens, sorciers et empoisonneurs (édit de juillet 1682), imprimée avec l’arrêt d’enregistrement du parlement de Toulouse du 29 août 1682 ; exemplaire portant la mention manuscrite de sa présentation à Montpellier le 22 septembre 1682 catalogue de la librairie Éric Granjeon Rare Books, Paris, 2022
- Gazette des tribunaux, 30 avril 1880, compte rendu de l’audience de la cour d’assises de la Vendée du 21 avril 1880 (meurtre de Joseph Cléon) référence relevée dans Le Défi magique, vol. 2, 1994, non consultée directement
- Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, Lyon, 1729, reliure en peau de chèvre dorée, h. 14,5 cm, l. 8,7 cm Iparművészeti Múzeum (musée des Arts appliqués), Budapest, 2001 135,1
Voir les 35 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, Lyon, « chez les Hoirs de Béringos, frères, à l’enseigne d’Agrippa », 1765, 192 p., in-12 Wellcome Collection, Londres, numérisation b33016306
- Les secrets merveilleux de la magie naturelle du Petit Albert, tirés de l’ouvrage latin intitulé Alberti Parvi Lucii, Libellus de mirabilibus naturae arcanis, Lyon, Héritiers de Beringos fratres, 1868 Wellcome Collection, Londres, numérisation b24884509
- Poupée d’envoûtement, Paris, 1900 Mucem, Marseille, 1901,1.202
- Bracelet de sainte Marguerite pour la protection des enfants, Seine-et-Marne, vers 1865 Mucem, Marseille, 1966 109,4
- Objets de sorcellerie recueillis en France au XXᵉ siècle, dont un ensemble provenant d’un prêtre exorciste de la région bordelaise : cœur d’argile crue contenant du crin (Vienne), deux figurines (Talence, Gironde), charmes de plumes tirés d’oreillers dont un gant, statuette aux pieds de bouc acquise auprès d’un guérisseur du Nivernais Mucem, Marseille, numéros d’inventaire non indiqués sur la page consultée
- Sorcellerie, croyances et superstition : prospections Auvergne-Velay-Bourbonnais, [Châteaugay], 1993, 187 f., 30 cm, bibliographie f. 181-187 Mucem, Centre de conservation et de ressources, Marseille, 2B MSD 31
- Loi du 30 novembre 1892 sur l’exercice de la médecine référence relevée dans Le Défi magique, vol. 2, 1994
- Cœur de vache piqué d’épingles et de clous, collection Edward Lovett, 75 × 50 mm, daté 1870-1916 Southwark Heritage, Cuming Museum, Londres, C05275
- Loi n° 2001-504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, créant l’article 223-15-2 du Code pénal Journal officiel de la République française
Bibliographie
- Jeanne Favret-Saada, Les Mots, la mort, les sorts. La sorcellerie dans le Bocage, Paris, 1977, « Bibliothèque des sciences humaines » Gallimard
- Jeanne Favret-Saada et Josée Contreras, Corps pour corps. Enquête sur la sorcellerie dans le Bocage, Paris, 1981, 368 p., « Témoins » Gallimard
- Jeanne Favret-Saada, Désorceler, Paris, 2009 – Éditions de l’Olivier ; traduction anglaise par Matthew Carey, The Anti-Witch, Chicago, 2015 HAU Books
- Dominique Camus, Pouvoirs sorciers. Enquête sur les pratiques actuelles de sorcellerie, Paris, 1988 Imago
- Dominique Camus, La Sorcellerie en France aujourd’hui, Rennes, 2001, 126 p. Éditions Ouest-France
- Jean-Pierre Piniès, Figures de la sorcellerie languedocienne. Brèish, endevinaire, armièr, Paris, 1983, ix-324 p. Éditions du CNRS, Centre régional de publications de Toulouse
- Judith Devlin, The Superstitious Mind. French Peasants and the Supernatural in the Nineteenth Century, New Haven et Londres, 1987, xii-316 p. Yale University Press
- Owen Davies, Grimoires. A History of Magic Books, Oxford, 2009 Oxford University Press
- Lynn Wood Mollenauer, « The End of Magic : Superstition and “So-Called Sorcery” in Louis XIV’s Paris », Studies in Law, Politics, and Society 37, 2005, p. 33-52, DOI 10,1016/S1059-4337(05)37002-5 Studies in Law, Politics, and Societyhttps://doi.org/10.1016/S1059-4337
- Massimo Introvigne et Jean-Baptiste Martin (dir.), Le Défi magique, vol. 2, Satanisme, sorcellerie, actes du colloque de Lyon, 6-8 avril 1992, Lyon, 1994 Presses universitaires de Lyon
Sources en ligne
- « Watch out for wizards ! », focus des collections Mucemhttps://mucem.org/en/focus-des-collections/watch-out-for-wizards/
- « Sorcellerie, croyances et superstition : prospections Auvergne-Velay-Bourbonnais », notice 2B MSD 31 Mucemhttps://mucem.org/notice/b/oai:PMB:7968
- « Manières de femme. Féminin invisible : la question du soin », entretien avec Jeanne Favret-Saada, Pratiques n° 52, janvier 2011, p. 54-59 Pratiqueshttps://pratiques.fr/IMG/pdf/Pratiques_No52_manieres-de-femmes.pdf
- « Les résultats d’une enquête singulière », séminaire au centre Norbert Elias, Marseille, 29 novembre 2009 HAL SHS, halshs-01188440https://shs.hal.science/halshs-01188440
- « The Anti-Witch » HAU Bookshttps://haubooks.org/the-anti-witch/
- « Camus, Dominique (1952-....) », notice de personne Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb120931291
- « Les procès de sorcellerie pendant la iiie République », dans Le Défi magique, volume 2 Presses universitaires de Lyon, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pul/11003
- « Strange Revelations : Magic, Poison, and Sacrilege in Louis XIV’s France » Penn State University Presshttps://www.psupress.org/books/titles/978-0-271-02915-3.html
- « Poison et magie sous Louis XIV », 6 avril 2022 Actu-Juridiquehttps://www.actu-juridique.fr/culture/poison-et-magie-sous-louis-xiv/
- « Top 10 Grimoires », par Owen Davies OUPblog, Oxford University Presshttps://blog.oup.com/2009/04/grimoires/
- « Book - Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert... Lyon, 1729 » Iparművészeti Múzeum, collections en lignehttps://collections.imm.hu/gyujtemeny/book-secrets-merveilleux-de-la-magie-naturelle-et-cabalistique-du-petit-albert-lyon-1729/40652
- « Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert » (Lyon, 1765) Internet Archive, collection Wellcome Libraryhttps://archive.org/details/b33016306
- « Les secrets merveilleux de la magie naturelle du petit Albert » (Lyon, 1868) Wellcome Collectionhttps://iiif.wellcomecollection.org/pdf/b24884509
- « Charm », objet C05275 Southwark Heritagehttps://heritage.southwark.gov.uk/objects/10325/charm
- « Proposition de loi visant à assouplir les conditions de constitution du délit d’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse », n° 3287, XIIᵉ législature Assemblée nationalehttps://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion3287.pdf
- « Voyance et divination », appel à contributions ISOR, université Paris 1 Panthéon-Sorbonnehttps://isor.pantheonsorbonne.fr/sites/default/files/2025-03/AAC%20Voyance%20et%20divination.pdf



%2C_G.38606(2).jpg?width=500)
.jpg?width=500)






_-_Hall_of_the_Mysteries_(North_wall).jpg?width=500)
._-_btv1b10036528z_(24_of_49).jpg?width=500)