Aucun fonctionnaire britannique n’a jamais eu affaire à cet homme sur le sol américain, et sa prétention d’avoir servi d’espion à son pays en écrivant pour la presse proallemande est absurde. Tel est, en substance, l’avis d’une source britannique que recopie un agent du Bureau of Investigation, l’ancêtre du FBI, dans un rapport de juillet 1919. L’homme en question s’appelle Aleister Crowley. Dix mois plus tôt, un officier du renseignement militaire américain l’avait pourtant décrit, dans une note de service, comme un employé du gouvernement britannique en mission officielle.
Un Anglais à la rédaction de The Fatherland
Crowley débarque à New York le 31 octobre 1914, d’un paquebot de la Cunard qui s’appelle le Lusitania. Il a trente-neuf ans et dirige depuis 1912 la branche britannique d’un ordre fondé en Allemagne, l’Ordo Templi Orientis ; la presse londonienne lui a fait, depuis 1910, une réputation de mage scandaleux. Au tournant de 1915, il entre dans l’orbite de George Sylvester Viereck, poète né à Munich, qui publie à New York un hebdomadaire ouvertement favorable à l’Allemagne, The Fatherland. Crowley y donne des articles, puis passe à The International, autre titre de Viereck dont il tient la rédaction à la fin de la guerre. Un carnet conservé dans les papiers de son proche Gerald Yorke contient le manuscrit de quatre de ces textes, dont un « Sinn Fein » signé Shearness O’Brien en septembre 1917.
Le 3 juillet 1915, à l’aube, une vedette s’arrête au large de Bedloe’s Island, au pied de la statue de la Liberté. Une poignée de passagers, dont la violoniste Leila Waddell, s’y présentent comme le comité révolutionnaire secret de la République irlandaise. Crowley lit une déclaration d’indépendance de l’Irlande, déchire ce que la presse décrit comme son passeport anglais et fait hisser un drapeau vert frappé d’une harpe d’or. The New York Times raconte la scène dix jours plus tard. De la part d’un sujet britannique, en pleine guerre, le geste équivaut à une renonciation publique d’allégeance.
Crowley a toujours soutenu que tout cela relevait de la couverture. Dans ses Confessions, rédigées à la fin des années 1920 et réunies en un volume en 1969, il explique avoir voulu ruiner la propagande allemande de l’intérieur, en la poussant si loin dans l’outrance qu’aucun lecteur américain ne pourrait la prendre au sérieux. L’explication a un défaut. Elle vient après coup, au moment où son auteur doit répondre d’une accusation publique de trahison.
« Employee of the British Government »
La formule figure dans une note du 23 septembre 1918 signée du major James B. Ord, de la Military Intelligence Division, en poste à West Point. Crowley campe alors sur Esopus Island, un îlot de l’Hudson, et ses liens avec une actrice déjà soupçonnée d’espionnage au profit de l’Allemagne l’ont signalé aux militaires. L’enquête, écrit Ord, a établi qu’il était employé du gouvernement britannique, présent aux États-Unis pour une mission officielle dont le consul britannique à New York avait pleine connaissance. La même note précise qu’il a été payé pour des articles antibritanniques, que l’affaire passe au procureur général de l’État de New York et qu’il trahit peut-être Londres. Rien n’est clos. Richard B. Spence, historien du renseignement à l’université de l’Idaho, l’a exhumée du Record Group 165 des Archives nationales américaines pour un article de l’International Journal of Intelligence and CounterIntelligence paru en 2000.
Le rapport de juillet 1919 contredit cette note point par point. La source britannique qu’il recopie affirme que Crowley a quitté l’Angleterre par crainte d’être arrêté, qu’il se dit partout en mission pour son gouvernement et qu’il a rejoint Viereck pour gagner sa vie. Les deux textes n’ont pas le même poids. Ord consigne une constatation qu’il présente comme vérifiée, avec un témoin nommé, le consul. En 1919, l’informateur livre une appréciation de réputation, qui juge ridicule la cérémonie de la statue de la Liberté, au nom d’un service qui n’aurait eu, de toute façon, aucun intérêt à reconnaître devant des Américains un collaborateur aussi compromettant.
Le seul témoin britannique de première main est un ami. Everard Feilding, fils cadet du comte de Denbigh et secrétaire avant la guerre de la Society for Psychical Research, sert à partir de 1914 comme lieutenant de la réserve navale et censeur au Press Bureau de Londres, un poste qui permettait, selon Spence, au renseignement naval de l’amiral Reginald Hall de garder la main sur l’information. Il part ensuite pour un poste de renseignement en Égypte. Le 1er mai 1929, il écrit à Gerald Yorke une lettre que le fonds Yorke conserve sous la cote OS EE1 (64a). Pendant la guerre, explique-t-il, Crowley lui écrivait de temps à autre qu’il souhaitait travailler pour le renseignement britannique et que ses provocations publiques devaient le faire passer pour un renégat auprès des Allemands. Il lui envoyait des coupures de presse, dont le récit de la statue de la Liberté. Il lui a même demandé de lancer dans la presse anglaise une campagne de dénigrement contre lui, pour consolider sa couverture, ce que Feilding a refusé. Feilding précise qu’il transmettait ces lettres à des officiers du renseignement de sa connaissance, que ce travail n’était pas le sien, et qu’il a seulement fait suivre à Crowley une question de contrôle sur l’identité d’un personnage. Il conclut que, quels qu’aient été ses écarts, la trahison n’en faisait pas partie. La date compte. Le 8 mars 1929, la France a notifié à Crowley un refus de séjour, dont le fonds Yorke garde une trace. Cinq ans plus tôt, après l’expulsion de Sicile de 1923, Feilding avait déjà écrit à Norman Mudd, disciple de Crowley, une lettre du 3 mai 1924 classée avec une « Vindication » dictée par Crowley. Les attestations de Feilding arrivent chaque fois qu’il faut un certificat de loyauté.
Le MI5 retrouve une fiche qu’il disait n’avoir jamais tenue
Côté britannique, l’historien se heurte d’abord à des refus. Le 9 décembre 2002, le Cabinet Office décline, au nom du service de renseignement extérieur, la demande d’accès de Spence, sans confirmer l’existence d’une fiche. Le 20 janvier 2003, le MI5 lui écrit qu’il n’en a, semble-t-il, jamais tenu sur Crowley, peut-être parce que ses frasques n’étaient pas jugées menaçantes. Une référence croisée, relevée ensuite dans un document du service des années 1930 versé aux Archives nationales de Kew, renvoie pourtant à une fiche « PP 2573, CROWLEY ». En avril 2005, le MI5 présente ses excuses, reconnaît son existence et la croit détruite dans les années 1950, lors d’une élimination en grand nombre de papiers jugés sans usage. En octobre, devant une page de « liste noire » de 1916 qui cite deux fiches personnelles, PF 2573 et PF 1943, il suppose que la seconde a disparu de la même façon. Au Foreign Office, deux liasses de la série FO 371 sur les années 1914-1919 manquent elles aussi, et le FBI, interrogé en 2006, répond n’avoir aucune trace d’un homme sur lequel il avait communiqué quelques documents en 1982.
Depuis les années 1950, personne n’a pu lire ces fiches.
On ignore ce qu’elles contenaient, et même pourquoi elles avaient été ouvertes. En 1916, une fiche au MI5 signale qu’un homme intéresse le service, et rien de plus. Elle convient à un informateur comme à un suspect, et un sujet britannique qui écrit dans la presse de Viereck peut parfaitement être les deux à la fois. Spence trouve dans ces disparitions successives matière à soupçonner un effacement concerté. L’autre lecture s’en tient à l’élimination routinière que le MI5 invoque lui-même dans sa lettre de 2005. La réponse, si elle existe, dort dans les archives du service extérieur, que même la loi britannique sur la liberté d’information, en vigueur depuis 2005, laisse fermées.
Trois étages de preuves
Spence ne cache pas la minceur de sa base documentaire. Dans l’introduction de Secret Agent 666, paru en 2008, il reconnaît s’appuyer plus qu’il ne le voudrait sur des indices et des spéculations raisonnées, et il répartit ses éléments en trois étages, le connu, le probable et le simplement possible. Le premier tient en peu de lignes, la note d’Ord et les lettres de Feilding, et les deux autres portent l’essentiel du livre. Crowley y apparaît, par hypothèse, en informateur dès Cambridge, introduit en 1898 dans la Golden Dawn pour surveiller les milieux jacobites qui gravitent autour de son chef, mêlé en 1899 à un trafic d’armes au profit des carlistes espagnols, puis occupé à New York à pousser les Allemands vers la guerre sous-marine. Dans un entretien diffusé par son université en juin 2008, Spence va jusqu’à dire que Crowley suivait exactement les vœux de l’amiral Hall. Pour le Lusitania, torpillé le 7 mai 1915 avec près de 1 200 morts, la part de Crowley repose, dans le récit même de Spence, sur ce que Crowley en a dit plus tard.
Les biographes suivent en ordre dispersé. Tobias Churton, dans Aleister Crowley in America (2017) puis Aleister Crowley in England (2022), tient pour acquis ce travail de renseignement, et son éditeur présente le second volume comme une confirmation du rôle de Crowley auprès du MI5. Marco Pasi, qui a consacré au versant politique de Crowley une monographie parue en italien en 1999 puis en anglais en 2013, replace ces épisodes dans une biographie intellectuelle et s’en tient à ce que les documents autorisent, comme le relevait en 2014 la recension de Sarah Veale dans The Pomegranate.
Les partisans de Spence ont de quoi répondre. La note d’Ord émane d’un service allié qui coopère alors étroitement avec Londres, et elle nomme un témoin. Feilding appartient au monde du renseignement naval et confirme une correspondance suivie. Le MI5 a bien ouvert des fiches dès 1916. Quant au récit que Crowley donnera en 1939, il recoupe sur l’essentiel une note de 1918 qu’il n’a vraisemblablement jamais lue. En face, l’objection la plus forte tient à la chronologie. Crowley revendique ses services au moment précis où il en a besoin, quand il rentre d’Amérique avec une réputation de traître, quand la France l’expulse, quand il sollicite un emploi au début de la guerre suivante. Ce que les papiers montrent sans discussion se réduit à un Anglais qui écrit spontanément à un ami bien placé, et à cet ami qui fait suivre. On parlera donc ici de correspondant volontaire, parce que le mot décrit la seule relation attestée et laisse ouverte la question d’un emploi.
Torquay
Le 6 septembre 1939, trois jours après l’entrée en guerre du Royaume-Uni, Crowley sollicite un emploi par lettre et y résume ce qu’il présente comme ses états de service. Arrivé à New York fin 1914, il aurait rendu compte jusqu’à l’armistice au capitaine de vaisseau Guy Gaunt, attaché naval britannique, qui se présente en 1940, sur la page de titre de ses mémoires, comme chef du renseignement britannique aux États-Unis de 1914 à 1918. Sa tâche aurait été de fournir de fausses informations à Viereck, au psychologue Hugo Münsterberg et à l’ambassadeur Bernstorff. Il ajoute avoir renseigné la Special Branch sur les communistes à partir de 1927, surtout à Berlin, et cite le colonel Carter, chef de cette Special Branch, comme garant de sa conduite. Or une note de Gerald Yorke, jointe à quinze lettres du même Carter, rapporte que celui-ci l’avait convoqué pour le mettre en garde contre Crowley.
Au printemps 1941, Crowley vit seul près de Torquay, dans le Devon. Le 10 mai, Rudolf Hess, adjoint de Hitler à la tête du parti nazi, saute en parachute au-dessus de l’Écosse. La première biographie d’Ian Fleming, publiée par John Pearson en 1966, rapporte que Fleming, alors au renseignement naval, eut l’idée de faire appel à Crowley pour interroger un prisonnier réputé superstitieux, et que Crowley écrivit au directeur du renseignement naval pour offrir ses services, sans suite. Le fonds Yorke conserve, sans autre précision au catalogue, la photographie d’une lettre relative à un « interrogatoire de Hess ».
En 1969, sous le pseudonyme de Richard Deacon, le journaliste Donald McCormick fait de cette idée avortée une opération montée par Fleming pour attirer Hess en Grande-Bretagne au moyen d’horoscopes truqués. En septembre de la même année, dans The Times, Peter Fleming, frère d’Ian, et Sefton Delmer, ancien artisan de la propagande clandestine britannique, écartent le récit. McCormick le reprend pourtant en 1993 dans 17F, sa biographie de Fleming, en citant leurs démentis comme s’ils l’appuyaient. Spence, en 2008, prête encore à Crowley un rôle trouble dans le vol de Hess.
Le même album relié qui réunit les démarches de guerre conserve aussi, entre deux lettres, la recette d’un « Riz Aleister Crowley ».
Au Warburg Institute de Londres, cet album porte la cote OS EE2 du fonds Yorke, et ses numéros 222 à 227 rassemblent les démarches de Crowley entre 1939 et 1942. L’intitulé reprend la description de Gerald Yorke, l’homme qui a réuni ces papiers, et il tient en une phrase anglaise dont le verbe est « tries », Crowley essaie d’obtenir un emploi au renseignement naval.
Pour aller plus loin
Les années américaines de Crowley éclairent aussi l’histoire de l’Ordo Templi Orientis, dont il dirigeait la branche anglophone et que son fondateur allemand, Theodor Reuss, aurait utilisé selon Spence comme paravent pour le renseignement de son pays. La crise de la Golden Dawn autour de 1900 et la fausse disparition de Crowley à la Boca do Inferno, près de Lisbonne, en 1930, relèvent de la même histoire d’un homme qui travaillait sa propre légende.
Aleister Crowley est un poète anglais passionné de magie, déjà connu pour ses scandales avant la Première Guerre mondiale. Pendant ce conflit, il vit à New York et écrit pour des journaux qui soutiennent l’Allemagne. Des années plus tard, il assure qu’il jouait en secret pour son propre pays. A-t-il vraiment été un espion britannique ? Les archives répondent en partie seulement, parce qu’il y manque beaucoup de papiers.
Un drapeau irlandais à New York
Crowley arrive à New York en octobre 1914. Un poète né à Munich y publie alors un journal favorable à l’Allemagne. Crowley se met à écrire pour lui, puis pour une autre revue du même homme. Pour un Anglais dont le pays se bat contre l’Allemagne, le choix a de quoi surprendre.
L’été suivant, il va encore plus loin. Un matin à l’aube, il s’arrête en bateau au pied de la statue de la Liberté avec une poignée d’amis. Là, il lit une déclaration d’indépendance de l’Irlande et fait hisser un drapeau vert. D’après la presse, il déchire même son passeport anglais.
Plus tard, Crowley affirme que tout cela n’était qu’un rôle. Il voulait, dit-il, rendre la propagande allemande si exagérée que plus personne n’y croirait. Cette explication arrive pourtant après coup. Elle arrive au moment précis où on l’accuse publiquement de trahison.
Deux rapports qui se contredisent
Les premières traces solides viennent des États-Unis. En septembre 1918, un officier du renseignement militaire américain rédige une note sur Crowley. Selon cet officier, Crowley travaille pour le gouvernement britannique, et le consul britannique à New York est au courant. La même note ajoute qu’il joue peut-être double jeu.
L’année suivante, un autre rapport américain dit le contraire. Il recopie l’avis d’une source britannique. Pour elle, Crowley n’a jamais eu affaire au moindre fonctionnaire anglais en Amérique. Les deux textes n’ont pourtant pas le même poids. Le premier nomme un témoin précis, le consul, alors que le second répète surtout une mauvaise réputation.
Un historien américain, Richard Spence, a retrouvé la note de l’officier. Il en a tiré un livre qui fait de Crowley un agent secret pendant presque toute sa vie. Il reconnaît lui-même qu’il manque de preuves solides. Il s’appuie donc souvent sur des indices et des hypothèses.
Le témoignage d’un ami
Le témoin le plus sérieux est un ami de Crowley, Everard Feilding. Pendant la guerre, cet homme travaille pour le renseignement de la marine britannique. Dans une lettre écrite en 1929, il raconte ce qu’il a fait. Crowley lui écrivait de temps en temps qu’il voulait servir son pays.
Feilding faisait suivre ces lettres à des officiers qu’il connaissait. Il refuse en revanche une demande étrange de Crowley, qui voulait se faire attaquer dans les journaux anglais pour mieux tromper les Allemands. Feilding ne dit jamais que Crowley a reçu une mission. Il pense seulement que son ami n’a jamais trahi.
Cette lettre ne tombe pas au hasard. Peu de temps avant, la France vient de refuser à Crowley le droit de rester sur son sol. Chaque fois que Crowley a de gros ennuis, un certificat de loyauté signé Feilding apparaît.
Des fiches qui ont disparu
Les services secrets britanniques pourraient trancher la question. Au début des années 2000, Spence leur demande de voir ce qu’ils gardent sur Crowley. Le service chargé de surveiller le territoire, appelé MI5, répond d’abord qu’il n’a jamais rien eu. Deux ans plus tard, il reconnaît son erreur. La fiche a bien existé, mais elle a sans doute été détruite dans les années 1950.
Personne ne sait donc pourquoi ce service suivait Crowley. Une fiche ouverte sur un homme peut décrire un informateur aussi bien qu’un suspect. Spence soupçonne un effacement volontaire, tandis que le service parle de destructions de routine. Le service chargé de l’espionnage à l’étranger, lui, ne montre pas ses archives.
Une légende plus récente fait de Crowley l’appât d’un piège tendu à un haut dirigeant nazi en 1941. Elle vient d’un journaliste qui a transformé une idée jamais réalisée en opération secrète. Deux hommes proches de cette histoire l’ont démentie dès 1969.
La réponse dort peut-être dans les archives du service extérieur britannique. Elles restent fermées au public, même avec la loi britannique sur la liberté d’information.
La version complète cite la note du major Ord sur l’Anglais qui campait dans un îlot de l’Hudson, et suit les lettres de 2003 à 2005 dans lesquelles le MI5 change de version.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Major James B. Ord, Military Intelligence Division, note « General Summary », West Point, 23 septembre 1918 National Archives and Records Administration, Record Group 165, MID file 10012-112 (cote relevée dans Spence 2008, introduction, note 2)
- Bureau of Investigation, rapports de l’agent Frank O’Donnell, « In re : Aleister Crowley », 8 et 18 juillet 1919, reproduisant une source britannique NARA, Investigative Case Files of the Bureau of Investigation, Old German Files (publication M1085), affaire 365985
- « Irish Republic Born in New York Harbor », *The New York Times*, 13 juillet 1915
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Sources primaires (suite)
- Carnet de 1915-1916 contenant quatre articles publiés dans *The International*, dont « Sinn Fein » (septembre 1917, sous le pseudonyme de Shearness O’Brien) Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS 5 (a)
- Aleister Crowley, *The Confessions of Aleister Crowley : An Autohagiography*, éd. John Symonds et Kenneth Grant, New York, 1969 Hill & Wang
- Déclarations de Crowley sur son expulsion de Sicile, 8 mai 1923 Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE1 (101-102)
- Everard Feilding à Norman Mudd, 3 mai 1924, avec une « Vindication » dictée par Crowley à Leah Hirsig Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE1 (63)
- Refus de séjour notifié à Crowley par les autorités françaises, 8 mars 1929 Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE2 (21)
- Everard Feilding à Gerald Yorke, 1er mai 1929 Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE1 (64a) [contenu lu dans une transcription, non sur l’original]
- Correspondance du Cabinet Office (9 décembre 2002), du Security Service (20 janvier 2003, 8 avril 2005, 18 octobre 2005) et du FBI (8 mai 2006) avec Richard B. Spence citée dans Spence 2008, introduction, notes 5 à 9
- Renvois FO 371/2541 et FO 371/4264 de l’*Index to Foreign Office Correspondence, 1906-1919*, liasses non conservées The National Archives, Kew, d’après Spence 2008, introduction
- Lettres du lieutenant-colonel H. C. Carter, Special Branch de Scotland Yard, à Gerald Yorke, avec une note de Yorke sur sa convocation Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE2 (41-55)
- Lettre de candidature d’Aleister Crowley, 6 septembre 1939
- Chemise « A. C. tries to get employment with Naval intelligence, 1939-42 » Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE2 (222-7)
- Recette du « Riz Aleister Crowley » Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS EE2 (134)
- Photographie d’une lettre relative à un interrogatoire de Hess Warburg Institute Archive, Yorke Collection, OS D9 (8)
- Guy Gaunt, *The Yield of the Years : A Story of Adventure Afloat and Ashore*, Londres, [1940], 303 p. Hutchinson
- Richard Deacon (Donald McCormick), *A History of the British Secret Service*, New York, 1969 Taplinger
- *The Times*, 15 septembre 1969 (article de Peter Hopkirk citant Sefton Delmer et Peter Fleming) et 18 septembre 1969 (lettre de Peter Fleming)
- Donald McCormick, *17F : The Life of Ian Fleming*, Londres, 1993 Peter Owen
Bibliographie
- Richard B. Spence, « Secret Agent 666 : Aleister Crowley and British Intelligence in America, 1914-1918 », *International Journal of Intelligence and CounterIntelligence* 13 (3), 2000, p. 359-371, DOI 10,1080/08850600050140634 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/08850600050140634
- Richard B. Spence, *Secret Agent 666 : Aleister Crowley, British Intelligence and the Occult*, Port Townsend (Washington), 2008, v + 288 p. Feral House
- Marco Pasi, *Aleister Crowley and the Temptation of Politics*, Durham, 2013, édition anglaise revue d’un ouvrage paru en italien en 1999 Acumen
- Sarah Veale, compte rendu de Marco Pasi, *Aleister Crowley and the Temptation of Politics*, *The Pomegranate* 16 (1), 2014, p. 115-117, DOI 10,1558/pome.v16i1,20970 Equinoxhttps://doi.org/10.1558/pome.v16i1.20970
- Tobias Churton, *Aleister Crowley in America : Art, Espionage, and Sex Magick in the New World*, Rochester (Vermont), 2017 Inner Traditions
- Tobias Churton, *Aleister Crowley in England : The Return of the Great Beast*, Rochester (Vermont), 2022 Inner Traditions
- John Pearson, *The Life of Ian Fleming*, Londres, 1966 Jonathan Cape
Sources en ligne
- « The Yorke Collection » The Warburg Institutehttps://warburg.sas.ac.uk/library-collections/warburg-institute-archive/archive-collections/yorke-collection
- « Yorke A-Z Index » The Warburg Institutehttps://warburg.sas.ac.uk/sites/default/files/Yorke%20A-Z%20index.pdf
- « Yorke Collection OS 1-E21 » The Warburg Institutehttps://warburg.sas.ac.uk/sites/default/files/Yorke%20Collection%20OS%201%20-%20E21.pdf
- « Yorke Collection OS EE1-N6 » The Warburg Institutehttps://warburg.sas.ac.uk/sites/default/files/Yorke%20Collection%20OS%20EE1%20-%20N6.pdf
- « Historian Reveals the Double Life of “The Great Beast 666” », 17 juin 2008 University of Idaho, News Archivehttps://lib.uidaho.edu/digital/uinews/item/historian-reveals-the-double-life-of-the-great-beast-666.html
- « Dangerous liaisons (Chapter 3) - Aleister Crowley and the Temptation of Politics » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/aleister-crowley-and-the-temptation-of-politics/dangerous-liaisons/1F066F1229EF9B4869DE3A424A40F330
- « Aleister Crowley in England » Simon & Schuster Canadahttps://www.simonandschuster.ca/books/Aleister-Crowley-in-England/Tobias-Churton/9781644112328
- « Catalog Record : The yield of the years ; a story of adventure... » HathiTrust Digital Libraryhttps://catalog.hathitrust.org/Record/000270014









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