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La Daemonologie de Jacques VI : un roi d’Écosse écrit sur les démons

Histoire des sciences occultes15 octobre 2026◈ 48 sources vérifiées
Wikimedia Commons
10 min de lecture48 sources vérifiées
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Le volume vendu aujourd’hui sous le titre de Daemonologie se termine souvent par un récit de procès, avec un maître d’école torturé aux brodequins, une servante de Tranent qui soignait trop bien ses voisins et un chat jeté à la mer pour soulever une tempête. Jacques VI n’a jamais fait imprimer ce récit avec son livre. Il sort d’une brochure anonyme, Newes from Scotland, imprimée à Londres pour le libraire William Wright vers 1592, et la réunion des deux textes date de la réimpression procurée par G. B. Harrison chez John Lane en 1924.

Le livre du roi tient en quatre-vingt-une pages, et aucun accusé n’y est nommé.

« The contrariousness of the winds »

À l’automne 1589, les navires qui doivent amener en Écosse Anne de Danemark, épouse du roi par procuration, sont repoussés à plusieurs reprises, et la princesse finit par s’abriter en Norvège. Jacques VI traverse lui-même, rejoint sa femme, passe l’hiver à la cour danoise et ne rentre qu’au printemps 1590, par une mer encore mauvaise. Dans une lettre publiée par G. P. V. Akrigg, il impute d’abord les retards à « the contrariousness of the winds », la contrariété des vents. L’explication change à l’automne suivant, quand des suspects interrogés dans l’East Lothian avouent que le diable et sa bande ont voulu noyer le roi.

Christina Larner a soutenu en 1973 que Jacques VI avait rapporté de son hiver danois la théorie continentale du pacte et du sabbat, apprise au contact de théologiens comme Niels Hemmingsen, auteur en 1575 d’une mise en garde contre les superstitions magiques, que la préface de 1597 cite parmi ses autorités. Peter Maxwell-Stuart en 1997, Jenny Wormald en 2000, Lawrence Normand et Gareth Roberts la même année l’ont contestée. La conversation avec Hemmingsen semble avoir porté surtout sur la prédestination, et la doctrine circulait déjà en Écosse, puisque l’évêque des Orcades Adam Bothwell possédait le Malleus maleficarum et la Démonomanie de Bodin, et que le catéchisme de l’archevêque John Hamilton évoquait dès 1552 un pacte avec le diable. En avril 1589, à Aberdeen, le roi demande à voir Marioune McIngaruch, que le registre de justice dit l’une des plus notoires sorcières du royaume, et elle lui montre ses instruments sans qu’il songe, semble-t-il, à la poursuivre.

Les procès de 1590-1591 mettent en cause environ soixante-dix personnes, et le roi interroge des suspects avec son Conseil privé, qui autorise la torture. Newes from Scotland en tire une scène qu’elle donne pour décisive. Jacques VI aurait d’abord tenu les accusées pour « extreame lyars », jusqu’à ce qu’Agnes Sampson, prise à part, lui répète les mots échangés avec la reine pendant leur nuit de noces. Le maître d’école John Fian est brûlé sur le Castle Hill d’Édimbourg à la fin de janvier 1591. On attribue la brochure à James Carmichael, ministre de Haddington, sur la foi d’une remarque des mémoires de Sir James Melville, et sa gravure montre un homme assis que l’on a longtemps pris, à tort selon Alinda Damsma, pour le roi.

Philomathes doute, Epistemon répond

La préface annonce un livre fait vite. Le roi dit avoir été poussé par « the fearefull aboundinge » de ces esclaves du diable dans le pays à expédier son traité « in post », en hâte, contre deux auteurs. Le premier, « SCOT an Englishman », nie publiquement la sorcellerie et renouvelle selon lui l’erreur des sadducéens, qui niaient les esprits. Le second, Johann Weyer, que le roi appelle « a German Phisition », plaiderait pour l’impunité de ces gens au point de se trahir comme l’un des leurs. Bodin, recommandé à qui veut connaître leurs pratiques, aurait compilé « with greater diligence, then written with judgement ». Les pages citées ici sont celles de l’édition de 1597, que la réimpression de 1924 reproduit page pour page.

Le dialogue oppose Philomathes, l’ami du savoir, et Epistemon, celui qui sait. Au premier chapitre, Philomathes avoue douter de l’existence même de la sorcellerie, et Epistemon lui oppose un adage des écoles, contra negantem principia non est disputandum, on ne dispute pas avec qui nie les principes, puis l’Écriture et l’expérience des aveux. Le premier exemple débattu est la pythonisse d’Endor, consultée par Saül au chapitre 28 du premier livre de Samuel. Alinda Damsma a montré en 2021 que les objections de Philomathes sur ce passage viennent presque toutes de Reginald Scot, et qu’Epistemon reprend même à son adversaire une lecture que Scot était à peu près seul à défendre, celle d’un Saül resté dans une autre chambre pendant l’évocation. Elle juge le traité dérivé et écrit en hâte.

La réponse à Weyer occupe le premier chapitre du deuxième livre, et c’est la partie la plus argumentée. Philomathes y résume l’objection médicale, selon laquelle les aveux ne seraient que les imaginations de pauvres mélancoliques. Epistemon rappelle les symptômes que les médecins prêtent à l’humeur noire, maigreur, pâleur, goût de la solitude, puis oppose ce qu’il dit observer chez les accusées du moment, dont certaines sont, page 30, « rich and worldly-wise », d’autres grasses et corpulentes, la plupart portées aux plaisirs de la chair et de la compagnie. Il ajoute qu’elles répugnent à avouer sans torture, quand le mélancolique se dénonce de lui-même, et tient cette répugnance pour un indice de culpabilité. La mélancolie revient pourtant au troisième livre, exactement là où elle l’arrange. Les loups-garous deviennent, pages 61 et 62, des malades qu’une surabondance de mélancolie a persuadés d’être des loups, et le cauchemar qui écrase le dormeur, page 69, une humeur épaisse tombée sur le cœur. Les fées, que les Écossais appelaient « our good neighboures », relèvent pour lui de l’illusion diabolique, et leur cour lui rappelle les Champs Élysées de Virgile. La ligne revendiquée, page 42, consiste à passer entre Charybde et Scylla, sans refuser tout crédit aux aveux, ce qui mènerait à nier les sorcières, et sans tout croire, ce qui mènerait à des absurdités contraires à la théologie comme à la philosophie.

Page 43, Philomathes demande pourquoi l’on compte vingt femmes adonnées à cet art pour un seul homme, et Epistemon répond que ce sexe est plus fragile, comme l’a montré le serpent avec Ève, sans dire d’où il tient la proportion. Il refuse enfin, page 76, de « playing the part of a Dictionarie », de tout raconter de ce qu’il a lu, parce que cela paraîtrait enseigner ces arts au lieu de les condamner.

Le sceptre vengeur des lieutenants de Dieu

Stuart Clark a proposé en 1977 de lire la Daemonologie comme un traité de la royauté, où un roi au pouvoir encore fragile affirme le caractère divin de sa fonction. Selon Epistemon, pages 50 et 51, sitôt que les sorcières sont arrêtées par l’autorité légitime, leur pouvoir retombe à ce qu’il était avant le pacte, parce que le diable ne peut priver Dieu de l’effet « of his powerfull and reuenging Scepter » quand il frappe par ses « lawfull Lieutennentes ».

Le dernier chapitre en tire les conséquences. La peine est la mort, le feu étant l’usage commun, page 77, sans exception de sexe, d’âge ni de rang, les enfants seuls étant excusés par leur âge ignorant. Le prince qui épargnerait un coupable pécherait comme Saül épargnant Agag. Puisque le droit écossais admet, dans la trahison contre le prince, le témoignage d’enfants, de femmes et de personnes infâmes, il doit l’admettre à plus forte raison dans la haute trahison contre Dieu, où seules des sorcières peuvent témoigner des actes des sorcières. Une page plus tôt, Philomathes avait demandé que les juges ne condamnent que des coupables certains, et Epistemon lui avait donné raison en citant Salomon. Deux « good helpes » complètent la procédure, page 80, la recherche d’une marque que le roi dit insensible et l’épreuve de l’eau. Epistemon soutient que l’eau refuse de recevoir en son sein ceux qui ont rejeté l’eau du baptême, et que les sorcières ne peuvent verser de larmes avant de se repentir. Le livre ne renvoie à aucun procès où l’épreuve aurait été pratiquée. Il se clôt, page 81, sur une explication du nombre, où Epistemon voit à la fois la méchanceté du peuple, que Dieu punit par un péché plus grand, et la fin du monde qui approche, qui ferait enrager Satan parce qu’il sait son royaume près de finir.

Westminster, 27 mars 1604

Le livre reparaît à Londres en 1603, chez Arnold Hatfield pour Robert Waldegrave, avec un titre qui donne à l’auteur les couronnes d’Angleterre, d’Écosse, de France et d’Irlande, puis entre en 1616 dans les Workes du roi. On lit souvent que le nouveau roi fit alors brûler tous les exemplaires de la Discoverie of Witchcraft de Scot, parue en 1584. Philip Almond a montré en 2009 que l’histoire est une tradition inventée, dont la première mention qu’il ait retrouvée date de 1659, d’après le résumé qu’en donne Samantha Paquet.

La loi anglaise de 1604, qui punit de mort quiconque entretient ou récompense un esprit malin, a subi le même raccourci. Peter Maxwell-Stuart a soutenu en 2008 qu’elle ne reflète ni le droit écossais ni les thèses du livre royal, et Krista Kesselring a repris sa genèse aux archives en 2024. Le projet est le premier texte public présenté aux Lords, le 27 mars 1604, alors que la note des lois à préparer dressée par les conseillers du roi n’en dit rien. Un comité où siègent onze évêques le réécrit, les Communes le rejettent une première fois « after long argument », et il ne passe que le 7 juin, après qu’on a rayé une ligne qui aurait puni de mort toute réunion avec des sorcières. La loi reste en vigueur jusqu’en 1736.

Une autre histoire veut qu’en Angleterre le roi soit revenu de ses croyances. En août 1605, à Oxford, Brian Gunter lui présente sa fille Anne, qui depuis l’été 1604 rend des épingles et accuse des voisines. Le roi la confie à l’archevêque Richard Bancroft, qui la passe à son chapelain Samuel Harsnett, et il écrit au comte de Salisbury ce que James Sharpe décrit comme un rapport presque psychiatrique. Anne finit par avouer la supercherie. Le livre de 1597 tenait déjà pour contrefaites, page 71, bien des guérisons de possédés attribuées au clergé catholique. En Écosse, la grande chasse de 1597 avait buté sur Margaret Aitken, dite la grande sorcière de Balwearie, promenée jusqu’à Glasgow pour reconnaître les sorcières à leurs yeux, jusqu’à ce que sa méthode soit prise en défaut. Croire aux sorcières et démasquer les imposteurs ne se contredisaient pas dans les catégories du roi.

Folger MS V.a.185

L’histoire matérielle du texte complique sa datation. L’imprimé de Waldegrave existe en au moins trois états de la page de titre, et un certain J. Legat le fait enregistrer au registre des Stationers de Londres le 17 mars 1598. La Folger conserve sous la cote V.a.185 une mise au net d’une main de secrétaire, couverte d’ajouts et de corrections autographes, reliée en vélin souple frappé d’une couronne et des initiales I. R., où James Craigie, éditeur du texte en 1982, a proposé de reconnaître la main de Sir James Sempill, ami d’enfance du roi. La Bodleian garde dans le manuscrit Bodley 165 des fragments d’un brouillon autographe en moyen écossais, que l’imprimé a largement anglicisé. On y voit un roi qui se relit, et qui barre « inner house » pour écrire « other chalmer » dans le passage où Saül attend hors de la pièce. La date de rédaction reste discutée. Rhodes Dunlap, dans un article de 1975 consacré à la date et au texte du traité, a signalé dans la marge extérieure du manuscrit de la Folger des initiales, d’une main qui ne semble pas celle du roi, où l’on reconnaît des noms d’accusés de 1590. Le livre peut pourtant avoir été repris pendant la grande chasse de 1597, que Julian Goodare a reconstituée en 2002, et la préface parle d’aveux recueillis « at this time ». Je penche pour une rédaction en deux temps, parce qu’elle seule rend compte à la fois des initiales et de la hâte que la préface avoue.

La notice de la Folger attribue, d’après Dunlap, une troisième série de corrections à James Carmichael, le ministre à qui l’on prête aussi la brochure de 1592. Les notices consultées ne disent pas si cette troisième main est celle qui a noté les initiales des accusés. Une comparaison paléographique avec les autographes de Carmichael, jointe à l’identification dans les répertoires datés du filigrane du papier, une couronne au-dessus des lettres IR6, permettrait de savoir si l’homme à qui l’on attribue le récit des procès a aussi annoté le manuscrit du roi.

Pour aller plus loin

La Démonomanie des sorciers de Jean Bodin, que la préface royale recommande pour sa diligence, a son entrée propre, avec la querelle qui l’oppose à Johann Weyer. Les procès de North Berwick eux-mêmes relèvent de la catégorie consacrée à la répression de la sorcellerie, et la Discoverie of Witchcraft de Reginald Scot appellerait une entrée sur la carrière d’un livre sceptique que ses adversaires ont fait passer pour impie.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jacques VI, *Daemonologie, in forme of a dialogue, diuided into three bookes*, Édimbourg, Robert Waldegrave, « printer to the Kings Majestie », 1597, in-4, [10]-81-[1] p., STC 14364 ; préface « To the Reader » et p. 30, 42-44, 50-51, 61-62, 69, 71, 73-74, 76-81 exemplaires : Folger Shakespeare Library, STC 14364 copy 1 ; British Library, C.27.h.1 ; National Library of Scotland, L.C. 1499 ; University of Glasgow Library, Sp Coll Ferguson Ag-d.13
  2. Jacques VI, *Daemonologie*, mise au net manuscrite d’une main de secrétaire avec ajouts et corrections autographes, reliure de vélin souple aux initiales I. R., filigrane à la couronne au-dessus de IR6, anc. Phillipps MS 2713 Folger Shakespeare Library, Washington, MS V.a.185
  3. Jacques VI, fragments autographes d’un brouillon de la *Daemonologie* en moyen écossais Bodleian Library, Oxford, MS Bodley 165
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Sources primaires (suite)

  1. Jacques VI, *Daemonologie*, Londres, Arnold Hatfield pour Robert Waldegrave, 1603, in-4, STC 14366, ESTC S107583 Folger Shakespeare Library, STC 14366 copy 1
  2. *The Workes of the Most High and Mightie Prince, James*, Londres, 1616, comprenant la *Daemonologie*
  3. *Newes from Scotland, declaring the damnable life and death of Doctor Fian*, Londres, pour William Wright, [1592 ?], STC 10841a, attribué à James Carmichael ; original de la Bodleian Library reproduit dans Early English Books autre exemplaire : University of Glasgow Library, Sp Coll Ferguson Al-a.36
  4. Sir James Melville of Halhill, *Memoires*, p. 195, source de l’attribution de *Newes from Scotland* à James Carmichael, d’après la note de G. B. Harrison (1924)
  5. Lettre de Jacques VI sur les retards de la flotte, dans *Letters of King James VI & I*, éd. G. P. V. Akrigg, Berkeley, 1984, p. 95 University of California Press
  6. Robert Pitcairn (éd.), *Ancient Criminal Trials in Scotland*, Édimbourg, 1833, t. I, partie III, p. 201 (le roi et Marioune McIngaruch, avril 1589) Bannatyne Club
  7. *The Warrender Papers*, éd. A. I. Cameron, Édimbourg, 1931, t. II, p. 399 et 403 (livres de l’évêque Adam Bothwell) Scottish History Society
  8. *The Catechism of John Hamilton* (1552), éd. T. G. Law, Oxford, 1884, p. 50 Oxford University Press
  9. Niels Hemmingsen, *Admonitio de superstitionibus magicis vitandis*, Copenhague, 1575
  10. Premier livre de Samuel, chapitre 28 (la pythonisse d’Endor)
  11. Reginald Scot, *The Discoverie of Witchcraft*, Londres, 1584 ; réimpression éd. Brinsley Nicholson, Londres, Elliot Stock, 1886
  12. Johann Weyer, *De praestigiis daemonum*, Bâle, 1563
  13. Jean Bodin, *De la démonomanie des sorciers*, Paris, Jacques du Puys, 1580
  14. *An Act against Conjuration, Witchcraft and dealing with evil and wicked Spirits*, 1 Jac. I c. 12, 1604 Parliamentary Archives, Londres, HL/PO/PU/1/1603/1J1n12 ; enregistrement : The National Archives, Kew, C 65/181
  15. « Note of acts to be considered of against next Parliament », 1604 The National Archives, Kew, SP 14/6, fol. 181-183
  16. *Journal of the House of Lords*, t. II, séance du 27 mars 1604, p. 267
  17. *Journal of the House of Commons*, t. I, séance du 7 juin 1604, p. 231-232

Bibliographie

  1. G. B. Harrison (éd.), *King James the First, Dæmonologie (1597). Newes from Scotland (1591)*, Bodley Head Quartos, Londres et New York, 1924, xv-81-[1]-29-[1] p. John Lane
  2. James Craigie (éd.), *Minor Prose Works of King James VI and I*, Édimbourg, 1982 Scottish Text Society
  3. Lawrence Normand et Gareth Roberts, *Witchcraft in Early Modern Scotland : James VI’s Demonology and the North Berwick Witches*, Exeter, 2000 University of Exeter Press
  4. Rhodes Dunlap, « King James and Some Witches : The Date and Text of the Daemonologie », *Philological Quarterly* 54 (1), 1975, p. 40-46 Philological Quarterly
  5. Christina Larner, « James VI and I and Witchcraft », dans A. G. R. Smith (dir.), *The Reign of James VI and I*, Londres, 1973, p. 74-90 ; repris dans *Witchcraft and Religion*, Oxford, 1984, p. 3-22 Macmillan
  6. Stuart Clark, « King James’s Daemonologie : Witchcraft and Kingship », dans Sydney Anglo (dir.), *The Damned Art : Essays in the Literature of Witchcraft*, Londres, 1977, p. 156-181 Routledge
  7. P. G. Maxwell-Stuart, « The Fear of the King is Death : James VI and the Witches of East Lothian », dans W. G. Naphy et P. Roberts (dir.), *Fear in Early Modern Society*, Manchester, 1997, p. 209-225 Manchester University Press
  8. Jenny Wormald, « The Witches, the Devil, and the King », dans T. Brotherstone et D. Ditchburn (dir.), *Freedom and Authority*, East Linton, 2000, p. 165-180 Tuckwell Press
  9. Julian Goodare, « The Scottish Witchcraft Panic of 1597 », dans J. Goodare (dir.), *The Scottish Witch-Hunt in Context*, Manchester, 2002, p. 51-72 Manchester University Press
  10. P. G. Maxwell-Stuart, « King James’s Experience of Witches, and the 1604 English Witchcraft Act », dans John Newton et Jo Bath (dir.), *Witchcraft and the Act of 1604*, Leyde, 2008, p. 39-46 Brill
  11. Philip C. Almond, « King James I and the Burning of Reginald Scot’s The Discoverie of Witchcraft : The Invention of a Tradition », *Notes and Queries* 56 (2), 2009, p. 209-213, DOI 10,1093/notesj/gjp002 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/notesj/gjp002
  12. Alinda Damsma, « Another Royal Encounter for the Woman of Endor : 1 Samuel 28 as a Proof Text in King James VI’s Daemonologie », *Hebrew Studies* 62, 2021, p. 157-180, DOI 10,1353/hbr.2021,0009 Hebrew Studieshttps://doi.org/10.1353/hbr.2021.0009
  13. James Sharpe, *The Bewitching of Anne Gunter*, Londres, 1999 Profile Books
  14. Samantha Paquet, *Daemonologie in forme of a dialogue de Jacques VI : étude d’un traité de démonologie écossais*, mémoire de master sous la direction de Philippe Martin, Villeurbanne, 2022 École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques

Sources en ligne

  1. « Daemonologie : in forme of a dialogue, diuided into three bookes. », notice de l’édition de 1597 Folger Shakespeare Library, cataloguehttps://catalog.folger.edu/record/162293
  2. Notice du manuscrit de la *Daemonologie* (fiche n° 226695) Folger Shakespeare Library, cataloguehttps://catalog.folger.edu/record/226695
  3. « Daemonologie : in forme of a dialogue, diuided into three books : written by the high and mightie prince, Iames… », notice de l’édition de 1603 Folger Shakespeare Library, cataloguehttps://catalog.folger.edu/record/162299
  4. « Daemonologie, in Forme of a Dialogue, Diuided into three Bookes. », Digital Witchcraft Collection Cornell University Libraryhttps://digital.library.cornell.edu/catalog/witchcraft162
  5. « Another royal encounter for the Woman of Endor : 1 Samuel 28 as a proof text in King James VI’s Daemonologie », version auteur UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery-pp.ucl.ac.uk/id/eprint/10140264
  6. « Newes from Scotland », Book of the Month, août 2000 University of Glasgow Library, Special Collectionshttps://www.gla.ac.uk/myglasgow/library/files/special/exhibns/month/aug2000.html
  7. « Newes from Scotland, declaring the damnable life and death of Doctor Fian », notice Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/bmgaawgn
  8. « King James, the First : Dæmonologie (1597). Newes from Scotland… » HathiTrust Digital Libraryhttps://catalog.hathitrust.org/Record/000584859
  9. « Shakespeare, James I/VI, and Witchcraft », guide ENGL 3000 University of Colorado Boulder Librarieshttps://libguides.colorado.edu/ENGL3000-RaD/James-and-Witchcraft
  10. « An act against witchcraft » The National Archives, Educationhttps://www.nationalarchives.gov.uk/education/resources/early-modern-witch-trials/an-act-against-witchcraft/
  11. « ‘Unlawful Love’ and the 1604 Witchcraft Act », Krista J. Kesselring, 23 avril 2024 Legal History Miscellanyhttps://legalhistorymiscellany.com/2024/04/23/unlawful-love-and-the-1604-witchcraft-act/
  12. « Margaret Atkin », dossier C/EGD/2178 The Survey of Scottish Witchcraft, University of Edinburghhttps://witches.hca.ed.ac.uk/case/C/EGD/2178
  13. « To craft a witch », James Sharpe Times Higher Educationhttps://www.timeshighereducation.com/node/95602
  14. « Daemonologie in forme of a dialogue de Jacques VI : étude d’un traité de démonologie écossais » Enssib, bibliothèque numériquehttps://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/71315-daemonologie-in-forme-of-a-dialogue-de-jacques-vi-etude-d-un-traite-de-demonologie-ecossais.pdf
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