Dans les comptes du chantier de Marrakech, un reçu. Un homme y déclare avoir livré un sâ’ de chaux, petite mesure de capacité, et cette livraison vaut pour sa part dans les charges réparties sur la ville. La chaux venait de Tombouctou. Le chroniqueur qui rapporte la pièce, al-Ifrani, écrivait plus d’un siècle après les faits, et son livre demeure la principale porte d’entrée dans le règne d’Ahmed al-Mansour.
La bataille dont il n’a pas eu le commandement
Le 4 août 1578, sur les rives de l’oued al-Makhazin, l’armée du roi de Portugal Sébastien Iᵉʳ est détruite. Il avait débarqué avec près de vingt mille hommes pour remettre sur le trône Mohammed al-Moutawakkil, sultan chassé par son oncle. Les trois souverains meurent dans la même journée. Sébastien disparaît dans la mêlée, al-Moutawakkil se noie en repassant la rivière, et Abd al-Malik, malade avant l’engagement, expire sans en avoir vu la fin.
Ahmed, son frère cadet, hérite du trône le jour même. Il n’avait pas le commandement.
Ce point a été soigneusement recouvert. Les deux chroniqueurs de sa cour, Ibn al-Qadi et Abd al-Aziz al-Fishtali, effacent Abd al-Malik, déplacent l’éclairage vers Ahmed et comparent la journée à la bataille de Badr, matrice des victoires prophétiques. Mercedes García-Arenal a démonté ce montage en 1996. De là vient le surnom d’al-Mansour, le Victorieux, porté par un homme qui n’avait rien décidé le 4 août.
Le désastre portugais dure plus longtemps que la bataille. Sébastien meurt sans héritier, Philippe II ceint la couronne de Lisbonne en 1580, et les deux monarchies ibériques resteront unies soixante ans. Au Portugal naît le sébastianisme, l’attente du roi caché, dont Lucette Valensi a suivi les métamorphoses. Du côté marocain, la rançon des nobles captifs dégage un trésor immédiat dont personne ne connaît le montant, faute de comptabilité conservée.
Du sucre du Souss contre du marbre d’Italie
Le chantier du palais al-Badî’ s’ouvre en décembre 1578, dans l’angle nord-est de la kasbah, contre les appartements privés du sultan. Al-Ifrani écrit que les travaux se poursuivirent plus de seize ans sans interruption. La cour mesure 135 mètres sur 110, avec un grand bassin central et, en saillie sur les petits côtés, deux pavillons presque carrés à coupole portée par douze colonnes massives. Pisé, marbre, brique. Un plan portugais dressé en 1585 par le père Francisco de S. Juan del Porto montre pourtant un ensemble achevé, et la date de fin flotte entre 1593 et 1603 selon la source qu’on suit.
Le passage le plus recopié de tout le corpus saadien se trouve ici. Al-Ifrani rapporte qu’al-Mansour fit venir des ouvriers de tous les pays, jusque d’Europe, et que le marbre apporté d’Italie fut payé en sucre, poids pour poids, le sultan ayant multiplié les pressoirs à canne dans le Haha et le Chichaoua, comme le rapportait déjà son secrétaire al-Fishtali. Le texte parle d’Italie, quand les auteurs modernes écrivent Carrare ; la notice de Qantara, suivant le même chroniqueur, désigne Pise, port d’embarquement du marbre. Ce poids pour poids dit la cherté du sucre marocain, il ne provient d’aucun registre de douane, et il vient d’un auteur du XVIIIᵉ siècle.
Le sucre, lui, est documenté par le sol. Paul Berthier, contrôleur civil adjoint à Mogador, a repéré dans les années 1950 les ruines des sucreries saadiennes et de leurs réseaux hydrauliques, puis en a tiré une thèse d’État soutenue à Rabat en 1966. Les moulins se répartissent dans le Souss, autour de Taroudant, puis vers Chichaoua et Sidi Chiker, et la canne y poussait grâce aux khettaras, galeries drainantes qui vont chercher la nappe. Une équipe a analysé en 2011 le pisé de la sucrerie de Chichaoua et mesuré des résistances supérieures aux valeurs connues pour ce matériau. La production s’effondre au tournant de 1600.
999 de l’hégire et la fabrique d’un calife
Le Maroc de ces années ne se compte pas en époque moderne européenne, cette tranche qui va de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution. Il se compte en hégire, et l’an 1000 tombe au printemps 1591, l’année même où l’armée marocaine atteint le Niger. Les lettrés de la cour n’ont pas laissé passer la coïncidence.
Abd al-Malik avait pris le pouvoir avec l’appui des Turcs d’Alger. Ahmed refuse la vassalité et retourne l’argument. Dans son protocole, les Ottomans sont des sultans, lui seul est calife, parce que l’imamat revient aux Quraychites et qu’il descend du Prophète. Mohamed Chérif a suivi cette construction dans les lettres aux chefs soudanais, où l’allégeance devient une obligation religieuse et le refus une trahison passible de conquête. Ali al-Tamaghruti, ambassadeur à Istanbul en 1589 et 1590, tient le même raisonnement contre la Porte.
La mise en scène suit. Al-Mansour institue au Badî’ des fêtes du Mawlid dont les descriptions contemporaines célèbrent le souverain plus que le Prophète, et il donne audience derrière un sitr, voile emprunté au cérémonial fatimide qui le soustrait aux regards. García-Arenal a relevé que ni le sultan ni ses secrétaires n’emploient jamais le mot mahdi, alors que le vocabulaire de leurs lettres en frôle le registre, toujours à propos du Soudan. Hors des terres qu’il contrôlait, la prétention califale n’a été reconnue nulle part, ce que résume le titre du livre de Nabil Mouline, Le Califat imaginaire.
Une incertitude demeure, que la recherche ne tranche pas. Cette sacralisation répond-elle d’abord à la rivalité ottomane, ou au refus des juristes marocains ? Les deux lectures s’appuient sur les mêmes textes. La seconde paraît la plus solide, parce que le vocabulaire messianique apparaît au moment précis où les docteurs de la loi se dérobent.
Djouder pacha franchit le Sahara en cent trente-cinq jours
L’affaire commence par du sel. Les salines de Teghaza, en plein désert, relèvent du Songhaï, et les Saadiens en réclament le revenu depuis les années 1540. Al-Mansour reprend la demande auprès de l’askia Daoud, occupe les oasis du Touat et du Gourara en 1583, puis somme l’askia Ishaq II de payer. Vers 1586, il expose son projet devant les oulémas de Marrakech, dont la réaction hostile le contraint à différer : une guerre contre un souverain musulman ne se justifiait par aucun texte. Quatre ans plus tard il passe outre. Le corps expéditionnaire quitte Marrakech en octobre ou en novembre 1590, et la date elle-même varie d’une source à l’autre. Sa composition varie davantage encore. Al-Sa’di, chroniqueur de Tombouctou qui écrit vers 1650, donne trois mille hommes d’armes accompagnés du double en suivants, ouvriers et médecins compris, tandis que les reconstitutions modernes s’étagent de quatre mille à vingt-deux mille selon qu’on compte les combattants ou le train. Le commandement échoit à Djouder, natif de Las Cuevas en Andalousie, capturé jeune et devenu pacha, à la tête d’arquebusiers andalous et morisques organisés à la turque. Cent trente-cinq jours de désert plus tard, la colonne atteint le Niger à la fin de février 1591.
On tient les listes de caïds, on ne tient aucun rôle de solde.
La bataille se livre à Tondibi, sur la rive du fleuve. Le 12 mars, disent les uns ; le 13, corrigent les autres ; le 12 avril, répètent des ouvrages français encore consultés. Aucune ne s’appuie sur un document rédigé le jour même. Ce qui est sûr tient à l’armement. L’askia Ishaq II aligne lances et javelots contre des arquebuses et quelques pièces d’artillerie, et les troupeaux de bœufs poussés en avant du dispositif songhaï se retournent contre leurs propres rangs à la première salve. Ishaq abandonne Gao, propose cent mille pièces d’or et mille esclaves pour obtenir le départ des Marocains. Marrakech refuse. Djouder est relevé, la guerre traîne jusqu’en 1599, et l’empire songhaï se disloque en principautés rivales.
L’occupation, elle, dure. Les soldats font souche, épousent des femmes songhaï, et leurs descendants forment les Arma, de l’arabe ar-rumat, les tireurs. Michel Abitbol a montré comment cette élite s’affranchit de Marrakech dès les années 1610 et gouverne le pachalik de Tombouctou jusqu’en 1833. Quant à l’or, il a donné son surnom au sultan. Le tribut versé après Tondibi, cent mille pièces et mille esclaves, plus un kharaj annuel promis, aurait suffi à le faire appeler al-Dhahabi, le Doré. Aucune série comptable ne permet de peser ce que le Soudan a rapporté, ni pendant combien d’années.
« Écartez ce rideau », dit Ahmad Baba
Ahmad Baba est né le 26 octobre 1556 à Araouane, au nord de Tombouctou. Juriste malékite, il enseigne dans la ville quand l’armée marocaine y entre. En 1594 il est arrêté pour sédition et déporté au Maroc, où il restera jusqu’à la mort d’al-Mansour. Sa bibliothèque, seize cents volumes, est dispersée, et il précisera qu’elle comptait parmi les plus petites de Tombouctou, ce qui donne la mesure de ce qui a disparu ailleurs. Al-Ifrani rapporte son audience à Marrakech. Le sultan reçoit derrière le rideau. Devant lui, le lettré soudanais fait observer que Dieu, selon le Coran, ne parle aux hommes que par révélation ou de derrière un voile, et qu’en procédant ainsi le prince imite le Maître des maîtres, puis il lui demande d’écarter ce rideau s’il a quelque chose à lui dire. La scène vient d’un chroniqueur tardif et elle a pu être arrangée. Elle dit ce que les juristes reprochaient au règne. Ahmad Baba écrira plus tard le Mi’raj al-su’ud, où il écarte la malédiction de Cham comme fondement de l’esclavage des Soudanais, texte qui a eu sa carrière propre loin de Marrakech.
Les partisans du règne ne sont pas sans arguments solides. Entre l’Espagne de Philippe II et l’Empire ottoman, le Maroc a gardé son indépendance vingt-cinq ans durant, ce qu’aucune autre puissance du Maghreb n’a réussi, et le makhzen y a gagné une fiscalité suivie, une armée permanente à armes à feu et une bureaucratie de secrétaires. Après la fondation de la Barbary Company anglaise en 1585, la correspondance avec Élisabeth Iʳᵉ devient régulière, et une lettre expédiée de Marrakech le 23 juin 1590 est conservée en original dans les State Papers britanniques. En 1600, Abd el-Ouahed ben Messaoud ben Mohammed Anoun, secrétaire du sultan, passe six mois à Londres pour proposer une opération commune contre l’Espagne, jusqu’aux Indes occidentales. Son portrait, peint la même année sur panneau de chêne par un artiste inconnu, appartient à l’université de Birmingham. On répète qu’il aurait inspiré Othello à Shakespeare, mais la piste est une suggestion de critiques que l’établissement conservant le tableau présente comme telle, et qu’aucune archive ne soutient.
Mourir pestiféré aux portes de Fès
La peste entre au Maroc dans les dernières années du siècle et ne le quitte plus. Les villes se vident, les récoltes manquent, et le sultan se déplace de camp en camp pour fuir la contagion. Elle le rattrape le 25 août 1603, aux abords de Fès, alors qu’il est avec son armée. García-Arenal signale la cérémonie très simple qui suivit. Il est enterré à Fès, et son corps ne rejoindra Marrakech que des années plus tard.
Ses fils se font la guerre aussitôt.
Zidan tient Marrakech, Mohammed al-Shaykh al-Ma’moun puis Abou Farès tiennent Fès, et l’appareil bâti en vingt-cinq ans se défait en moins de dix. Le pachalik de Tombouctou cesse d’obéir vers 1612. En 1696, Moulay Ismaïl fait démonter le Badî’ pour bâtir Meknès et murer l’accès aux tombeaux saadiens, qui ne réapparaissent qu’en 1917, quand un relevé aérien du Protectorat révèle un vide inexpliqué contre la mosquée de la kasbah. On y trouve la salle des Douze Colonnes, ses colonnes de marbre de Carrare et la tombe du sultan sous les dalles.
Il manque une pièce à cet inventaire. Le visage qui circule sous son nom, un homme au turban peint par Rubens, est conservé au Museum of Fine Arts de Boston sous le numéro 40,2 ; le musée le catalogue comme un prince hafside de Tunis, copié d’après un original perdu de Jan Cornelisz. Vermeyen, qui accompagnait Charles Quint à Tunis en 1535. García-Arenal l’a pourtant reproduit comme le sien en 1996, dans l’article où elle démontait sa propagande. Du sultan qu’on appelle le Doré, on a un palais démonté pierre par pierre, une tombe rouverte grâce à un avion et aucun portrait certain.
Pour aller plus loin
Le sujet croise l’union ibérique de 1580 et le sébastianisme portugais, où la disparition d’un corps royal produit un demi-siècle de faux prétendants. Il rejoint la diplomatie élisabéthaine avec les puissances musulmanes, ainsi que l’installation au Maroc des morisques expulsés d’Espagne à partir de 1609, dont une partie fera de Salé une république corsaire.
Un sultan surnommé « le Doré » a régné sur le Maroc à la fin du XVIᵉ siècle. Il s’appelle Ahmed al-Mansour, il gouverne de 1578 à 1603, et son surnom vient de l’or venu du sud du Sahara. Son règne est resté célèbre pour trois choses : une bataille gagnée contre le Portugal, un palais immense construit à Marrakech, et une armée envoyée à travers le désert pour conquérir un empire africain.
Trois rois morts le même jour
Le 4 août 1578, le roi du Portugal débarque au nord du Maroc avec environ vingt mille hommes. Il veut remettre sur le trône un prince marocain chassé par son oncle.
La bataille a lieu près d’une rivière, l’oued al-Makhazin. Elle tourne au désastre pour les Portugais. Le roi du Portugal y meurt, le prince qu’il soutenait se noie en fuyant, et le sultan marocain, déjà très malade, meurt lui aussi dans la journée. D’où le nom donné en Europe à cette journée : la bataille des Trois Rois.
Le frère du sultan mort, Ahmed, devient souverain le jour même. Il n’avait pourtant pas dirigé les combats. Les écrivains de sa cour ont ensuite raconté l’affaire en le mettant au centre, et c’est de là que vient son nom d’al-Mansour, « le Victorieux ».
Pour le Portugal, les conséquences sont lourdes. Le roi meurt sans enfant, et le roi d’Espagne prend sa couronne deux ans plus tard.
Un palais payé avec du sucre
Quelques mois après la victoire, le sultan ouvre à Marrakech le chantier d’un palais destiné aux fêtes et aux audiences. Sa cour mesure 135 mètres sur 110. Les travaux durent plus de quinze ans.
Un chroniqueur marocain, qui écrit longtemps après, raconte que le marbre venu d’Italie était payé en sucre, à poids égal. La phrase est célèbre. Elle exagère sans doute, mais elle repose sur un fait réel : le Maroc produisait alors du sucre en grande quantité, dans des usines installées au sud du pays.
Ces usines ne sont pas une légende. Un chercheur français les a retrouvées dans les années 1950, avec leurs canaux et leurs bassins. On en a fouillé plusieurs, et l’on sait comment la canne y était broyée et le jus cuit. La production s’arrête vers 1600, avant que les Antilles et le Brésil ne prennent le relais.
Une armée qui traverse le Sahara
Au sud du désert existait un grand État musulman, l’empire songhaï, maître de Tombouctou et de mines de sel très rentables. Le sultan marocain réclamait depuis longtemps le revenu de ces mines.
En 1586, il présente son projet de conquête aux savants religieux de Marrakech. Ceux-ci refusent : on n’attaque pas un pays musulman sans motif. Il attend quatre ans, puis passe outre.
L’armée quitte Marrakech à l’automne 1590, sous le commandement d’un homme né en Espagne, capturé jeune et devenu général. Elle met cent trente-cinq jours à traverser le désert. Au printemps 1591, près du fleuve Niger, elle écrase l’armée songhaï. La différence tient aux armes à feu, inconnues sur place. Les troupeaux de bœufs placés devant les lignes africaines paniquent au bruit et reculent sur leurs propres soldats.
L’empire songhaï se disloque. Les soldats marocains restent, épousent des femmes du pays, et leurs descendants gouverneront la région pendant plus de deux siècles.
Un savant déporté, une bibliothèque perdue
Le sultan reçoit un tribut en or et en captifs. C’est ce qui lui vaut son surnom. Personne ne peut dire aujourd’hui combien l’opération a rapporté au total, faute de comptes conservés.
Le prix se voit ailleurs. Un savant très réputé de Tombouctou est arrêté en 1594 et déporté à Marrakech. Sa bibliothèque de seize cents livres est dispersée, et il dira plus tard qu’elle était l’une des plus modestes de sa ville.
Reçu au palais, il trouve le sultan caché derrière un rideau, comme s’il ne devait pas être vu. Il lui fait remarquer que seul Dieu parle ainsi, de derrière un voile, et lui demande d’écarter le tissu s’il veut lui parler.
Le sultan meurt de la peste en août 1603. Ses fils se disputent aussitôt le pouvoir, et l’État qu’il avait construit s’effondre en quelques années.
Le détail des sources, la question du califat face aux Ottomans et les désaccords sur les chiffres de l’expédition sont traités dans l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Muhammad al-Saghir al-Ifrani, Nozhet-Elhâdi. Histoire de la dynastie saadienne au Maroc (1511-1670), texte arabe et traduction française par O. Houdas, Paris, Ernest Leroux, 1889, « Publications de l’École des langues orientales vivantes », IIIᵉ série, vol. III récit du chantier du Badî’ et du marbre payé en sucre, traduction p. 80 ; audience d’Ahmad Baba derrière le sitr
- Abd al-Rahman al-Sa’di, Tarikh es-Soudan, texte arabe édité et traduit par O. Houdas avec la collaboration d’Edmond Benoist, Paris, Ernest Leroux, 1898-1900 départ du corps expéditionnaire au mois de moharram 999, effectif de trois mille hommes d’armes, liste des caïds
- Abd al-Aziz al-Fishtali, Manahil al-safa, chronique du secrétaire d’Ahmed al-Mansour, édition Rabat, 1973 pressoirs à canne du Haha et du Chichaoua, bay’a rédigée pour le souverain du Bornou, datée de 990 de l’hégire (1582)
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Ali al-Tamaghruti, En-Nafhat el-miskiya fi-s-sifarat et-tourkiya. Relation d’une ambassade marocaine en Turquie, 1589-1590, traduction Henry de Castries, Paris, 1929 argumentation sur l’imamat quraychite et description des fêtes du Mawlid au Badî’
- Lettre de Moulay Ahmed al-Mansour à la reine Élisabeth Iʳᵉ, Marrakech, 19 chaabane 998 (23 juin 1590), original The National Archives, ancien Public Record Office, State Papers, Royal Letters, vol. II ; éditée dans Les Sources inédites de l’histoire du Maroc, Angleterre, série 1, tome 2
- Palais al-Badî’, Marrakech, kasbah : cour de 135 × 110 m, pisé, marbre et brique, chantier ouvert en décembre 1578 plan portugais dressé en 1585 par le père Francisco de S. Juan del Porto, plan relevé par Windus en 1727
- Tombeaux saadiens, Marrakech : salle des Douze Colonnes, chambre de 10 m de côté sur 12 m d’élévation, douze colonnes de marbre de Carrare, plafond de cèdre nécropole murée à la fin du XVIIᵉ siècle, rouverte après le relevé aérien de 1917
- Portrait d’Abd el-Ouahed ben Messaoud ben Mohammed Anoun, ambassadeur marocain auprès d’Élisabeth Iʳᵉ, 1600, huile sur panneau de chêne, artiste inconnu University of Birmingham, Research and Cultural Collections, présenté au Barber Institute of Fine Arts
- Pierre Paul Rubens, Mulay Ahmad, huile, d’après un original perdu de Jan Cornelisz. Vermeyen Museum of Fine Arts, Boston, n° 40,2, M. Theresa B. Hopkins Fund
Bibliographie
- Nabil Mouline, Le Califat imaginaire d’Ahmad al-Mansûr. Pouvoir et diplomatie au Maroc au XVIᵉ siècle, Paris, 2009, 416 p., coll. « Proche-Orient », ISBN 978-2-13-057240-4 Presses universitaires de France
- Mercedes García-Arenal, « Pouvoir sacré et mahdisme : Ahmad al-Mansûr al-Dhahabî », Al-Qantara 17 (2), 1996, p. 453-471 Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Madrid
- Mercedes García-Arenal, Ahmad al-Mansur. The Beginnings of Modern Morocco, Oxford, 2009, coll. « Makers of the Muslim World », ISBN 978-1-85168-610-0 Oneworld
- Paul Berthier, « La canne à sucre, richesse de l’ancien Maroc », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 108 (2), 1964, p. 376-386 Académie des inscriptions et belles-lettres
- Paul Berthier, Les anciennes sucreries du Maroc et leurs réseaux hydrauliques, thèse d’État, Rabat, 1966, 2 vol. université Mohammed V
- Michel Abitbol, Tombouctou et les Arma. De la conquête marocaine du Soudan nigérien en 1591 à l’hégémonie de l’Empire peul du Macina en 1833, Paris, 1979, 295 p., ISBN 978-2-7068-0770-1 G.-P. Maisonneuve et Larose
- Michel Abitbol, « Une élite soudanaise des XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles : les Arma de Tombouctou », Revue française d’histoire d’outre-mer 64 (237), 1977, p. 445-455 Société française d’histoire d’outre-mer
- Mohamed Chérif, « Les prétentions califales dans l’expédition d’Ahmed al Mansûr au Soudan (1590) », dans Michel Balard et Alain Ducellier (dir.), Le partage du monde. Échanges et colonisation dans la Méditerranée médiévale, Paris, 1998, 493 p., coll. « Byzantina Sorbonensia » 17, DOI 10,4000/books.psorbonne.81177 Publications de la Sorbonnehttps://doi.org/10.4000/books.psorbonne.81177
- Lucette Valensi, Fables de la mémoire. La glorieuse bataille des Trois Rois, Paris, 1992 Éditions du Seuil
- « The particular “rammed earth” of the Saadian sugar refinery of Chichaoua (XVIth century, Morocco) : mineralogical, chemical and mechanical characteristics », Environmental Earth Sciences, 2011, étude menée par une équipe de l’université Cadi Ayyad de Marrakech et de l’université du Sud Toulon-Var, DOI 10,1007/s12665-011-1214-6 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12665-011-1214-6
Sources en ligne
- « Palais al-Badî’a », notice de monument avec dimensions et bibliographie Qantara, Patrimoine méditerranéenhttps://www.qantara-med.org/public/show_document.php?do_id=289
- « La canne à sucre, richesse de l’ancien Maroc » Persée, Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettreshttps://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1964_num_108_2_11773
- « Une Élite soudanaise des XVIIe-XVIIIe siècles : les Arma de Tombouctou » Persée, Revue française d’histoire d’outre-merhttps://www.persee.fr/doc/outre_0300-9513_1977_num_64_237_2051
- « Le partage du monde. Les prétentions califales dans l’expédition d’Ahmed al Mansûr au Soudan (1590) » OpenEdition Books, Éditions de la Sorbonnehttps://books.openedition.org/psorbonne/81377
- « Pouvoir sacré et mahdisme : Ahmad al-Mansûr al-Dhahabî », Al-Qantara XVII-2, 1996 texte intégral déposé, revistas.csic.eshttps://pdfs.semanticscholar.org/75d6/cc93effc651a8659888a9fc567ce656caf03.pdf
- « Mulay Ahmad », notice de collection n° 40,2, avec provenance et attribution Museum of Fine Arts, Bostonhttps://collections.mfa.org/objects/32728
- « Africa, Infrastructure, and Empire in Rubens’s Portrait of Mulay Ahmad » Museum of Fine Arts, Bostonhttps://www.mfa.org/article/2023/africa-infrastructure-and-empire-in-rubenss-portrait-of-mulay-ahmad
- « Moroccan Ambassador “meets” historic predecessor on campus » University of Birminghamhttps://www.birmingham.ac.uk/news/2025/moroccan-ambassador-meets-historic-predecessor-on-campus
- « Tarikh es-Soudan. 1 », traduction d’O. Houdas, édition de 1898-1900 numérisée Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k261452
- « Les sources inédites de l’histoire du Maroc. Archives et bibliothèques d’Angleterre. Série 1, tome 2 » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5679981q
- « The particular “rammed earth” of the Saadian sugar refinery of Chichaoua (XVIth century, Morocco) » Springer Nature Link, Environmental Earth Scienceshttps://link.springer.com/article/10.1007/s12665-011-1214-6
- « Bataille d’Alcácer-Quibir (4 août 1578) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-d-alcacer-quibir/




%2C_reine_de_France_-_P2127_-_Mus%C3%A9e_Carnavalet.jpg?width=500)




.jpg?width=500)
%2C_RP-P-OB-78.784-145.jpg?width=500)
.jpg?width=500)