Le roi s’excuse de s’arrêter. Pour en dire davantage à Manuel Iᵉʳ, il lui faudrait « une main de papier », vingt-cinq feuillets selon la note de l’éditeur, et la lettre qu’il fait partir de Mbanza Kongo le 5 octobre 1514 occupe déjà les pages 15 à 39 de la réédition donnée en 2019. Son expéditeur est Afonso Iᵉʳ du Kongo. Elle raconte une guerre de succession, un incendie d’idoles, les manœuvres d’un gouverneur portugais, la conduite d’un prêtre, le chargement de deux navires. Elle se clôt sur deux formules, l’une pour le roi, qui « l’a fait » et signe, l’autre pour celui qui l’a écrite, Dom João Teixeira, un Kongolais élève des premiers missionnaires, à qui Louis Jadin, son traducteur, attribuait la plupart des lettres du roi.
Mbanza Kongo, à 570 mètres
La ville royale occupe un plateau à 570 mètres d’altitude. En l’inscrivant au patrimoine mondial le 8 juillet 2017, lors de la 41ᵉ session du Comité réunie à Cracovie, l’UNESCO en a fait le premier bien de l’Angola et y a décrit un centre organisé autour de la résidence royale, du tribunal coutumier, d’un arbre sacré et des lieux funéraires des rois, auxquels les Portugais ont ajouté des édifices de pierre bâtis selon des techniques européennes. L’organisation la range parmi les plus grands États constitués du sud du continent entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle. Ce royaume compte son temps en règnes. Le découpage européen qui nomme époque moderne la période comprise entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution ne lui correspond en rien, et le baptême d’un roi en 1491 n’y fait passer personne d’un âge à un autre.
Cette année-là, Nzinga a Nkuwu devient João. Son fils Mvemba a Nzinga devient Afonso, et c’est sous ce nom qu’il signera toute sa vie ; nous gardons Afonso plutôt qu’Alphonse, parce que c’est la forme portugaise qu’il signe. La date de son avènement flotte. Jadin retenait 1506, année où il l’emporte devant la capitale sur son frère Panzu, que les textes chrétiens disent païen, alors que le programme de recherche Global Bones de l’université de Berne fait courir son règne de 1509 à 1542. L’écart tient au fait qu’aucun document conservé ne fixe avec certitude la mort du père ni la bataille qui l’a suivie.
Le royaume adopte vite les formes écrites de son partenaire. Le 22 avril 1517, le roi fait dresser un instrumento justificativo, acte authentique destiné à faire foi, au sujet d’un coffre plein de vêtements que le roi de Portugal lui avait envoyé et qu’on lui a volé ; l’acte dort à la Torre do Tombo, à Lisbonne, dans le Corpo Cronológico, partie I, liasse 21, n° 90. Le 31 mai 1515, Afonso réclamait déjà à Manuel des maçons et des charpentiers « pera fazer huã escolla », pour faire une école. Le 25 mai 1516, le vicaire Rui de Aguiar écrit au même Manuel que le roi a des écoles où l’on enseigne la foi au peuple, phrase que le chroniqueur Damião de Góis a recueillie.
« Por ho bemaventuurado apostolo samtiaguo »
La victoire de 1506 est d’abord un texte diplomatique. En 1512, Afonso fait écrire aux seigneurs de son royaume un récit qu’António Brásio a publié en 1952 dans le premier volume des Monumenta Missionaria Africana. Les flèches pleuvent sur ses hommes, l’ennemi approche pour en venir aux sagaies et aux épées ; « bradamos nós e os nossos por ho bemaventuurado apostolo samtiaguo », nous criâmes, nous et les nôtres, le nom du bienheureux apôtre saint Jacques, et l’armée adverse tourne le dos. Plus loin, le même dossier explique que les ennemis ont fui parce qu’ils ont vu l’apôtre, une croix blanche au milieu, et une grande troupe de cavaliers en armes. Les armoiries que Manuel envoie au Kongo signifient, dit encore la lettre, la croix vue dans le ciel ; d’après Jadin, leur dessin arrive en 1512 avec Simão da Silva et Álvaro Lopes, et le récit lui-même a été envoyé à Lisbonne en plusieurs exemplaires, confirmé avant cette date par l’ambassadeur kongolais Pedro de Sousa.
La lettre de 1514 ne nomme plus saint Jacques. Elle garde la croix blanche apparue dans le ciel, qui frappe les partisans du frère au point qu’ils n’ont plus le cœur de se battre, et elle ne dit rien des cavaliers.
Ce glissement nourrit une lecture précise. José Mateus Francisco, dans la revue Temporalidades en 2021, tient les lettres de 1512 pour l’œuvre, principalement, des missionnaires portugais présents à la cour, écrites pour des lecteurs portugais et, par-delà, pour la cour pontificale, et il les qualifie de lectures sacralisées. L’argument est sérieux. Un apôtre guerrier, patron de la Reconquête, parle d’abord à Lisbonne. Il se heurte pourtant à la remarque de Jadin sur la main de Teixeira, et à la thèse que John Thornton défendait dès 1984 dans le Journal of African History, selon laquelle le Kongo, converti de son plein gré, a gardé la maîtrise de l’organisation et des finances de son Église et a pu peser sur le contenu de sa foi.
Cécile Fromont a proposé en 2017 de penser ces emprunts comme un espace de corrélation, où l’élite combine formes locales et formes étrangères. Ni l’une ni l’autre lecture ne permet de dire qui, dans la lettre de 1512, a choisi de parler de Santiago.
Une nef, une caravelle et cinq cents esclaves
La lettre de 1514 est surtout un réquisitoire. Quand Fernão de Melo, gouverneur de São Tomé, voit arriver tant de biens, écrit le roi, la convoitise s’empare de lui ; Jadin précise que tout ou partie des envois d’Afonso a été détourné par les gouverneurs de l’île ou par leurs agents. Le père Pero Fernandes prend une femme dans sa maison. Les idoles, le roi a décidé de les brûler toutes, le plus secrètement possible.
Au milieu de ces griefs, des comptes. Afonso fait remettre à deux pères et à un certain Gonçalo Roĩs mille cinq cents manilles de cuivre, ces bracelets de métal qui servent de monnaie d’échange sur la côte, et cent cinquante esclaves. Il fait partir pour le Portugal, sur la nef et la caravelle, deux de ses neveux, son fils Francisco et cinq cents esclaves répartis entre les deux navires. Le roi qui se plaindra de la traite en 1526 est, en 1514, un expéditeur d’esclaves, et ses captifs rémunèrent des prêtres ou accompagnent les jeunes princes qu’il envoie au Portugal. Jadin écrivait que l’on ne saurait sous-estimer la place de ce commerce dans les rapports entre les deux royaumes au début du XVIᵉ siècle.
Le roi demande deux médecins et un chirurgien
Les trois lettres de 1526 que l’on cite partent de Mbanza Kongo en un peu plus de trois mois, et on les lit aux pages 154 à 162 et 166 à 169 de la Correspondance éditée par Jadin. Celle du 6 juillet, écrite elle aussi par João Teixeira, est celle que l’on reproduit d’ordinaire. Les marchands, autorisés par les agents du roi de Portugal, ouvrent boutique dans le royaume et répandent tant de marchandises que des vassaux jusque-là obéissants s’en procurent davantage que le roi lui-même et cessent de lui obéir. Ils enlèvent des sujets, des enfants, des fils de nobles et de vassaux, jusqu’aux parents du roi, pour les vendre, et le pays se vide. Afonso ne demande à João III que des prêtres, quelques maîtres pour les écoles, du vin et de la farine pour le saint sacrifice, et rien d’autre ; il veut qu’il n’y ait plus dans ses royaumes ni trafic d’esclaves ni débouché pour eux. Le 25 août, le ton change de cible. Le royaume reste parfois cinq ou six mois sans messe ni sacrements, les pilotes repartent sans attendre ses lettres, et ce sont ses propres sujets qui enlèvent leurs parents, chrétiens compris, pour les vendre ; les arrêter, écrit le roi, exigerait des exécutions en masse où l’innocent mourrait pour le pécheur. Il réclame des prêtres envoyés deux par deux pour travailler avec son fils l’évêque, trois ou quatre grammairiens, cinq ou six maçons et dix charpentiers pour achever les églises, Notre-Dame-de-la-Victoire en premier. Le 18 octobre, le roi ne parle plus d’interdire. Tout Blanc qui veut acheter des esclaves devra d’abord s’adresser à trois nobles et officiers de la cour, chargés de vérifier si les captifs sont libres ; les esclaves pourront embarquer, les hommes libres seront repris. La même lettre demande deux médecins, deux apothicaires et un chirurgien, parce que les malades n’ont d’autre recours que les herbes et les rites.
Entre juillet et octobre, on passe d’une fermeture du marché à son contrôle par la cour.
La lettre de juillet a pu être sincère sans que la séquence perde son sens. Elle dit ce que le roi pouvait obtenir, et ce qu’il visait d’abord, la capture de sujets libres et la perte de sa maîtrise sur les biens venus d’Europe, deux choses qui, dans un royaume où le souverain tient ses vassaux en redistribuant, n’en font qu’une.
Des fils de nobles et de vassaux
Une lecture tenace a fait d’Afonso Iᵉʳ un adversaire déclaré de la traite atlantique. Installée par des synthèses de la fin des années 1950 et du début des années 1960, elle raconte une alliance sincère entre Lisbonne et le Kongo, ruinée par des colons avides des profits de la traite qui auraient sapé à la fois les intentions de leur roi et l’autorité du roi kongolais. L’enseignement l’a conservée. Le module que la plateforme World History Commons consacre au christianisme et à l’esclavage au Kongo présente toujours la série de lettres commencée en 1526 comme une demande de fin de la traite, et il en compte vingt-quatre adressées à João III, quand Thornton n’en retient que vingt-deux pour toute la correspondance du roi.
Cette lecture a pour elle la phrase de juillet, qui est sans condition, la description d’un pays qui se dépeuple, les détournements de São Tomé que Jadin documente, et la ténacité d’un roi qui revient trois fois à la charge en un peu plus de trois mois. Thornton la qualifiait pourtant de mythe dès 1981, dans la revue History in Africa. Linda Heywood a précisé en 2009 ce que les rois du Kongo défendaient. Les premiers d’entre eux, montre-t-elle, distinguaient nettement les captifs nés hors du royaume, qu’on pouvait asservir et vendre outre-mer, des Kongolais nés libres, que la règle protégeait ; la distinction s’est effacée plus tard, quand les guerres internes ont redéfini qui pouvait être asservi. Les lettres de 1526 parlent ce langage, avec leurs fils de nobles et leurs parents du roi, et le contrôle d’octobre ne vérifie rien d’autre que la liberté de naissance. Le roi João, rapporte Jadin, lui a répondu qu’il était impossible de revenir en arrière, l’exportation de la main-d’œuvre étant presque le seul article que le Kongo pût échanger. Dès 1968, Randles avait décrit, dans L’Ancien Royaume du Congo, un contact et une interpénétration limitée entre deux sociétés ; les lettres de 1526 en montrent la limite exacte, à l’endroit où le roi cesse de contrôler qui part.
Un évêque d’Utique
Le fils dont parle la lettre d’août s’appelle Henrique. Né vers 1495 à Mbanza Nsundi, envoyé à Lisbonne en 1506 pour y étudier, il figure dans l’ambassade kongolaise de 1513 à Rome. Le consistoire du 5 mai 1518 le nomme évêque titulaire d’Utique, d’après la notice que Mgr Jean Cuvelier lui a consacrée dans la Biographie coloniale belge ; Jadin écrit que Léon X l’avait promu, à vingt-trois ans, évêque auxiliaire de Funchal, à Madère, ce qui peut désigner la même charge vue de deux côtés. Il rentre au Kongo en 1521. Sa mort n’est pas datée, probablement à la fin de 1530 selon Jadin, avant 1534 selon Cuvelier.
On mesure mal ce que pensait le roi en dehors de ce qu’il dictait pour Lisbonne. Jadin le disait sans détour, il n’existe plus aucun dépôt d’anciennes archives du Congo, et l’on doit se contenter des minutes ou copies restées au Portugal ; on lit donc ce que la chancellerie portugaise a jugé bon de garder, et l’on ne lit pas les registres que la cour de Mbanza Kongo a pu tenir. Les copies ont leurs propres trous, et Rome les siens. En 1539, Afonso décide d’envoyer une ambassade au pape, dont Jadin ne trouvait aucun écho de l’arrivée ni du séjour dans la ville. Jadin lui-même n’a pas vu paraître son livre, mort en 1972, deux ans avant que l’Académie royale des sciences d’outre-mer publie la Correspondance avec Mireille Dicorato. La traduction anglaise que Luís Madureira a donnée pour la biographie de Thornton y relève des sens manqués jusque-là, sur la souveraineté du royaume surtout, et l’artiste Sammy Baloji a réimprimé en 2019 la lettre de 1514 dans la version de Jadin.
C’est de cette lettre que vient la formule par laquelle João Teixeira signe son travail, le 5 octobre 1514, en se disant serviteur « du très patient, très affligé prince-roi du royaume du Congo », deux épithètes glissées dans la formule du secrétaire, à la place où l’on attendait seulement son nom, sous les yeux de Manuel Iᵉʳ.
Pour aller plus loin
Ces lettres croisent les débuts de la traite atlantique et, plus tard, Gorée et Ouidah, puis le commerce triangulaire. Henri le Navigateur et Vasco de Gama cadrent l’expansion portugaise ; le traité de Tordesillas partage l’Atlantique. Un siècle après Afonso, Njinga, la reine d’Angola qui tint tête aux Portugais, négocie à son tour avec Luanda.
Au début du XVIᵉ siècle, le Kongo est un grand royaume d’Afrique centrale, dont la capitale, Mbanza Kongo, se trouve aujourd’hui en Angola. Son roi, Afonso Iᵉʳ, a été baptisé et écrit régulièrement aux rois du Portugal. On a souvent fait de lui un roi qui voulait arrêter la traite des esclaves. Ses lettres, lues dans l’ordre où elles ont été envoyées, racontent une histoire plus compliquée.
Un roi qui fait écrire
Le roi signe ses lettres, mais il ne les rédige pas seul. La plupart sont écrites par un secrétaire, João Teixeira, un Kongolais qui a été l’élève des premiers missionnaires portugais. Certaines lettres font une dizaine de pages, d’autres quelques lignes.
Aucune archive du royaume du Kongo n’a survécu. On ne connaît ces lettres que par ce qui a été gardé au Portugal, chez ceux qui les recevaient. L’historien John Thornton en compte vingt-deux.
Le royaume adopte vite les habitudes écrites des Portugais. En 1515, le roi demande des maçons et des charpentiers pour bâtir une école. En 1517, il fait rédiger un acte officiel à propos d’un coffre de vêtements, cadeau du roi de Portugal, qu’on lui a volé. Ce document est toujours conservé aux archives de Lisbonne.
Une victoire racontée deux fois
Afonso devient roi après avoir battu son frère devant la capitale. La date de cette victoire n’est pas sûre : 1506 selon l’éditeur de ses lettres, 1509 selon d’autres chercheurs.
En 1512, une lettre raconte la bataille. Les soldats d’Afonso appellent à l’aide l’apôtre saint Jacques, et l’ennemi s’enfuit. Plus loin, on lit que les adversaires ont vu le saint, une croix blanche et une troupe de cavaliers. Le roi du Portugal envoie au Kongo des armoiries qui rappellent cette croix.
Deux ans plus tard, une autre lettre ne parle plus du saint ni des cavaliers. Il n’y est question que d’une croix blanche apparue dans le ciel.
Un historien pense que les lettres de 1512 ont surtout été écrites par des missionnaires portugais, pour des lecteurs de Lisbonne et de Rome. D’autres rappellent que le Kongo a choisi lui-même de se convertir et qu’il a gardé la direction de son Église.
Cinq cents esclaves en 1514
La longue lettre de 1514 se plaint du gouverneur portugais de l’île de São Tomé, qui détourne les envois du roi, et d’un prêtre qui a pris une femme chez lui. Elle raconte aussi que le roi a fait brûler en secret les idoles.
Le même texte montre que le roi expédie lui-même des esclaves. Il en donne cent cinquante à des prêtres, avec mille cinq cents bracelets de cuivre qui servent de monnaie. Il fait partir pour le Portugal son fils, deux neveux et cinq cents esclaves, sur deux navires.
La lettre s’arrête parce que, pour en dire plus, il faudrait au roi « une main de papier », c’est-à-dire vingt-cinq feuilles.
Trois lettres en 1526
En juillet 1526, Afonso écrit au roi João III. Les marchands portugais vendent tant de marchandises que certains seigneurs en obtiennent plus que lui et cessent de lui obéir. Ils enlèvent des gens libres, même des fils de nobles et des parents du roi, et le pays se vide. Le roi ne veut plus recevoir que des prêtres, des maîtres d’école, du vin et de la farine pour la messe. Il demande qu’il n’y ait plus de commerce d’esclaves dans ses royaumes.
En août, il écrit que ses propres sujets enlèvent aussi leurs parents pour les vendre, et que la messe manque parfois pendant cinq ou six mois.
En octobre, il ne parle plus d’interdire. Tout acheteur devra passer devant trois nobles de la cour, qui vérifieront si la personne vendue est esclave ou libre. Les personnes libres seront reprises. Le roi réclame aussi deux médecins, deux apothicaires et un chirurgien.
Protéger les sujets nés libres
Pendant longtemps, on a présenté Afonso comme un adversaire de toute traite, trahi par des colons portugais. Des historiens ont corrigé cette image. Linda Heywood a montré que les premiers rois du Kongo distinguaient les captifs venus d’ailleurs, que l’on pouvait vendre, et les Kongolais nés libres, qu’il fallait protéger. Les lettres de 1526 défendent ces derniers.
D’après l’éditeur des lettres, le roi du Portugal a répondu qu’il était impossible de revenir en arrière, car les esclaves étaient presque la seule chose que le Kongo pouvait échanger.
Le fils d’Afonso, Henrique, avait été envoyé étudier à Lisbonne. Rome l’a nommé évêque en 1518, et il est rentré au Kongo en 1521. On ne sait pas exactement quand il est mort.
Le récit de la bataille dans les lettres de 1512, le détail des envois de 1514 et le débat entre historiens sur la traite occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Afonso Iᵉʳ, lettre à Manuel Iᵉʳ, Mbanza Kongo, 5 octobre 1514, écrite par João Teixeira : victoire sur Panzu et croix blanche, incendie des idoles, plaintes contre Fernão de Melo et le père Pero Fernandes, remise de 1 500 manilles et 150 esclaves, envoi de 500 esclaves sur une nef et une caravelle, excuse de la « main de papier » traduction L. Jadin et M. Dicorato (1974), reproduite dans S. Baloji, Congos, fragments d’une histoire (2019), p. 15-39 ; original à l’Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Lisbonne, cote [À VÉRIFIER]
- Afonso Iᵉʳ, lettres de 1512 aux seigneurs du royaume sur la victoire de Mbanza Kongo, invocation de saint Jacques, croix blanche et cavaliers, signification des armoiries éd. António Brásio, Monumenta Missionaria Africana. África ocidental, vol. I, Lisbonne, Agência Geral do Ultramar, 1952, p. 256-269 (passages p. 257, 264 et 268), cités d’après J. M. Francisco (2021)
- Afonso Iᵉʳ, lettre à Manuel Iᵉʳ, 31 mai 1515, demande de maçons et de charpentiers « pera fazer huã escolla » éd. A. Brásio, Monumenta Missionaria Africana, vol. I, 1952, p. 338, cité d’après J. M. Francisco (2021)
Voir les 32 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Rui de Aguiar, lettre à Manuel Iᵉʳ, 25 mai 1516, sur les écoles du roi, recueillie par Damião de Góis éd. A. Brásio, Monumenta Missionaria Africana, vol. I, 1952, p. 362, citée d’après J. M. Francisco (2021)
- « Instrumento justificativo que mandou tirar o rei do Congo », 22 avril 1517, au sujet d’un coffre de vêtements envoyé par le roi de Portugal et volé Arquivo Nacional da Torre do Tombo, Lisbonne, Corpo Cronológico, parte I, maço 21, n.º 90, PT/TT/CC/1/21/90
- Consistoire du 5 mai 1518 nommant Henrique, fils d’Afonso Iᵉʳ, évêque titulaire d’Utique registres consistoriaux de l’Archivio Apostolico Vaticano, cités par J. Cuvelier, Biographie coloniale belge, t. II, 1951, col. 471
- Afonso Iᵉʳ, lettre à João III, Mbanza Kongo, 6 juillet 1526, écrite par João Teixeira : marchands, vassaux désobéissants, enlèvements de sujets libres, refus de tout trafic d’esclaves, demande de prêtres, de maîtres d’école, de vin et de farine éd. L. Jadin et M. Dicorato, Correspondance de Dom Afonso, 1974, p. 154-162 et 166-169 pour l’ensemble des lettres de 1526
- Afonso Iᵉʳ, lettre à João III, Mbanza Kongo, 25 août 1526 : absence de messes, pilotes, enlèvements par des sujets kongolais, demande de prêtres, de grammairiens, de maçons et de charpentiers même édition
- Afonso Iᵉʳ, lettre à João III, Mbanza Kongo, 18 octobre 1526 : contrôle des ventes par trois nobles et officiers de la cour, demande de deux médecins, deux apothicaires et un chirurgien même édition
- Mbanza Kongo, vestiges de la capitale de l’ancien royaume du Kongo, Angola, plateau à 570 mètres patrimoine mondial de l’UNESCO, bien n° 1511, inscrit le 8 juillet 2017
Bibliographie
- Louis Jadin et Mireille Dicorato, Correspondance de Dom Afonso, roi du Congo, 1506-1543, Bruxelles, 1974 Académie royale des sciences d’outre-mer
- W. G. L. Randles, L’Ancien Royaume du Congo des origines à la fin du XIXᵉ siècle, Paris et La Haye, 1968, 275 p. ; réimpression, Paris, 2002 Mouton ; Éditions de l’EHESS
- Jean Cuvelier, « Henrique », Biographie coloniale belge, t. II, Bruxelles, 1951, col. 471 Institut royal colonial belge
- Sammy Baloji, Congos, fragments d’une histoire, avec l’introduction de Louis Jadin et la lettre du 5 octobre 1514, Cherbourg, 2019 Le Point du Jour et Twenty Nine Studio
- José Mateus Francisco, « Política e religião no reino do Congo (séculos XV-XVI) : dom Afonso I o rei “convertido” », Temporalidades 13 (1), 2021, p. 316-335 Universidade Federal de Minas Gerais
- John K. Thornton, Afonso I Mvemba a Nzinga, King of Kongo. His Life and Correspondence, Indianapolis, 2023, XVII-261 p., ISBN 978-1-64792-139-2 Hackett Publishing Company
- John Thornton, « Early Kongo-Portuguese Relations : A New Interpretation », History in Africa 8, 1981, p. 183-204, DOI 10,2307/3171515 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.2307/3171515
- John Thornton, « The Development of an African Catholic Church in the Kingdom of Kongo, 1491-1750 », The Journal of African History 25 (2), 1984, p. 147-167, DOI 10,1017/S0021853700022830 The Journal of African Historyhttps://doi.org/10.1017/S0021853700022830
- Linda M. Heywood, « Slavery and Its Transformation in the Kingdom of Kongo : 1491-1800 », The Journal of African History 50 (1), 2009, p. 1-22, DOI 10,1017/S0021853709004228 The Journal of African Historyhttps://doi.org/10.1017/S0021853709004228
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Sources en ligne
- « Instrumento justificativo que mandou tirar o rei do Congo… », notice PT/TT/CC/1/21/90 DigitArq, Arquivo Nacional da Torre do Tombohttps://digitarq.arquivos.pt/details?id=3769844
- « Three sites in Angola, Eritrea and South Africa added to UNESCO’s World Heritage List », 8 juillet 2017 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/news/1687
- « Henrique », notice de J. Cuvelier Académie royale des sciences d’outre-merhttps://www.kaowarsom.be/documents/bbom/Tome_II/Henrique.pdf
- « Jadin, Louis Julien Joseph Ghislain », notice d’A. Rubbens, Biographie belge d’outre-mer, t. VII-B, 1977 Académie royale des sciences d’outre-merhttps://www.kaowarsom.be/documents/bbom/Tome_VIIb/Jadin.Louis_Julien_Joseph_Ghislain.pdf
- « Sammy Baloji, Congos, fragments d’une histoire », livret PDF Académie de France à Rome, Villa Médicishttps://admin.villamedici.it/wp-content/uploads/2020/07/sammy-baloji-congos-fragments_fr.pdf
- « The King of the Congo Writes to the King of Portugal », traduction anglaise des lettres de 1526 d’après Jadin et Dicorato Macmillan Learning, Reading the American Pasthttps://digfir-published.macmillanusa.com/rap2016/rap2016_ch2_2.html
- « Prof John Thornton Publishes Book with Hackett » Boston University, Department of Historyhttps://www.bu.edu/history/2023/11/21/prof-john-thornton-publishes-book-with-hackett/
- « Afonso I Mvemba a Nzinga, King of Kongo : Luís Madureira translates for biography » African Studies Program, University of Wisconsin-Madisonhttps://africa.wisc.edu/2023/11/27/afonso-i-mvemba-a-nzinga-king-of-kongo-luis-madureira-translates-for-biography/
- « Excerpt of letter from Nzinga Mbemba to Portuguese King João III » World History Commonshttps://worldhistorycommons.org/node/2382
- « Project : RP1 : West-Central Africa (Kingdom of Kongo) » Global Bones, Universität Bernhttps://globo.unibe.ch/project/rp1_west_central_africa_kingdom_of_kongo/index_eng.html
- « Política e religião no reino do Congo (séculos XV-XVI) : dom Afonso I o rei “convertido” » Temporalidades, Universidade Federal de Minas Geraishttps://periodicos.ufmg.br/index.php/temporalidades/article/download/32699/27749/102628
- « Early Kongo-Portuguese Relations : A New Interpretation » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/early-kongoportuguese-relations-a-new-interpretation/C95718D26B637EED40EA095DC4A1D69F
- « The Development of an African Catholic Church in the Kingdom of Kongo, 1491-1750 » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-african-history/article/development-of-an-african-catholic-church-in-the-kingdom-of-kongo-149117501/2FB5AD22282AF36704DE49E593623693
- « Slavery and Its Transformation in the Kingdom of Kongo : 1491-1800 » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-african-history/article/abs/slavery-and-its-transformation-in-the-kingdom-of-kongo-14911800/C13C2D3671AA721632D91B2F86B2A325
- « Foreign Cloth, Local Habits : Clothing, Regalia, and the Art of Conversion in the Early Modern Kingdom of Kongo » Anais do Museu Paulista, Universidade de São Paulohttps://revistas.usp.br/anaismp/article/view/139689

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