Le journal des Communes n’a gardé de février 1559 que des mentions sèches, et la future reine vierge y fait pourtant sa première apparition. Le 6, les députés décident d’envoyer une délégation « prier Son Altesse de se marier ». Le 10, le Speaker Thomas Gargrave leur rapporte la réponse d’Élisabeth Iʳᵉ, dont le registre ne retient qu’une grande « contentation » de la Chambre. Le 15, la même assemblée réclame aux Lords une conférence sur l’autorité de la personne qu’il plaira à la reine de prendre pour mari. Trente députés et douze lords se retrouvent le lendemain, sans que rien de leurs échanges soit consigné.
La pierre de marbre a plusieurs auteurs
Lue le 10 février (ancien style, comme toutes les dates anglaises citées ici, l’Angleterre gardant le calendrier julien jusqu’en 1752 ; l’année est comptée à partir du 1er janvier), la réponse existe en plusieurs états, qui ne concordent pas. Le plus cité a été imprimé à Londres en 1682, à la page 46 des Journals of all the Parliaments during the Reign of Queen Elizabeth compilés par Simonds D’Ewes. Élisabeth y déclare avoir choisi, dès ses premières années de discernement, le genre de vie où elle se trouve encore, qui l’a jusqu’ici contentée et qu’elle espère agréable à Dieu. Si elle se marie, ce sera avec un homme aussi soucieux du royaume qu’elle-même ; sinon, Dieu pourvoira à un héritier, peut-être plus utile au pays qu’une descendance qui pourrait mal tourner. La conclusion est la phrase que les manuels recopient depuis, selon laquelle il lui suffira qu’une pierre de marbre déclare qu’une reine, ayant régné tant de temps, a vécu et est morte vierge. Une autre relation, publiée par T. E. Hartley dans les Proceedings in the Parliaments of Elizabeth I, sonne plus sec. La reine y reçoit la requête « en bonne part » parce qu’elle ne fixe ni lieu ni personne, rappelle aux députés qu’il ne leur appartient pas de plier son amour à leurs goûts ni sa volonté à leurs fantaisies, et leur enjoint de s’ôter l’affaire de la tête.
Le geste le plus souvent raconté vient d’un troisième texte, les Annales de William Camden, publiées en latin à Londres en 1615. La reine y montre l’anneau de son couronnement, preuve qu’elle a déjà un mari, le royaume d’Angleterre. Leah Marcus, Janel Mueller et Mary Beth Rose impriment les deux récits à la suite dans les Collected Works, en 2000. Or Camden écrivait sous Jacques Iᵉʳ. En 2023, ses brouillons de la British Library ont été lus à la lumière transmise pour la thèse d’Helena Rutkowska, et sous des papiers collés sont apparus des passages réécrits pour ménager le nouveau roi, dont la scène où la mourante désigne Jacques pour successeur. Rien ne prouve que l’anneau relève de la même retouche, mais la scène nous arrive par un historien qui remaniait son texte douze ans après la mort de la reine.
Une préférence énoncée à vingt-cinq ans n’engage pas un règne, et le Parlement l’a lue ainsi.
« Je me marierai dès que je le pourrai commodément »
Le 8 septembre 1560, Amy Robsart, épouse de Robert Dudley, meurt d’une chute dans un escalier en Oxfordshire. L’enquête conclut à l’accident, la rumeur accuse le favori, et Mary Hill Cole estime que le scandale suffit à écarter ce mariage. En 1564, la reine le fait comte de Leicester pour le proposer à Marie Stuart. Ses portraits partent vers les cours étrangères en 1567, entre 1571 et 1574, puis entre 1578 et 1581, au rythme des négociations matrimoniales, selon le relevé de John N. King.
Le 5 novembre 1566, soixante lords et députés viennent la presser sur la succession. Elle a trente-trois ans. Le texte conservé aux Archives nationales britanniques (SP 12/41/5, f. 8), probablement consigné après coup, garde la violence de la réponse, où les pétitionnaires deviennent des poulains sans bride qu’aucun mors royal n’a dressés. Une autre relation du même discours, que cite Mary Hill Cole, lui prête la promesse la plus nette du règne. Elle se mariera dès qu’elle le pourra commodément, si Dieu ne lui enlève pas celui qu’elle entend épouser, et elle espère avoir des enfants, faute de quoi elle ne se marierait pas du tout.
En 1572, Nicholas Hilliard peint sur vélin la plus ancienne miniature connue de la reine, un ovale de 51 millimètres sur 48 (National Portrait Gallery, NPG 108). Susan Doran y lit la chasteté d’une femme à marier, liée aux pourparlers avec un duc d’Anjou ; la notice du musée nomme François d’Alençon, âgé de dix-sept ans.
En 1576, la reine retourne l’argument. Fût-elle une laitière, le seau au bras, elle ne quitterait pas son état de fille pour épouser le plus grand monarque. Deux ans plus tard, elle ouvre pourtant avec la France une négociation qui occupera le Conseil jusqu’en 1581.
Le « gouffre béant » de John Stubbs
Le prétendant est François, duc d’Alençon puis d’Anjou, frère d’Henri III, que la reine surnomme sa grenouille. En août 1579 paraît à Londres, chez Hugh Singleton, The Discoverie of a Gaping Gulf whereinto England is like to be swallowed by another French mariage, où l’Angleterre risque d’être engloutie par un autre mariage français. John Stubbs y attaque le projet sans ménagement devant une reine de quarante-cinq ans.
La riposte est rapide. Le 27 septembre, une proclamation royale ordonne que le livre soit détruit devant un officier public ; elle le qualifie de libelle séditieux et, dans le même texte, défend « Monsieur » et justifie le mariage. Le 30 octobre, Stubbs, Singleton et le diffuseur William Page sont jugés en vertu d’une loi du règne de Marie contre les écrits séditieux. Singleton est gracié, Stubbs et Page ont la main droite tranchée au début de novembre, le 3 selon la date la plus souvent donnée, le 4 selon l’étude de Cyndia Clegg sur la censure élisabéthaine.
L’épisode dérange la légende. En 1579, le gouvernement d’Élisabeth défend publiquement un mariage, et c’est l’adversaire de ce mariage qui y perd une main. Les pourparlers s’éteignent entre 1581 et 1582, dernière perspective de mariage du règne selon Mary Hill Cole.
Tuccia
Un ustensile de cuisine entre alors dans les mains de la reine. Entre 1579 et 1583, huit portraits environ, selon Susan Doran, la montrent tenant un tamis. L’objet renvoie à Tuccia, vestale accusée d’impudicité, qui prouva sa chasteté en portant l’eau du Tibre jusqu’au temple de Vesta dans un tamis, sans en perdre une goutte. Pétrarque la célèbre dans le Triomphe de la Chasteté, et plusieurs tableaux portent un vers de son Triomphe de l’Amour, « Stancho riposo & riposato affano ».
Le plus ancien, attribué à George Gower, est à la Folger Shakespeare Library de Washington, et le vers y est suivi d’une date peinte, 1579. Le tamis d’or est attaché au corsage par un cordon ; son bord porte une devise italienne sur le bon grain qui tombe à terre pendant que le mauvais reste en selle. Un tamis sert d’abord à trier, et l’on pouvait y lire le discernement d’une souveraine autant que sa virginité. La notice en ligne de la bibliothèque situe ces portraits après l’abandon des négociations, ce que le millésime peint sur la toile contredit. Gower sera nommé peintre sergent de la reine le 5 juillet 1581, et aucune image d’Élisabeth ne lui est attribuée de son vivant.
Le tableau de Sienne, peint en 1583 par l’Anversois Quentin Metsys le Jeune, toile de 124 centimètres sur 92 conservée à la Pinacoteca Nazionale, montre la reine debout, le tamis à la main. À côté d’elle, une colonne porte des médaillons de l’histoire de Didon et d’Énée ; un globe lumineux, daté de 1583, montre des navires quittant l’Angleterre pour le Nouveau Monde. Parmi les courtisans du fond, l’un arbore sur sa manche la biche blanche de Christopher Hatton.
Susan Doran en tire une lecture serrée. Hatton compte parmi les adversaires résolus du mariage d’Anjou ; Énée quitte Didon pour fonder un empire, comme la reine renonce au mari pour les navires du globe. Le tableau célébrerait un conseil victorieux donné contre le mariage, et Doran étend avec prudence cette hostilité oblique à toute la série. Cette lecture convainc davantage que l’éloge générique du discernement, parce que le commanditaire, le motif et la date vont dans le même sens. Elle oblige à relire le tamis de 1579, peint l’année où le Conseil défendait l’union française, comme une image probablement destinée à ceux qui la combattaient.
Et si les ministres avaient inventé la vierge ?
Longtemps, on a cru que la reine avait elle-même fabriqué le culte de sa virginité pour signifier qu’elle ne se marierait pas. En 1990, dans la Renaissance Quarterly, John N. King date autrement ce culte. Relisant textes et œuvres dans l’ordre, il place le passage de la vierge nubile à la vierge perpétuelle entre 1579 et 1583. Susan Doran va plus loin. Dans Monarchy and Matrimony, en 1996, elle soutient que ce culte fut inventé par les ministres et que le célibat fut imposé à la reine par la nécessité politique ; en 2003, elle ajoute que la reine a rarement conçu ses propres images. La reine laisse à ses courtisans la dépense des tableaux, dont quelque 135 originaux subsistent, et son visage n’illustre qu’environ vingt-cinq des plus de cent cinquante livres qui lui furent dédiés. Le Conseil privé ordonne bien, en juillet 1596, de faire disparaître les portraits jugés inconvenants, mais aucun bureau ne fabrique l’image officielle.
Le camp adverse garde pourtant du solide. Paul Hunneyball, de la History of Parliament, observe que la reine a dit son intention dès 1559 et que la faute revenait à un auditoire incapable de l’entendre. La phrase de la pierre de marbre figure dans le texte anglais de D’Ewes, sans le secours de Camden, et la laitière de 1576 parle la même langue. Michel Duchein posait en 1992 l’alternative dans les termes mêmes de l’époque, entre la reine vierge qu’elle aimait à se dire et la débauchée hypocrite que décrivaient ses ennemis, ce qui rappelle que la virginité fut un terrain de combat avant de devenir une icône.
Les deux lectures se rejoignent sur un point daté. En 1559, Élisabeth énonce une préférence ; entre 1566 et 1581, elle traite en souveraine à marier ; après 1581, la virginité devient la seule issue et les peintres en font un programme. À la fin des années 1590, Alexander Dickson, depuis l’Écosse, pouvait encore la sommer de nommer un successeur pour réparer le tort que sa profession de vie virginale avait fait au royaume.
Cent trente-cinq tableaux, aucun ordre écrit
Aucun document connu ne consigne une décision de la reine de ne pas se marier. La pétition de 1559 est perdue, la réponse n’est connue que par des relations recopiées, et la scène de l’anneau dépend d’un auteur qui retouchait ses pages. Ses raisons intimes restent conjecturales, faute d’un témoignage de sa main hors des discours publics. Pour la plupart des tableaux au tamis, le commanditaire est inconnu, et celui de Sienne n’est rattaché à Hatton que par un emblème sur une manche.
À Washington, la toile de la Folger montre l’affaire sans commentaire. Le tamis d’or pend au corsage par son cordon. En haut à droite, les armes royales portent la devise Semper eadem, toujours la même, et au-dessous on lit le vers de Pétrarque et le millésime 1579, peint l’année où le Conseil défendait le mariage français et où John Stubbs perdait la main droite pour l’avoir combattu.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’exécution de Marie Stuart à Fotheringhay en 1587, qui laisse ouverte la question de la succession, et l’Armada de 1588, après laquelle le portrait de la reine devient une image de guerre. Il rejoint aussi l’histoire de Roanoke, la colonie anglaise des années 1580 dont la terre reçut le nom de Virginie en l’honneur de la souveraine.
Élisabeth Iʳᵉ, reine d’Angleterre de 1558 à 1603, ne s’est jamais mariée. On l’appelle depuis longtemps la reine vierge, et l’on raconte qu’elle aurait choisi très tôt de rester seule pour mieux gouverner. Les documents de son règne racontent une histoire plus hésitante, où la reine refuse, promet, négocie, puis laisse d’autres fabriquer son image.
Une réponse connue par plusieurs copies
Au début de 1559, les députés de la Chambre des communes lui demandent de se marier. Elle a vingt-cinq ans. Sa réponse est lue devant eux par le président de la Chambre.
Le texte le plus connu de cette réponse a été imprimé bien plus tard, en 1682. La reine y explique qu’elle préfère la vie qu’elle mène et qu’il lui suffira, à sa mort, qu’une pierre de marbre dise qu’elle a vécu et est morte vierge. Une autre copie la montre plus sèche, rappelant aux députés qu’ils n’ont pas à décider à sa place.
La scène la plus célèbre, celle où elle montre l’anneau de son couronnement en disant qu’elle a déjà épousé le royaume, vient d’un historien, William Camden, qui l’a publiée en 1615, douze ans après la mort de la reine. On sait aujourd’hui que Camden retouchait ses brouillons pour plaire au roi suivant.
Les députés, eux, n’ont pas pris la réponse au sérieux. Quelques jours plus tard, ils discutaient déjà des pouvoirs du futur mari.
Une reine qui promet de se marier
Pendant les années suivantes, la reine se comporte en femme à marier. Ses portraits sont envoyés dans les cours étrangères au rythme des négociations. En 1566, devant soixante représentants du Parlement, elle promet même de se marier dès qu’elle le pourra et dit espérer avoir des enfants.
Dix ans plus tard, elle affirme au contraire qu’elle ne quitterait pas son état de fille, même pour le plus grand monarque. À la fin des années 1570, elle ouvre pourtant une longue négociation avec un prince français, le frère du roi de France, qu’elle surnomme sa grenouille.
Ce projet a ses adversaires en Angleterre. En 1579, un auteur, John Stubbs, publie un petit livre contre ce mariage. Le gouvernement fait détruire le livre et défend publiquement le projet. Stubbs et le diffuseur du livre ont la main droite coupée. Les discussions avec le prince français s’arrêtent pourtant deux ou trois ans plus tard, et ce sera le dernier projet de mariage de la reine.
Le tamis de la vestale
C’est à ce moment qu’un objet étrange apparaît dans ses portraits, un tamis de cuisine. Il rappelle une vieille histoire romaine, celle d’une prêtresse accusée d’avoir perdu sa pureté, qui prouva son innocence en transportant de l’eau dans un tamis sans en renverser une goutte.
Le plus ancien de ces portraits, daté de 1579, est aujourd’hui dans une bibliothèque de Washington. Un autre, peint en 1583, se trouve dans un musée de Sienne, en Italie. On y reconnaît dans le fond l’emblème d’un courtisan, Christopher Hatton, qui avait combattu le mariage français. Une historienne, Susan Doran, pense que ces tableaux servaient justement à dire que la reine ne devait pas se marier.
Une image fabriquée par d’autres ?
Pendant longtemps, on a cru que la reine avait elle-même inventé son image de vierge. Les historiens ont revu cette idée. Pour certains, cette image ne s’impose qu’au moment du dernier projet de mariage, entre 1579 et 1583. Pour Susan Doran, ce sont surtout ses ministres et ses courtisans qui l’ont construite, car ce sont eux qui payaient la plupart des portraits.
D’autres rappellent que la reine avait annoncé son choix dès 1559, et que les députés refusaient simplement de l’entendre. Aucun document ne montre la reine décidant, un jour précis, de ne jamais se marier. Ses raisons profondes restent inconnues.
Les différentes versions du discours de 1559, le détail des portraits au tamis et le débat entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Journals of the House of Commons, t. I, p. 54, entrées de février 1559 (a. s.) : décision de demander à la reine de se marier, « contentation » de la Chambre après sa réponse, demande de conférence avec les Lords sur l’autorité du futur époux registre de la Chambre des communes tenu par le greffier John Seymour
- Réponse d’Élisabeth Iʳᵉ à la requête des Communes, lue le 10 février 1559 (a. s.) par le Speaker Thomas Gargrave, version contenant la phrase de la pierre de marbre Simonds D’Ewes, The Journals of all the Parliaments during the Reign of Queen Elizabeth, Londres, 1682, p. 46
- Même réponse, relation distincte (« drawe my love to your lykinges », « cleane out of your heades ») T. E. Hartley (éd.), Proceedings in the Parliaments of Elizabeth I, t. I, p. 44-45
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Sources primaires (suite)
- William Camden, Annales rerum Anglicarum et Hibernicarum regnante Elizabetha, Londres, 1615, récit de la réponse de 1559 avec l’anneau de couronnement
- Discours d’Élisabeth Iʳᵉ à une délégation de soixante lords et députés, 5 novembre 1566, texte probablement consigné après coup The National Archives, Kew, SP 12/41/5, f. 8
- Relation du même discours du 5 novembre 1566 contenant la promesse de mariage, et déclaration de 1576 sur la laitière, cités par Mary Hill Cole d’après l’édition des Collected Works Encyclopedia Virginia
- Nicholas Hilliard, Queen Elizabeth I, miniature, aquarelle sur vélin, 1572, ovale de 51 × 48 mm, plus ancienne miniature connue de la reine National Portrait Gallery, Londres, NPG 108
- John Stubbs, The Discoverie of a Gaping Gulf whereinto England is like to be swallowed by another French mariage, Londres, Hugh Singleton, août 1579
- Proclamation royale du 27 septembre 1579 ordonnant la destruction publique du Gaping Gulf et défendant le projet de mariage avec « Monsieur » texte analysé par Cyndia Susan Clegg
- Portrait d’Élisabeth Iʳᵉ au tamis, dit « Plimpton », attribué à George Gower, inscription datée 1579, tamis d’or attaché au corsage, devise Semper eadem sur les armes royales Folger Shakespeare Library, Washington, notice de catalogue 128729
- Quentin Metsys le Jeune, Elizabeth I (« The Sieve Portrait »), 1583, huile sur toile, 124 × 92 cm Pinacoteca Nazionale, Sienne
- Ordre du Conseil privé de juillet 1596 visant les portraits non autorisés et « inconvenants » de la reine Acts of the Privy Council 1596-1597, p. 69
- Alexander Dickson, texte manuscrit pressant la reine de nommer un successeur, fin des années 1590 National Library of Scotland, Édimbourg, Advocates MS 31,4.8, f. 9v-10
Bibliographie
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- John N. King, « Queen Elizabeth I : Representations of the Virgin Queen », Renaissance Quarterly 43 (1), 1990, p. 30-74, DOI 10,2307/2861792 Renaissance Society of Americahttps://doi.org/10.2307/2861792
- Leah S. Marcus, Janel Mueller et Mary Beth Rose (éd.), Elizabeth I : Collected Works, Chicago, 2000 University of Chicago Press
- Michel Duchein, Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre. Le pouvoir et la séduction, Paris, 1992, 885 p., ISBN 2-213-02840-0 Fayard
- Cyndia Susan Clegg, Press Censorship in Elizabethan England, Cambridge, 1997, chap. 6, « John Stubbs’s The Discovery of a Gaping Gulf and realpolitik » Cambridge University Press
Sources en ligne
- « Elizabeth I, the ‘estate of marriage’, and the 1559 Parliament », Paul Hunneyball, 23 mars 2021 The History of Parliamenthttps://historyofparliament.com/2021/03/23/elizabeth-i-the-estate-of-marriage-and-the-1559-parliament/
- « 1559 », notice du premier Parlement d’Élisabeth Iʳᵉ par Rosemary Sgroi History of Parliament Onlinehttp://www.historyofparliamentonline.org/volume/1558-1603/parliament/1559-0
- « Speech to a joint delegation » The National Archives, ressources éducativeshttps://www.nationalarchives.gov.uk/education/resources/elizabeth-monarchy/speech-to-a-joint-delegation/
- « Showing Elizabeth I in a new light », juillet 2023 British Library, Medieval manuscripts bloghttps://blogs.bl.uk/digitisedmanuscripts/2023/07/showing-elizabeth-i-in-a-new-light.html
- « Elizabeth I (1533–1603) », Mary Hill Cole Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/elizabeth-i-1533-1603/
- « Queen Elizabeth I », Nicholas Hilliard, NPG 108 National Portrait Galleryhttps://www.npg.org.uk/collections/search/portrait/mw02073
- « The Plimpton « Sieve » portrait of Queen Elizabeth I » Folgerpedia, Folger Shakespeare Libraryhttps://folgerpedia.folger.edu/The_Plimpton_%22Sieve%22_portrait_of_Queen_Elizabeth_I
- « Quentin Metsys the Younger | Elizabeth I (« The Sieve Portrait ») » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/art/collection/search/784708
- « Virginity, Divinity and Power : The Portraits of Elizabeth I », chapitre 7 de The Myth of Elizabeth, texte intégral Institute of Historical Research, History in Focushttps://archives.history.ac.uk/history-in-focus/Elizabeth/Doran_Chapter_7.pdf
- « John Stubbs’s The Discovery of a Gaping Gulf and realpolitik » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/press-censorship-in-elizabethan-england/john-stubbss-the-discovery-of-a-gaping-gulf-and-realpolitik-the-kings-sin-striketh-the-land-but-god-save-the-queen/115328E35E534ABEE2E229C1E2B4736A
- « Monarchy and Matrimony | The Courtships of Elizabeth I | Susan Doran » Taylor & Francishttps://www.taylorfrancis.com/books/mono/10.4324/9780203430736/monarchy-matrimony-susan-doran
- « Queen Elizabeth I : Representations of the Virgin Queen » Cambridge Core, Renaissance Quarterlyhttps://www.cambridge.org/core/journals/renaissance-quarterly/article/abs/queen-elizabeth-i-representations-of-the-virgin-queen/373A987341BDEA522583A09F1B1C26C3
- « Elisabeth I d’Angleterre : le pouvoir et la séduction / Michel Duchein » Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/0013812535

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