Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
☀
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Gondar, le « Camelot » éthiopien : qui a bâti les châteaux de Fasil ?

Bernard Gagnon / Wikimedia Commons
11 min de lecture36 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Le juge yéménite croyait venir recueillir une conversion. Depuis 1642, le roi d’Éthiopie écrivait à la cour des imams zaydites, joignait des présents à ses lettres et laissait entendre qu’un rapprochement plus étroit restait possible, au point que certains, à la cour de l’imam, y avaient lu avec espoir l’annonce d’un passage à l’islam. Al-Ḥasan al-Ḥaymī quitte Moka en septembre 1647, touche Beilul deux jours plus tard, sur la côte de l’actuelle Érythrée, et met six mois à gagner l’intérieur. En audience privée, Fasiladas lui parle d’une route. Il veut faire passer son commerce par Beilul, loin de Massaoua et des douaniers ottomans. Le juge n’y croit guère et l’écrit dans sa relation, persuadé que le roi ne connaissait pas l’état réel du chemin, puis rentre par Massaoua, presque deux ans après son départ, en gardant le souvenir d’un château royal qui l’avait vivement impressionné.

Quatre dates pour une fondation

Avant Gondar, la cour n’avait pas d’adresse fixe. Entre le XIIIᵉ et le XVIIᵉ siècle, rappelle la déclaration de l’UNESCO, les rois d’Éthiopie changeaient souvent l’emplacement de leur camp, et c’est Fasiladas qui s’établit à Gondar et en fait une capitale permanente, en 1636. La date paraît ferme. Elle bouge pourtant d’un texte à l’autre. La fiche d’évaluation de l’ICOMOS du 26 avril 1979, qui a recommandé l’inscription du site, fait établir « définitivement » la capitale en 1632, l’année de l’avènement, et le Comité du patrimoine mondial parlait encore en 1996 d’une capitale politique « à partir de 1632 ». Hervé Pennec et Manuel João Ramos, dans un rapport rédigé en 2005, placent en 1634 la fondation du château de Fasiladas, et la version néerlandaise de la notice de l’UNESCO fait courir le chantier du château principal de 1630 à 1640, ce qui le ferait commencer avant le règne. On s’en tiendra ici à 1636, la date de la déclaration aujourd’hui en vigueur, parce qu’aucune des autres ne s’appuie, dans les textes consultés, sur une source citée.

Ces hésitations touchent jusqu’au nom de la période. L’ICOMOS voyait dans Fasil Ghebbi un témoignage sur la « civilisation éthiopienne de l’époque moderne », du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle. L’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, est une étiquette européenne qui ne découpe rien en Éthiopie, où l’on parle de période gondarienne et où le calendrier compte les années autrement. Ses bornes ne font pas davantage l’accord des historiens. L’archéologue Víctor M. Fernández date le séjour des rois à Gondar d’environ 1636 à 1769, tandis que James Quirin, qui a étudié les Beta Israel, les juifs d’Éthiopie, et les Kemant, appelle « État centré sur la ville » la phase qui court de 1632 à 1755.

Le rapport de Pennec et Ramos conteste la coupure elle-même. Il refuse d’opposer une période « prégondarienne », du début du XVIᵉ siècle aux années 1640 environ, à une période gondarienne qui s’ouvrirait idéalement avec le château de Fasiladas, et rappelle que les rois de Gondar ont longtemps utilisé comme résidences les katama, les camps royaux bâtis au XVIᵉ et au début du XVIIᵉ siècle autour du lac Tana. La liste de l’UNESCO range d’ailleurs parmi les éléments du bien le palais de Guzara et le monastère de Gorgora, deux sites du bord du lac ; à Gorgora, les jésuites avaient tenu une résidence avant leur expulsion de 1633.

Abdal Kerim, maçon venu de l’Inde

Le nom du maître d’œuvre passe par le même voyageur. Selon la relation d’al-Ḥaymī, dans la traduction anglaise qu’en a donnée Emeri van Donzel en 1986, le château de Fasiladas aurait été conçu par un Indien, Abdal Kerim, qui avait déjà travaillé au palais du roi Susenyos à Danqaz ; le détail circule dans toute la littérature, mais le passage lui-même reste à relire dans cette édition. Cent vingt ans plus tard, James Bruce livre une version voisine et plus composite. Le palais, écrit-il au livre VI de ses Travels to Discover the Source of the Nile, publiés à Édimbourg en 1790, a été bâti du temps de Fasiladas par des maçons venus de l’Inde et par des Abyssins que les jésuites avaient instruits dans l’architecture sans les gagner à leur religion, et qui étaient restés dans le pays après l’expulsion des Portugais. La fiche de l’ICOMOS retient en 1979 une technique apprise, « dit-on », de maçons venus de Goa, et attribue par tradition au jésuite Pedro Páez les plans du monastère de Maryam Ghemb, avec ses pans de murs percés d’oculi et ses voûtes à caissons effondrées. La notice actuelle de l’UNESCO parle d’influences indiennes et arabes que l’esthétique baroque des missionnaires jésuites serait venue transformer. Quatre textes, quatre dosages. Aucun ne cite de contrat ni de compte de chantier.

Le débat a pris un tour plus net avec l’archéologie. Une équipe de l’université Complutense de Madrid a relevé et fouillé de 2006 à 2014 plusieurs sites de la mission jésuite autour du lac Tana, à commencer par celui d’Azäzo, appelé aussi Gännätä Iyäsus ; en 2012, dans la revue Aethiopica, elle disait connaître l’emplacement exact de sept des quatorze résidences de la Compagnie dans la région. Son directeur, Víctor M. Fernández, constate que les études récentes, en réaction contre une érudition ancienne marquée par les préjugés coloniaux, ont rejeté l’importance prêtée aux Portugais et aux jésuites pour chercher à cette architecture une origine surtout orientale, ottomane ou indienne. Au terme des fouilles, il juge qu’il y a assez de raisons de tenir les édifices élevés par les missionnaires et leurs techniciens entre 1621 et 1632 pour l’une des principales sources de l’architecture gondarienne.

La thèse orientale garde de solides appuis. Le seul témoin oculaire des années 1640, al-Ḥaymī, nomme un Indien ; Bruce, qui connaissait l’histoire de la mission, cite les maçons de l’Inde en premier ; et les missionnaires avaient été expulsés en 1633, avant le chantier de Gondar si l’on suit la plupart des dates proposées. Fernández lui-même écrit « l’une des principales sources » et non la source. Les deux lectures se rejoignent sur ce que Bruce avait déjà formulé, des savoir-faire étrangers passés à des maçons éthiopiens qui ont continué de bâtir sans leurs maîtres.

Ces maçons ont un nom quand les chroniques veulent bien le donner. Celles des règnes de Yohannes Iᵉʳ et d’Iyasu Iᵉʳ, éditées avec une traduction française par Ignazio Guidi au début du XXᵉ siècle, attribuent à un architecte éthiopien, Walda Giyorgis, des constructions de ces deux rois. Les chantiers employaient aussi des Beta Israel. Steven Kaplan a montré que ces juifs d’Éthiopie, défaits au début du XVIIᵉ siècle, avaient survécu en mettant au service des rois des savoir-faire recherchés, la maçonnerie et la forge, et le rapport de Pennec et Ramos distingue dans la ville quatre quartiers, chrétien, musulman, kayla, l’un des noms des Beta Israel, et kemant. Leur part dans les châteaux ne se mesure pas, faute d’une liste d’ouvriers ou d’un registre de paie que citerait l’un des travaux consultés.

« Dix mille familles en temps de paix »

Entre al-Ḥaymī et Bruce, un seul Européen a laissé un récit de première main sur l’Éthiopie, selon l’historien Ronald S. Love. Charles-Jacques Poncet, apothicaire et médecin établi au Caire, part en mai 1698 à la demande du consul de France pour soigner le roi Iyasu Iᵉʳ et son fils d’une maladie de peau ; il atteint Gondar en juillet 1699 et y reste neuf mois, logé dans le palais même, où le roi vient le voir par une galerie privée. Il compte dans la ville une centaine d’églises et décrit le palais neuf que le roi avait commandé en 1685, celui que ses chroniqueurs déclaraient plus beau que la maison de Salo​mon. Sa relation paraît à Paris en 1704 dans le quatrième recueil des Lettres édifiantes et curieuses des jésuites, puis en anglais à Londres en 1709. Fernández fait pourtant remonter à Bruce, en 1790, la première description des châteaux, ce qui n’est exact qu’à condition d’oublier le médecin français et le juge yéménite qui écrivait en arabe.

Bruce arrive en 1770 dans une ville tenue par le ras Mikael Sehul, gouverneur du Tigré, qui avait placé sur le trône un roi de plus de soixante-dix ans après le meurtre de son prédécesseur Iyoas. Sa description de Gondar occupe les pages 380 et 381 du troisième volume. La ville couvre le sommet presque plat d’une colline et compte, dit-il, environ dix mille familles en temps de paix, logées dans des maisons d’argile aux toits de chaume coniques. À l’extrémité ouest se dresse la maison du roi, un bâtiment carré flanqué de tours carrées, haut autrefois de quatre étages, d’où l’on voyait jusqu’au lac Tana ; une grande partie en est ruinée par des incendies successifs, mais les deux niveaux inférieurs se logent encore, et la salle d’audience dépasse cent vingt pieds de long. Un mur de pierre de trente pieds, crénelé, enclôt le palais et ses dépendances, sans qu’aucune embrasure ait jamais été prévue pour le canon, et ses quatre côtés font selon lui plus d’un mille anglais et demi. Sur la rive opposée de la rivière, une ville musulmane d’environ mille maisons fournit à la cour ses muletiers et ses monteurs de tentes. L’UNESCO mesure aujourd’hui l’enceinte de Fasil Ghebbi à 900 mètres. Un mille anglais et demi en fait plus de 2 400. On ne sait pas trancher entre une erreur de Bruce, une enceinte plus large qu’il aurait suivie et un tracé modifié depuis.

Les chiffres ont grossi en s’éloignant des témoins. Le Dictionnaire universel d’histoire et de géographie de Bouillet et Chassang appelle Gondar « la Ville aux 44 églises » et lui prête environ 50 000 habitants. La fiche de l’ICOMOS évalue en 1979 sa population du XVIIIᵉ siècle à 100 000 habitants et en fait la ville la plus peuplée du continent après Le Caire, sans dire d’où viennent ces deux affirmations. L’UNESCO recense aujourd’hui autour de Gondar une vingtaine de palais et de bâtiments royaux, et une trentaine d’églises.

Aucun de ces chiffres ne s’appuie sur un recensement connu.

Le ciment des années trente

La Gondar que l’on visite n’est plus tout à fait celle que décrivait Bruce. Le palais était déjà en partie ruiné en 1770 ; la ville a ensuite été dévastée, selon l’ICOMOS, par Kassa, devenu l’empereur Tewodros II, puis par les troupes mahdistes du Soudan, et beaucoup de ses monuments de pierre ont échappé aux destructions. Pendant l’occupation italienne, de 1936 à 1941, Gondar devient le chef-lieu de l’Amhara, l’architecte Gherardo Bosio en dessine en 1938 un nouveau plan qui sépare les habitants selon la race et la classe, et le palais de Fasiladas est entretenu par des ingénieurs italiens. Un relevé, I castelli di Gondar, paraît à Rome la même année sous la signature d’A. A. Monti della Corte. La déclaration de l’UNESCO date de 1930 à 1936 des interventions au ciment et au béton armé qui ont endommagé les matériaux d’origine ; ces années ne concordent pas avec l’occupation, et l’essentiel de ces travaux est probablement postérieur à 1936. Dans les années 1970, une campagne de l’UNESCO a remplacé une partie du béton par des mortiers de chaux, et un chantier de trois ans, ouvert en 1996 avec 156 ouvriers, a repris les sols, les balcons et les escaliers du château principal pour en faire un musée de la civilisation gondarienne.

L’inscription n’allait pas de soi. Le 7 juin 1978, l’ICOMOS écrivait au président du Comité du patrimoine mondial que Fasil Ghebbi, d’une importance nationale évidente, réclamait un avis d’expert supplémentaire sur sa portée mondiale ; le panel réuni en 1979 autour d’André Chastel, Henry Millon et Jean Taralon recommanda l’inscription au titre des critères II et III, et elle fut prononcée la même année. La brève description que le site de l’UNESCO affiche encore situe la résidence de Fasiladas et de ses successeurs aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, un siècle trop tôt. Bruce, lui, s’était donné beaucoup de mal pour placer Gondar sur la carte, à 12° 34′ 30″ de latitude nord, d’après trois années d’observations du soleil et des étoiles au quadrant astronomique de trois pieds de rayon.

Personne à Gondar n’a parlé de Camelot

Le surnom de « Camelot africain » court les guides et les encyclopédies, et les recherches menées n’en ont trouvé aucune occurrence datée, parce qu’il appartient à une littérature de voyage et de tourisme que personne n’a dépouillée de manière systématique. Les témoins des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles ne l’emploient pas. Al-Ḥaymī admire un château, Poncet un palais richement orné, Bruce une maison carrée dont il note surtout l’état de ruine. Les chroniqueurs d’Iyasu Iᵉʳ avaient choisi leur propre étalon, la maison de Salo​mon, dans une dynastie dont la généalogie légendaire remontait à Ménélik, fils de Salo​mon et de la reine de Saba ; Fasiladas et l’imam qui lui envoyait al-Ḥaymī se réclamaient, l’un de Salo​mon, l’autre de Muha​mmad. L’image d’un château d’Europe est venue plus tard, et elle a reçu une caution officielle, puisque la déclaration de l’UNESCO compare le château principal, avec ses tours et ses murailles crénelées, à un château médiéval européen transposé en Éthiopie.

L’image n’est pas sans fondement, et c’est ce qui la rend tenace. Les tours d’angle et les créneaux existent, Fernández parle lui-même d’un style semi-militaire, et Bruce décrivait déjà un mur crénelé. Le même Bruce notait pourtant qu’aucune embrasure n’y avait jamais été prévue pour le canon, ce qui laisse penser que ce mur servait d’abord à clore la cour et à marquer le rang du roi. Le surnom resserre aussi le regard sur l’enclos royal, comme l’ont fait les programmes de conservation, consacrés presque exclusivement, relevaient Pennec et Ramos en 2005, aux bâtiments de Fasil Ghebbi. Anaïs Wion a montré, à partir du monastère de Qoma Fasilädäs, fondé dans la première moitié du XVIIᵉ siècle par la reine Wäld Śä’ala pour y vivre et pour doter sa famille de terres, combien l’histoire de ce siècle se modifie dès qu’on cesse de la lire dans les seuls textes produits autour du roi.

On ignore même, en toute rigueur, quand Gondar a cessé d’être une capitale. Quirin arrête son « État centré sur la ville » en 1755, Fernández arrête le séjour des rois en 1769, l’année du meurtre d’Iyoas, le Comité du patrimoine mondial parlait en 1996 du milieu du XIXᵉ siècle, et la déclaration actuelle de l’UNESCO fait de la ville-forteresse le centre du gouvernement éthiopien jusqu’en 1864. Chacune de ces dates répond à une idée différente de ce qu’est une capitale, la résidence d’un roi qui gouverne, le siège d’un trône vidé de son pouvoir ou la ville où l’administration continue de se tenir, et aucune archive attendue ne tranchera entre ces définitions.

Pour aller plus loin

L’expulsion des jésuites en 1633 clôt l’histoire de l’Éthiopie et des Portugais ouverte à la fin du XVᵉ siècle, et le séjour de Poncet rejoint la tentative de liaison diplomatique entre Iyasu Iᵉʳ et Louis XIV, restée sans suite. Les maçons venus de l’Inde renvoient, eux, aux routes de la mer Rouge et de l’océan Indien, que les Ottomans tenaient depuis Massaoua.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. al-Ḥasan ibn Aḥmad al-Ḥaymī, Sīrat al-Ḥabasha, relation de l’ambassade envoyée par l’imam zaydite al-Mutawakkil ʿalā Allāh Ismāʿīl auprès de Fasiladas, 1647-1649 Österreichische Nationalbibliothek, Vie​nne, Cod. Gl. 149 (copie de 1772) et Cod. Gl. 188, collection Eduard Glaser, entrée en 1894 ; microfilms HMML n° 25502 et 25420 ; trad. angl. E. J. van Donzel (1986) ; passage sur Abdal Kerim
  2. Charles-Jacques Poncet, « Relation abrégée du voyage que M. Charles Poncet, médecin françois, fit en Éthiopie en 1698, 1699 et 1700 », Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères, IVᵉ recueil, éd. Charles Le Gobien, Paris, 1704 ; réédition, Paris, Le Clerc, 1713, [10] f., 195 p. Qatar National Library, QNL:00011911 ; séjour, logement au palais, centaine d’églises et palais de 1685 cités d’après R. S. Love (2003)
  3. Charles-Jacques Poncet, A Voyage to Æthiopia, made In the Years 1698, 1699, and 1700, Londres, W. Lewis, 1709, in-12, [12]-138-[2] p. Wellcome Collection, Londres, exemplaire numérisé (ESTC T180264)
Voir les 33 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. James Bruce, Travels to Discover the Source of the Nile, in the Years 1768, 1769, 1770, 1771, 1772, and 1773, Édimbourg, J. Ruthven pour G. G. J. et J. Robinson, Londres, 1790, 5 vol. in-4° ; vol. III, livre V, chap. I, p. 5 (le roi Hatzè Hannes placé sur le trône après le meurtre de Joas), et livre VI, chap. II, p. 380-382 (description de Gondar, du palais, du mur et de la ville musulmane ; latitude de 12° 34′ 30″) exemplaire numérisé, Project Gutenberg, n° 54531
  2. Chroniques des règnes de Yohannes Iᵉʳ (1667-1682) et d’Iyasu Iᵉʳ (1682-1706) – éd. et trad. fr. Ignazio Guidi, Annales Iohannis I, Iyāsu I, Bakāffā, Corpus Scriptorum Christianorum Orientalium, Scriptores Aethiopici, series altera, t. 5, Paris, 1903-1905 Bibliothèque nationale de France, 8-O2-1876 (8) ; comparaison avec la maison de Salo​mon citée d’après R. S. Love (2003) ; mention de l’architecte Walda Giyorgis
  3. Fasil Ghebbi, enceinte royale de Gondar, muraille de 900 mètres percée de douze portes et dotée de trois ponts, six corps de bâtiments principaux, bains de Fasiladas sur la Qaha patrimoine mondial de l’UNESCO, bien n° 19, inscrit en 1979 au titre des critères (ii) et (iii)
  4. ICOMOS, lettre au président du Comité du patrimoine mondial, Paris, 7 juin 1978, et fiche d’évaluation « Fasil Ghebi », 26 avril 1979, panel André Chastel, Henry Millon et Jean Taralon UNESCO, Centre du patrimoine mondial, document 152948
  5. A. A. Monti della Corte, I castelli di Gondar, Rome, Società italiana arti grafiche, 1938 cité d’après V. M. Fernández (2016)
  6. Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, édition revue par Alexis Chassang, article « Gondar » lu dans une transcription en ligne

Bibliographie

  1. Emeri Johannes van Donzel, A Yemenite Embassy to Ethiopia 1647-1649. Al-Ḥaymī’s Sīrat al-Ḥabasha newly introduced, translated and annotated, Stuttgart, 1986, coll. « Äthiopistische Forschungen » 21, ISBN 3-515-04205-9 Franz Steiner Verlag
  2. Víctor M. Fernández, « The Jesuit Mission to Ethiopia (1557–1632) and the Origins of Gondärine Architecture (Seventeenth–Eighteenth Centuries) », Cham, 2016, coll. « Contributions to Global Historical Archaeology », DOI 10,1007/978-3-319-21885-4_7 Springerhttps://doi.org/10.1007/978-3-319-21885-4_7
  3. Víctor M. Fernández, Andreu Martínez d’Alòs-Moner, Jorge de Torres et Carlos Cañete, « Archaeology of the Jesuit Missions in the Lake Ṭana Region : Review of the Work in Progress », Aethiopica 15, 2012, p. 72-91 Aethiopica, université de Hambourg
  4. Hervé Pennec et Manuel João Ramos, Project for the Research of Gondarine Heritage, rapport, 15 mai 2005, dépôt HAL halshs-04458265 HAL-SHS
  5. James Quirin, « Caste and Class in Historical North-West Ethiopia : The Beta Israel (Falasha) and Kemant, 1300–1900 », Journal of African History 39 (2), 1998, p. 195-220 Cambridge University Press
  6. Steven Kaplan, The Beta Israel (Falasha) in Ethiopia : From Earliest Times to the Twentieth Century, New York, 1992 New York University Press
  7. Ronald S. Love, « A French Physician at the Court of Gondar : Poncet’s Ethiopia in the 1690s », Proceedings of the Western Society for French History 31, 2003 Michigan Publishing
  8. Anaïs Wion, Paradis pour une reine. Le monastère de Qoma Fasilädäs, Éthiopie, XVIIᵉ siècle, Paris, 2012, 479 p., coll. « Publications de la Sorbonne » 112, ISBN 978-2-85944-693-2, DOI 10,4000/books.psorbonne.29860 Éditions de la Sorbonnehttps://doi.org/10.4000/books.psorbonne.29860
  9. Hervé Pennec, « Beyond Official History », compte rendu de A. Wion, Paradis pour une reine, Journal of African History, 2013, DOI 10,1017/S0021853713000108 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853713000108
  10. Girma Tayachew, « The Administration of Italian Buildings & Holdings in Gondar Town (1941-1974) », Ethiopian Journal of Social Sciences Bahir Dar University

Sources en ligne

  1. « Fasil Ghebbi, région de Gondar » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/19/
  2. Document 152948, évaluation de l’ICOMOS pour le bien n° 19 (1978-1979) UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/document/152948
  3. « Gondar- Palais et châteaux » UNESCO, Centre du patrimoine mondial, campagnes de sauvegardehttps://whc.unesco.org/fr/activites/156/
  4. « Fasil Ghebbi, Gondar Region », état de conservation 1996 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/soc/2075
  5. « Crossing the Red Sea in the 1640s », Josh Mugler, 27 mai 2021 Hill Museum & Manuscript Libraryhttps://hmml.org/stories/series-travel-crossing-the-red-sea/
  6. « Travels to Discover the Source of the Nile, Volume 3 (of 5) » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/cache/epub/54531/pg54531-images.html
  7. « The Jesuit Mission to Ethiopia (1557–1632) and the Origins of Gondärine Architecture » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-319-21885-4_7
  8. « Project for the Research of Gondarine Heritage », H. Pennec et M. J. Ramos HAL-SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-04458265v1/file/PROJECT%20FOR%20THE%20RESEARCH%20OF%20GONDARINE%20HERITAGE.pdf
  9. « A voyage to Æthiopia, made In the Years 1698, 1699, and 1700 » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/n5pmvm9w
  10. « Lettres Édifiantes Et Curieuses : IV Recueil. 4. Voyage D’Ethiopie » Qatar National Library, Digital Repositoryhttps://ediscovery.qnl.qa/islandora/object/QNL:00011911
  11. « Annales Johannis I, Iyāsu I, Bakāffā », notice bibliographique Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33328186g
  12. « A Yemenite embassy to Ethiopia 1647-1649 : al-Ḥaymī’s Sīrat al-Ḥabasha » CiNii Bookshttps://ci.nii.ac.jp/ncid/BA29886584
  13. « Caste and Class in Historical North-West Ethiopia : The Beta Israel (Falasha) and Kemant, 1300–1900 » Cambridge Corehttps://core-prod.cambridgecore.org/core/journals/journal-of-african-history/article/caste-and-class-in-historical-northwest-ethiopia-the-beta-israel-falasha-and-kemant-13001900/845A4A197A7E0EE787F4BFE66D24A5DC
  14. « A French Physician at the Court of Gondar : Poncet’s Ethiopia in the 1690s » Michigan Publishing, université du Michiganhttps://quod.lib.umich.edu/w/wsfh/0642292.0031.007/--french-physician-at-the-court-of-gondar-poncets-ethiopia?rgn=main;view=fulltext
  15. « Beyond Official History – Paradis pour une reine », compte rendu de H. Pennec Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-african-history/article/beyond-official-history-paradis-pour-une-reine-le-monastere-de-qoma-fasiladas-ethiopie-xviie-siecle-by-anais-wion-paris-publications-de-la-sorbonne-2012-pp-479-40-paperback-isbn9782859446932/6CEDCB82449C07C6F13DC7DC371D8413
  16. « Charles-Jacques Poncet » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Charles-Jacques-Poncet
  17. « The Administration of Italian Buildings & Holdings in Gondar Town (1941-1974) », Girma Tayachew Ethiopian Journal of Social Sciences, Bahir Dar Universityhttps://journals.bdu.edu.et/index.php/ejss/article/download/81/149?inline=1
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.