Le gouverneur de Luanda réclamait deux cents peças pour rendre la sœur captive de Njinga, et la reine en offrait cent trente. Le mot désigne des captifs destinés à la traite, comptés à l’unité. La lettre qui porte cette contre-proposition est datée de « Matamba minha Corte », le 13 décembre 1655 ; un secrétaire l’a écrite et souscrite au nom de « Rainha D. Anna de Sousa », et la souveraine y juge le prix « muito rigoroso ». Cent captifs partiront dès que Dona Bárbara aura atteint le poste portugais d’Ambaca, et l’ambassadeur Manuel Frois Peixoto restera en otage jusqu’à son entrée à la cour. Elle rappelle les captifs déjà livrés aux gouverneurs précédents pour des promesses suivies de nouvelles guerres.
Un fauteuil pour le gouverneur, des coussins pour l’ambassadrice
En 1622, Njinga était à Luanda dans l’autre rôle. Son frère Ngola Mbande, roi du Ndongo, l’envoie négocier la paix avec le gouverneur João Correia de Sousa. Les Portugais ont tiré le nom d’Angola de ce titre de ngola, et la chronologie du royaume se compte en règnes de ngola ; les découpages européens, époque moderne comprise (de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution), n’y coupent rien. Pendant ce séjour, elle est baptisée Ana de Sousa, du nom de son parrain le gouverneur et du prénom de l’épouse de celui-ci.
On retient ici la graphie Njinga, conforme à l’orthographe du kimbundu adoptée en Angola en 1980 ; la forme Nzinga, plus courante en français, vient selon John Thornton de l’usage kikongo diffusé par l’historiographie missionnaire.
La scène qui a fait sa célébrité figure dans l’Istorica descrizione de’ tre’ regni Congo, Matamba et Angola du capucin Giovanni Antonio Cavazzi, imprimée à Bologne par Giacomo Monti en 1687 et mise au net par un confrère, Fortunato Alamandini. Le gouverneur y siège dans un fauteuil de velours frangé d’or. Pour l’envoyée, on a posé sur un tapis deux coussins de velours, frangés d’or eux aussi, et Cavazzi précise que tel était l’usage du pays. Njinga fait signe à une servante, qui s’agenouille, les coudes au sol, et elle s’assied sur son dos pour parler à hauteur du gouverneur ; l’audience finie, elle la laisse sur place, en expliquant que l’ambassadrice d’un grand roi ne se sert pas deux fois du même siège. Elle aurait aussi refusé le tribut annuel, qu’on paie après une défaite, jamais au terme d’une amitié offerte. Cavazzi n’avait rien vu. Débarqué à Luanda le 11 novembre 1654, il rencontre la reine en 1658 et tient l’épisode de témoins, peut-être d’elle-même. La vulgarisation a ensuite remplacé les coussins par une natte jetée au sol, ce qui change un protocole local en affront colonial et efface le détail le plus parlant, puisque chez Cavazzi les coussins sont l’honneur prévu par l’usage et que c’est le fauteuil du gouverneur, plus haut, que Njinga refuse de regarder d’en bas. La gravure de l’édition de 1687 a été taillée en Italie, probablement d’après un dessin de Cavazzi, par des graveurs qui connaissaient l’Afrique par ouï-dire.
Usurpatrice selon ses adversaires
Ngola Mbande meurt en 1624 dans les îles du Kwanza où les campagnes portugaises l’avaient repoussé. Cavazzi insinue que sa sœur l’a fait empoisonner pour venger un fils tué sur ordre du roi, sans autre preuve que ce mobile. La même année arrive le gouverneur Fernão de Sousa, dont les papiers, édités par Beatrix Heintze en 1985 et 1988, montrent un homme qui change d’avis. Le 15 août 1624, il écrit avoir reçu les conditions de Njinga et les trouver acceptables. La querelle porte ensuite sur des esclaves en fuite que chaque camp réclame à l’autre ; dès 1626, le gouverneur soutient contre elle des prétendants vassaux du Portugal, dont le plus durable sera Ngola Hari. En 1631, il ne se souvient plus que d’une femme animée depuis toujours par la haine des Portugais et du christianisme. Entre-temps, on avait rédigé dans son entourage, à la fin de l’été 1629, une note sur les raisons pour lesquelles Ngola Hari n’était pas roi.
Joseph Miller a repris le mot d’usurpatrice en 1975 dans le Journal of African History pour décrire une femme sans droit au trône, tenue par la force et ses alliances. En 1991, dans la même revue, John Thornton lui oppose un droit du Ndongo fait de précédents contradictoires, où Njinga sut trouver les siens et tenir les chefs militaires. Son meilleur argument est postérieur à elle. Sur les cent quatre années qui suivent sa mort, le Matamba est gouverné par des femmes pendant quatre-vingts ans au moins. On ne possède aucun texte mbundu de l’époque sur la succession. En 2017, Doris Wieser a résumé une objection plus récente, qui déplace la question vers les témoins, puisque toutes les affirmations sur l’exclusion des femmes viennent de Cadornega, de Cavazzi et de Fernão de Sousa, autrement dit d’hommes qui avaient intérêt à la disqualifier.
« Estilo de quilombo »
Chassée du Ndongo en 1629 et lâchée par une partie de ses alliés imbangala, bandes de guerre des hauts plateaux qui se louaient aux Portugais comme aux rois mbundu, Njinga se fait elle-même imbangala. Aucune source contemporaine ne rapporte la transformation. Cavazzi la raconte trente ans après, sur témoignages, avec un enfant pilé dans un mortier pour en tirer un onguent, et John Thornton remarque que c’est le geste attribué à Ndumba Tembo, fondatrice légendaire des Imbangala de Kasanje. Avec cette armée nouvelle, elle conquiert vers 1630-1631 le Matamba, à l’est, un royaume que gouvernait déjà une femme.
La lettre de 1655 confirme une part de ces récits, avec d’autres mots. La reine y écrit que les guerres l’ont obligée à « andar feita jaga » et à ne pas laisser élever les enfants, « por ser estilo de quilombo », la règle du camp en campagne ; elle promet de laisser les femmes enfanter et nourrir leurs petits dès le retour de sa sœur. L’interdit que Cavazzi présente comme une monstruosité apparaît ici comme une discipline de guerre, assumée et révocable. Elle gouverne alors, précise-t-elle, avec des gens d’autres provinces et nations conquises, qui lui obéissent les uns par amour, les autres par crainte.
Les capucins rapportent encore qu’elle entretenait plusieurs « concubins », vêtus en femmes, couchés parmi ses suivantes et mis à mort s’ils les touchaient. Des soldats hollandais passés à son service dans les années 1640 ont fait le même récit, qu’Olfert Dapper imprime à Amsterdam, chez Jacob van Meurs, dès 1668. Thornton en a tiré en 1991 une thèse hardie, selon laquelle Njinga aurait décidé de « devenir un homme ». On peut préférer une lecture plus sobre. Rien n’indique que les Mbundu rangeaient ces rôles dans les cases masculine et féminine des missionnaires, et les sources ne permettent probablement pas de trancher.
Le prix de Dona Bárbara
En août 1641, la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales s’empare de Luanda. Njinga traite aussitôt avec les nouveaux maîtres du port, à qui elle vend ses prisonniers de guerre, et assiège Massangano, la principale forteresse restée aux Portugais. En 1646, une contre-attaque portugaise force son camp et emmène sa sœur Kambu, baptisée Bárbara. Deux ans plus tard, en août 1648, la flotte armée au Brésil par Salvador Correia de Sá reprend Luanda, et l’alliance néerlandaise tombe avec la ville.
Les pourparlers reprennent en 1654 avec le gouverneur Luís Martins de Sousa Chichorro. Dans sa lettre de 1655, la reine demande que Bárbara lui soit ramenée par deux religieux et par un soldat artificier chargé de tirer des fusées pour la fêter, et elle offre ses troupes contre la Kisama, au sud du Kwanza. Au début de 1657, Bárbara est rentrée. Le 31 janvier, selon une lettre du préfet capucin Serafino da Cortona, la reine réunit quelque deux mille soldats sur la place de l’église, monte debout sur un siège, l’arc à la main, et demande qui pourra jamais vaincre cet arc. Seul le roi de Portugal, répond-elle, avant de jeter l’arme à terre. Elle remercie ses gens de leurs peines à la guerre et, dit la version italienne, « in fare schiavi per riscattare la mia Sorella ». La rançon a été payée en personnes capturées pour l’occasion. Le dimanche 4 février, elle épouse selon le rite romain l’homme qu’elle présente comme son mari. Le traité qui reconnaît son autorité est daté tantôt de 1656, tantôt de 1657 selon les auteurs.
Une ogresse imprimée à Bologne
Cavazzi est la source la plus abondante sur Njinga, et la plus hostile. Ses supérieurs avaient failli lui refuser la mission d’Afrique, faute de le juger assez intelligent ; il en a rapporté plus de 1 500 pages de brouillons et une trentaine d’aquarelles. Thornton, qui a traduit son premier manuscrit, le range parmi les observateurs européens les plus négatifs de son temps envers les Africains, à l’opposé d’Antonio da Gaeta, qui reconvertit la reine en 1656 et imputait ses violences aux dévastations portugaises. Remanié et semble-t-il allégé de ses miracles en 1687, le texte est adapté librement en français par le dominicain Jean-Baptiste Labat, en cinq volumes parus à Paris chez Delespine en 1732. En 1769, Jean-Louis Castilhon publie à Bouillon, à la Société typographique, Zingha, reine d’Angola, histoire africaine, un roman tiré de Gaeta. Les brouillons de Cavazzi, restés chez la famille Araldi à Modène, ne sont signalés qu’en 1969 ; les chapitres de 1687 sur la reine ont été retraduits en français en 2010, chez Chandeigne.
Le XXᵉ siècle a retourné le portrait sans changer de sources. Héroïne nationale des luttes pour l’indépendance angolaise, la reine donne après 1975 son nom à des rues et à des écoles, et une statue se dresse depuis 2003 sur le largo do Kinaxixi, au centre de Luanda, selon l’étude de Doris Wieser.
Cette lecture a des appuis solides. Njinga a tenu plus de trente ans un État que les gouverneurs voulaient soumettre, elle a traité avec eux par lettres et ambassades de souveraine à souverain, et elle a transmis le pouvoir à sa sœur. Elle a aussi gouverné par la capture et la vente d’hommes, comme la plupart des souverains de la région et comme ses adversaires portugais, et sa lettre de 1655 compte ses captifs un par un. Les deux faits viennent des mêmes documents. Linda Heywood, auteure en 2017 de la première biographie d’ensemble, refuse d’ailleurs de trancher sur la sincérité de sa seconde conversion.
Elle meurt sous l’habit capucin
Njinga meurt le 17 décembre 1663, à plus de quatre-vingts ans si l’on retient avec Cavazzi une naissance en 1582 ; d’autres auteurs la placent en 1587. La date vient du capucin Giuseppe Monari da Modena, qui aida aux funérailles et en fit le récit à la Propagande, à Rome ; Cavazzi rapporte qu’elle mourut revêtue de l’habit de son ordre. Dans son manuscrit, il avait d’abord écrit les derniers jours de la reine au présent, puis corrigé les verbes après sa mort. Deux de ses aquarelles la montrent sur son lit funèbre.
Aucune n’est un portrait.
Les taches blanches qu’il décrit sur ses mains et sur son visage n’y figurent pas, et la reine qu’il peint est une jeune femme, alors qu’il l’a connue à soixante-seize ans. On ignore aussi si elle savait écrire, et Thornton laisse la question ouverte pour une correspondance abondante, adressée aux gouverneurs, aux rois de Portugal et au pape Alexandre VII.
La lettre de 1655 est rédigée et souscrite par un secrétaire, et son original est toujours à Lisbonne, à l’Arquivo Histórico Ultramarino, dans la caixa 6 du fonds Angola. Elle se termine sur une ligne de compte, douze captifs que le porteur emmène à Luanda, « para doces de V. Sª », pour les douceurs du gouverneur.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire du royaume de Kongo et de ses rois chrétiens, voisin et rival du Ndongo, ainsi que celle du Brésil hollandais, dont la fin en 1654 suit de six ans la reprise de Luanda. Il rejoint aussi la traite angolaise vers le Brésil et les missions des capucins italiens en Afrique centrale.
Njinga a régné pendant près de quarante ans sur deux royaumes d’Afrique centrale, dans l’actuel Angola, et elle a combattu les Portugais pendant plus de trente ans. Son nom est devenu un symbole de résistance. Pourtant, presque tout ce que l’on sait d’elle a été écrit par ses adversaires ou par des missionnaires venus d’Europe. Il faut donc lire ces textes de près.
Une princesse face au gouverneur
Au début du XVIIᵉ siècle, les Portugais tiennent la côte autour de Luanda. Ils avancent dans l’intérieur pour capturer des hommes et les vendre comme esclaves au Brésil. Le royaume voisin, le Ndongo, résiste. Son roi porte le titre de ngola, d’où vient le nom d’Angola.
En 1622, le roi envoie sa sœur Njinga négocier la paix à Luanda. Elle y reçoit le baptême et prend le nom d’Ana de Sousa. Une scène célèbre raconte qu’on lui avait préparé des coussins posés sur un tapis, pendant que le gouverneur était assis dans un fauteuil. Elle aurait fait agenouiller une servante pour s’asseoir sur son dos et parler à la même hauteur que lui.
Cette scène vient du livre d’un missionnaire italien imprimé en 1687. Il n’était pas présent ce jour-là. Dans son récit, les coussins étaient un honneur selon les usages du pays. Les versions modernes en ont fait une simple natte posée par terre, pour humilier la princesse.
Une reine contestée
En 1624, le frère de Njinga meurt et elle prend le pouvoir. Les Portugais refusent de la reconnaître et soutiennent contre elle d’autres prétendants. Leurs textes la présentent comme une usurpatrice, parce qu’une femme n’aurait pas eu le droit de régner. Les historiens discutent encore ce point, car aucun texte écrit par son propre peuple ne décrit les règles de succession.
Chassée de son royaume, Njinga rejoint des bandes de guerriers très redoutées et conquiert un royaume voisin, le Matamba. Le missionnaire décrit des rites terribles. Une lettre de la reine elle-même confirme une partie de ces récits : la guerre l’obligeait, écrit-elle, à interdire qu’on élève des enfants dans son camp, et elle promet de lever cette règle une fois la paix revenue.
La rançon d’une sœur
En 1641, les Hollandais prennent Luanda. Njinga s’allie avec eux et assiège la principale forteresse portugaise. En 1646, les Portugais capturent sa sœur Bárbara. En 1648, ils reprennent Luanda.
La reine négocie alors la libération de sa sœur. Dans sa lettre de 1655, elle refuse de payer deux cents captifs, un prix qu’elle juge trop élevé, et en propose cent trente. La rançon est donc payée en êtres humains. Sa sœur revient au début de 1657. Devant ses soldats, Njinga jette son arc à terre et annonce la paix avec le roi de Portugal. Elle se marie à l’église quelques jours plus tard.
Une légende fabriquée en Europe
Le missionnaire italien, qui fut son confesseur à la fin de sa vie, la décrit comme une femme cruelle et dangereuse. Son livre est repris en France en 1732, puis un roman lui est consacré en 1769. Au XXᵉ siècle, l’Angola fait d’elle une héroïne nationale et lui élève une statue à Luanda.
Les deux portraits contiennent une part de vrai. Njinga a défendu l’indépendance de son royaume pendant plus de trente ans et l’a transmis à sa sœur. Elle a aussi vendu des captifs, comme la plupart des souverains de la région et comme les Portugais eux-mêmes.
Elle meurt le 17 décembre 1663, à plus de quatre-vingts ans. Le missionnaire l’a peinte plusieurs fois, mais toujours sous les traits d’une jeune femme : aucune de ces images n’est un vrai portrait.
La scène des coussins, le débat sur la légitimité de la reine et le détail de sa lettre de 1655 occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Lettre de la reine Njinga, souscrite « Rainha D. Anna de Sousa », au gouverneur Luís Martins de Sousa Chichorro, « Matamba minha Corte », 13 décembre 1655 ; original et copie certifiée le 11 février 1657 par le greffier Bento Baptista de Parada Arquivo Histórico Ultramarino, Lisbonne, Angola, caixa 6, doc. 34 ; éditée par António Brásio, Monumenta Missionaria Africana, 1ʳᵉ série, vol. XI, p. 526
- Giovanni Antonio Cavazzi da Montecuccolo, Istorica descrizione de’ tre’ regni Congo, Matamba et Angola, éd. Fortunato Alamandini, Bologne, Giacomo Monti, 1687, [16]-933-[3] p., livres V et VI ; exemplaire numérisé de la bibliothèque de l’université de Gand
- Giovanni Antonio Cavazzi da Montecuccolo, « Missione evangelica al Regno de Congo », manuscrits dits Araldi, trois volumes (A, B, C), vol. A daté de Matamba, 1665, 411 folios, trente aquarelles de la main de l’auteur Modène, fonds de la famille Araldi
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Sources primaires (suite)
- Fernão de Sousa, lettre au gouvernement du royaume, 15 août 1624 ; « Rellação de Dongo », 6 septembre 1625 ; « Lembrança das rezoens que ha pera Angolla Are naõ ser rey », fin de l’été 1629 ; « Informação que mandey ao Conselho da Fazenda », 6 août 1631 Biblioteca da Ajuda, Lisbonne ; éd. Beatrix Heintze, Fontes para a história de Angola do século XVII, 2 vol., Stuttgart, Franz Steiner, 1985-1988, vol. II, p. 85, et vol. I, p. 199-202 et 209
- Serafino da Cortona, préfet des capucins, lettre au provincial de Toscane, Massangano, 10 avril 1657, récit du discours de la reine du 31 janvier 1657 éd. António Brásio, Monumenta Missionaria Africana, 1ʳᵉ série, vol. XII, p. 107-110
- Antonio da Gaeta, La maravigliosa conversione alla santa fede di Christo della regina Singa e del suo regno di Matamba nell’Africa meridionale, éd. Francesco Maria Gioia, Naples, [imprimeur À VÉRIFIER], 1669
- António de Oliveira de Cadornega, História geral das guerras angolanas (1680-1681), éd. José Matias Delgado et Manuel Alves da Cunha, 3 vol., Lisbonne, Agência Geral das Colónias, 1940-1942
- Olfert Dapper, Naukeurige Beschrijvinge der Afrikaensche Gewesten, Amsterdam, Jacob van Meurs, 1668 ; 2ᵉ éd. 1676, seconde pagination, p. 237, témoignages de soldats hollandais sur la cour de la reine
- Jean-Baptiste Labat, Relation historique de l’Éthiopie occidentale, contenant la description des royaumes de Congo, Angolle & Matamba, traduite de l’italien du P. Cavazzi, Paris, Charles-Jean-Baptiste Delespine le fils, 1732, 5 vol. in-12
- Jean-Louis Castilhon, Zingha, reine d’Angola. Histoire africaine, en deux parties, Bouillon, Société typographique, 1769 ; exemplaire numérisé de l’Universitäts- und Landesbibliothek Sachsen-Anhalt, Halle, DOI 10,25673/87101 https://doi.org/10.25673/87101
- Giuseppe Monari da Modena, relation de la mort et des funérailles de la reine Archivio storico de Propaganda Fide, Rome, Scritture originali nelle Congregazioni generali, vol. 641, f. 129-133 (cote reprise de Thornton, 1991)
Bibliographie
- Linda M. Heywood, Njinga. Histoire d’une reine guerrière (1582-1663), traduit de l’anglais par Philippe Pignarre, préface de Françoise Vergès, Paris, 2018, 336 p. La Découverte
- Antonio Cavazzi de Montecuccolo, Njinga, reine d’Angola (1582-1663). La relation d’Antonio Cavazzi de Montecuccolo (1687), traduit par Xavier de Castro et Alix du Cheyron d’Abzac, préface de Linda Heywood et John Thornton, Paris, 2010 Chandeigne
- John K. Thornton, « Legitimacy and Political Power : Queen Njinga, 1624-1663 », The Journal of African History 32 (1), 1991, p. 25-40, DOI 10,1017/S0021853700025329 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853700025329
- Joseph C. Miller, « Nzinga of Matamba in a New Perspective », The Journal of African History 16 (2), 1975, p. 201-216, DOI 10,1017/S0021853700001122 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853700001122
- Doris Wieser, « A Rainha Njinga no diálogo sul-atlântico : género, raça e identidade », Iberoamericana XVII (66), 2017, p. 31-53, DOI 10,18441/ibam.17,2017,66,31-53 Iberoamericanahttps://doi.org/10.18441/ibam.17.2017.66.31-53
Sources en ligne
- « Reine d’Afrique », recension de L. Heywood par Catherine Gallouët, 26 août 2019 La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Reine-d-Afrique.html
- « Cavazzi, Missione Evangelica », introduction générale de John Thornton à sa traduction du manuscrit Araldi Boston University, African American & Black Diaspora Studieshttps://www.bu.edu/afam/people/faculty/john-thornton/cavazzi-missione-evangelica-2
- « Legitimacy and Political Power : Queen Njinga, 1624–1663 » Cambridge Core, The Journal of African Historyhttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-african-history/article/abs/legitimacy-and-political-power-queen-njinga-162416631/0A8C82A9E8B34BBF94A7CA12D4A819D1
- « Istorica descrizione de’ tre’ regni Congo, Matamba et Angola » Internet Archive, exemplaire de l’université de Gandhttps://archive.org/details/bub_gb_7MpQAAAAcAAJ
- « Zingha, Reine D’Angola : Histoire Africaine, En Deux Partie / Par Mr. L. Castilhon » Share_it, Universitäts- und Landesbibliothek Sachsen-Anhalthttps://opendata.uni-halle.de/handle/1981185920/89056
- « Relation historique de Ethiopie occidentale », notice de l’édition de 1732 Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/3ae24034-aabb-4f5e-bded-9850ca127b20
- « A Rainha Njinga no diálogo sulatlântico : género, raça e identidade » Iberoamericana, Ibero-Amerikanisches Instituthttps://journals.iai.spk-berlin.de/index.php/iberoamericana/article/download/2409/1991/0
- « Njinga, reine d’Angola, 1582-1663 : la relation d’Antonio Cavazzi de Montecuccolo, 1687 », recension de Jean Martin Académie des sciences d’outre-merhttps://www.academieoutremer.fr/images/files/Njinga-reine-Angola-%2859_863%29%281%29.pdf


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