Le château de Versailles, qui a reconstitué l’occupation du palais pour son projet Immersailles, compte en 1715, une fois mis à part les appartements du roi et de la reine, vingt appartements princiers et 189 logements de courtisans. En face de ce chiffre, il faudrait poser le nombre des nobles du royaume, et l’opération tourne court parce que personne ne le connaît. Sieyès, qui avait tout intérêt à trouver l’ordre petit, l’estimait au plus à 110 000 personnes à la veille de la Révolution ; Robert Dauvergne, qui a confronté en 1973 les évaluations du XVIIIᵉ siècle, penche pour 300 000 à 400 000. Au compte le plus bas, un logement de courtisan pour près de six cents nobles. Au plus haut, un pour plus de deux mille.
La division est grossière, puisqu’un logement abritait une maisonnée entière et que bien des courtisans tenaient aussi un hôtel en ville. Elle suffit à rendre suspecte l’image d’une noblesse française de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, enfermée tout entière dans un palais, une image qui a deux auteurs identifiables, un duc et un sociologue, à deux siècles d’écart.
« C’est un homme que je ne vois jamais »
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, a rédigé ses Mémoires entre 1739 et 1749 pour des années qui vont de 1691 à 1723, selon la notice que leur consacre Dirk Van der Cruysse. Au chapitre XIX du tome 12 de l’édition Hachette, à l’année 1715, il démonte la machine qu’il prête au roi défunt. Louis XIV, écrit-il, « regardait à droite et à gauche à son lever, à son coucher, à ses repas », et il tenait le compte des absences. Ne pas faire de la cour son séjour ordinaire était « un démérite » pour tout ce qu’il y avait de distingué ; quand on sollicitait une grâce pour quelqu’un qui ne venait jamais, le roi répondait « Je ne le connais point », et d’un homme qui venait rarement, « C’est un homme que je ne vois jamais », arrêt que Saint-Simon dit irrévocable. Il range dans la même catégorie le fait, pour certains, de ne pas demander à être du voyage de Marly, « les uns toujours, les autres souvent ». Le même chapitre lui prête un goût de la splendeur et de la profusion qu’il aurait communiqué à toute sa cour, jusqu’à réduire « peu à peu tout le monde à dépendre entièrement de ses bienfaits pour subsister ». Tout y est, la surveillance, la faveur, la dépense, la dépendance.
Ce texte a été écrit une génération ou deux après les scènes qu’il décrit, par un duc qui reprochait au feu roi d’avoir élevé ses ministres au-dessus des grands, et il range l’installation à la campagne parmi les instruments de ce despotisme. Il donne aussi des raisons moins politiques, et la première est un souvenir d’enfance, puisque « les troubles de la minorité », dont Paris fut le grand théâtre, avaient selon lui inspiré au roi l’aversion de la ville. Le château de Versailles dit la même chose de la peur, tout en datant de 1677 les préparatifs du transfert et du 6 mai 1682 l’installation du gouvernement, soit près de trente ans après la fin de la Fronde, et il rappelle que Colbert s’y opposait.
Robin Briggs, rendant compte en 1998 du livre qu’Emmanuel Le Roy Ladurie et Jean-François Fitou ont consacré au « système de la Cour », tenait Saint-Simon pour un guide injuste envers ses ennemis. Il penchait pour des décisions royales largement improvisées, et voyait dans le manipulateur méthodique des Mémoires une reconstruction rétrospective, au moins pour une part.
Francfort, 1933
Norbert Elias soumet Die höfische Gesellschaft à l’université de Francfort-sur-le-Main comme thèse d’habilitation en 1933. Avec l’arrivée des nazis au pouvoir, la soutenance n’a pas lieu et l’auteur part en exil ; le livre ne paraît qu’en 1969. Cinq ans plus tard, La Société de cour sort à Paris chez Calmann-Lévy, en 323 pages. Le lever du roi y devient un instrument de mesure, puisque l’étiquette indique à chacun sa place dans un jeu d’équilibre, et le roi, qui s’y soumet lui-même, s’en sert pour régler les tensions entre groupes d’élites interdépendants, la noblesse d’épée d’un côté, les officiers d’origine bourgeoise de l’autre. Dans ce modèle, des nobles qui ont perdu leurs anciens pouvoirs se laissent attirer à la cour par une concurrence de luxe qui achève de les rendre dépendants des faveurs du prince.
Jeroen Duindam a résumé ce schéma par l’image de la cage dorée, et il a montré qu’il avait dominé la recherche jusqu’aux années 1990, en la tournant vers la cérémonie et la propagande, au détriment des offices et de l’argent. Pour lui, la faiblesse tient au point de départ. Elias pose la perte de pouvoir de la noblesse comme une donnée nécessaire, alors qu’elle reste à démontrer ; qu’on prenne ses distances avec ce postulat, écrit Duindam en 2005, et les enchaînements du modèle perdent leur caractère inévitable.
Entre 110 000 et 400 000 nobles
Le nombre de départ est lui-même une reconstitution, et Dauvergne a montré comment les chiffres se recopiaient sans être relus. Sieyès arrive à son plafond de 110 000 en partant de la seule Bretagne, environ 2 000 familles nobles de cinq personnes, qu’il multiplie par onze, rapport supposé entre la population du royaume et celle de la province. L’abbé Expilly, en 1764, avançait environ 90 000 familles et « au moins » 400 000 personnes, et le chiffre de 80 000 qu’on lui prête souvent ne se trouve pas dans son texte. Lavoisier, en 1791, appliquait une proportion d’un noble pour trois cents habitants et obtenait 83 000 ci-devant nobles. Dauvergne retient vingt personnes par lignage, soit quatre ménages de cinq, et conclut à 300 000 ou 400 000 nobles, entre 1 et 1,5 % de quelque 26 millions d’habitants, en penchant pour le haut de la fourchette. On préférera ici son ordre de grandeur à celui de Sieyès, parce que le plafond de 110 000 est extrapolé d’une seule province par un adversaire déclaré du privilège.
Du côté du palais, les chiffres sont plus fermes et ne disent pas ce qu’on attend d’eux. En 1722, selon le château, près de 7 000 personnes pouvaient prétendre à un logement du roi, et près de 4 000 vivaient dans le château lui-même. Le communiqué ne distingue pas les maîtres des domestiques, et 4 000 personnes réparties dans quelque deux cents logements et appartements forment des maisonnées entières. Il faut ajouter que les officiers servaient par roulement. Le service par terme, que les cours de France et de Bourgogne ont pratiqué les premières selon Duindam, répartissait une charge par semestre ou par quartier, ce qui permettait de doubler, tripler ou quadrupler le nombre des nobles attachés à la maison du roi sans qu’ils soient présents en même temps. Une partie des domestiques des grandes familles logeait d’ailleurs dans leurs hôtels particuliers, à Versailles ou à Paris. William Ritchey Newton, qui a reconstitué en 2000 l’occupation de ces logements, reste l’autorité sur la question, et Duindam relevait en 2009 que son matériau peut servir aussi bien la lecture traditionnelle que la lecture révisionniste de la cour.
Il manque surtout un compte des présences. Aucune des sources que cite le projet Immersailles n’en fournit de série, et l’état des logements conservé aux Archives nationales (O/1/1795, pièce 55) dit qui détient un logement, pas qui y dort ni combien de jours par an. Pour identifier les occupants, l’équipe d’Immersailles a dû croiser les plans de Demortain, dressés vers 1716 d’après des relevés de 1714 et 1715, les mémoires du duc de Luynes et le livre de Newton, et elle annonce en 2023 plus de six cents lieux et 265 résidents identifiés. Combien de nobles du royaume ont passé ne serait-ce qu’un mois par an à la cour, aucune des études consultées ne le chiffre, faute d’une série qui permette de le compter.
La cage dorée vue de l’intérieur
Les effectifs racontent une histoire contraire à celle d’un roi qui attire. D’après les séries réunies par Duindam dans Vienna and Versailles, la cour de France a connu ses deux sommets d’effectifs dans les années 1580 et dans les années 1650, et Louis XIV, après l’inflation des honneurs des années 1650, a cherché à réduire le nombre des nobles courtisans et à enfermer les offices honorifiques dans des limites strictes. Il a obtenu une cour plus petite, plus fermée et plus privilégiée. L’argent ne raconte pas davantage une ruine. Vers 1680, le grand maître de France touchait 3 600 livres tournois de gages et 56 800 livres d’avantages divers, et la charge de grand chambellan se négociait autour de 800 000 livres. De 1662 à 1695, la cour coûte en moyenne 18 808 038 livres par an, dont 4 796 122 en pensions, soit un quart, autant que les bâtiments. Selon les années, sa part dans les dépenses de l’État va de moins de 5 % en temps de guerre à près de 40 % au sortir d’une paix.
Une noblesse qu’on ruine ne se dispute pas des charges à ce prix.
Leonhard Horowski a suivi les titulaires d’une cinquantaine de charges, dans les maisons du roi et de la reine et dans les unités militaires d’élite, de 1661 à 1789. Il compte 790 nominations, 687 personnes, dont 492 hommes et 195 femmes, et 312 familles. Un cercle de plus en plus étroit de grandes familles d’épée y monopolise les offices et en ferme l’accès aux autres ; la survivance, qui fait d’un adjoint le successeur désigné du titulaire encore en fonction, garde les charges dans les mêmes maisons. Ces courtisans étaient bien plus en sécurité que les ministres, exposés à la disgrâce et à l’exil, et leurs familles ont peu à peu reconquis les postes ministériels.
Duindam en tire une conclusion nette. Le mot de domestication est une métaphore trompeuse, parce qu’il place toute l’initiative d’un seul côté, et les grands courtisans, des années 1660 à la Révolution, forment plutôt une élite de pouvoir qui se sert de sa position à la cour.
Le Conseil d’en haut sans les princes
La thèse de la domestication garde pourtant un socle, et il est politique. Arlette Jouanna a montré que les princes du sang ont pratiqué, du milieu du XVᵉ siècle au milieu du XVIIᵉ, un « devoir de révolte » contre une monarchie qui tendait à gouverner sans eux. Après l’échec de la Fronde, résume Lucien Bély à propos de son dernier livre, ils semblent se résigner. Louis XIV n’admet au Conseil d’en haut que son fils, puis son petit-fils, successeurs possibles, et en tient écartés tous ses autres parents. Duindam le concède à sa manière : les nobles français ont été ministres, officiers de cour, gouverneurs de province ou chefs d’armée, mais ils ont rarement suivi la carrière administrative, ce qui ne les rendait pas impuissants et limitait pourtant leur champ d’action.
La Régence a fourni une sorte d’expérience. Philippe d’Orléans reprend le programme du cercle de Saint-Simon et remplace les secrétaires d’État par des conseils de dix membres, six puis huit, présidés par des grands seigneurs comme le duc d’Antin, le maréchal de Villars ou le duc de Noailles. Louis Trenard note que les anciens ministres, les magistrats et les gens de robe y faisaient l’essentiel du travail, que l’ensemble tourna vite au désordre, et que les secrétariats d’État furent rétablis en septembre 1718. Le camp d’Elias y lit une noblesse qui a désappris de gouverner en un règne. L’autre camp y voit une improvisation abandonnée au bout de trois ans. Et la chronologie complique les deux lectures, puisque la Fronde s’achève en 1653 et que le gouvernement ne s’installe à Versailles qu’en 1682, si bien que le palais a pu recueillir une soumission déjà acquise.
Pendant ces années de Régence, la cour vit à Paris, et le château attend. Le gouverneur Blouin l’entretient et fait jouer les fontaines du jardin une fois tous les quinze jours. Le Régent, lassé des critiques du parlement et de l’hostilité des foules, ramène Louis XV à Versailles le 15 juin 1722, en fin d’après-midi ; le roi a douze ans et s’ennuyait aux Tuileries. C’est cette année-là que le château date son premier recensement officiel des logements, et c’est en 1722 que commence l’état conservé sous la cote O/1/1795, de sorte que les 7 000 ayants droit et les 4 000 logés qu’on cite pour peser la cour du Roi-Soleil ont été comptés sept ans après sa mort, dans un palais qu’on venait de rouvrir pour un roi de douze ans.
Pour aller plus loin
La Fronde, pendant laquelle la cour quitte Paris de nuit en 1649, éclaire le souvenir d’enfance que Saint-Simon place à l’origine de Versailles. L’article sur la fabrique du Roi-Soleil suit l’autre versant de la cour, les devises, les médailles et la petite Académie, et le gouvernement de Richelieu montre ce que la monarchie faisait déjà des grands avant le règne personnel de Louis XIV.
On dit souvent que Louis XIV a installé sa cour à Versailles pour surveiller la noblesse et la rendre obéissante. On parle de « domestication », comme si le château avait servi de cage dorée. Cette idée a deux auteurs connus : un duc qui écrit ses souvenirs au XVIIIᵉ siècle, et un sociologue du XXᵉ siècle. Les historiens d’aujourd’hui l’ont vérifiée en comptant les logements, les charges et l’argent de la cour.
Un château trop petit pour tout un ordre
En 1715, à la fin du règne de Louis XIV, le château compte vingt appartements pour les princes et 189 logements pour les courtisans. C’est le château de Versailles lui-même qui donne ces chiffres, après avoir reconstitué qui habitait où.
Combien y avait-il de nobles en France ? Personne ne le sait exactement. Au XVIIIᵉ siècle, les estimations vont de 110 000 personnes à 400 000. Un historien qui les a toutes comparées en 1973 penche pour 300 000 à 400 000. Même avec le chiffre le plus bas, il y avait un logement de courtisan pour près de six cents nobles.
En 1722, près de 7 000 personnes avaient droit à un logement payé par le roi, dont près de 4 000 dans le château. Mais ce nombre mélange les maîtres et les domestiques. Beaucoup de charges, c’est-à-dire de postes au service du roi, se faisaient en outre par roulement, quelques mois par an.
Ce que raconte le duc de Saint-Simon
Le duc de Saint-Simon a écrit ses Mémoires entre 1739 et 1749, longtemps après les faits. Il y raconte que Louis XIV regardait à droite et à gauche à son lever, à son coucher et à ses repas, et qu’il remarquait les absents. Quand on lui demandait une faveur pour quelqu’un qui ne venait jamais à la cour, il répondait qu’il ne le connaissait pas.
Selon Saint-Simon, le roi poussait aussi les courtisans à dépenser, jusqu’à ce qu’ils dépendent de ses cadeaux pour vivre. Mais Saint-Simon en voulait au roi d’avoir donné le pouvoir à des ministres plutôt qu’aux grands seigneurs, et, selon un historien qui a étudié son œuvre, il était souvent injuste avec ses ennemis.
La thèse de Norbert Elias
En 1933, le sociologue allemand Norbert Elias écrit un livre sur la société de cour. Il ne peut pas le présenter à l’université, car les nazis arrivent au pouvoir et il doit s’exiler. Le livre paraît en 1969, puis en français en 1974.
Pour Elias, l’étiquette, c’est-à-dire les règles de politesse de la cour, sert au roi à placer chacun et à contrôler les rivalités. Les nobles, qui ont perdu leur ancien pouvoir, se ruinent pour briller et finissent par dépendre du roi. Cette explication a dominé les études sur la cour jusqu’aux années 1990.
Ce que montrent les comptes
Des historiens plus récents ont regardé les chiffres. La cour de France était plus nombreuse dans les années 1580 et 1650 qu’à Versailles : Louis XIV a plutôt réduit le nombre des courtisans.
Les grandes charges rapportaient beaucoup. Vers 1680, le grand maître de France recevait 3 600 livres de salaire et 56 800 livres d’avantages. Le roi dépensait chaque année des millions de livres en pensions pour sa cour.
Un historien a suivi les titulaires d’une cinquantaine de charges entre 1661 et 1789. Il a trouvé 312 familles, un petit cercle de grandes familles qui se transmettaient les postes. Ces courtisans risquaient moins que les ministres, qui pouvaient tomber en disgrâce.
Ce qui reste de l’ancienne idée
Une partie de la thèse tient pourtant. Avant Louis XIV, les princes de la famille royale se révoltaient souvent contre le pouvoir. Après la Fronde, une révolte qui s’achève en 1653, ils semblent se soumettre. Louis XIV ne laisse entrer au conseil où se prennent les grandes décisions que son fils puis son petit-fils.
Après sa mort, de 1715 à 1718, de grands seigneurs président des conseils de gouvernement. Mais ce sont surtout des magistrats et d’anciens ministres qui font le travail, et l’expérience est abandonnée.
Les révoltes des princes s’étaient arrêtées vingt-neuf ans avant l’installation du gouvernement à Versailles, en 1682. Le château a peut-être accueilli une noblesse déjà soumise, plus qu’il ne l’a soumise lui-même.
Enfin, les chiffres de 1722 ont été relevés sept ans après la mort de Louis XIV, l’année où la cour revient à Versailles après un séjour à Paris, avec un roi de douze ans.
Le calcul des nobles du royaume, le détail des charges et des comptes de la cour et le débat entre historiens sont développés dans l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- « État des logements du château de Versailles », [1722-1741] Archives nationales, Maison du roi, O/1/1795, pièce 55 ; cote relevée sur la page des sources du projet Immersailles du Centre de recherche du château de Versailles
- Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, Mémoires, rédigés entre 1739 et 1749, année 1715, chapitre XIX du tome 12 (le roi et la présence des courtisans, « Je ne le connais point », « C’est un homme que je ne vois jamais », la dépendance des « bienfaits ») édition Hachette, Paris, texte consulté sur rouvroy.medusis.com
- Emmanuel-Joseph Sieyès, Qu’est-ce que le Tiers-État ?, estimation de 110 000 nobles au plus, extrapolée de la Bretagne daté de 1788 par R. Dauvergne (1973)
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Sources primaires (suite)
- Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, 1764, estimation d’environ 90 000 familles et d’« au moins » 400 000 nobles cité d’après R. Dauvergne (1973)
- Antoine-Laurent Lavoisier, De la richesse territoriale du royaume de France, 1791, estimation de 83 000 ci-devant nobles cité d’après R. Dauvergne (1973)
- Plans du château de Versailles dits de Demortain, [vers 1716], établis d’après des relevés de 1714 et 1715 cités comme source d’identification des occupants par le projet Immersailles
- Charles-Philippe d’Albert, duc de Luynes, Mémoires sur la cour de Louis XV (1735-1758), publiés de 1860 à 1865 cités comme source d’identification des occupants par le projet Immersailles
Bibliographie
- Norbert Elias, La Société de cour, Paris, 1974, 323 p., traduction de Die höfische Gesellschaft (1969), thèse d’habilitation présentée à Francfort-sur-le-Main en 1933 Calmann-Lévy
- Jeroen Duindam, Vienna and Versailles. The Courts of Europe’s Dynastic Rivals, 1550-1780, Cambridge, 2003 Cambridge University Press
- Jeroen Duindam, « Vienna and Versailles. Materials for Further Comparison and Some Conclusions », zeitenblicke 4 (2005), n° 3, 13 décembre 2005 zeitenblicke
- Leonhard Horowski, Die Belagerung des Thrones. Machtstrukturen und Karrieremechanismen am Hof von Frankreich 1661-1789, Ostfildern, 2012, 793 p., Beihefte der Francia 74 – Thorbecke ; trad. fr. Au cœur du palais. Pouvoir et carrières à la cour de France, 1661-1789, trad. Serge Niémetz, Rennes, 2019, ISBN 978-2-7535-7617-9 Presses universitaires de Rennes et Centre de recherche du château de Versailles
- Jeroen Duindam, compte rendu de L. Horowski, Die Belagerung des Thrones, sehepunkte 13 (2013), n° 2 sehepunkte
- William Ritchey Newton, L’Espace du roi. La Cour de France au château de Versailles, 1682-1789, préface de Jean-Pierre Babelon, Paris, 2000, 588 p. Fayard
- Jeroen Duindam, compte rendu de W. R. Newton, Derrière la façade. Vivre au château de Versailles au XVIIIᵉ siècle (Paris, Perrin, 2008), H-France Review 9 (2009), n° 118 H-France
- Emmanuel Le Roy Ladurie, avec Jean-François Fitou, Saint-Simon ou le système de la Cour, Paris, 1997, 636 p. Fayard
- Robin Briggs, compte rendu d’E. Le Roy Ladurie, Saint-Simon ou le système de la Cour, London Review of Books 20 (23), 1998 London Review of Books
- Robert Dauvergne, « Le problème du nombre des nobles en France au XVIIIᵉ siècle », Annales de démographie historique, 1973, Hommage à Marcel Reinhard, p. 181-192 Annales de démographie historique
- Arlette Jouanna, Le Devoir de révolte. La noblesse française et la gestation de l’État moderne, 1559-1661, Paris, 1989, 504 p., coll. « Nouvelles études historiques », ISBN 2-213-02275-5 Fayard
- Lucien Bély, « Le roi, ses oncles et ses cousins », compte rendu d’A. Jouanna, Le Sang des princes. Les ambiguïtés de la légitimité monarchique (Gallimard), La Vie des idées, 2 décembre 2024 La Vie des idées
- Louis Trenard, « Polysynodie » Encyclopædia Universalis
- Dirk Van der Cruysse, « Saint-Simon Louis de Rouvroy, duc de (1675-1755) », section « Une œuvre océanique » Encyclopædia Universalis
- Antonin Cohen, « La Société de cour, Norbert Elias », fiche de lecture, section « La logique du prestige et l’équilibre des tensions » Encyclopædia Universalis
Sources en ligne
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- « Immersailles », page des sources Centre de recherche du château de Versailleshttps://www.chateauversailles-recherche.fr/immersailles/sources
- « Versailles, « capital » of the kingdom, 1682 » château de Versailleshttps://en.chateauversailles.fr/discover/history/key-dates/versailles-capital-kingdom-1682
- « The Court returns to Versailles, 1722 » château de Versailleshttps://en.chateauversailles.fr/discover/history/key-dates/court-returns-versailles-1722
- « Mémoires de Saint-Simon, tome 12 chapitre 19 » rouvroy.medusis.comhttp://rouvroy.medusis.com/docs/1219.html
- « Vienna and Versailles. Materials For Further Comparison and Some Conclusions » Cour de France.frhttps://cour-de-france.fr/article1330.html?lang=fr
- Jeroen Duindam, « Vienna and Versailles. Materials For Further Comparison and Some Conclusions », texte intégral zeitenblicke, archive DiPP NRWhttps://dipp.archiv.hbz-nrw.de/journals/mp_/https:/www.zeitenblicke.de/2005/3/Duindam/dippArticle.pdf
- « Rezension über : Leonhard Horowski, Die Belagerung des Thrones » sehepunktehttps://sehepunkte.de/2013/02/21971.html
- « Introduction au répertoire prosopographique de Au cœur du palais », version du 10 octobre 2019 Centre de recherche du château de Versailleshttps://chateauversailles-recherche.fr/IMG/pdf/horowski_prosopographie_intro-3.pdf
- « H-France Review Volume 9 (2009) Page 499 », compte rendu de W. R. Newton par J. Duindam H-Francehttps://www.h-france.net/vol9reviews/vol9no118duindam.pdf
- « Le problème du nombre des nobles en France au XVIIIe siècle », R. Dauvergne École d’économie de Paris, page de Thomas Pikettyhttp://piketty.pse.ens.fr/files/Dauvergne1973ADH.pdf
- « Norbert Elias, Die höfische Gesellschaft » data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/15044157/norbert_elias_die_hofische_gesellschaft/fr.pdf
- « Le Roi, ses oncles et ses cousins » La Vie des idéeshttps://laviedesidees.fr/Le-roi-ses-oncles-et-ses-cousins
- « Saint-Simon, ou le système de la cour » London Review of Bookshttps://www.lrb.co.uk/v20/n23/robin-briggs/venom
- « Polysynodie » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/polysynodie/
- « SAINT-SIMON LOUIS DE ROUVROY, duc de (1675-1755) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-de-saint-simon/2-une-oeuvre-oceanique/
- « LA SOCIÉTÉ DE COUR, Norbert Elias. Fiche de lecture » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/la-societe-de-cour/2-la-logique-du-prestige-et-l-equilibre-des-tensions/
- « Le Devoir de révolte », notice bibliographique Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb366336603
- « La société de cour », notice bibliographique de l’édition Calmann-Lévy de 1974 Texas A&M University Librarieshttps://libcat.library.tamu.edu/Record/in00003443787/Description




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