Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
☀
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Casa de la Contratación : Séville, centre du monde et de ses registres

Miguel Hermoso Cuesta / Wikimedia Commons
12 min de lecture59 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Un encrier de plomb, une salvadera pour sécher l’encre au sable, un marcador d’ivoire, un compas, un sceau d’argent, des pains de cire rouge, des rames de papier « para la escriptura de la Casa ». Les premiers livres du chanoine Sancho de Matienzo, trésorier de la Casa de la Contratación de Séville, s’ouvrent sur ces achats, auxquels s’ajoutent trois registres cousus sous couverture de parchemin, un manuel, un grand livre et un troisième pour les affaires de Berbérie et des Canaries. En 1504, la maison achète encore un grand coffre pour ses livres et ses écritures. Ces comptes sont conservés à l’Archivo General de Indias de Séville, dans la liasse Contratación 4674, où l’historien Francisco Fernández-López les a relevés.

Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon avaient signé l’acte de naissance de cette maison à Alcalá de Henares, le 20 janvier 1503. Supprimée en 1790, la Casa oblige à déborder de quelques mois l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, pour la suivre jusqu’à son dernier décret. Jusqu’en octobre 1582, les dates données ici sont celles du calendrier juli​en des documents castillans. Joseph Pérez énumère ce qu’elle a été tour à tour ou à la fois, chambre de commerce, douane, entrepôt, bureau d’émigration, académie de navigation et tribunal, et elle a laissé derrière elle un fonds de 6 337 liasses.

Le Cuarto del Almirante

Le projet tient dans un mémorial attribué à Francisco Pinelo, probablement rédigé en 1502 et conservé aux archives de Simancas. Il proposait de réunir dans une seule maison tout ce qui partait pour les Indes et tout ce qui en revenait, sous la garde d’officiers qui tiendraient registre de chaque échange, à l’image de la Casa da Índia e Guiné de Lisbonne. Les vingt ordonnances de 1503 le suivent presque à la lettre, sauf sur l’or et sur le traitement des Indiens, qui ne relevaient pas de la nouvelle institution. On les connaît par des copies de registre conservées à Séville, dans les séries Patronato et Indiferente. Le 14 février suivant, la reine nomme trois officiers, Pinelo comme facteur, c’est-à-dire gérant des marchandises, Matienzo comme trésorier et Jimeno de Briviesca comme écrivain-contrôleur des comptes.

On avait d’abord songé aux Atarazanas, les chantiers royaux du bord du fleuve. Trop humides pour y garder des marchandises, ils sont écartés, et la Casa s’installe dans l’Alcázar, au Cuarto del Almirante, avant de s’agrandir d’une maison voisine qui ouvre sur une petite place, appelée depuis plaza de la Contratación. À Monzón, le 15 juin 1510, trente-six chapitres réglementent la tenue des livres et la visite des navires ; les compléments de 1511 imposent un coffre à trois clés, une pour chacun des trois officiers, où l’on garde la correspondance reçue et le sceau.

Rien ne part sans écrit. Le plus ancien livre des passagers, coté Contratación 5536, L.1, couvre les années 1509 à 1517 en 508 pages, et chaque nom y est porté au moment d’embarquer, licence en main. Les ordonnances de 1552 confient au même bureau des livres où l’on prend note des esclaves qui passent aux Indes. La contaduría des défunts suit l’argent des Castillans morts outre-mer, les bienes de difuntos, qui arrive par les flottes. On l’inscrit, on en affiche la liste à la porte du Pardon de la cathédrale, on écrit aux villages d’origine, et faute d’héritier la somme revient à la Couronne.

Les officiers jugent aussi, au civil et au criminel, les procès nés du commerce des Indes.

« El solo agujero de Sevilla »

À Santo Domingo, sur l’île Hispaniola, le licencié Alonso de Zuazo, envoyé par le cardinal Cisneros pour juger les juges de l’île, écrit en janvier 1518 au jeune roi Charles et à son conseiller Chièvres. Il demande que les navires puissent venir de tous les ports du royaume, parce que réduire le commerce à « el solo agujero de Sevilla », le seul trou de Séville, avec le détour et l’entrée du fleuve, rend tout si cher dans l’île qu’on y vit à peine. Joseph Pérez, qui a repris en 2000 l’histoire de ce monopole à partir de documents de Simancas, rappelle que la brèche existait déjà. Une cédule de 1508 permet aux Canaries de charger pour les Indes sous l’inspection de Séville, Cadix obtient une licence semblable en 1519, et une provision du 15 janvier 1529 ouvre neuf ports castillans, de La Corogne à Malaga en passant par Bilbao, à condition que les navires reviennent d’abord à Séville.

La Corogne voulait davantage. En décembre 1520, en pleine révolte des Comunidades, la ville réclame sa propre maison de la Contratación pour les épices. Son mémoire plaide la proximité de la Flandre et de l’Angleterre, les forêts et le fer du Nord, et un argument de charpentier, puisque l’eau douce de Séville nourrirait le ver qui ronge les coques. Charles Quint y songe sérieusement et fait construire neuf navires dans les chantiers galiciens, d’après Ramón Carande que cite Pérez ; le projet tombe avec les négociations qui cèdent les Moluques au Portugal.

Le ver n’était pas le seul grief contre l’Andalousie. Jusque vers 1570-1580, selon Pierre Chaunu, les chantiers cantabriques ont construit environ 80 % des navires de la Carrera de Indias, la ligne régulière entre l’Espagne et l’Amérique, et une cédule de 1593, reprise dans la Recopilación de 1681, défend de donner registre à toute nao bâtie sur les côtes de Séville, de Sanlúcar ou de Cadix, à cause de la mauvaise qualité du bois. La bar​re de Sanlúcar, à l’embouchure du Guadalquivir, gênait les gros navires, et Cadix en profite. Un juge des Indes y réside à demeure dès 1535, les flottes en partent à partir de 1679, et Séville ne garde plus guère que l’appareil administratif du commerce. Un décret de mai 1717 transfère la Casa elle-même à Cadix, où elle perd ses fonctions une à une, surtout après la libéralisation du commerce de 1778. Elle est supprimée par un décret royal de 1790, daté de juin par Fernández-López d’après l’original conservé à Séville, et un juzgado de arribadas, simple tribunal des arrivées au port, en reprend les restes.

Plus de fèves que de lupins

Le 22 mars 1508, Amerigo Vespucci reçoit le titre de piloto mayor de la Casa, et une cédule du 6 août précise sa charge. Il examinera les pilotes, et il fera dresser avec eux une carte modèle, le Padrón Real, dont la cédule veut « que ningún piloto use de otro ninguno ». À partir de 1523, un cosmographe chargé de fabriquer cartes et astrolabes, le Portugais Diego Ribero, vend ses instruments aux candidats, qui doivent se présenter à l’examen avec eux. Chaque lundi, de deux à cinq heures, piloto mayor, cosmographes et pilotes se réunissent pour approuver ou rejeter les instruments ; les cartes refusées sont détruites, les astrolabes de laiton refondus. Dès 1564, il faut siéger aussi le jeudi.

Les ordonnances de 1552 fixent le reste. Le candidat doit être né en Castille ou en Aragon, avoir plus de vingt-quatre ans, ne jouer ni boire, avoir navigué six ans vers les Indes, et quatre témoins, dont deux pilotes, en répondent. Les examinateurs votent en secret avec des fèves et des lupins, et celui qui recueille plus de fèves que de lupins reçoit sa licence ; le recalé doit refaire un voyage aux Indes avant de se représenter. La même année, une chaire de cosmographie confiée à Jerónimo de Chaves enseigne la sphère de Sacrobosco, l’usage de l’astrolabe et de l’arbalestrille, le calcul des marées qui permet de franchir la bar​re de Sanlúcar, et l’on exige un an de cours avant l’examen. Les aspirants protestent qu’ils sont pauvres et que la ville coûte cher. En 1555, la durée tombe à trois mois, en 1556 à deux, pourvu que le candidat sache lire le regimiento, le manuel de navigation, et signer son nom. En 1582, le cosmographe Rodrigo Zamorano réclame au roi une augmentation, en se plaignant de travailler seul alors que le piloto mayor est presque centenaire, ce qui vise probablement Alonso de Chaves, né vers 1493. La longitude, elle, restait introuvable pour tout le monde, et Cervantes, dans le Coloquio de los perros imprimé en 1613, met en scène un mathématicien qui cherche depuis vingt-deux ans le « punto fijo » et croit chaque fois le tenir.

Quarante-six toneladas et demie

Tout l’or et tout l’argent des Indes devaient aboutir à la Casa, et c’est dans ses registres qu’Earl J. Hamilton est allé les compter. Ses séries, publiées en 1929 dans le Quarterly Journal of Economics puis en 1934 dans American Treasure and the Price Revolution in Spain, suivent année par année les arrivées enregistrées jusqu’en 1660, date à laquelle l’enregistrement cesse, et la série avec lui. Huguette et Pierre Chaunu ont pris les mêmes archives par l’autre bout. Séville et l’Atlantique, dont les premiers volumes paraissent en 1955, reconstitue navire par navire les allers et les retours entre Séville et l’Amérique de 1504 à 1650, mesurés en toneladas, et en tire les cycles de la conjoncture. On gardera ici le mot tonelada plutôt que « tonneau », parce que l’unité castillane est seulement proche du tonneau de jauge français et qu’une traduction ferait croire à une équivalence.

En 2000, dans l’Anuario de Estudios Americanos, Michel Morineau a refait les comptes, avec l’appui des deux volumes qu’Eufemio Lorenzo Sanz avait consacrés au commerce des Indes sous Philippe II. Une tonelada vaut 1 518 mètre cube. Un kilo d’argent occupe 95 centimètres cubes, un kilo d’or 52. En 1595, année record, les métaux débarqués sur le quai du Guadalquivir valent 26 725 693 pesos de huit réaux et tiennent dans 46,5 toneladas, soit 0,18 % des 25 394 toneladas des flottes. La frégate Magdalena, qui jauge 80 toneladas, emporte 29 toneladas de métal en 1592 et 60 en 1596. Au retour de Nouvelle-Espagne, les cales sont pleines de cuirs, et la jauge d’une flotte ne dit à peu près rien de ce qu’elle rapporte. Morineau s’en prend ensuite aux valeurs que Chaunu tirait de l’avería, la taxe proportionnelle qui payait l’escorte des convois. Pour 1570, Chaunu connaissait le droit acquitté par six navires et l’a étendu aux quarante-sept arrivés, jusqu’à 7 797 412 812 maravédis, huit fois et demie la valeur réelle selon Morineau, alors que les métaux et les marchandises fines voyageaient sur un petit nombre de vaisseaux. À l’aller, la flotte de Nouvelle-Espagne de 1597 est chargée aux trois quarts de produits du cru, vin en tête, qui ne font que 40 % de sa valeur.

Le réquisitoire se clôt sur deux mots latins, « Oceano nox ». Il frappe juste sur la conversion des tonnages en cycles économiques, et il laisse debout davantage qu’il ne le dit. Morineau reconnaît lui-même que les listes de bâtiments survivent à l’ouvrage, et elles restent la seule série continue des allers et retours sur un siècle et demi. Il admet aussi que la croissance des tonnages au fil du XVIᵉ siècle suit logiquement celle du commerce. Et Chaunu n’était pas naïf sur la fraude, puisqu’il jugeait les chiffres de Hamilton pour le XVIIᵉ siècle viciés par la contrebande.

Amster​dam compte l’argent des flottes

D’après ses registres, Hamilton avait conclu à un effondrement des retours d’argent dès le deuxième quart du XVIIᵉ siècle, et il supposait, sans chiffres cette fois, qu’ils se réduisaient ensuite à un filet. Morineau a cherché ailleurs. Pour 1580 à 1618, il a dépouillé les relations des foires de Francfort, les Messrelationen ; à partir de 1618, les gazettes d’Amster​dam, à commencer par les Tydinghen uyt verscheydene Quartieren de Broer Jansz, qui annonçaient l’arrivée des flottes et leur chargement. Son livre de 1985, Incroyables gazettes et fabuleux métaux, conclut, selon la synthèse qu’en donne Carlos Marichal, qu’il n’y eut aucune diminution des flux dans la seconde moitié du XVIIᵉ siècle. La chute que montraient les registres était, pour une large part, une chute de l’enregistrement. Joseph Pérez ajoute que les officiers de la Casa se laissaient aisément acheter pour ne pas voir l’argent débarqué sans déclaration.

On ne mesurera jamais directement l’argent qui n’a pas été déclaré, puisqu’il n’a laissé aucune écriture à Séville, et les gazettes donnent des nouvelles de port qu’aucun document comptable ne permet de contrôler navire par navire. Les registres eux-mêmes ont souffert. Aux premières heures du 3 mai 1691, un incendie parti des écuries voisines du patio de la Montería gagne la Casa pendant que son président est à Cadix pour recevoir la flotte, et l’on porte les papiers de la Contaduría et des greffiers dans les Atarazanas et les maisons voisines. En 1756, l’archiviste Manuel Zuazo demande une salle de plus pour soustraire les liasses aux rats qui rongent les ficelles. Une visite de 1773 évalue le dépôt resté à Séville à 5 546 rames de papier, environ 2 773 000 feuilles, dans cinq salles d’environ 150 mètres carrés. Après la création de l’Archivo General de Indias en 1785, quatre-vingt-neuf caisses de documents le rejoignent en 1791 et 1792, les derniers papiers restés à Cadix n’arrivent qu’après 1870, et le fonds compte aujourd’hui 6 337 liasses.

Un homme en brocart d’or

La Casa n’avait pas de chapelle. En novembre 1526, Charles Quint ordonne d’en créer une, et la salle des Audiences, où siègent les officiers, en tiendra lieu. Entre 1531 et 1536, Alejo Fernández y peint le panneau central d’un retable. Une Vierge immense ouvre un manteau noir au-dessus de deux groupes de personnages agenouillés et d’une foule d’hommes et de femmes à la peau sombre, vêtus de simples linges blancs, tandis qu’au bas du panneau, entre les nuages, mouillent une caraque, des caravelles et une galère. Quatre saints l’encadrent, Jean à Patmos, Jacques en tueur de Maures, Sébastien en soldat, et Elme, le patron des marins, une maquette de navire à la main. En 1672, José de Veitia Linage, trésorier de la Casa, note que la chapelle ne fait toujours qu’un avec la salle des Audiences.

Le peintre, né vers 1470-1475 et installé à Séville depuis 1508, se dit allemand dans un acte. Il possédait des esclaves africains et amérindiens, ces derniers probablement amenés des Indes. L’un d’eux, Juan de Güejar, que les actes qualifient pourtant de vecino de Séville, reçoit de lui en août 1523 une procuration pour recouvrer ses créances dans toute l’Andalousie.

Le seul document contemporain du tableau est un inventaire. Le dimanche 12 novembre 1536, un officier dont le nom n’est pas noté fait le tour des salles de la Casa et relève, dans la salle des Audiences, un retable de Notre-Dame avec ses quatre saints, une grille de bois peint et un grand bénitier de terre vernissée, sans un mot sur le peintre ni sur les personnages. Le feuillet est à l’Archivo General de Indias, Contratación 4879 B, folios 4 et 4 v°. Manuel Ruiz del Solar l’y a trouvé au début du XXᵉ siècle et a reconnu le panneau, accroché ailleurs dans l’Alcázar. Il voyait dans l’homme âgé agenouillé de profil au premier plan, seul vêtu d’une robe de brocart d’or bordée de fourrure, le roi Ferdinand ; Diego Angulo Íñiguez y a reconnu Christophe Colomb en 1946, et Carla Rahn Phillips, en 2005, Colomb peint sous les traits du vieux roi mage européen des Épiphanies, celui qui porte le Christ aux nations.

Le panneau a retrouvé sa place, dans la salle des Audiences du Real Alcázar de Séville, entre ses quatre saints. L’homme en brocart d’or y est toujours agenouillé devant la Vierge, sans inscription ni attribut, et l’inventaire de 1536, le seul témoin écrit de son temps, ne le nomme pas.

Pour aller plus loin

L’armement de la flotte de Magellan et l’arrivée de la Victoria en 1522 passent par les comptes de la Casa, que l’article sur le premier tour du monde examine de près. Amerigo Vespucci, premier piloto mayor, a sa propre notice sur l’origine du nom d’Amérique, et le rythme des flottes qui partaient de Séville puis de Cadix se retrouve dans l’article consacré aux vice-royautés.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Real provisión des Rois Catholiques ordonnant d’établir à Séville une Casa de Contratación et promulguant ses vingt premières ordonnances, Alcalá de Henares, 20 janvier 1503 Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 251, R.1 (f. 14 v° selon M. Casado Arboniés, f. 1 r° selon F. Fernández-López) ; copie de registre dans Indiferente, 418 (lib. 1, ff. 84 v°-88 v° selon M. Casado Arboniés ; lib. 3, f. 4 r° selon F. Fernández-López)
  2. Real cédula d’Isabelle la Catholique nommant Francisco Pinelo facteur, Sancho de Matienzo trésorier et Jimeno de Briviesca écrivain-contador, Alcalá de Henares, 14 février 1503 – , d’après M. Casado Arboniés
  3. Mémorial attribué à Francisco Pinelo proposant l’établissement à Séville d’une maison de la Contratación, vers 1502 Archivo General de Simancas, Diversos de Castilla, d’après M. Casado Arboniés
Voir les 56 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Premiers livres manuel et mayor du trésorier Sancho de Matienzo, achats de fournitures d’écriture et d’un grand coffre (1504) Archivo General de Indias, Séville, Contratación, 4674, s. f. (d’après F. Fernández-López, 2023)
  2. Ordonnances de la Casa de la Contratación, Monzón, 15 juin 1510, trente-six chapitres, et compléments de 1511 sur le coffre à trois clés Archivo General de Indias, Séville, Indiferente, 418, lib. 3, ff. 1 r°-3 v° (d’après F. Fernández-López, 2023)
  3. Ordenanzas reales para la Casa de la Contratación de Sevilla y para otras cosas de las Indias y de la navegación y contratación de ellas, Monzón, 11 août 1552 (ordonnances 61 et 65 sur les passagers et les esclaves ; examen des pilotes ; chaire de cosmographie) édition imprimée, Séville, Francisco de Lyra, 1647 (d’après F. Fernández-López, 2023, et M. I. Vicente Maroto, 2001)
  4. Libro de asiento de pasajeros, 1509-1517, papier, format folio, 508 pages Archivo General de Indias, Séville, CONTRATACION, 5536, L.1
  5. Titre de piloto mayor délivré à Amerigo Vespucci, 22 mars 1508, et real cédula du 6 août 1508 ordonnant le Padrón Real (« que ningún piloto use de otro ninguno ») – , d’après J. Torre Revello et la notice « Diego Ribero » du Diccionario biográfico español
  6. Alonso de Zuazo, lettres au roi Charles (18 janvier 1518) et à Guillaume de Croÿ, seigneur de Chièvres (22 janvier 1518), Santo Domingo extraits dans M. Giménez Fernández, Bartolomé de las Casas, t. II, Séville, 1960, p. 141-145 (d’après J. Pérez, 2000)
  7. Real provisión du 15 janvier 1529 autorisant La Corogne, Bayona, Avilés, Laredo, Bilbao, Saint-Sébastien, Carthagène, Malaga et Cadix à commercer avec les Indes, retour obligatoire par Séville d’après R. Carande, Carlos V y sus banqueros, t. I, 2ᵉ éd., Madrid, 1965, p. 383 (cité par J. Pérez, 2000)
  8. Requête et mémoire de la ville de La Corogne pour une maison de la Contratación des épices, 4 et 11 décembre 1520 Archivo General de Simancas, Patronato Real, leg. 1, fol. 79, et Diversos de Castilla, lib. 9, fol. 2 (d’après J. Pérez, 2000)
  9. Recopilación de leyes de los reynos de las Indias, Madrid, Julián de Paredes, 1681, lib. IX, tít. XXX, ley 21 (cédule de 1593 refusant le registre aux naos construites en Andalousie)
  10. Décret de transfert de la Casa de la Contratación à Cadix, mai 1717 Archivo General de Indias, Séville, Contratación, 5070A (d’après F. Fernández-López, 2023)
  11. Real decreto de suppression de la Casa de la Contratación, juin 1790 Archivo General de Indias, Séville, Indiferente, 1999 (d’après F. Fernández-López, 2023)
  12. Rodrigo Zamorano, mémorial autographe à Philippe II demandant une augmentation, 1582 – , d’après M. I. Vicente Maroto (2001)
  13. Miguel de Cervantes, « El coloquio de los perros », dans Novelas ejemplares, Madrid, Juan de la Cuesta, 1613
  14. Memoria de diferentes cosas sucedidas en esta ciudad de Sevilla, relation de l’incendie du 3 mai 1691 Biblioteca Capitular y Colombina, Séville, 84-7-19 (d’après F. Fernández-López, 2023)
  15. Requêtes de l’archiviste Manuel Zuazo (1756) et procès-verbal de visite du dépôt sévillan (1773, 5 546 rames) Archivo Histórico Provincial de Cádiz, Hacienda, 10796, exp. 16 et 18 (d’après F. Fernández-López, 2023)
  16. Inventaire des salles et objets de la Casa de la Contratación, dimanche 12 novembre 1536 (« un retablo de Nra Señora ») Archivo General de Indias, Séville, Contratación, 4879 B, ff. 4-4 v° (d’après C. R. Phillips, 2005)
  17. Alejo Fernández et atelier, retable de la Virgen de los Mareantes (dite aussi de los Navegantes), panneau central et quatre panneaux latéraux, huile sur bois, 1531-1536 Real Alcázar de Séville, salle des Audiences (Cuarto del Almirante)
  18. Procuration d’Alejo Fernández à Juan de Güejar, Séville, août 1523 – , d’après M. L. Martín Cubero (1988), cité par C. R. Phillips (2005)
  19. José de Veitia Linage, Norte de la Contratación de las Indias Occidentales, Séville, Juan Francisco de Blas, 1672, 2 parties en 1 vol. in-folio (description de la chapelle, p. 284) exemplaire numérisé, fonds ancien de l’université de Salamanque
  20. Tydinghen uyt verscheydene Quartieren, gazette publiée à Amster​dam par Broer Jansz à partir de 1618, et Messrelationen des foires de Francfort, 1580-1618 sources de M. Morineau (1985), d’après Ch. Verlinden (1989)

Bibliographie

  1. Huguette et Pierre Chaunu, Séville et l’Atlantique (1504-1650), Paris, 1955-1960, coll. « Ports, routes, trafics » SEVPEN
  2. Pierre Chaunu, Séville et l’Amérique aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, Paris, 1977, 367 p., coll. « Science », p. 23 (cité par J. Pérez, 2000) Flammarion
  3. Michel Morineau, « Revoir Séville. Le Guadalquivir, l’Atlantique et l’Amérique au XVIᵉ siècle », Anuario de Estudios Americanos LVII (1), 2000, p. 277-293 Escuela de Estudios Hispano-Americanos, CSIC
  4. Michel Morineau, Incroyables gazettes et fabuleux métaux. Les retours des trésors américains d’après les gazettes hollandaises (XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles), Cambridge et Paris, 1985, 687 p., coll. « Studies in Modern Capitalism / Études sur le capitalisme moderne » Cambridge University Press / Éditions de la Maison des sciences de l’homme
  5. Michel Zylberberg, compte rendu de M. Morineau, Incroyables gazettes et fabuleux métaux, Revue d’histoire moderne et contemporaine 33 (4), 1986, p. 685-689 Revue d’histoire moderne et contemporaine
  6. Charles Verlinden, compte rendu de M. Morineau, Incroyables gazettes et fabuleux métaux, Revue belge de philologie et d’histoire 67 (4), 1989, p. 866-867 Revue belge de philologie et d’histoire
  7. Carlos Marichal, « La piastre ou le real de huit en Espagne et en Amérique : une monnaie universelle (XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles) », trad. Albert Broder, Revue européenne des sciences sociales XLV (137), 2007, p. 107-121, DOI 10,4000/ress.218 Librairie Drozhttps://doi.org/10.4000/ress.218
  8. Earl J. Hamilton, « Imports of American Gold and Silver into Spain, 1503-1660 », The Quarterly Journal of Economics 43 (3), 1929, p. 436-472 President and Fellows of Harvard College
  9. Earl J. Hamilton, American Treasure and the Price Revolution in Spain, 1501-1650, Cambridge (Mass.), 1934, xii-428 p., coll. « Harvard Economic Studies » 43 Harvard University Press
  10. Eufemio Lorenzo Sanz, Comercio de España con América en la época de Felipe II, Valladolid, 1979-1980, 2 vol. (d’après M. Morineau, 2000) –
  11. Joseph Pérez, « El discutido monopolio de Sevilla », Revista de Indias LX (218), 2000, p. 85-90 Consejo Superior de Investigaciones Científicas
  12. Ramón Carande, Carlos V y sus banqueros, t. I, La vida económica en Castilla, 2ᵉ éd., Madrid, 1965, p. 383 et 407 (cité par J. Pérez, 2000) –
  13. Francisco Fernández-López, « El archivo de la Casa de la Contratación. Historia de un fondo documental », Temas Americanistas 51, décembre 2023, p. 278-305, DOI 10,12795/Temas-Americanistas.2023.i51,13 Universidad de Sevillahttps://doi.org/10.12795/Temas-Americanistas.2023.i51.13
  14. María Isabel Vicente Maroto, « El arte de la navegación en el Siglo de Oro », conférence de la Cátedra Jorge Juan, Ferrol, 22 novembre 2001, p. 189-230 Universidade da Coruña
  15. José Torre Revello, « El viaje de Yáñez Pinzón y Díaz de Solís (1508) », Historia Mexicana El Colegio de México
  16. Carla Rahn Phillips, « Visualizing Imperium : The Virgin of the Seafarers and Spain’s Self-Image in the Early Sixteenth Century », Renaissance Quarterly 58, 2005, p. 815-856 Renaissance Society of America
  17. Manuel Ruiz del Solar y Ozuriaga, La Casa de Contratación, Séville, 1903 (d’après C. R. Phillips, 2005) –
  18. Diego Angulo Íñiguez, Alejo Fernández, Séville, 1946, p. 25 (d’après C. R. Phillips, 2005) –
  19. María Luz Martín Cubero, Alejo Fernández, Madrid, 1988, p. 25 (d’après C. R. Phillips, 2005) –

Sources en ligne

  1. « Real Provisión de los Reyes Católicos ordenando establecer en la ciudad de Sevilla una Casa de Contratación y promulgando las Ordenanzas por las que ha de regirse », notice de Manuel Casado Arboniés C.I.E.H.C., Universidad de Alcaláhttps://cisneros.web.uah.es/carpeta/images/pdfs/093_real.pdf
  2. « Ordenanzas para instituir una Casa de Contratación en Sevilla, para las Indias, las Islas Canarias y el África atlántica », notice de Manuel Casado Arboniés C.I.E.H.C., Universidad de Alcaláhttps://cisneros.web.uah.es/carpeta/images/pdfs/094_ordenanzas.pdf
  3. « El archivo de la Casa de la Contratación. Historia de un fondo documental », F. Fernández-López Temas Americanistas, Universidad de Sevillahttps://revistascientificas.us.es/index.php/Temas_Americanistas/article/download/24296/22152/116130
  4. « El discutido monopolio de Sevilla », J. Pérez Revista de Indias, CSIChttps://revistadeindias.revistas.csic.es/index.php/revistadeindias/article/download/582/649/1067
  5. « Revoir Séville. Le Guadalquivir, l’Atlantique et l’Amérique au XVIᵉ siècle », M. Morineau Anuario de Estudios Americanos (copie en ligne, Acuedi)https://beta.acuedi.org/book/9192/pdf
  6. « Visualizing Imperium : The Virgin of the Seafarers and Spain’s Self-Image in the Early Sixteenth Century », C. R. Phillips Arizona State University, lectures de courshttps://www.asu.edu/courses/rel376/total-readings/Phillips--VisualizingImperium.pdf
  7. « El arte de la navegación en el Siglo de Oro », M. I. Vicente Maroto CORE (dépôt de l’Universidade da Coruña)https://core.ac.uk/download/61904096.pdf
  8. « El viaje de Yáñez Pinzón y Díaz de Solís (1508) », J. Torre Revello Historia Mexicana, El Colegio de Méxicohttps://historiamexicana.colmex.mx/index.php/RHM/article/download/666/557/863
  9. « Diego Ribero » Diccionario biográfico español, Real Academia de la Historiahttps://dbe.rah.es/biografias/4194/diego-ribero
  10. « Michel Morineau, Incroyables gazettes et fabuleux métaux », compte rendu de M. Zylberberg Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhmc_0048-8003_1986_num_33_4_1386_t1_0685_0000_2
  11. « Morineau (Michel). Incroyables gazettes et fabuleux métaux », compte rendu de Ch. Verlinden Perséehttps://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1989_num_67_4_5735_t1_0866_0000_2
  12. « La piastre ou le real de huit en Espagne et en Amérique : une monnaie universelle (XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles) », C. Marichal CORE (Revue européenne des sciences sociales)https://core.ac.uk/download/224146686.pdf
  13. « Imports of American Gold and Silver into Spain, 1503–1660 », E. J. Hamilton EconPapers, RePEchttps://econpapers.repec.org/RePEc:oup:qjecon:v:43:y:1929:i:3:p:436-472
  14. « American Treasure and the Price Revolution in Spain, 1501-1650 », Classic Reviews in Economic History EH.Nethttps://eh.net/book_reviews/american-treasure-and-the-price-revolution-in-spain-1501-1650/
  15. Notice du Libro de asiento de pasajeros, CONTRATACION,5536,L.1 (description PARES de l’Archivo General de Indias reproduite) First Blacks in the Americas, CUNY Dominican Studies Institutehttps://firstblacks.org/wp-content/uploads/2025/09/fb-primary-013-manuscript.pdf
  16. « 3. La estructura del sistema comercial del sistema español » (juzgado de Indias de Cadix, 1535 ; tête des flottes, 1679) OpenCourseWare, Universidad de Cádizhttps://ocw.uca.es/pluginfile.php/436/mod_resource/content/1/3._LA_ESTRUCTURA_DEL_SISTEMA_COMERCIAL_DEL_SISTEMA_ESPANOL.pdf
  17. « Norte de la contratación de las Indias Occidentales... », notice et numérisation GREDOS, Universidad de Salamancahttps://gredos.usal.es/handle/10366/48254?show=full
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.