Au verso du troisième feuillet d’un manuscrit du Vatican, quelqu’un a laissé une consigne pour le lecteur suivant. Qu’on relie les cahiers dans l’ordre où ils se présentent, et qu’on cherche, si la chose est possible, un homme capable de lire cette écriture, parce qu’elle est de frère Thomas. Celui qui note cela s’appelle Réginald de Piperno. Il a pris des années durant la dictée de Thomas d’Aquin, il connaît cette main mieux que personne, et il doute déjà qu’on la déchiffre.
Un cadet offert au Mont-Cassin
Sa date de naissance est inconnue. Faute de document, les chronologies modernes hésitent entre 1224, 1225 et 1226, et la calculent à rebours depuis l’âge qu’on lui prête à sa prise d’habit. Sur le lieu, tout le monde s’accorde, et c’est le château familial de Roccasecca.
Il se dresse entre Rome et Naples, dans la partie continentale du royaume de Sicile, à faible distance de la frontière pontificale. Son père Landolphe y sert Frédéric II comme justicier, sa mère se nomme Théodora, et il est le dernier de leurs garçons sur une fratrie de neuf. Vers 1230, la famille l’offre comme oblat au Mont-Cassin. Un oblat est un enfant donné au monastère pour y faire profession, et la charge d’abbé valait alors une principauté. En 1239, la guerre entre l’empereur et la papauté chasse les moines, et l’adolescent descend à Naples.
L’école de Naples avait été fondée par Frédéric II en 1224. On y lit la philosophie naturelle et la métaphysique d’Aristote, interdites à Paris en 1210 et encore mal tolérées dans les années 1240. Le futur commentateur d’Aristote a donc rencontré Aristote dans une fondation d’empereur excommunié. Il y croise les frères prêcheurs, installés en ville depuis 1231, et prend l’habit en avril 1244. Ses frères aînés le rattrapent sur la route du nord et le retiennent dans les places fortes de la famille pendant un an environ, deux selon d’autres comptes.
Le surnom sort d’une enquête de canonisation
Le surnom a un auteur, une date et une destination.
Guillaume de Tocco écrit entre 1318 et 1323. Dominicain, promoteur de la cause, il remet une première version de son Ystoria sancti Thome de Aquino à Jean XXII en 1318, puis retouche son texte jusqu’à sa mort. Les condisciples, raconte-t-il, appellent Thomas bouem mutum, ignorants du mugissement qu’il donnerait un jour dans la doctrine, après quoi Albert le Grand, l’ayant entendu soutenir une question, lance la formule qui fera carrière, « Nous appelons celui-là un bœuf muet, mais il donnera dans la doctrine un mugissement tel qu’il résonnera par le monde entier ». Le génie que ses camarades ne reconnaissent pas est un lieu commun de l’hagiographie, au même titre que le nourrisson serrant dans son poing un papier où est écrit l’Ave Maria. Quant au complément « de Sicile », absent du texte latin, il circule en anglais au moins depuis le Saint Thomas Aquinas de Chesterton, paru en 1933, dont l’auteur rappelle lui-même que Thomas est né près de Naples.
Le même auteur raconte la séquestration par la famille. Les frères font entrer une fille dans la chambre, Thomas saisit un tison, la chasse, trace une croix sur le mur, s’endort, et deux anges lui ceignent les reins d’un cordon de chasteté. Une confrérie s’est fondée sur cet épisode au XVIIᵉ siècle, la Milice angélique. Le récit tient debout à condition qu’on dise ce qu’il est, un texte écrit quarante-quatre ans plus tard, dans une procédure qui cherche des preuves de sainteté.
Entre 1245 et 1248, on ignore où il se trouve. Trois reconstitutions circulent depuis un siècle. Une première l’envoie de Rome à Cologne sans détour. La deuxième le fait étudier la théologie à Paris, sous Albert le Grand. Selon la troisième, que retient Jean-Pierre Torrell, il passe par Paris mais à la faculté des arts, avant de suivre Albert à Cologne en 1248. La dernière est la plus économique, parce qu’elle rend compte de sa familiarité précoce avec Aristote sans supposer un cursus théologique qu’aucune pièce n’atteste.
Anagni, 8 septembre 1265
Avant cela, il y a Paris. Thomas devient maître en théologie au printemps 1256, dans une université en guerre ouverte, où les maîtres séculiers contestent aux ordres mendiants le droit de tenir des chaires. Il enseigne trois ans, repart pour l’Italie en 1259 et passe par Orvieto.
Le 8 septembre 1265, le chapitre provincial de la province romaine, réuni à Anagni, l’assigne « en rémission de ses péchés » à la fondation et à la direction d’une école à Rome.
L’acte est bref. Ses effets ne le sont pas.
Thomas s’installe à Sainte-Sabine, sur l’Aventin, et commence la Somme de théologie, dont le prologue annonce un ouvrage destiné aux commençants. Leonard Boyle a soutenu en 1982 que ces commençants étaient les étudiants de Sainte-Sabine, des frères qu’on préparait à confesser et à prêcher, et non des débutants d’université. Torrell y souscrit avec prudence, d’autres objectent que le contenu vise beaucoup plus haut qu’un manuel, et la discussion se poursuit depuis quarante ans.
On sait comment il travaillait, et c’est l’un des rares points qu’on tienne de première main. Deux manuscrits du Vatican portent son écriture. Le Vat. lat. 9850 contient des morceaux des livres I et II de la Somme contre les Gentils, une bonne part du livre III, des pages du commentaire sur le De Trinitate de Boèce, des feuillets sur Isaïe ; le Vat. lat. 9851 conserve une longue section du commentaire du troisième livre des Sentences. Les paléographes ont donné à cette écriture un nom qui dit l’essentiel, littera inintelligibilis. Deux ou trois chercheurs au monde la lisent couramment aujourd’hui, et Réginald, sept siècles plus tôt, se demandait déjà si l’on trouverait quelqu’un pour la déchiffrer. Le Vat. lat. 9850 a subi en outre le sort des objets saints, des visiteurs en ayant arraché des feuillets pour les emporter, si bien que le volume qu’on consulte est un assemblage recomposé. Tout le reste de l’œuvre est passé par la dictée, et les dépositions recueillies en 1319 décrivent un homme dictant à plusieurs secrétaires à la fois, ce que le volume produit rend crédible. Commencée en 1882 sur l’ordre de Léon XIII, l’édition critique dite léonine compte trente-neuf tomes parus, et la Commission qui en a la charge estime qu’il en reste au moins autant à publier. Sept siècles et demi après sa mort, la moitié environ de l’œuvre attend donc encore son édition critique de référence.
« Comme de la paille »
En 1272, le chapitre provincial le renvoie à Naples pour y monter un studium. Il y enseigne et travaille à la troisième partie de la Somme, à quarante-sept ou quarante-huit ans selon le millésime de naissance qu’on retient.
Le 6 décembre 1273, jour de la Saint-Nicolas, quelque chose se produit pendant qu’il célèbre la messe. Il cesse ensuite d’écrire et de dicter. Réginald insiste, s’inquiète et revient à la charge, et Thomas finit par répondre qu’il ne peut plus, et que tout ce qu’il a écrit lui semble de la paille au regard de ce qui lui a été montré.
La formule est partout. Sa chaîne de transmission l’est beaucoup moins.
Elle est rapportée en 1319 par Barthélemy de Capoue, logothète du royaume de Sicile, qui la tient de Réginald, mort entre-temps. La même déposition contient le plus ancien catalogue connu des œuvres de Thomas. Sur la nature de l’événement, la recherche ne tranche pas. Les vies parlent d’extase, des lecteurs modernes ont proposé un accident vasculaire ou l’effondrement d’un homme surmené, et aucune de ces hypothèses ne se démontre. Le seul fait assuré est l’arrêt de la production, la troisième partie de la Somme s’interrompant à la question 90.
Empoisonné, dit la rumeur florentine
Au début de 1274, Thomas quitte Naples pour le concile que Grégoire X a convoqué à Lyon. Il tombe malade en chemin, dans le sud du Latium, et se fait conduire à l’abbaye cistercienne de Fossanova, où il meurt le 7 mars.
Une quarantaine d’années plus tard, Dante glisse au chant XX du Purgatoire, au vers 69, l’insinuation que Charles d’Anjou l’a fait empoisonner. Giovanni Villani reprend le bruit dans sa chronique, avec la formule qui convient, on dit, et met en scène un médecin du roi et une confiserie empoisonnée. Aucun récit contemporain de la mort ne va dans ce sens, et les deux auteurs écrivent à Florence, dans une ville qui a ses raisons de charger la maison d’Anjou.
Cinquante-six jours après le décès, le 2 mai 1274, la faculté des arts de Paris écrit au chapitre général des frères prêcheurs réuni à Lyon. Le recteur, les procureurs des quatre nations et l’ensemble des maîtres régents y demandent qu’on leur envoie les restes de leur ancien collègue.
Ils réclament aussi les écrits de philosophie commencés à Paris et laissés inachevés. Le commentaire de Simplicius sur le De caelo, traduit à Viterbe par Guillaume de Moerbeke et achevé le 15 juin 1271. Un commentaire sur le Timée. Un traité sur les conduites d’eau et les machines à élever.
Le texte est conservé au tome I du Chartularium de l’université, sous le numéro 447. Il n’a pas ramené le corps à Paris, et Fossanova l’a gardé quatre-vingt-quinze ans.
Tempier condamne, Bourret révoque
Trois ans jour pour jour après la mort de Thomas, le 7 mars 1277, Étienne Tempier, évêque de Paris, censure deux cent dix-neuf propositions enseignées à la faculté des arts. Onze jours plus tard, à Oxford, l’archevêque Robert Kilwardby en frappe une autre série. Le franciscain Guillaume de La Mare fait paraître vers 1279 un Correctorium qui relève chez Thomas les passages qu’il juge à rectifier.
Thomas est-il visé ? Roland Hissette, qui a repris les 219 articles parisiens un par un, observe qu’aucun ne le nomme et qu’une quinzaine seulement recoupent, dans des termes qui ne sont pas les siens, des positions qu’il avait défendues sur l’éternité du monde, sur l’individuation des substances séparées et sur les actes de la volonté. Ses contemporains, eux, ont cru qu’il l’était, et cette croyance est un fait documentaire indépendant de la réponse.
Le 18 juillet 1323, à Avignon, Jean XXII canonise Thomas d’Aquin, et canoniser un universitaire était alors une nouveauté. Le 14 février 1325, Étienne de Bourret, successeur de Tempier sur le siège de Paris, révoque la censure dans la mesure où elle touche ou est dite toucher la doctrine du saint. Quant à la phrase que la tradition prête au pape, selon laquelle Thomas aurait fait autant de miracles qu’il avait écrit d’articles, sa forme la plus ancienne se lit chez Jean Gerson, plus d’un siècle après la cérémonie.
La canonisation avait fait du cadavre un bien. Les cisterciens de Fossanova, qui le détenaient depuis 1274, l’avaient déplacé plusieurs fois, bouilli pour séparer les chairs des os, et amputé d’un bras envoyé à la sœur du mort. Urbain V ordonne le transfert le 21 juin 1368, et les reliques entrent chez les dominicains de Toulouse le 28 janvier 1369. Elles y sont encore, sous le maître-autel de l’église des Jacobins, réparties entre deux coffres de chêne, les ossements dans l’un et le crâne dans l’autre, revenues en 1974 de la basilique Saint-Sernin où la Révolution les avait mises à l’abri. Un second crâne est vénéré à Priverno, la ville voisine de Fossanova. Laquelle des deux têtes est la sienne, la recherche ne l’a jamais tranché, et aucun examen n’est annoncé qui doive le faire.
Pour aller plus loin
Ce parcours croise la naissance des universités et le statut de la faculté des arts, où l’on enseignait Aristote avant d’y être autorisé. Par les traductions dont Thomas se sert, il rejoint la transmission des textes grecs et arabes vers le latin, dont Averroès fut à Paris le nom le plus discuté. Au même moment se joue la querelle qui oppose les maîtres séculiers aux ordres mendiants.
On l’appelle le bœuf muet. Le surnom passe pour une moquerie de camarades de classe, lancée à un gros garçon silencieux. Il sort en réalité d’un livre écrit pour faire de Thomas d’Aquin un saint, près d’un demi-siècle après sa mort. Thomas était un frère dominicain du sud de l’Italie, mort en 1274, qui avait enseigné la théologie à Paris, à Rome et à Naples. Sa vie nous arrive presque entièrement par ce livre-là.
L’enfant qu’on promet à une abbaye
Il naît dans un château entre Rome et Naples. On ignore en quelle année, et les biographes hésitent encore. Son père sert l’empereur, la famille possède des terres à la frontière des États du pape, et le dernier des garçons reçoit très tôt sa destination. On le donne, enfant, au grand monastère voisin comme oblat, c’est-à-dire comme enfant offert, qui doit y devenir moine et, si tout va bien, abbé.
La guerre entre l’empereur et le pape ruine ce plan. Les moines sont chassés et l’adolescent part étudier à Naples. Il y lit Aristote, que Paris n’autorise pas encore, et il y croise les frères prêcheurs, un ordre neuf qui mendie son pain et vit d’enseignement. Il prend leur habit en 1244. Ses frères aînés l’enlèvent sur la route et le retiennent enfermé dans les forteresses familiales.
Le livre qui a fabriqué le surnom
Un dominicain chargé de plaider sa sainteté rédige sa biographie plus de quarante ans après le décès. Il n’a jamais rencontré son personnage. Il écrit pour un tribunal qui cherche des preuves de sainteté, et il suit les règles du genre. C’est lui qui raconte l’épisode du bœuf.
Les camarades, dit-il, se moquent de ce garçon massif qui ne dit rien. Puis le maître, Albert le Grand, l’entend défendre une question difficile et déclare que le mugissement de ce bœuf-là remplira le monde. La scène est trop parfaite pour être prise au pied de la lettre. Le génie qu’on ne reconnaît pas d’abord est l’un des passages obligés de toute vie de saint.
Le même livre raconte qu’on fit entrer une fille dans sa chambre pour le faire céder, qu’il la chassa avec un tison, et que des anges vinrent lui nouer un cordon de chasteté autour des reins. Une confrérie s’est fondée là-dessus, bien après sa mort. On ne peut pas vérifier l’épisode. On peut dater le moment où il a été écrit.
Des archives qui ne plaident rien
D’autres documents existent, qui n’ont pas été écrits pour plaider. Une décision de son ordre lui confie, en septembre 1265, la création d’une école à Rome. C’est là qu’il commence son grand livre de théologie. Des manuscrits du Vatican portent son écriture, si difficile que deux ou trois spécialistes au monde la lisent aujourd’hui couramment.
Son secrétaire avait déjà le même problème. Il a noté sur un feuillet qu’il faudrait trouver, si la chose était possible, quelqu’un capable de déchiffrer cette main. Le reste de l’œuvre a été dicté, parfois à plusieurs copistes en même temps. L’édition savante de ses textes, commencée en 1882, n’est toujours pas terminée.
Après la mort, deux disputes
Il meurt en chemin, dans une abbaye du sud du Latium. Cinquante-six jours plus tard, les maîtres de philosophie de Paris écrivent aux dominicains pour réclamer son corps et les livres qu’il avait laissés inachevés. Ils n’obtiennent rien. Un poète florentin lancera le bruit qu’il a été empoisonné sur ordre de Charles d’Anjou, ce qu’aucun témoignage du moment ne confirme.
L’autre dispute porte sur sa doctrine. Peu après sa mort, l’évêque de Paris condamne une longue liste de propositions enseignées dans les écoles de la ville. Aucune ne le nomme, mais ses contemporains ont cru qu’il était visé, et il a fallu attendre 1325 pour qu’un autre évêque de Paris annule la sentence en tant qu’elle pouvait l’atteindre.
Le corps a voyagé plus longtemps encore. Il est arrivé à Toulouse près d’un siècle après la mort, et il repose sous l’autel de l’église des Jacobins, les os dans un coffre de chêne et le crâne dans un autre.
La version complète donne le texte exact de la note griffonnée par le secrétaire au dos d’un feuillet du Vatican, et l’affaire des deux crânes, dont un seul peut être le sien.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils (fragments des livres I et II, large part du livre III), Super Boetium De Trinitate et Super Isaiam, autographe, avec la note de Réginald de Piperno au f. 3v Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. lat. 9850
- Thomas d’Aquin, Scriptum super III librum Sententiarum, autographe Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. lat. 9851
- Guillaume de Tocco, Ystoria sancti Thome de Aquino, rédigée entre 1318 et 1323, épisode du bouem mutum et réplique d’Albert le Grand éd. Claire Le Brun-Gouanvic, p. 117-118
Voir les 26 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Procès de canonisation de Naples, 21 juillet - 18 septembre 1319, quarante-deux témoins, déposition de Barthélemy de Capoue, § 79 Fontes vitae S. Thomae Aquinatis, éd. Dominique Prümmer et Marie-Hyacinthe Laurent, p. 376-377
- Actes du chapitre provincial de la province romaine des frères prêcheurs, Anagni, 8 septembre 1265, assignation de frère Thomas à la fondation d’un studium à Rome texte cité et commenté par Leonard E. Boyle, The Setting of the Summa theologiae, p. 8-15
- Lettre de la faculté des arts de Paris au chapitre général des frères prêcheurs réuni à Lyon, 2 mai 1274 Chartularium Universitatis Parisiensis, t. I, n° 447, p. 504-505
- Lettre d’Étienne de Bourret, évêque de Paris, 14 février 1325, révocation des articles censurés en tant qu’ils touchent la doctrine de Thomas Chartularium Universitatis Parisiensis, t. II, n° 838, p. 280-281
- Bulle de canonisation Redemptionem misit, Jean XXII, Avignon, 18 juillet 1323, original retrouvé en 1923 Toulouse, Archives départementales de la Haute-Garonne, 112 H 29 (1)
- Dante Alighieri, La Divine Comédie, Purgatoire, chant XX, vers 69
- Giovanni Villani, Nuova cronica, IX, 218
Bibliographie
- Jean-Pierre Torrell, *Initiation à saint Thomas d’Aquin. Sa personne et son œuvre*, Fribourg et Paris, 1993, 592 p., coll. « Vestigia » 13 Éditions universitaires de Fribourg et Éditions du Cerf
- Claire Le Brun-Gouanvic (éd.), *Ystoria sancti Thome de Aquino de Guillaume de Tocco (1323). Édition critique, introduction et notes*, Toronto, 1996, viii-298 p., coll. « Studies and Texts » 127 Pontifical Institute of Mediaeval Studies
- Guillaume de Tocco, *L’Histoire de saint Thomas d’Aquin*, traduit du latin par Claire Le Brun-Gouanvic, Paris, 2005, coll. « Sagesses chrétiennes » Éditions du Cerf
- Leonard E. Boyle, *The Setting of the Summa theologiae of Saint Thomas*, Toronto, 1982, coll. « The Etienne Gilson Series » 5 Pontifical Institute of Mediaeval Studies
- G. K. Chesterton, *St. Thomas Aquinas*, Londres, 1933 Hodder and Stoughton
- Roland Hissette, *Enquête sur les 219 articles condamnés à Paris le 7 mars 1277*, Louvain, 1977, 338 p., coll. « Philosophes médiévaux » XXII Publications universitaires
- Roland Hissette, « L’implication de Thomas d’Aquin dans les censures parisiennes de 1277 », *Recherches de théologie et philosophie médiévales* 64 (1), 1997, p. 3-31 Peeters
- David Piché (éd.), *La condamnation parisienne de 1277. Nouvelle édition du texte latin, traduction, introduction et commentaire*, avec la collaboration de Claude Lafleur, Paris, 1999, 352 p., coll. « Sic et Non » Librairie philosophique J. Vrin
- André Vauchez, *La sainteté en Occident aux derniers siècles du Moyen Âge (1198-1431). Recherches sur les mentalités religieuses médiévales*, 3ᵉ éd., Rome, 2014 École française de Rome
- Marika Räsänen, *Thomas Aquinas’s Relics as Focus for Conflict and Cult in the Late Middle Ages. The Restless Corpse*, Amsterdam, 2017, coll. « Crossing Boundaries » Amsterdam University Press
- Marc Millais, « Thomas Aquinas and The Interlinking of Sanctity and Doctrine, From One Centenary to Another », *New Blackfriars* 104 (1114), 2023, p. 715-725, DOI 10,1111/nbfr.12872 New Blackfriarshttps://doi.org/10.1111/nbfr.12872
Sources en ligne
- « Présentation » Commission léonine, Collège des éditeurs des œuvres de saint Thomas d’Aquinhttps://www.commissio-leonina.org/presentation/
- « Philosophie et théologie en conflit : saint Thomas a-t-il été condamné par les maîtres parisiens en 1277 ? » Revue théologique de Louvain, sur Perséehttps://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1997_num_28_2_2883
- « Thomas Aquinas and The Interlinking of Sanctity and Doctrine, From One Centenary to Another » New Blackfriars, sur Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/new-blackfriars/article/abs/thomas-aquinas-and-the-interlinking-of-sanctity-and-doctrine-from-one-centenary-to-another/AA677525C3FA07838E17219B2EB85F6A
- « La Commission Léonine et l’histoire intellectuelle du XIIIe siècle » Revue des sciences philosophiques et théologiques, sur Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2005-1-page-17?lang=fr
- « Philosophie et théologie en prédication chez Thomas d’Aquin » Revue des sciences philosophiques et théologiques, sur Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2013-2-page-397?lang=fr
- « Guillaume de Moerbeke, traducteur de Proclus » Revue philosophique de Louvain, sur Perséehttps://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1953_num_51_31_4449
- « Châsse-reliquaire de saint Thomas d’Aquin au musée des Jacobins de Toulouse » Fondation du patrimoinehttps://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/reliquaire-de-saint-thomas-daquin/78907
- « Thomas Aquinas’s Relics as a Focus for Conflict and Cult in the Late Middle Ages : The Restless Corpse, by Marika Räsänen » The English Historical Review, sur Oxford Academichttps://academic.oup.com/ehr/article-abstract/134/568/684/5519199

.jpg?width=1200)









