Deux mille thalers, une avance, dix aunes de drap anglais et l’engagement de rembourser le duc en cas d’échec. Contre cette somme, Philipp Sömmering promet à Jules de Brunswick-Wolfenbüttel de livrer dans un délai fixé un loth de teinture transmutatoire, soit 14,62 grammes de la substance que les traités de chrysopée, l’art de faire de l’or, décrivent depuis l’Antiquité. Tara Nummedal en a analysé les clauses dans les archives princières du Saint-Empire. En février 1575, Sömmering est exécuté avec Anna Zieglerin et ses assistants, pour une série de crimes où figure la tromperie.
« Tromper même les artisans »
À Leyde, le Rijksmuseum van Oudheden conserve sous l’inventaire AMS 66 un codex de papyrus grec de 30 centimètres sur 17, venu de Thèbes et acheté en janvier 1829. C’est un livre d’atelier, dont les titres donnent le ton, fabrication de l’asèm, doublement de l’asèm, falsification de l’or, écriture en lettres d’or sans or. L’asèm y désigne un alliage blanc qui imite l’argent. Dans plusieurs recettes, le métal obtenu doit tromper jusqu’aux artisans. Robert Halleux a édité le codex en 1981 avec le papyrus de Stockholm, dont les 154 recettes portent surtout sur les gemmes et la teinture des étoffes.
Les éditeurs datent d’ordinaire la copie du tournant des IIIᵉ et IVᵉ siècles, le musée d’une fourchette plus basse, de 330 à 500. On préférera rendre le grec diplôsis par « doublement », le mot même des titres de Leyde, parce que « multiplication » appartient au latin médiéval, qui le chargera d’autres sens.
Le vocabulaire de la teinture revient dans les Quatre livres placés sous le nom du philosophe atomiste d’Abdère du Vᵉ siècle avant notre ère. Matteo Martelli, qui en a donné l’édition critique en 2013, en situe la rédaction au Iᵉʳ siècle de notre ère, et leurs sujets recouvrent ceux des deux papyrus, l’or, l’argent, les pierres et la pourpre. Il définit d’ailleurs l’alchimie antique comme l’art de transformer la matière par des techniques de teinture. Teinture de la laine, teinture du métal. Les lecteurs postérieurs n’ont jamais cessé de se demander si un métal teint en or était de l’or ou seulement son apparence.
Sciant artifices
Vers 1200, le traducteur Alfredus Anglicus (dit de Sareshel) rend en latin un extrait du Kitâb al-Shifâ d’Avicenne, le De congelatione et conglutinatione lapidum, et l’ajoute au livre IV des Météorologiques d’Aristote. Sous ce nom d’emprunt circule une phrase que le Moyen Âge latin cite sans relâche, « Sciant artifices alkimie species metallorum transmutari non posse », que les artisans de l’alchimie sachent que les espèces des métaux ne peuvent pas être transmuées. Avicenne leur accorde de belles imitations, un métal rouge blanchi en argent ou jauni en or. Il leur refuse la substance, dont les caractères échappent selon lui aux sens. Ce passage, édité par E. J. Holmyard et D. C. Mandeville en 1927, a organisé selon William Newman toute la discussion scolastique sur la légitimité de l’art.
Thomas d’Aquin en tire une conséquence commerciale. À la question 77 de la IIa-IIae de la Somme théologique, il se demande si une vente devient illicite à cause d’un défaut de la chose vendue, et la première objection qu’il examine porte sur l’or et l’argent alchimiques, qu’on suppose propres à tous les usages humains, vaisselle comprise. Pourquoi ne pas les vendre pour vrais ? Sa réponse reste d’un bout à l’autre au conditionnel du juriste. L’or et l’argent, soutient-il, valent par leur utilité et plus encore par l’excellence et la pureté de leur substance ; si l’or des alchimistes n’a pas la vraie nature spécifique de l’or, le vendre pour tel est frauduleux et injuste. Il ajoute que l’or vrai produit par son action naturelle des effets que l’or alchimique ne produit pas, puisqu’il réjouit ceux qui le possèdent et sert de remède contre certaines maladies, et qu’il s’emploie plus souvent et garde plus longtemps sa pureté. La clause qu’on cite le moins compte pourtant autant que le reste, car Thomas admet que si l’alchimie produisait de l’or vrai, rien n’interdirait de le vendre comme tel, l’art pouvant employer des causes naturelles pour obtenir des effets naturels et vrais. Le théologien laisse donc la physique aux philosophes, et il fixe une règle de marché qui fera de l’alchimiste un faussaire chaque fois que son or échouera à l’épreuve, quelle que soit sa bonne foi.
Placée sous le nom de Geber, c’est-à-dire de Jâbir ibn Hayyân, auteur arabe que la tradition situe au VIIIᵉ siècle, la Summa perfectionis magisterii répond sur le terrain de la matière. Newman, qui l’a éditée en 1991, la date des environs de 1300 et l’attribue au franciscain Paul de Tarente, par comparaison avec les écrits signés de ce dernier ; les métaux y deviennent des assemblages de particules de mercure et de soufre, que l’art pourrait purifier comme le fait la nature. Du côté de l’Église, la décrétale Spondent quas non exhibent, attribuée à Jean XXII et généralement datée de 1317, s’ouvre sur les alchimistes pauvres qui « promettent des richesses qu’ils ne montrent pas », et les canonistes l’ont rangée sous le titre De crimine falsi, du crime de faux, dans les Extravagantes communes. Tara Nummedal rappelle que ces condamnations tenaient aussi à l’inquiétude devant des alchimistes qui présentaient leur art comme une révélation divine.
Henry IV interdit de multiplier l’or
Le 13 janvier 1404, soit encore 1403 dans le style anglais où l’année commence le 25 mars, Henry IV promulgue le statut que l’on appellera Act against Multipliers. Il interdit de multiplier l’or et l’argent, parce qu’un tel métal pouvait servir à frapper de la fausse monnaie. Quatre décennies plus tard, Henry VI délivre des licences d’alchimie pour financer ses guerres. Le statut tient pourtant jusqu’en 1689, et la Law Library du Congrès américain comme Lawrence Principe attribuent son abrogation à Robert Boyle.
Car Boyle, en 1689, cherchait lui-même la pierre philosophale.
En 1678, il avait publié sans le signer An Historical Account of a Degradation of Gold Made by an Anti-Elixir, récit d’une poudre qui aurait dégradé de l’or en métal moins noble, et que Boyle tenait, selon Principe, pour un argument en faveur de la transmutation.
Dans The Aspiring Adept, en 1998, Principe montre que ces intérêts furent sérieux et durables, centrés sur la chrysopée et protégés par des codes, et que Boyle croyait la pierre capable de transmuer les métaux comme d’attirer les anges. Le fait à expliquer tient dans ce geste d’un expérimentateur de premier rang qui veut rendre la transmutation légale, et sa réputation ne dit rien de l’efficacité de la pratique.
Deux tonnes de fer à Stuttgart
Au XVIᵉ siècle, la chrysopée devient dans le Saint-Empire un marché du travail. À partir des archives de Dresde, de Třeboň, de Stuttgart, de Munich et de Wolfenbüttel, Tara Nummedal décrit une alchimie d’entrepreneurs, faite de praticiens qui proposent un procédé par lettre et négocient par contrat leur salaire et leur laboratoire. Selon son décompte, neuf d’entre eux, jugés comme fraudeurs, ont été exécutés par des princes allemands entre la fin du XVIᵉ et le début du XVIIᵉ siècle.
Georg Honauer était orfèvre. Il avait promis au duc Frédéric Iᵉʳ de Wurtemberg de transmuer une grande quantité de fer, que le duc fit venir de son arsenal de Mömpelgard, la ville que ses sujets francophones appelaient Montbéliard. Honauer s’enfuit, fut ramené au Wurtemberg et ne sut pas transformer le fer. On éleva alors à la Wolframshalde un gibet fait de trente-six quintaux de fer, environ deux tonnes, la quantité promise, puis on le dora. Le 2 avril 1597, Honauer y fut pendu dans un vêtement couvert de clinquant doré, scène qu’une eau-forte de la même année, aujourd’hui au Science History Institute de Philadelphie, place à côté de son portrait.
Michael Maier publie en 1617 à Francfort un Examen fucorum pseudo-chymicorum, catalogue des ruses prêtées aux faux alchimistes. Nummedal juge ces accusations peu fondées, car les alchimistes poursuivis pour fraude avaient en général signé leur contrat de bonne foi, et c’est l’échec qui les a conduits au gibet. Les archives gardent ceux qui ont traité avec un prince. Elles ne disent presque rien des orfèvres et des apothicaires qui tentaient une projection dans leur arrière-boutique sans rien promettre à personne, et cette population silencieuse fut sans doute la plus nombreuse.
L’alchimie se réduisait-elle à faire de l’or ?
Jusqu’au début du XVIIIᵉ siècle, montrent William Newman et Lawrence Principe dans un article de 1998, alchimia et chymia sont des synonymes, et la fabrication de l’or n’est qu’un chantier de cette discipline parmi d’autres, à côté des remèdes, des pigments, des sels et de la métallurgie. La réduction du mot « alchimie » à la seule chrysopée date des années 1720, et l’historiographie l’a ensuite projetée en arrière. Le 15 avril 1722, Étienne-François Geoffroy lit devant l’Académie royale des sciences un mémoire de neuf pages, « Des supercheries concernant la pierre philosophale », que les historiens citent souvent comme l’acte de décès de l’alchimie savante.
Bernard Joly fait remarquer que ce titre vise les supercheries et laisse de côté l’alchimie elle-même, et que Geoffroy tire des travaux de ses prédécesseurs sa table des rapports entre substances. Selon Principe, c’est Fontenelle, dans l’Histoire de l’Académie, qui en fait le point de départ d’une attaque en règle contre la transmutation ; en 2014, il décrit une tension durable entre des chimistes qui poursuivaient la transmutation et des administrateurs qui voulaient l’étouffer, et lit le texte de 1722 comme une opération de communication. La lecture ancienne garde un point solide, que Principe relève lui-même. Après 1722, plus rien de ce que publie l’Académie n’admet la possibilité d’une transmutation, même si Geoffroy continue de s’intéresser à la question.
Le médaillon de la Saint-Léopold
Le 15 novembre 1677, jour de la Saint-Léopold, l’augustin Johann Wenzel Seiler, venu de Bohême, trempe devant l’empereur Léopold Iᵉʳ un grand médaillon ovale dans un bain d’acide, probablement de l’acide nitrique, et l’en retire couleur d’or. L’objet, attribué au médailleur Johann Permann, pèse 7 200,40 grammes pour 374 millimètres sur 301. Sa face aligne autour du couple impérial une généalogie en partie fictive ; au revers, une dédicace de vingt et une lignes présente l’objet comme « l’échantillon authentique d’une transmutation métallique réelle et complète ».
Le Münzkabinett de Berlin explique l’effet par l’alliage. L’argent garde sa couleur même fortement allié, alors qu’un peu d’argent ou de cuivre suffit à masquer l’or, si bien qu’un objet riche en or pouvait paraître argenté ; l’acide a dissous l’argent et le cuivre de la surface et n’y a laissé que l’or. Une analyse de 1930, faite à la Technische Hochschule de Vienne, donne environ 56,82 % d’or et 43,18 % d’argent, sans compter quelque 8 % de cuivre et d’étain. Deux petites encoches triangulaires en haut de la tranche, et deux en bas, signalent des prélèvements faits sans doute dès 1677, preuve que des contemporains ont essayé le métal. On ignore si Seiler savait ce que faisait son bain, ou s’il croyait à sa teinture.
Le médaillon est exposé dans la salle I du Münzkabinett du Kunsthistorisches Museum de Vienne, sous l’inventaire 27bβ, et sa partie haute, que le liquide n’a pas touchée, a gardé la couleur claire de l’argent. En 2018, le Münzkabinett de Berlin relevait qu’aucune analyse moderne n’en avait été publiée, et seule une mesure non destructive comparant la bande argentée à la surface dorée dirait si l’alliage avait été composé tout exprès pour produire cet effet devant l’empereur.
Pour aller plus loin
La théorie médiévale du mercure et du soufre, sur laquelle s’appuie la Summa du pseudo-Geber, mérite son propre article, tout comme les laboratoires de cour de Rodolphe II à Prague. Les manuscrits alchimiques d’Isaac Newton, dont une partie est conservée à King’s College, à Cambridge, prolongent la question posée par Boyle sur le terrain des notes de laboratoire. Elle croise aussi Zosime de Panopolis et Marie la Juive.
On imagine volontiers l’alchimiste seul dans sa cave, rêvant de changer un métal ordinaire en or. Cette image laisse dehors presque tout ce que racontent les documents. De l’Égypte romaine au début du XVIIIᵉ siècle, fabriquer de l’or a été une affaire d’artisans et de princes, que surveillaient de près les théologiens et les juges. Les Grecs appelaient cet art la chrysopée, un mot qui veut dire faire de l’or. Il s’agit de comprendre ce que ses praticiens voulaient obtenir, et ce que leurs clients pensaient payer.
Des recettes de Thèbes
L’histoire commence avec un petit livre de papyrus venu de Thèbes, en Égypte. Il est aujourd’hui rangé dans un musée de Leyde. Ses pages alignent des recettes pour fondre des mélanges de métaux qui ressemblent à l’or ou à l’argent. Certaines promettent un résultat capable de duper même les gens du métier.
On ignore la date exacte de ce livre. Les spécialistes le placent en général vers l’an 300. Le musée qui le garde le croit un peu plus jeune. Tout indique en revanche un manuel d’atelier, écrit pour des orfèvres.
Ces recettes parlent la langue des teinturiers. On colore un métal comme on colore une laine, et c’est là que naît la difficulté. Les lecteurs se demanderont longtemps si un métal teint de cette façon devient de l’or. Peut-être n’en a-t-il que l’apparence, un peu comme un bijou fantaisie d’aujourd’hui.
Avicenne dit non
La réponse la plus citée au Moyen Âge vient d’Avicenne. Une partie de son œuvre passe en latin. On la fait alors circuler sous le nom d’Aristote. Une phrase y fait date. Les alchimistes, explique-t-elle, savent imiter l’or, mais ils ne peuvent pas changer la nature profonde d’un métal, parce que cette nature échappe à nos sens.
Thomas d’Aquin, théologien, en tire une règle pour le commerce. Si l’or des alchimistes n’a pas la nature de l’or, le vendre comme de l’or est une fraude. S’il en avait la nature, on pourrait le vendre sans scrupule. Thomas ajoute que l’or vrai réjouit son possesseur et soigne certaines maladies, ce que l’or d’atelier ne ferait pas.
Les autorités ont suivi la même pente. Un décret attribué au pape Jean XXII a été rangé parmi les textes sur le crime de faux. En Angleterre, une loi de 1404 interdit de produire de l’or et de l’argent par cet art. Le roi craint qu’on en tire de la fausse monnaie.
Contrats et gibets
Dans les principautés allemandes, le faiseur d’or devient peu à peu un employé sous contrat. Philipp Sömmering signe ainsi un accord avec son duc. Le prince lui promet deux mille thalers. En échange, l’alchimiste doit livrer dans un délai fixé une petite quantité d’une teinture censée changer les métaux. Il finit exécuté, accusé entre autres de tromperie.
Georg Honauer était orfèvre. Il avait promis à son duc de changer en or une grande masse de fer, et il n’y parvint pas. Le duc fit alors dresser un gibet fait d’autant de fer qu’il en avait promis, environ deux tonnes, puis le fit dorer. Honauer y fut pendu à Stuttgart en 1597, vêtu d’un habit couvert de paillettes dorées.
Ces hommes n’étaient pas tous des escrocs. En général, ils avaient signé de bonne foi, et c’est leur échec que les princes ont puni. Les archives gardent la trace de ceux qui ont travaillé pour un prince. Elles ne disent presque rien des artisans qui essayaient chez eux, sans rien promettre à personne.
Une bande d’argent à Vienne
En 1722, un chimiste lit devant l’Académie des sciences de Paris un texte sur les tricheries des faiseurs d’or. Pendant longtemps, les historiens y ont vu la fin de l’alchimie savante. Les travaux récents corrigent ce tableau. Le texte visait les tricheurs, et des chimistes de l’Académie ont continué à s’intéresser à la question.
Un objet garde la mémoire de ces démonstrations. En 1677, devant l’empereur Léopold, un moine trempe un grand médaillon argenté dans un bain d’acide. Le médaillon en sort doré. Son métal contenait en fait beaucoup d’or, masqué par l’argent et le cuivre, que l’acide a retirés de la surface. Personne ne sait si le moine connaissait le procédé ou s’il croyait à son propre prodige.
Le haut du médaillon, que le liquide n’a pas touché, a gardé sa couleur d’argent. On peut le voir au Kunsthistorisches Museum de Vienne, dans la salle des monnaies.
La version complète donne la réponse détaillée de Thomas d’Aquin sur la vente de l’or des alchimistes, et les chiffres de l’analyse du médaillon faite en 1930.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Papyrus de Leyde X, codex de papyrus grec, 30 × 17 cm, provenant de Thèbes, recettes d’alliages, de teintures et d’écriture en lettres d’or, acquis en janvier 1829 (lot Anastasi), datation discutée entre le tournant des IIIᵉ-IVᵉ siècles et 330-500 Rijksmuseum van Oudheden, Leyde, inv. AMS 66 ; éd. Robert Halleux, 1981
- Papyrus Graecus Holmiensis, dit papyrus de Stockholm, codex grec de 154 recettes sur les gemmes, les perles et la teinture, première édition Otto Lagercrantz, 1913 éd. Robert Halleux, *Les Alchimistes grecs*, t. I, 1981
- Pseudo-Démocrite, *Quatre livres* (or, argent, pierres, pourpre), attribués à Démocrite d’Abdère (Vᵉ siècle avant notre ère), datés du Iᵉʳ siècle de notre ère par Matteo Martelli éd. Matteo Martelli, *The Four Books of Pseudo-Democritus*, 2013
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Sources primaires (suite)
- Avicenne, *De congelatione et conglutinatione lapidum*, extrait du *Kitâb al-Shifâ* traduit en latin par Alfred de Sareshel vers 1200 et joint au livre IV des *Météorologiques* d’Aristote, passage *Sciant artifices* – éd. E. J. Holmyard et D. C. Mandeville, *Avicennae De congelatione et conglutinatione lapidum*, Paris, 1927 Paul Geuthner
- Thomas d’Aquin, *Summa theologiae*, IIa-IIae, q. 77, a. 2, obj. 1 et ad 1 Sancti Thomae Aquinatis *Opera omnia*, édition léonine, t. IX, Rome, 1897
- *Summa perfectionis magisterii*, attribuée à Geber (Jâbir ibn Hayyân, VIIIᵉ siècle), datée des environs de 1300 et attribuée à Paul de Tarente par William R. Newman éd. William R. Newman, 1991
- Jean XXII, décrétale *Spondent quas non exhibent*, généralement datée de 1317 *Extravagantes communes*, livre V, titre 6 (*De crimine falsi*), *Corpus iuris canonici*
- Statut de Henry IV contre la multiplication de l’or et de l’argent, dit *Act against Multipliers*, 13 janvier 1404 (1403 style ancien), 5 Hen. IV, c. 4 Parlement d’Angleterre
- *An Act to Repeale the Statute made in the fifth yeare of King Henry the Fourth against the Multiplying Gold and Silver*, 1 Will. & Mar., 1689 Parlement d’Angleterre
- [Robert Boyle], *An Historical Account of a Degradation of Gold Made by an Anti-Elixir*, Londres, 1678, publié sans nom d’auteur
- Contrat d’engagement entre Philipp Sömmering et le duc Jules de Brunswick-Wolfenbüttel (un loth de teinture, 2 000 thalers, restitution en cas d’échec), analysé par Tara Nummedal, 2007 archives ducales de Wolfenbüttel
- Michael Maier, *Examen fucorum pseudo-chymicorum detectorum et in gratiam veritatis amantium succincte refutatorum*, Francfort, 1617
- Eau-forte montrant l’exécution de Georg Honauer sur le gibet de fer de Stuttgart, le 2 avril 1597, avec son portrait, 1597 Science History Institute, Philadelphie, Digital Collections, notice « Execution of an Alchemist »
- Étienne-François Geoffroy, « Des supercheries concernant la pierre philosophale », lu le 15 avril 1722, *Mémoires de l’Académie royale des sciences*, année 1722, p. 61-70
- Bernard Le Bouyer de Fontenelle, compte rendu du mémoire de Geoffroy, *Histoire de l’Académie royale des sciences*, volume de l’année 1722
- Médaillon dit alchimique de Léopold Iᵉʳ, attribué à Johann Permann, alliage or-argent-cuivre coulé, 7 200,40 g, 374 × 301 mm, trempé dans l’acide le 15 novembre 1677 par Johann Wenzel Seiler Kunsthistorisches Museum, Vienne, Münzkabinett, salle I, inv. 27bβ
Bibliographie
- Robert Halleux (éd. et trad.), *Les Alchimistes grecs*, t. I, *Papyrus de Leyde. Papyrus de Stockholm. Fragments de recettes*, Paris, 1981, Collection des Universités de France Les Belles Lettres
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Sources en ligne
- « Alchemistische codex op papyrus », notice AMS 66 Rijksmuseum van Oudheden, Leydehttps://www.rmo.nl/collectie/topstukken/alchimistische-papyrus/
- « Whether it is lawful to sell a thing for more than its worth ? », texte latin et traduction anglaise de la IIa-IIae, q. 77 Thomistic Institute, Aquinas 101https://aquinas101.thomisticinstitute.org/summa/second-part-of-the-second-part/q-77-of-cheating-which-is-committed-in-buying-and-selling
- « Alchemy and The Act Against Multipliers », billet de Rachel Star Koladis, janvier 2023 In Custodia Legis, Law Library of Congresshttps://blogs.loc.gov/law/2023/01/alchemy-and-the-act-against-multipliers/
- « Alchemy and Authority in the Holy Roman Empire », compte rendu par Paul Brand, *German History* 27 (2), 2009, p. 288-289 Oxford University Presshttps://academic.oup.com/gh/article-abstract/27/2/288/643081
- « Execution of an Alchemist » Science History Institute, Digital Collectionshttps://digital.sciencehistory.org/works/m6b4hrj
- « Alchimistenmedaillon - Kunstwerke - Kunsthistorisches Museum - KHM.at », notice Münzkabinett 27bβ Kunsthistorisches Museum, Viennehttps://www.khm.at/kunstwerke/alchimistenmedaillon-1008277
- « Gold for the Emperor », texte communiqué par le Münzkabinett de Berlin à l’occasion de l’exposition « Gold Giants » CoinsWeeklyhttps://coinsweekly.com/gold-for-the-emperor/







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