Les Jacobins sont de si braves gens qu’ils tiennent Paris, et Rome avec, qu’ils sont rois et papes à la fois et qu’ils ont amassé une grosse somme. Ainsi parle Rutebeuf, poète parisien du XIIIᵉ siècle, à la cinquième strophe des Ordres de Paris, revue rimée des religieux installés dans la capitale, où « Jacobins » désigne les frères prêcheurs. Même les chartreux, ajoute-t-il à la treizième, ont quitté les bois « por aprochier la bone vile ». Le persiflage vient d’un partisan. Le constat, sept siècles plus tard, a nourri une enquête qui proposait de compter les couvents des ordres mendiants pour dessiner la carte des villes de France.
« Oppida Franciscus, celebres Dominicus urbes »
Au livre II de son traité De eruditione praedicatorum, le dominicain Humbert de Romans fonde la géographie de la prédication sur la Bible. Le Seigneur, écrit-il, a envoyé ses prophètes frequentius, plus souvent, dans les cités qu’ailleurs, à Jérusalem, à Ninive, à Babylone, et le Christ a davantage prêché dans les villes, comme les apôtres après lui. Jacques Le Goff, qui a remis ce passage en circulation en 1970, y voyait le contre-pied des lectures hostiles à la ville répandues au XIIᵉ siècle, pour lesquelles la figure de référence restait Caïn, bâtisseur de la première cité. Un prêcheur florentin, Giordano da Rivalto, allait plus loin dans un sermon de 1304 à Santa Maria Novella, en rapprochant civitas de caritas, la ville de l’amour qui pousse les gens à vivre ensemble, étymologie fausse et fort bien trouvée.
Salimbene de Adam, franciscain de Parme, rapporte dans sa Cronica une conversation qui dit la même chose sur un ton moins solennel. Il demande à un frère prêcheur pourquoi l’ordre n’a pas de maison à Vienne. On lui répond que les Prêcheurs aiment mieux tenir un bon couvent à Lyon qu’une multitude de petits lieux (édition Bernini, 1942, p. 333). À Hyères, poursuit le chroniqueur, ils n’ont rien non plus, parce qu’ils se plaisent dans les grands couvents davantage que dans les petits.
Un dicton plus tardif, que Le Goff relevait aussi, a figé ces préférences en un hexamètre, Bernardus valles, montes Benedictus amabat, oppida Franciscus, celebres Dominicus urbes. Bernard aimait les vallées, Benoît les monts, François les bourgs et Dominique les villes illustres. On traduira ici oppida par « bourgs » plutôt que par « places fortes », parce que les frères eux-mêmes employaient le mot pour des villes de rang moyen, Douai par exemple, dans une plainte qu’on retrouvera plus bas. Le partage du vers est trop net pour valoir statistique. Il garde la trace de ce que les contemporains avaient remarqué.
À Toulouse, la chronologie se lit dans la brique. Dominique y fonde en 1215 une communauté de prêcheurs, logée d’abord au couvent Saint-Romain. Le grand couvent des Jacobins se construit à partir de 1229, la communauté s’y installe en 1230, et l’église, commencée cette année-là, n’est achevée qu’en 1385. Cent cinquante-cinq ans de chantier pour une double nef que séparent d’immenses colonnes, avec au chevet le faisceau de nervures qu’on appelle le palmier. Sur l’ensemble des chantiers mendiants, Caroline Bruzelius a montré que cette lenteur est la règle. Faute de revenus réguliers, on bâtit par campagnes, au gré des dons des communes, des confréries et des particuliers, parfois avec des biens confisqués à des hérétiques, en changeant d’échelle et de plan d’une campagne à l’autre, tandis que la clôture du chœur sert de façade provisoire en attendant la nef.
Le tétragramme mendiant
En 1968, la rubrique « Enquête ouverte » des Annales publie, aux pages 335 à 352 de son deuxième numéro, un programme-questionnaire signé Jacques Le Goff. L’enquête a été lancée l’année précédente par le Centre de recherches historiques de la VIᵉ section de l’École pratique des hautes études. L’hypothèse se formule simplement. Puisque les frères mendiants vivent de la quête et de la prédication, ils s’installent là où se trouvent les foules et l’argent, et la carte de leurs couvents doit recouvrir celle des villes.
Pour compter, il faut savoir qui compte. L’équipe retient les quatre grands ordres, augustins, carmes, dominicains et franciscains, et écarte les mercédaires et les trinitaires. Le second concile de Lyon avait simplifié le décompte en 1274, puisque la constitution Religionum diversitatem supprimait les petits ordres mendiants, dont les frères de la Pénitence de Jésus-Christ, que la langue populaire appelait les Sachets et qui possédaient alors au moins soixante-six couvents sur le territoire de la France actuelle.
De leur côté, les textes normatifs offrent des prises au comptage. Chez les dominicains, une maison ne devient couvent qu’à partir de douze frères. Chaque couvent dispose d’un territoire propre, découpé en termini, villages et quartiers réservés à ses quêteurs et à ses prédicateurs, et les papes, d’Alexandre IV à Benoît XI, entre 1256 et 1309, garantissent ces circuits contre les empiètements des maisons voisines. Les distances entre couvents se comptent en cannes, mesure qui change d’une ville à l’autre, si bien que Clément IV doit fixer la canne à huit palmes par une bulle du 20 novembre 1265. D’ailleurs, les frères raisonnaient en géographes de la richesse. Le prieur et les frères du couvent dominicain de Douai, dans une plainte éditée à la fin du XIXᵉ siècle, se lamentent que leur oppidum soit bien moins pourvu en nobles, en marchands et en richesses que les places voisines où l’ordre est établi, et que le couvent d’Arras ne leur ait cédé, à leur fondation, qu’une maigre part de termini. L’extrait connu ne porte pas de date. Il classe pourtant les villes comme le fera l’enquête sept siècles plus tard, d’après ce qu’elles peuvent donner à des religieux qui ne possèdent pas de terres et qui doivent, pour manger, frapper chaque semaine aux mêmes portes.
Le Goff tirait de ces règles une hiérarchie. À une date qu’il ne parvenait pas à fixer, probablement vers la fin du XIVᵉ siècle, posséder un couvent de chacun des quatre ordres devient un attribut obligé de la grande ville, ce qu’il appelait le tétragramme mendiant. Angers en fait partie dès le début du XIVᵉ siècle. En Provence, le critère lui permettait de proposer un seuil, trois cents feux, soit environ 1 500 à 1 800 habitants au début du XIVᵉ siècle, à partir duquel une agglomération se comporte en petite ville.
Des religieux qui vivent de quêtes en monnaie mesurent aussi, disait-il, la santé de l’économie d’échange.
Une grille qui a fini par aller de soi
Le premier à borner la méthode fut son auteur. En 1970, dans l’état de l’enquête publié par les Annales (vol. 25, n° 4, p. 924-946), Le Goff dissipe ce qu’il nomme un malentendu méthodologique. Le lien entre mendiants et villes ne définit pas la ville médiévale. Il permet au mieux un repérage quantitatif et spatial du fait urbain, qu’une recherche plus large devra ensuite qualifier.
Alain Guerreau, membre de l’équipe d’origine, reprend la question en 1981 avec d’autres outils. Il part du catalogue publié en 1962 par Richard W. Emery, plusieurs centaines de couvents dont chacun se définit par son ordre, son emplacement et sa date de fondation, et confronte l’analyse factorielle aux statistiques classiques en calculant, région par région et période par période, les effectifs théoriques qu’on attendrait si ces trois caractères étaient indépendants. Sa force tient au point de départ, qui prend l’hypothèse de 1968 pour ce qu’elle est, une hypothèse.
Le retournement est venu de l’histoire de l’architecture. En 2003, Panayota Volti consacre une étude à quelque 128 couvents des quatre ordres, entre Bruges, Langres, Coutances et Sarrebourg, et mesure l’empreinte des couvents sur le parcellaire et la physionomie des villes. Son recenseur de la Revue historique notait en 2005 que la perspective lancée un tiers de siècle plus tôt avait stimulé la recherche, puis l’avait peut-être sclérosée en France, en faisant du lien entre couvents et villes une évidence que plus personne ne discutait.
Les cas particuliers montrent où la grille fléchit. Saumur, deuxième ville d’Anjou par sa population, n’a jamais compté plus d’un couvent mendiant au Moyen Âge. Angers en a quatre, puis un cinquième quand René d’Anjou installe des franciscains observants sur le rocher de Chanzé, hors de la ville, occupé dès 1456, et les Angevins le rangent aussitôt parmi les couvents qu’ils sollicitent à l’heure de la mort. Cinq couvents pour la piété, quatre pour la topographie. Autour d’Avignon, Clément Lenoble a suivi aux XIVᵉ et XVᵉ siècles des frères qui quêtent et prêchent dans les villages, une présence rurale que l’enquête de 1968 laissait dans l’ombre. Pour Angers même, la chronologie exacte des installations du XIIIᵉ siècle échappe, parce que les fonds propres des couvents sont pauvres et faits pour l’essentiel d’actes de fondation tardifs, d’obituaires (les registres des défunts à commémorer), de titres de rentes et de procès.
Guillaume de Saint-Amour
Le portrait du frère cupide et hypocrite a un auteur et une date. À l’université de Paris, au milieu du XIIIᵉ siècle, les maîtres séculiers, ces clercs qui ne relèvent d’aucun ordre religieux, disputent aux frères leurs chaires et leurs privilèges. Leur chef de file est Guillaume de Saint-Amour, juriste formé à Paris. Innocent IV le soutient à demi en 1254, Alexandre IV se retourne contre lui. Envoyé à Rome en octobre 1256, il y voit condamner son traité De periculis novissimorum temporum, « Des périls des derniers temps ». Absous d’hérésie par une commission de quatre cardinaux, il est néanmoins privé de tout office et bénéfice et interdit d’enseigner à Paris comme à Bologne. M.-M. Dufeil a reconstitué en 1972 cette polémique universitaire, de 1250 à 1259. Rutebeuf prend son parti. Il écrit pour lui un Dit et une Complainte, et les Ordres de Paris sortent du même camp, avec ces religieux qui règnent sur la ville « par fauce samblance », par faux-semblant. Le stéréotype du frère riche sous l’habit du pauvre naît donc dans une querelle de maîtres parisiens, et sa longévité doit beaucoup au talent de ceux qui l’avaient perdue.
Sur le fond, l’accusation avait une prise. La règle de 1223, confirmée par la bulle Solet annuere d’Honorius III le 29 novembre, ordonne au chapitre 4 que les frères ne reçoivent en aucune manière deniers ou argent, ni par eux-mêmes ni par personne interposée. Dans les fonds angevins de la fin du Moyen Âge abondent pourtant les titres de rentes et de propriétés, et Paul Bertrand a donné à son étude des couvents liégeois des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles un titre qui résume l’ambivalence, Commerce avec dame Pauvreté. Les effectifs, eux, se laissent rarement compter. Le seul chiffre sûr est normatif, les douze frères exigés pour un couvent dominicain, et le nombre réel de religieux présents dans une ville donnée reste le plus souvent hors d’atteinte, faute de registres conservés.
La quarte du curé
Trois terrains opposaient frères et curés, la prédication, la confession et la sépulture, et le dernier rapportait le plus. On croyait que l’association aux frères abrégeait les peines du purgatoire. Les couvents sont devenus, selon le mot de Caroline Bruzelius, des cimetières urbains remplis de tombeaux de familles, de bannières, d’écus et d’autels privés, et les frères ont dégagé devant leurs églises des places où l’on prêchait et où l’on enterrait.
Le 18 février 1300, Boniface VIII tranche par la constitution Super cathedram. Le soin des âmes revient d’abord aux évêques et au clergé paroissial, et l’action des frères n’en est que le complément. Ils peuvent prêcher dans leurs églises et sur les places publiques, à condition d’éviter les heures où prêchent les prélats du lieu ; ils ne prêchent pas dans les églises paroissiales, ne confessent pas et n’enterrent pas sans l’autorisation de l’évêque, et doivent alors partager leurs revenus en versant au clergé paroissial la portion canonique. Le texte ne nommait que franciscains et dominicains. Jean XXII l’étend aux carmes en 1326.
Cette portion est la quarte. Paul Bertrand en donne la règle telle qu’on l’applique à Liège, où les frères rétrocèdent à la paroisse du défunt le quart des revenus de chaque enterrement fait dans leur cimetière, et où les corps doivent transiter par l’église paroissiale avant de rejoindre le couvent ; malgré des oppositions tenaces, Super cathedram reste en application pendant tout le XIVᵉ siècle. Les testaments disent la concurrence en chiffres. Dans les 215 testaments de l’officialité de Besançon publiés en 1902 par Ulysse Robert, une étude récente des legs relève que nombre de testateurs ne laissent au curé qu’un dixième de ce qu’ils destinent à leur lieu de sépulture.
À Toulouse, c’est un mort qui a donné son nom à l’église des frères. Les reliques du dominicain Thomas d’Aquin entrent au couvent des Jacobins en 1369, et l’église, enfin achevée en 1385, est dédiée à ce saint dont les restes reposent toujours entre ses murs de brique.
Pour aller plus loin
La querelle parisienne de 1256 croise la carrière universitaire de Thomas d’Aquin et l’histoire des premiers collèges. L’économie des legs funéraires renvoie à la naissance du purgatoire, et le chantier toulousain au gothique méridional de brique, dont la cathédrale d’Albi offre l’autre grand exemple.
On imagine volontiers les moines du Moyen Âge dans une abbaye isolée, au fond d’une vallée. Au XIIIᵉ siècle, de nouveaux religieux font le choix contraire et s’installent au milieu des villes d’Europe. Ils vivent de ce que les habitants leur donnent, et on les appelle pour cette raison les ordres mendiants. Les plus connus sont les dominicains et les franciscains. Leur arrivée a tant marqué les villes qu’un historien a voulu s’en servir pour les repérer sur une carte.
Là où vivent les donateurs
Un religieux qui vit de dons doit aller là où vivent les donateurs. Un auteur dominicain, Humbert de Romans, le justifie par la Bible. Selon lui, Dieu envoyait ses prophètes plus souvent dans les cités qu’ailleurs. Jésus et ses apôtres auraient fait de même.
Les frères préféraient aussi les grandes maisons aux petites. Un chroniqueur franciscain raconte qu’on lui a expliqué pourquoi les dominicains n’avaient rien à Vienne. Ils aimaient mieux tenir un seul bon couvent à Lyon qu’une poussière de petits lieux.
Ces grandes maisons coûtaient cher et sortaient de terre lentement. À Toulouse, la ville où naissent les dominicains, l’église du couvent a demandé plus d’un siècle et demi de travaux. Les dons arrivaient par à-coups, et le chantier avançait à leur rythme, d’une campagne de construction à la suivante.
Compter les couvents pour trouver les villes
En 1968, l’historien Jacques Le Goff lance une enquête d’un genre nouveau. Puisque les frères s’installent là où il y a du monde et de l’argent, leurs couvents doivent dessiner la carte des villes. Il suffit alors de les compter. L’enquête retient les quatre grands ordres de frères.
Les frères raisonnaient déjà de cette façon. Ceux de Douai se plaignaient que leur ville soit moins riche en nobles et en marchands que ses voisines. À leurs yeux, une ville valait d’abord ce qu’elle pouvait leur donner. Le Goff note aussi qu’une grande ville finit par se reconnaître à un détail. Vers la fin du XIVᵉ siècle, probablement, elle doit abriter un couvent de chacun de ces ordres.
La méthode a pourtant ses limites, et son auteur les a signalées le premier. Il précise ensuite que compter les couvents aide à situer une ville sans dire ce qu’est une ville. Saumur, l’une des grandes villes d’Anjou, n’a jamais accueilli qu’une maison de frères. Autour d’Avignon, les frères parcouraient aussi les villages pour prêcher et pour quêter. On ignore enfin presque toujours combien de frères vivaient réellement dans un couvent, faute de registres conservés.
Le frère hypocrite, une image née à Paris
Le portrait du frère riche déguisé en pauvre a une origine connue. À la même époque, les maîtres de l’université de Paris disputent aux frères les chaires et les privilèges. Leur meneur, Guillaume de Saint-Amour, écrit contre eux un traité sur les dangers de la fin des temps. Le pape fait condamner son traité et lui interdit d’enseigner.
Le poète Rutebeuf prend alors la défense du maître condamné. Ses vers montrent des religieux qui règnent sur Paris par faux-semblant. Cette caricature sort donc du camp des perdants, et elle leur a longtemps survécu.
L’accusation avait malgré tout une part de vérité. La règle des franciscains défend aux frères de recevoir de l’argent, directement ou par un intermédiaire. À Angers, les archives des couvents sont pourtant pleines de rentes et de propriétés. Les frères vivaient de dons en monnaie tout en se voulant pauvres, et cette tension ne les a jamais quittés.
Les morts de la paroisse
Le conflit le plus vif portait sur les enterrements. Beaucoup de fidèles croyaient qu’être associé aux frères abrégeait les peines du purgatoire. Les églises des couvents se remplissent alors de tombeaux de familles, de bannières et d’autels privés. Beaucoup de mourants laissaient d’ailleurs bien plus à leur lieu de sépulture qu’à leur curé.
En 1300, le pape Boniface VIII fixe des règles. Les frères devront obtenir l’accord de l’évêque pour confesser et pour enterrer. Ils devront aussi partager l’argent reçu avec la paroisse du défunt. Cette part réservée au curé s’appelle la quarte, parce qu’elle représente le quart des revenus de chaque enterrement.
À Liège, la règle se voyait jusque dans le trajet des morts. Le corps passait d’abord par l’église de sa paroisse, puis rejoignait le couvent où le défunt avait choisi de reposer.
La version complète cite la plainte des frères de Douai contre la pauvreté de leur ville, et le dicton latin qui partage les vallées, les monts, les bourgs et les grandes villes entre quatre saints.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Rutebeuf, *Les Ordres de Paris*, strophe V (les Jacobins), strophe XIII (les chartreux) et vers sur la « fauce samblance », éd. Michel Zink, *Œuvres complètes*, t. 1, Paris, 1989, p. 225-237 Bordas, Classiques Garnier
- Humbert de Romans, *De eruditione praedicatorum*, livre II, *De modo prompte cudendi sermones circa omne hominum genus*, passage sur l’envoi des prophètes dans les cités (Jérusalem, Ninive, Babylone), transcrit par J. Le Goff, *Annales ESC* 25 (4), 1970, p. 929, n. 4 Annales ESC
- Giordano da Rivalto, sermon 104, prêché en 1304 à Santa Maria Novella de Florence, rapprochement de *civitas* et de *caritas*, cité par J. Le Goff, *Annales ESC* 25 (4), 1970, p. 925, n. 2, d’après W. Braunfels, *Mittelalterliche Stadtbaukunst in der Toskana*, Berlin, 1953, p. 22-23 Annales ESC
Voir les 35 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Salimbene de Adam, *Cronica*, éd. F. Bernini, 1942, p. 333, sur l’absence de couvent dominicain à Vienne et à Hyères, citée par J. Le Goff, *Annales ESC* 25 (4), 1970, p. 932, n. 4 Annales ESC
- Plainte du prieur et des frères du couvent dominicain de Douai, province de France, sur la pauvreté de leur ville et la part de termini reçue du couvent d’Arras, éd. M.-D. Chapotin, *Histoire des Dominicains de la province de France. Le siècle des fondations*, Rouen, 1898, p. 382, citée par J. Le Goff, *Annales ESC* 25 (4), 1970, p. 931, n. 1 Annales ESC
- Bulle de Clément IV du 20 novembre 1265 fixant la canne à huit palmes pour la mesure des distances entre couvents mendiants, connue ici par l’extrait donné dans J. Le Goff, *Annales ESC* 23 (2), 1968
- Second concile de Lyon, 1274, constitution *Religionum diversitatem*, suppression des petits ordres mendiants décrets du concile
- François d’Assise, Règle des frères mineurs dite *Regula bullata*, chapitre 4, interdiction de recevoir deniers ou argent, confirmée par la bulle *Solet annuere* d’Honorius III le 29 novembre 1223 original conservé au Sacro Convento d’Assise
- Guillaume de Saint-Amour, *De periculis novissimorum temporum*, 1256, éd. et trad. Guy Geltner, Paris et Louvain, 2008 Peeters
- Boniface VIII, constitution *Super cathedram*, 18 février 1300, sur la prédication, la confession et la sépulture des frères et la portion canonique due au clergé paroissial
- *Testaments de l’officialité de Besançon*, éd. Ulysse Robert, 2 vol., 215 testaments, 1902 édition Ulysse Robert
- Église du couvent des Jacobins de Toulouse, brique, double nef et voûte dite « le palmier », bâtie entre 1230 et 1385, reliques de Thomas d’Aquin depuis 1369 Ville de Toulouse, ensemble conventuel des Jacobins
Bibliographie
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- « Preaching, Building, and Burying : Friars in the Medieval City » Duke University, Art, Art History & Visual Studieshttps://aahvs.duke.edu/books/preaching-building-and-burying-friars-medieval-city
- « GUILLAUME DE SAINT-AMOUR (1202-1272) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-saint-amour/
- « Les ordres de Paris - Œuvre de Rutebeuf » Arlima, Archives de littérature du Moyen Âgehttps://www.arlima.net/qt/rutebeuf/les_ordres_de_paris.html
- « Couvent des Jacobins » Toulouse Métropolehttps://metropole.toulouse.fr/annuaire/couvent-des-jacobins
- « Toulouse. Couvent Saint-Thomas-d’Aquin » Biblissimahttps://biblissima.demo.logilab.fr/en/ark:/43093/cdataf52b80f970b37d7c8ee3c0c4317ef7ba8cb19033
- « Regula secunda », notice d’œuvre de François d’Assise data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/14508360/francois_d_assise_regula_secunda/fr.pdf
- « Testaments de l’officialité de Besançon (1271-1347) », poster d’étude de Francesco Gelati Biblissimahttps://projet.biblissima.fr/sites/default/files/etudiants/francesco_gelati_poster.pdf


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