Le premier raisonnement que Thomas d’Aquin consigne sur l’existence de Dieu conclut que Dieu n’existe pas. Un bien infini ne laisserait subsister aucun mal ; or le nom de Dieu désigne un bien infini, et il y a du mal dans le monde. Le second invoque l’économie des principes, puisque la nature explique ce qui arrive naturellement et la volonté humaine ce qui arrive par dessein. Ces deux objections ouvrent l’article 3 de la question 2 de la Somme de théologie (Summa theologiae, Ia, q. 2, a. 3), et Thomas n’y répond qu’à la dernière ligne. Entre les deux tient une page de latin, cinq raisonnements que la tradition appelle les cinq voies.
Remonter des effets vers la cause
Thomas commence la Somme à Rome, au couvent dominicain de Sainte-Sabine, pendant le séjour de 1265-1268 que Jean-Pierre Torrell, dans son Initiation à saint Thomas d’Aquin (1993), présente comme celui où l’ouvrage prend forme. Avant les voies, la question 2 demande si l’existence de Dieu est connue par soi (per se notum), évidente dès qu’on comprend les termes.
Une objection y reprend, sans nommer son auteur, l’argument d’Anselme de Cantorbéry au chapitre 2 du Proslogion. Dieu étant ce dont on ne peut rien concevoir de plus grand, comprendre le mot suffirait à savoir qu’il existe. Thomas répond (a. 1, ad 2) que tout le monde n’entend pas ce sens sous le mot, certains ayant cru Dieu corporel, et que celui qui l’entend n’en tire qu’une existence dans l’esprit. « Dieu est » est connu par soi en soi (secundum se) ; pour nous (quoad nos), qui ignorons ce que Dieu est, il faut le démontrer.
D’où les deux démonstrations de l’article 2. L’une va de la cause à l’effet (propter quid), l’autre remonte de l’effet à la cause (quia), seule possible quand la cause échappe à l’esprit. Thomas écrit ailleurs que la fumée représente le feu dont elle provient (Ia, q. 45, a. 7), et l’on conclut au feu sans savoir ce qui brûle. Dans ce genre de démonstration, précise-t-il (a. 2, ad 2), le moyen terme est ce que signifie le nom de la cause, faute d’en connaître la définition.
On garde ici le mot « voie » (via), qui est celui de Thomas, parce que le latin dit que l’existence de Dieu « peut être prouvée par cinq voies » (quinque viis probari potest), et le mot désigne un trajet ; Stéphane-Marie Barbellion a d’ailleurs mis « preuves » entre guillemets dans le titre de son livre de 1999. Ce latin est celui de l’édition léonine, imprimée à Rome en 1888, dont la version en ligne, le Corpus Thomisticum, rappelle en tête de chaque page qu’elle fut d’abord transcrite sur bandes magnétiques par le jésuite Roberto Busa.
Le forgeron et ses marteaux
La première voie, que Thomas dit « la plus manifeste », part d’un constat. Il est certain, et les sens l’attestent, que des choses se meuvent. Le motus latin couvre davantage que le déplacement, puisqu’il désigne tout passage de la puissance à l’acte, de ce qu’une chose peut devenir à ce qu’elle est devenue. Ainsi le bois, chaud en puissance, devient chaud en acte sous l’action du feu. Seul meut ce qui est déjà en acte ; or rien n’est en acte et en puissance sous le même rapport au même moment, puisque ce qui est chaud en acte peut seulement devenir froid. Rien ne se meut donc soi-même, et tout ce qui est mû l’est par un autre. Si cet autre est mû à son tour, il faut un troisième moteur, et la série ne peut aller à l’infini, parce que les moteurs seconds ne meuvent que mus par le premier, « comme le bâton ne meut qu’autant qu’il est mû par la main » (sicut baculus non movet nisi per hoc quod est motus a manu). Il faut donc un premier moteur que rien ne meut, « et c’est ce que tous entendent par Dieu » (et hoc omnes intelligunt Deum). La Somme contre les Gentils (I, 13) développe l’argument à partir du livre VIII de la Physique d’Aristote.
Cette impossibilité paraît d’abord arbitraire, et Thomas la précise quarante-quatre questions plus loin, en distinguant deux sortes de séries (Ia, q. 46, a. 2, ad 7). Dans la première, chaque cause n’agit que portée par la précédente au moment même où elle agit. Une pierre est mue par le bâton, le bâton par la main, et une telle série prolongée à l’infini est impossible, parce qu’aucun de ses termes ne possède par lui-même le pouvoir qu’il transmet. Dans la seconde, la succession est accidentelle. Un forgeron use plusieurs marteaux l’un après l’autre parce que chacun finit par casser, et il est indifférent au marteau d’aujourd’hui qu’un autre l’ait précédé ; de même, un homme engendre parce qu’il est homme, et qu’il soit lui-même le fils d’un autre n’y change rien, si bien qu’une lignée remontant à l’infini n’a rien d’impossible. Chacun peut refaire l’expérience à l’atelier. Qu’on retire le marteau cassé, le coup suivant tombe quand même ; qu’on retire la main, la pierre s’arrête à l’instant, et le bâton avec elle. Les commentateurs parlent depuis de séries ordonnées par soi (per se) et par accident (per accidens), et Bruce Reichenbach, dans la notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy sur l’argument cosmologique révisée en juillet 2026, résume l’enjeu en écrivant que Thomas raisonne sur la dépendance et ne cherche pas une première cause dans le temps.
Quatre autres points de départ
Sur la même charpente, la deuxième voie part de l’ordre des causes efficientes. Rien n’étant cause de soi-même, supprimer la première cause d’une série ordonnée revient à supprimer l’intermédiaire et l’effet. Aristote refusait déjà une remontée infinie des causes au livre α de la Métaphysique (994a 1-19).
La troisième voie, tirée « du possible et du nécessaire », est la plus disputée. Elle part des choses qui naissent et périssent. Ce qui peut ne pas être, écrit Thomas, à un moment n’est pas (quod possibile est non esse, quandoque non est). Si tout était de cette sorte, rien n’aurait existé à un moment, et rien n’existerait aujourd’hui, puisque ce qui n’est pas ne commence à être que par ce qui est. Il existe donc du nécessaire, et en remontant la série des nécessaires causés on aboutit à un nécessaire par soi. Nécessaire veut dire ici incapable de cesser d’être, et la Somme contre les Gentils (II, 30) range dans cette catégorie des créatures, comme les êtres immatériels. Pour la source, on hésite. Avicenne distinguait déjà, dans la Métaphysique du Shifāʾ, le nécessaire par soi du nécessaire par un autre, et Cornelis van Lit a rouvert en 2023 l’hypothèse d’un emprunt à une traduction latine du Guide des égarés de Maïmonide, dont le premier chapitre de la deuxième partie raisonne sur les choses soumises à la génération et à la corruption. L’article ne nomme aucune source pour les trois premières voies.
Ses seules autorités sont Aristote et Augustin. La quatrième voie cite le livre II de la Métaphysique (α 1, 993b 23-31), où le feu, chaud au plus haut point, cause la chaleur des choses chaudes, pour montrer que le plus et le moins se disent par rapprochement d’un maximum, cause de l’être et de toute perfection. Avec la cinquième voie, le point de départ devient l’ordre de la nature. Des corps privés de connaissance agissent toujours ou le plus souvent de la même façon vers le meilleur, et ce qui ne connaît pas ne tend vers une fin que dirigé par un être qui connaît, « comme la flèche par l’archer » (sicut sagitta a sagittante). La flèche ne vise rien. L’archer vise pour elle.
Et hoc omnes intelligunt Deum
Aucune des cinq conclusions ne dit « donc Dieu existe ». La première se clôt sur « et c’est ce que tous entendent par Dieu », la deuxième sur une cause « que tous nomment Dieu », les deux dernières sur « et c’est cela que nous appelons Dieu ». Puisque la démonstration remonte des effets, chaque voie constate qu’on donne un nom au terme qu’elle atteint. Igor Agostini a consacré en 2016 plus de sept cents pages à ces conclusions et à la preuve a priori dans le thomisme du XVIIᵉ siècle.
Faut-il reconnaître dans un premier moteur le Dieu des chrétiens ? Thomas a prévu l’écart, puisque le prologue de la question annonce qu’on cherchera si Dieu est, puis comment il est, « ou plutôt comment il n’est pas », et les questions suivantes lui attribuent l’une après l’autre la simplicité, la perfection, l’infinité et l’unité. Anthony Kenny n’en juge pas moins que la troisième voie échoue à montrer que son nécessaire est Dieu.
Kant a porté le coup le plus général en 1781, dans la Critique de la raison pure, sans citer Thomas. Selon lui, l’argument cosmologique doit identifier l’être nécessaire à l’être souverainement réel, et cette identification revient à l’argument ontologique qu’il vient de réfuter (A 606-607/B 634-635). Reichenbach répond que Kant entend une nécessité logique, celle d’un être dont l’inexistence serait contradictoire, quand l’argument peut s’en tenir à une nécessité de fait, celle d’un être qui ne commence ni ne cesse.
Contre l’objection du mal, Thomas n’invente rien et cite l’Enchiridion d’Augustin, au chapitre 11.
Dieu, souverainement bon, ne laisserait aucun mal dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour en tirer le bien. Pour la seconde objection, la nature n’agit pour une fin que dirigée par un agent supérieur, et la raison humaine, muable et sujette à défaillir, doit être ramenée à un principe immobile et nécessaire par soi.
Un corps lancé n’a besoin de personne
En 1969, Anthony Kenny publie à Londres The Five Ways et conclut qu’aucune voie n’aboutit. Contre la première, il invoque la loi d’inertie, selon laquelle un corps persévère dans son mouvement rectiligne uniforme tant qu’aucune force ne l’en détourne ; Edward Feser, qui conteste cette lecture, rapporte sa formule selon laquelle la loi de Newton semble ruiner la première voie. Contre la troisième, Kenny relève une faute de logique. De « chaque chose périssable, à un moment, n’existe pas », on ne peut tirer « il y a un moment où aucune n’existe », pas plus que de « toute route mène quelque part » on ne tire qu’un même lieu reçoit toutes les routes ; l’exemple est de Brian Davies, qui illustre ainsi ce que les logiciens appellent un déplacement de quantificateurs. John Wippel, pourtant admirateur de Thomas, juge en 2000 la troisième voie logiquement défaillante.
Les réponses partent du texte. Pour Feser, le conflit avec l’inertie est sans fondement, parce que le motus de la première voie désigne tout passage de la puissance à l’acte, et que l’exemple choisi par Thomas, la bûche qui chauffe, ne déplace rien. Davies, en 2001, refuse de lire quandoque et aliquando comme des indications de temps, puisque Thomas tient le temps pour la mesure du changement et ne pouvait concevoir un temps vide de toute chose. Wippel, dans sa correspondance avec Davies, maintient que les deux adverbes renvoient au temps. En 2023, van Lit accepte la lecture intemporelle et juge pourtant le raisonnement fautif, en reportant la faute sur un premier traducteur latin de Maïmonide. La page latine, à elle seule, ne permet probablement pas de choisir, puisque des lecteurs aussi attentifs que Davies et Wippel y lisent deux arguments différents.
Le commencement du monde, laissé à la foi
La distinction des deux séries a une conséquence que Thomas écrit en toutes lettres. Que le monde n’ait pas toujours existé, on le tient par la foi seule, et cela ne peut être démontré (mundum non semper fuisse, sola fide tenetur, et demonstrative probari non potest, Ia, q. 46, a. 2). Une démonstration part de l’essence, qui fait abstraction de l’ici et du maintenant, et le commencement dépend d’une volonté divine que la raison ne peut sonder. Les cinq voies, qui excluent la série infinie des bâtons et tolèrent celle des marteaux, valent donc pour un monde éternel.
Bonaventure, maître franciscain à Paris, tenait le contraire dans son commentaire des Sentences (II, d. 1, p. 1, a. 1, q. 2), où il juge notamment impossible d’avoir parcouru une infinité de jours pour arriver au jour présent. Thomas répond (a. 2, ad 6) que, quel que soit le jour passé qu’on désigne, il n’y a entre lui et aujourd’hui qu’un nombre fini de jours. Vers 1270, il reprend la question dans un court traité, le De aeternitate mundi.
Le corps de l’article 2 se termine sur la raison de ce refus. Il est utile d’y prendre garde, écrit Thomas, de peur que quelqu’un, prétendant démontrer ce qui relève de la foi, n’avance des raisons non nécessaires qui donneraient aux incroyants matière à se moquer, en leur laissant penser que les chrétiens croient pour de telles raisons (rationes non necessarias [...] quae praebeant materiam irridendi infidelibus).
Pour aller plus loin
L’argument d’Anselme, que Thomas écarte dès le premier article de la question, a reçu d’autres critiques, celle du moine Gaunilon du vivant d’Anselme, celle de Kant plus tard. Le moteur immobile du livre Λ de la Métaphysique d’Aristote fournit la matière de la première voie, et la querelle parisienne sur l’éternité du monde, où intervient Siger de Brabant, prolonge la question 46.
On imagine souvent qu’une preuve de Dieu cherche le premier instant du monde, le moment où tout aurait démarré. Thomas d’Aquin s’y prend autrement. Ce frère dominicain commence à Rome, dans les années 1260, un grand ouvrage appelé la Somme de théologie. Une seule page y propose cinq chemins pour montrer que Dieu existe. Thomas les appelle des voies.
Une main pousse un bâton
Le premier chemin part d’une chose que tout le monde voit. Autour de nous, les choses changent sans arrêt. Posé près du feu, un morceau de bois froid finit par chauffer. Pour Thomas, ce bois pouvait devenir chaud, et c’est le feu, déjà chaud, qui le rend chaud pour de bon.
Une chose ne change donc jamais toute seule. Quelque chose doit la faire changer. Thomas prend alors une image très simple. Une main pousse un bâton, et ce bâton pousse une pierre. Le bâton ne fait rien par lui-même, il bouge seulement parce que la main le pousse au même moment.
On peut remonter ainsi de pousseur en pousseur. Selon Thomas, on ne peut pourtant pas remonter sans fin. Il faut un premier pousseur que rien ne pousse. Thomas conclut que c’est ce que tous appellent Dieu.
Ses quatre autres chemins suivent le même dessin. L’un part des causes, un autre des choses qui naissent et meurent, un autre encore des choses plus ou moins bonnes. Le dernier part de l’ordre de la nature. Une flèche atteint sa cible parce qu’un archer l’a visée.
Des marteaux qui cassent
Une suite sans fin paraît pourtant possible. Thomas le reconnaît lui-même avec l’exemple d’un forgeron. Cet artisan change de marteau chaque fois que le sien se brise, et il en use ainsi beaucoup. Chaque nouveau marteau frappe très bien sans l’ancien. Une telle suite pourrait durer depuis toujours.
Avec la main et le bâton, la situation change. Si l’on retire la main, la pierre s’arrête aussitôt. Le bâton tient sa force de cette main, à chaque instant. Cette dépendance-là, Thomas refuse de la prolonger sans fin.
La différence a une conséquence surprenante. Pour Thomas, rien ne prouve que le monde a eu un début. Il pourrait exister depuis toujours et avoir quand même besoin de sa première cause. Le premier pousseur devient alors un appui, présent à chaque moment.
Une faute de logique ?
Ces chemins ont été durement attaqués. En 1969, Anthony Kenny publie un livre entier sur les cinq voies. Selon lui, aucune ne tient. Le premier chemin reposerait sur une physique trop ancienne. Une loi de Newton dit en effet qu’un corps lancé garde sa course tant que rien ne le dévie.
Edward Feser lui répond. Le mot employé par Thomas désigne selon lui tout changement, et le déplacement n’en est qu’un cas. L’exemple même de Thomas, le bois qui chauffe, ne se déplace pas du tout.
Kenny vise aussi le troisième chemin. Thomas y parle des choses qui naissent et qui meurent. Chacune, à un moment, n’existe pas. Thomas en tire qu’à un moment rien n’aurait existé. Kenny y voit une faute de logique. Elle ressemble à celle qui conclurait que toutes les routes mènent au même endroit, parce que chaque route mène quelque part.
D’autres lecteurs comprennent ce passage sans aucune idée de temps. Les spécialistes ne sont toujours pas d’accord. Le texte seul ne permet probablement pas de trancher.
Un monde peut-être sans début
Thomas n’est pas seul à réfléchir au début du monde. À Paris, le franciscain Bonaventure pense qu’on peut prouver ce début par la raison. Sinon, explique-t-il, il aurait fallu traverser une infinité de jours pour arriver jusqu’à aujourd’hui.
Thomas lui répond simplement. Prenons n’importe quel jour passé. Entre ce jour et aujourd’hui, le nombre de jours reste toujours fini. Sur ce point, l’objection de Bonaventure se trompe donc.
Thomas a aussi une raison pratique de refuser ces fausses preuves. Il craint que des arguments fragiles fassent rire les incroyants. Ceux-ci penseraient que les chrétiens croient pour de si mauvaises raisons.
Dans la Somme de théologie, Thomas règle la question du début du monde en quelques mots. Ce début, on le tient « par la foi seule ».
L’article complet donne le texte latin de la première voie et la réponse de Thomas à l’argument d’Anselme.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Thomas d’Aquin, *Summa theologiae*, Ia, q. 2, a. 1 (ad 2 sur l’argument d’Anselme), a. 2 (corps et ad 2 sur la démonstration *quia*), a. 3 (objections, corps des cinq voies, ad 1 et ad 2), texte de l’édition léonine, *Opera omnia*, t. 4, Rome, 1888 ; traduction française de référence dans *Somme théologique*, t. 1, nouvelle traduction, éd. scientifique Albert Raulin, Paris, 1984, 966 p. Cerf
- Thomas d’Aquin, *Summa theologiae*, Ia, q. 2, prologue (plan de la question : si Dieu est, comment il est « ou plutôt comment il n’est pas »), édition léonine, t. 4, Rome, 1888 Commission léonine
- Thomas d’Aquin, *Summa theologiae*, Ia, q. 45, a. 7 (la fumée et le feu) et Ia, q. 46, a. 2 (corps, ad 6 sur l’infinité des jours, ad 7 sur les séries par soi et par accident, le forgeron et ses marteaux), édition léonine, t. 4, Rome, 1888 Commission léonine
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Sources primaires (suite)
- Thomas d’Aquin, *Summa contra Gentiles*, livre I, chapitre 13 (argument du mouvement) et livre II, chapitre 30 (créatures nécessaires) Commission léonine
- Thomas d’Aquin, *De aeternitate mundi*, vers 1270, édition léonine, *Opera omnia*, t. 43, Rome, 1976 Editori di San Tommaso
- Anselme de Cantorbéry, *Proslogion*, chapitre 2 (ce dont on ne peut rien concevoir de plus grand)
- Augustin, *Enchiridion ad Laurentium*, chapitre 11 (Dieu tire le bien du mal), cité par Thomas, Ia, q. 2, a. 3, ad 1
- Aristote, *Physique*, livre VIII, chapitres 4 à 6, pagination Bekker (le moteur et le mû), source de la première voie et de *Summa contra Gentiles*, I, 13
- Aristote, *Métaphysique*, livre α, 1, 993b 23-31 (le feu cause de toute chaleur, cité à la quatrième voie) et α, 2, 994a 1-19 (refus d’une série infinie de causes), pagination Bekker
- Avicenne (Ibn Sīnā), *Al-Shifāʾ*, *Ilāhiyyāt* (Métaphysique), livre I, distinction du nécessaire par soi et du possible par soi
- Moïse Maïmonide, *Dalālat al-ḥāʾirīn* (*Guide des égarés*), deuxième partie, chapitre 1, argument tiré des choses soumises à la génération et à la corruption ; trad. française de Salomon Munk, *Le Guide des égarés*, Paris, 1856-1866
- Bonaventure, *Commentaria in quatuor libros Sententiarum*, II, d. 1, p. 1, a. 1, q. 2 (arguments pour un commencement du monde), *Opera omnia*, t. II, Quaracchi, 1885 Collège Saint-Bonaventure
- Emmanuel Kant, *Critique de la raison pure*, « De l’impossibilité d’une preuve cosmologique de l’existence de Dieu », A 603-614/B 631-642, en particulier A 606-607/B 634-635 ; trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, 1944 Presses universitaires de France
Bibliographie
- Jean-Pierre Torrell, *Initiation à saint Thomas d’Aquin. Sa personne et son œuvre*, Paris et Fribourg, 1993 Cerf et Éditions universitaires de Fribourg
- Stéphane-Marie Barbellion, *Les « preuves » de l’existence de Dieu. Pour une relecture des cinq voies de saint Thomas d’Aquin*, Paris, 1999, 471 p., « Théologies » Cerf
- Igor Agostini, *La Démonstration de l’existence de Dieu. Les conclusions des cinq voies de saint Thomas d’Aquin et la preuve a priori dans le thomisme du XVIIᵉ siècle*, Turnhout, 2016, 704 p., « The Age of Descartes » 1 Brepols
- Anthony Kenny, *The Five Ways : St Thomas Aquinas’ Proofs of God’s Existence*, Londres, 1969, « Studies in Ethics and the Philosophy of Religion » Routledge & Kegan Paul
- John F. Wippel, *The Metaphysical Thought of Thomas Aquinas : From Finite Being to Uncreated Being*, Washington, 2000, chapitre XII The Catholic University of America Press
- Brian Davies, « Aquinas’s Third Way », *New Blackfriars* 82 (968), octobre 2001, p. 450-466, DOI 10,1111/j.1741-2005,2001.tb01776.x Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1111/j.1741-2005.2001.tb01776.x
- Edward Feser, « The Medieval Principle of Motion and the Modern Principle of Inertia », *Proceedings of the Society for Medieval Logic and Metaphysics* 10, 2012 Society for Medieval Logic and Metaphysics
- Cornelis van Lit, « Reconsidering Arabic Roots for the Tertia Via », *European Journal for the Study of Thomas Aquinas* 41 (1), 2023, p. 1-20, DOI 10,2478/ejsta-2023-0001 Thomas Instituut te Utrechthttps://doi.org/10.2478/ejsta-2023-0001
- Bruce Reichenbach, « Cosmological Argument », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, révision substantielle du 1er juillet 2026 Stanford University
Sources en ligne
- « Thomas de Aquino, Summa Theologiae, Iª q. 2 » Corpus Thomisticum, Fundación Tomás de Aquinohttps://www.corpusthomisticum.org/sth1002.html
- « Thomas de Aquino, Summa Theologiae, Iª q. 44-49 » Corpus Thomisticum, Fundación Tomás de Aquinohttps://www.corpusthomisticum.org/sth1044.html
- « Cosmological Argument » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/cosmological-argument/
- « Aquinas’s Third Way » New Blackfriars, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/new-blackfriars/article/abs/aquinass-third-way/0174525A2EDE1FB3EBDED73DA5306271
- « Reconsidering Arabic Roots for the Tertia Via » European Journal for the Study of Thomas Aquinas, Reference Globalhttps://reference-global.com/article/10.2478/ejsta-2023-0001
- « Thomas, Aquinas, Saint, 1225 ?-1274. De aeternitate mundi contra murmurantes » HMML Authority File, Hill Museum & Manuscript Libraryhttps://haf.vhmml.org/work/797660603067
- « Les « preuves » de l’existence de Dieu : pour une relecture des cinq voies de saint Thomas d’Aquin » Index Theologicus, Universität Tübingenhttps://relbib.de/Record/310995175


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