Deux livres d’Ibn Rushd manquent à l’Averroès des Latins. Le premier, le Livre du discours décisif, écrit en 1179, soutient que l’examen philosophique du monde est légalement obligatoire pour qui en a les moyens intellectuels. Le second, Le dévoilement des méthodes de démonstration des dogmes, expose ce que devrait être une théologie musulmane. Ni l’un ni l’autre n’a été traduit en latin au Moyen Âge. L’Europe savante a lu le Commentateur pendant trois siècles sans avoir jamais tenu ces pages-là entre les mains.
Trois formats pour un même Aristote
Abû l-Walîd Muhammad Ibn Rushd naît à Cordoue en 1126, dans une lignée de cadis malikites où son grand-père et son père ont exercé la même magistrature. En 1169 (565 de l’hégire), il est cadi à Séville, après avoir été présenté au calife almohade Abû Ya’qûb Yûsuf. Vers 1171, il siège à Cordoue ; en 1182, il devient médecin du calife à Marrakech. Ces charges ne sont pas des à-côtés de la philosophie. Le volume dirigé par André Bazzana, Nicole Bériou et Pierre Guichard rappelle qu’Ibn Rushd appartenait vraisemblablement aux talaba, ces cadres intellectuels formés par le régime almohade, et que son œuvre philosophique a été écrite à la demande des califes. Le commentateur d’Aristote travaillait sur commande d’État, dans un empire qui tenait la spéculation rationnelle pour un instrument de gouvernement.
La disgrâce arrive vers 1195 (592 de l’hégire), sous Abû Yûsuf Ya’qûb al-Mansûr, qui interdit alors la philosophie et cède aux oulémas. Averroès est éloigné à Lucena, en Andalousie ; les études modernes hésitent entre 1195 et 1197 pour la date de cet exil. Il est gracié, ne retrouve pas ses fonctions et meurt à Marrakech le 10 décembre 1198, à soixante-douze ans.
Son travail sur Aristote se répartit en trois formats, et la distinction compte pour toute la suite. L’abrégé résume la doctrine sans citer le texte. Dans le commentaire moyen, il paraphrase en suivant l’ordre du traité. Le grand commentaire, lui, découpe Aristote en lemmes, les cite intégralement, puis les explique un à un. Cette dernière forme, la plus lourde, n’a été appliquée qu’à cinq ouvrages, les Seconds Analytiques, la Physique, le Traité du ciel, le Traité de l’âme et la Métaphysique. Le grand commentaire de la Physique date de 1186 ; l’abrégé de zoologie a été composé à Séville en 1169.
Le commentaire au centre de la page
Un quart de siècle après la mort d’Ibn Rushd, les Latins commencent à le lire. Michel Scot, Écossais formé à Tolède, y traduit de l’arabe avant 1220, puis passe en Italie du Sud, à la cour de Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile. C’est là, autour de 1230, que se fait l’essentiel des versions latines des commentaires d’Averroès. L’attribution est plus fragile qu’on ne le dit d’ordinaire, et la Bibliothèque nationale de France se contredit d’une page à l’autre : une notice donne les commentaires à Michel Scot sans réserve, une autre précise que seul le Traité du ciel peut lui être attribué avec certitude. Hermann l’Allemand prend la suite au milieu du siècle et traduit à Tolède le commentaire moyen de la Poétique, daté de 1256. Le résultat matériel de cette translation se voit sur n’importe quel manuscrit universitaire de la série. Le département des Manuscrits de la BnF conserve sous la cote Latin 16151 une copie parisienne du troisième quart du XIIIᵉ siècle, parchemin de 31 sur 21 centimètres, où le Grand Commentaire sur le Traité de l’âme court d’un seul tenant dans les colonnes centrales de la page, tandis que le texte d’Aristote est rejeté dans les colonnes extérieures et traité comme une illustration. Le lecteur du XIIIᵉ siècle ouvrait donc un livre d’Averroès dans lequel Aristote servait de marge.
L’homme pense-t-il ?
La thèse qui met le feu tient en une proposition. Au livre III, commentaire 5, de son Grand Commentaire sur le Traité de l’âme, Averroès soutient que l’intellect matériel, la puissance qui reçoit les formes intelligibles, est unique et séparé pour toute l’espèce humaine. Chacun pense, mais ce qui pense n’appartient à personne en propre. L’immortalité personnelle n’y survit pas.
Paris réagit en trois temps. En 1270, Thomas d’Aquin écrit le De unitate intellectus contra averroistas et forge au passage le mot averroista, qui n’existait pas avant lui. Le 10 décembre de la même année, l’évêque Étienne Tempier condamne treize propositions, parmi lesquelles l’unicité de l’âme intellective, l’éternité du monde et le déterminisme astral ; l’acte figure au Chartularium Universitatis Parisiensis sous le numéro 432. Le 7 mars 1277, il élargit la censure à 219 articles, assisté d’une commission de seize maîtres. Ce décret est resté sans traduction française intégrale jusqu’à l’édition de David Piché, parue en 1999. Son prologue condamne d’ailleurs, au milieu des thèses philosophiques, le De amore d’André le Chapelain, ce qui reste une bizarrerie dans un texte visant la faculté des arts.
Le même prologue vise ceux qui prétendent que certaines choses sont vraies selon la philosophie sans l’être selon la foi. De cette phrase est sortie la « double vérité », attribuée depuis lors à Averroès. Aucun maître parisien ne l’a soutenue sous cette forme, et Averroès encore moins : le Discours décisif tient que le vrai ne saurait contredire le vrai. La formule est une construction de ses adversaires latins, reprise par les polémistes de l’âge classique, puis installée dans l’histoire de la philosophie par Renan.
Dante, vers 1300, place Averroès aux limbes parmi les âmes les plus nobles, en une ligne unique (Enfer, IV, 144) qui le désigne comme celui qui fit le grand commentaire. Soixante-cinq ans plus tard, dans l’ancienne salle capitulaire de Santa Maria Novella à Florence, Andrea di Bonaiuto le peint accroupi sous le trône de Thomas d’Aquin, un livre ouvert sur les genoux, entre deux hérétiques dont les commentateurs ne s’accordent toujours pas sur l’identité.
Modène, un manuscrit en caractères hébraïques
L’arabe des grands commentaires est en grande partie perdu. Le Grand Commentaire sur le Traité de l’âme n’a été connu, du Moyen Âge au XXᵉ siècle, que par sa version latine ; l’édition critique de F. Stuart Crawford, parue en 1953 à la Mediaeval Academy of America et forte de 592 pages, est établie sur des manuscrits latins seuls. Richard C. Taylor en a donné une traduction anglaise en 2009.
Puis il y a eu Modène. La Biblioteca Estense conserve sous la cote α J. 6. 23 un manuscrit qui contient, en arabe noté en caractères hébraïques, les commentaires moyens sur la Génération et la corruption, aux folios 1 à 23, et sur le Traité de l’âme, aux folios 26 à 62. Dans les marges des folios consacrés au livre III, celui de l’âme intellective, cinq mains au moins ont copié des gloses. A. Ben Chehida a montré il y a une quarantaine d’années que ces gloses reproduisent des fragments de l’original arabe du Grand Commentaire. Colette Sirat et Marc Geoffroy ont repris le déchiffrement et publié en 2005 les prémices de l’édition. Leur premier résultat déplace le dossier. Le texte des gloses diffère de celui qui fut traduit en latin ; il représente une version antérieure du même commentaire, connue de philosophes juifs à Saragosse, dans une Espagne chrétienne où plusieurs studia enseignaient la philosophie averroïste en hébreu et en arabe.
Le relais hébreu est le vrai canal de survie de l’œuvre. Kalonymos ben Kalonymos traduit une partie des commentaires logiques ; Jacob ben Makhir de Marseille achève en décembre 1302 la version hébraïque complète de l’abrégé de zoologie, dont l’arabe est perdu et dont le latin n’existe qu’en fragments. La comparaison détaillée des deux traditions, menée à Cologne, a donné un résultat qui dépasse ce seul texte. Le traducteur latin a coupé et paraphrasé, et l’appropriation latine d’Averroès reposait sur une sélection délibérée d’écrits.
On ignore encore quels manuscrits arabes Michel Scot avait sous les yeux.
En terre d’islam, on lisait le juge
Dire qu’Averroès n’a pas eu de postérité en pays d’islam est une facilité. L’affirmation s’appuie sur un fait réel, la rareté des copies arabes des grands commentaires, et elle en tire une conclusion trop large.
Le Bidâyat al-mujtahid wa-nihâyat al-muqtasid n’a jamais cessé d’être copié, enseigné et discuté. C’est un manuel d’ikhtilâf, la science des divergences juridiques. Ibn Rushd y expose les positions des écoles sunnites sur chaque question de droit, puis remonte aux principes qui expliquent leurs désaccords. Yasin Dutton, qui en a traduit et annoté l’introduction en 1994, y voit un résumé magistral des principes du droit classique vus de l’intérieur. Le cadi a survécu au commentateur.
La médecine raconte la même histoire à l’envers. Le Kitâb al-kulliyyât, encyclopédie médicale rédigée du vivant d’Ibn Zuhr, mort en 1162, a été réécrit en 1193 (589 de l’hégire) sur commande du sultan, avec un prologue qui le dit. Cette seconde version n’existe plus qu’en latin, par la traduction que Bonacosa, médecin juif de Padoue, en a donnée sous le titre de Colliget. Des deux dates proposées pour ce travail, 1285 mérite la préférence, parce qu’elle vient de l’étude la plus récente des deux états du texte ; 1255 continue de circuler, et le point n’est pas tranché.
Reste le Discours décisif. Il n’a jamais été traduit en latin, il l’a été en hébreu au XVᵉ siècle, il a été commenté à la Renaissance par Élie del Medigo, et il a retrouvé des lecteurs arabes au XIXᵉ siècle, dans la Nahda. Alain de Libera propose une comparaison pour mesurer la perte. Imaginons ce que serait notre Thomas d’Aquin si les manuscrits ne nous avaient transmis que ses commentaires d’Aristote.
Renan tient la plume en 1852
Le 11 août 1852, Ernest Renan soutient une thèse intitulée Averroès et l’averroïsme. Elle fonde la catégorie d'« averroïsme latin » et l’image d’un penseur libre étouffé par l’orthodoxie de sa propre religion. Renan note lui-même, dans sa deuxième édition, qu’en 1852 aucune partie du texte arabe d’Ibn Rushd n’avait été publiée. Il a donc décrit la pensée d’un auteur arabe à partir des seules versions latines et hébraïques, celles-là mêmes que son livre entendait situer.
Ce qu’il avait sous les yeux, c’était pour l’essentiel l’édition vénitienne parue chez les héritiers de Lucantonio Giunta entre 1562 et 1574, neuf volumes et trois suppléments. On y trouve le Colliget au premier supplément, la Destructio destructionum au neuvième volume, la Tabula de Marcantonio Zimara au troisième. Averroès figure dans plus de cent éditions latines imprimées avant 1700, d’après le relevé établi par Dag Nikolaus Hasse. L’Averroès que lisait Thomas d’Aquin et celui que lisait Renan ne sont pas le même livre.
Le chantier est rouvert depuis 2016. Le Thomas-Institut de l’université de Cologne, avec l’Académie des sciences et des arts de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a lancé une édition trilingue prévue pour vingt-cinq ans, portant sur dix-huit œuvres de philosophie naturelle en arabe, en hébreu et en latin ; elle prolonge les Averrois opera commencés en 1931 par la Mediaeval Academy of America. Elle donnera des textes établis. Elle ne réglera pas le désaccord qui porte sur leur poids respectif. Alain de Libera fait du Discours décisif la clé d’un Averroès mal lu ; Rémi Brague objecte que ce texte pèse peu dans une œuvre immense, qu’il n’a rien de spécialement original, et qu’il a surtout servi à fabriquer un Averroès tolérant à l’usage du présent.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’atelier de traduction de Tolède, où Gérard de Crémone avait fait passer en latin, avant Averroès, la Physique d’Aristote et le Canon d’Avicenne. Il touche à la philosophie juive d’al-Andalus, celle de Maïmonide et des Tibbonides, sans laquelle la moitié de l’œuvre aurait disparu. Il rejoint la naissance de la faculté des arts de Paris, dont les statuts encadrent les affaires de 1270 et 1277.
On raconte souvent qu’Averroès fut le penseur que sa propre religion a rejeté et que l’Europe chrétienne a recueilli. Le décor est exact. Un juge de Cordoue, né en 1126, explique Aristote pour le compte des califes qui gouvernent alors le sud de l’Espagne et le Maroc, tombe en disgrâce à la fin de sa vie et meurt à Marrakech. La suite l’est moins. L’Europe n’a reçu qu’une partie de son travail, et cette partie avait été triée.
Un juge qui lisait Aristote
Ibn Rushd, que les Latins appelleront Averroès, vient d’une famille de juges. Il exerce lui-même cette charge à Séville puis à Cordoue, et il soigne les califes comme médecin. La philosophie n’est pas chez lui une activité clandestine. Les souverains la lui commandent et apprécient la force de sa pensée.
Il travaille sur Aristote de trois façons. Un résumé rapide. Une paraphrase qui suit l’ordre du livre. Et une forme beaucoup plus lourde, où le texte grec est découpé en morceaux, cité en entier, puis expliqué morceau par morceau ; c’est celle qu’on appelle un grand commentaire. Il ne l’a employée que pour cinq ouvrages.
Il meurt en 1198, gracié mais jamais rétabli dans ses fonctions, sans avoir revu l’Andalousie.
Le voyage vers le latin
Un quart de siècle après sa mort, ses commentaires commencent à circuler en latin. Un Écossais formé à Tolède, Michel Scot, fait passer l’essentiel du travail, d’abord en Espagne, puis en Italie du Sud, à la cour d’un empereur qui protégeait ce genre de recherches. Les universités s’en emparent aussitôt.
Le résultat se voit sur les livres eux-mêmes. Dans les copies parisiennes du milieu du siècle, le commentaire d’Averroès occupe les colonnes du milieu de la page, et le texte d’Aristote se retrouve poussé sur les bords, traité comme une illustration. On ouvrait donc un livre d’Averroès pour y trouver Aristote en marge.
Deux livres restés en arabe
Deux ouvrages d’Ibn Rushd n’ont jamais été traduits en latin au Moyen Âge. Dans le premier, il répond en juge à une question de droit religieux et déclare que l’étude philosophique du monde est une obligation pour ceux qui en sont capables. Dans le second, il expose ce que devrait être une théologie musulmane. Les lecteurs juifs, qui savaient l’arabe, ont eu ces deux textes entre les mains. Les universitaires latins ne les ont jamais vus.
Alain de Libera propose une image pour mesurer ce vide. Imaginons que de Thomas d’Aquin il ne nous soit resté que ses explications d’Aristote.
L’effet se voit à Paris. En 1277, l’évêque de la ville interdit une longue liste de propositions enseignées à l’université. Son décret vise ceux qui prétendraient qu’une chose peut être vraie pour la philosophie sans l’être pour la foi. Personne n’avait jamais soutenu cela sous cette forme. La formule a été forgée par les adversaires d’Averroès, et elle lui est restée collée très longtemps.
Les marges d’un volume italien
L’arabe des grands commentaires a presque entièrement disparu. Celui qui porte sur le traité d’Aristote consacré à l’âme n’était connu que par sa traduction latine. Une bibliothèque de Modène conserve pourtant un manuscrit copié en langue arabe, mais avec les lettres de l’alphabet hébreu. Dans ses marges, des copistes ont recopié des passages du texte perdu.
Deux chercheurs ont repris ce déchiffrement et publié leurs premiers résultats en 2005. Le texte des marges ne correspond pas à celui que les Latins avaient traduit. Il vient d’une version plus ancienne du même commentaire, que des philosophes juifs d’Espagne connaissaient déjà.
Le courant de pensée qu’on dit inspiré par lui porte un nom bien plus tardif que son œuvre, l’averroïsme. Ernest Renan le met en circulation dans une thèse soutenue en 1852, alors qu’aucune ligne du texte arabe d’Ibn Rushd n’avait encore été imprimée. Renan travaillait sur des traductions, exactement comme les médiévaux avant lui.
Les spécialistes ne sont pas d’accord sur la portée de tout cela. Alain de Libera tient le premier des deux livres jamais traduits pour la clé du personnage. Rémi Brague lui répond que ce texte occupe quelques pages dans une œuvre énorme, qu’il n’a rien d’original, et qu’on s’en est servi surtout pour se donner un Averroès tolérant.
À Modène, les phrases perdues du grand commentaire tiennent dans les marges d’un seul volume, tracées par cinq mains au moins.
La version complète donne la cote du manuscrit parisien où Aristote est relégué en marge, le contenu des treize propositions condamnées à Paris en 1270, et le nom du médecin padouan par qui la seule version survivante de l’encyclopédie médicale d’Ibn Rushd nous est parvenue.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Averroès, Grand Commentaire sur le De anima d’Aristote, livre III, commentaire 5, thèse de l’unicité de l’intellect matériel texte latin établi par F. Stuart Crawford, 1953
- Averroès, Grand Commentaire sur le De anima, version latine, manuscrit sur parchemin, 31 × 21 cm, Paris, troisième quart du XIIIᵉ siècle BnF, département des Manuscrits, Latin 16151, fol. 22r
- Averroès, commentaires moyens sur le De generatione et corruptione (fol. 1-23) et sur le De anima (fol. 26-62), arabe noté en caractères hébraïques, avec gloses marginales reproduisant des fragments arabes du Grand Commentaire Modène, Biblioteca Estense, α J. 6. 23
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Sources primaires (suite)
- Averroès, Kitâb fasl al-maqâl (Livre du discours décisif), 1179 texte arabe et traduction française en regard, édition GF-Flammarion
- Averroès, Bidâyat al-mujtahid wa-nihâyat al-muqtasid, manuel de droit comparé des écoles sunnites introduction traduite et annotée par Yasin Dutton
- Averroès, Kitâb al-kulliyyât fî l-tibb, seconde version de 1193 (589 de l’hégire), conservée par la seule traduction latine de Bonacosa sous le titre Colliget
- Aristotelis opera cum Averrois commentariis, Venise, héritiers de Lucantonio Giunta, 1562-1574, neuf volumes et trois suppléments ; Colliget au supplément I, Destructio destructionum au volume IX, Tabula de Marcantonio Zimara au supplément III
- Thomas d’Aquin, De unitate intellectus contra averroistas, Paris, 1270
- Étienne Tempier, condamnation de treize propositions, Paris, 10 décembre 1270 Chartularium Universitatis Parisiensis, éd. Heinrich Denifle et Émile Chatelain, Paris, 1889, n° 432, t. I, p. 486-487
- Étienne Tempier, syllabus de 219 propositions et son prologue, Paris, 7 mars 1277
- Dante Alighieri, La Divine Comédie, Enfer, IV, 144
- Andrea di Bonaiuto, Triomphe de saint Thomas d’Aquin, fresque, 1365-1367, ancienne salle capitulaire dite chapelle des Espagnols Santa Maria Novella, Florence
- Ernest Renan, Averroès et l’averroïsme. Essai historique, thèse soutenue le 11 août 1852, Paris exemplaire numérisé de la Bibliothèque nationale de France
Bibliographie
- Alain de Libera, « Pour Averroès », préface à Averroès, L’Islam et la raison. Anthologie de textes juridiques, théologiques et polémiques, traduction de Marc Geoffroy, Paris, 2000, 226 p. GF-Flammarion
- Averroès, Le Livre du discours décisif, introduction d’Alain de Libera, traduction inédite, notes et dossier de Marc Geoffroy, édition bilingue arabe-français, Paris, 1996, 247 p. GF-Flammarion
- Alain de Libera, « Renan et l’averroïsme », dans Henry Laurens (dir.), Ernest Renan. La science, la religion, la République, Paris, 2013, p. 225-246 Odile Jacob
- Rémi Brague, Au moyen du Moyen Âge. Philosophies médiévales en chrétienté, judaïsme et islam, Paris, 2006, 433 p. Flammarion, « Champs essais »
- André Bazzana, Nicole Bériou et Pierre Guichard (dir.), Averroès et l’averroïsme (XIIᵉ-XVᵉ siècle). Un itinéraire historique du Haut Atlas à Paris et à Padoue, actes du colloque international de Lyon des 4 et 5 octobre 1999, Lyon, 2005, 352 p., DOI 10,4000/books.pul.19465 Presses universitaires de Lyonhttps://doi.org/10.4000/books.pul.19465
- Colette Sirat et Marc Geoffroy, L’original arabe du Grand Commentaire d’Averroès au De anima d’Aristote. Prémices de l’édition, préface d’Alain de Libera, Paris, 2005, 120 p., coll. « Sic et Non » Vrin
- Averroes, Commentarium magnum in Aristotelis De anima libros, éd. F. Stuart Crawford, Cambridge (Mass.), 1953, xxiv-592 p., Corpus Commentariorum Averrois in Aristotelem, Versionum Latinarum VI, 1 The Mediaeval Academy of America
- Richard C. Taylor (trad.), Averroes, Long Commentary on the De Anima of Aristotle, New Haven, 2009 Yale University Press
- David Piché, La condamnation parisienne de 1277, nouvelle édition, traduction française intégrale et commentaire, Paris, 1999, 351 p. Vrin
- Dag Nikolaus Hasse, Success and Suppression. Arabic Sciences and Philosophy in the Renaissance, Cambridge (Mass.), 2016, xx-660 p., DOI 10,4159/9780674973664 Harvard University Presshttps://doi.org/10.4159/9780674973664
- Yasin Dutton, « The Introduction to Ibn Rushd’s Bidāyat al-Mujtahid », Islamic Law and Society 1 (2), 1994, p. 188-205 Brill
- Steven Harvey, « Arabic into Hebrew : The Hebrew Translation Movement and the Influence of Averroes upon Medieval Jewish Thought », dans Daniel H. Frank et Oliver Leaman (dir.), The Cambridge Companion to Medieval Jewish Philosophy, Cambridge, 2003, p. 258-280 Cambridge University Press
Sources en ligne
- « Grand Commentaire du De Anima d’Aristote par Averroès » BnF Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/image/02a7d3f7-12d5-48f5-9b3f-cf2806bee59e-grand-commentaire-de-anima-aristote-par-averroes
- « Aristote traduit, commenté et transmis au Moyen Âge » BnF Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/moyen-age/b534f321-b5aa-4246-9306-982e4394cced-savoirs-et-savants-moyen-age/article/19024902-6cd6-47bd-8e3e-a296374ad244-aristote-traduit-commente-et-transmis-moyen-age
- « Averroès et l’averroïsme : essai historique / par Ernest Renan » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86184102/f19.image
- « Entre Islam et Chrétienté latine : l’œuvre d’Averroès, philosophe, homme de religion et juriste » Presses universitaires de Lyon, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pul/19609
- « Averroès et l’averroïsme : le statut de la raison dans le Kitāb al-kulliyyāt fīl-Ṭibb (Colliget) » Presses universitaires de Lyon, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pul/19579
- « Portraits d’Averroès et de ses (prétendus) adeptes dans les anciens commentaires sur la Comédie » Les Belles Lettres, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/lesbelleslettres/430
- « C. Sirat et M. Geoffroy, L’original arabe du grand commentaire d’Averroès au “De anima” d’Aristote », compte rendu Revue philosophique de Louvain, Perséehttps://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2006_num_104_2_7670_t1_0414_0000_2
- « Note sur le syllabus “antirationaliste” du 7 mars 1277 » Revue philosophique de Louvain, Perséehttps://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1990_num_88_79_6642
- « Averroes Edition » Thomas-Institut, Universität zu Kölnhttps://averroes.uni-koeln.de/
- « Current Editions » Averroes Edition, Universität zu Kölnhttps://averroes.uni-koeln.de/edition/current-editions/
- « Averroes (Ibn Rušd) » Thomas-Institut, Universität zu Kölnhttps://thomasinstitut.uni-koeln.de/forschung/autorenzentrierte-forschung/averroes
- « Averroes-Edition : Ein Mehr-Generationen-Projekt » Nordrhein-Westfälische Akademie der Wissenschaften und der Künstehttps://www.awk.nrw/averroes-edition-ein-mehr-generationen-projekt
- « Renan et l’averroïsme » Collège de Francehttps://www.college-de-france.fr/fr/agenda/grand-evenement/hommage-ernest-renan/renan-et-averroisme
- « Averroes, Discours décisif [Fasl al-maqāl], édition arabe et traduction française par Marc Geoffroy et Alain de Libera », compte rendu Bulletin critique des annales islamologiques, Perséehttps://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2000_num_16_1_982_t2_0034_0000_2



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