Trente mille morts chez Procope de Césarée. Trente-cinq mille dans le Chronicon Paschale et chez Théophane le Confesseur. Cinq mille personnes séparent les deux chiffres, la population d’une petite ville de province. Aucun de ces auteurs n’a compté, aucun ne dit d’où il tient son total, et l’un des trois se trouvait dans Constantinople pendant la semaine qu’il raconte. C’est avec cette matière que s’écrit l’histoire de la sédition Nika.
Sept condamnés et une corde qui casse deux fois
Au début de janvier 532, le préfet de la Ville, Eudémon, fait juger des partisans des deux couleurs pour des meurtres commis lors d’affrontements. Sept sont condamnés à mort. Le supplice a lieu le 10 janvier à Sycae, lieu d’exécution habituel de la capitale, et il tourne mal : la potence lâche, deux fois selon la Chronographie de Théophane, et deux hommes survivent, un Bleu et un Vert. Des moines du monastère Saint-Conon les font passer sur l’autre rive jusqu’à l’église Saint-Laurent, où ils sont en sûreté et sous surveillance à la fois, les soldats du préfet campant devant la porte.
Le détail compte parce que la peine était rare. Jean le Lydien, haut fonctionnaire qui écrit sous Justinien et déteste l’administration fiscale de son temps, laisse entendre que l’on n’exécutait pas les partisans dans l’ordinaire des choses. La sévérité d’Eudémon était donc une nouveauté, et la foule l’a lue comme telle.
Le 13 janvier, des courses sont données. Le programme comptait vraisemblablement vingt-quatre épreuves, nombre que les éditeurs modernes du Chronicon Paschale restituent plus qu’ils ne le lisent. Les deux couleurs réclament la grâce des deux survivants. La loge impériale ne répond rien. Bleus et Verts se mettent alors à crier ensemble le mot qui servait à encourager les auriges, Nika, « sois vainqueur ». Le soir même, le prétoire du préfet brûle et les prisonniers en sortent.
Rien de tout cela n’est sans précédent, et Geoffrey Greatrex a montré en 1997 que l’affaire commence exactement comme l’émeute de 498 dans la capitale ou celle d’Antioche en 507 : une demande de libération refusée, un bâtiment administratif incendié. Ce que la capitale n’avait jamais vu, c’est la suite. Deux couleurs alliées. Puis un empereur désigné par la foule.
Ce que les couleurs ne disent pas
Les manuels ont longtemps enseigné une équation nette : les Bleus, ce sont les possédants et l’orthodoxie chalcédonienne ; les Verts, le petit peuple et le monophysisme ; les factions sont des partis. Cette construction a un auteur et une date. Gedeon Manojlović l’expose en croate à Zagreb en 1904, Henri Grégoire la traduit en français dans Byzantion en 1936 et la défend devant l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1946. Elle se répand par là.
Elle s’est défaite en deux temps. Dans la revue Syria, en 1960, Jacques Jarry démonte l’équation religieuse en montrant que les orientaux de la capitale, réputés verts, ne sont pas monophysites. Alan Cameron achève le travail en 1976 dans Circus Factions : l’émeute de faction ordinaire oppose les deux couleurs entre elles, elle ne vise pas le gouvernement. Gilbert Dagron était arrivé à des conclusions voisines dès 1974.
La couleur comptait pourtant aussi pour le pouvoir. Jean Malalas ouvre son livre XVIII par un portrait de Justinien : la taille, la poitrine, le nez, le teint, les cheveux et la barbe qui grisonnent, puis, au même rang que le reste, le fait qu’il soutenait les Bleus.
Le camp adverse garde des arguments solides, et ce sont les plus intéressants du dossier. Retirer aux couleurs leur contenu social ne retire pas à l’hippodrome son contenu politique. C’est là que l’empereur se montre et que le peuple répond ; réclamer la révocation d’un fonctionnaire pendant les courses est une procédure, pas un désordre, et Anastase avait calmé la ville en 512 en se présentant dans la loge sans ses insignes. Les inscriptions d’Aphrodisias publiées par Charlotte Roueché en 1993 montrent des partisans placés dans les gradins par métier, signe que l’encadrement par les couleurs traversait la société urbaine. Dagron a consacré en 2011 un livre entier à cette fonction des jeux dans la fabrique de la légitimité impériale.
Reste un texte étrange, les Akta dia Kalapodion, dialogue conservé par Théophane entre un héraut impérial et les Verts, où le héraut somme ceux-ci de se taire en les traitant de juifs, de manichéens et de Samaritains, sur quoi les Verts quittent l’hippodrome. On ne sait pas le dater. Bury et Ernest Stein le placent quelques jours avant l’émeute, Cameron beaucoup plus tôt dans le règne, Patricia Karlin-Hayter le maintient en 532 mais le détache du soulèvement. Le seul document qui donne la parole aux émeutiers est aussi celui que personne ne sait situer.
Un collier d’or au forum de Constantin
Le troisième jour, les cris changent d’objet et visent le gouvernement. La foule exige le renvoi de Jean de Cappadoce, préfet du prétoire chargé de l’impôt, de Tribonien, questeur du sacré palais et maître d’œuvre de la codification du droit, et d’Eudémon. Justinien cède : Phocas reçoit la préfecture, Basilidès la questure. Les incendies continuent. Procope énumère ce qui brûle, le sanctuaire de Sophia, les bains de Zeuxippe, la partie du palais qui va des propylées à la Maison d’Arès, les deux grands portiques jusqu’au forum de Constantin.
Le cinquième jour, en fin d’après-midi, l’empereur ordonne à Hypatios et Pompée, neveux d’Anastase, de rentrer chez eux. Le lendemain matin, la nouvelle qu’ils ont quitté le palais court, et la foule vient les chercher. Marie, la femme d’Hypatios, s’accroche à son mari et crie qu’on le mène à la mort ; on la lui arrache. Au forum de Constantin, faute de diadème et de tout ce dont on habille un empereur, on lui pose un collier d’or sur la tête.
Marcellinus Comes, fonctionnaire latinophone de Constantinople qui rédige sa chronique peu après, met l’accent sur les sénateurs et sur les neveux d’Anastase. Des lecteurs en ont tiré l’idée d’un complot sénatorial organisé. Greatrex répond que dix-huit patrices exilés font peu pour un sénat de ce temps, et que la dynamique propre de la foule suffit à expliquer l’emballement. Procope, lui, présente la proclamation d’Hypatios comme subie, puis ajoute en une ligne que certains le disent venu à l’hippodrome de son plein gré et bien disposé envers l’empereur. Les deux versions tiennent dans le même paragraphe.
Le dimanche 18 janvier, raconté deux fois
Chez Procope, l’empereur et sa femme sont enfermés dans le palais avec quelques sénateurs et délibèrent sur la fuite. Théodora prend la parole. Elle rappelle qu’il y a de l’argent, la mer et des bateaux, puis conclut en approuvant, dit-elle, une vieille sentence : la pourpre fait un beau linceul. Procope lui-même signale la formule comme ancienne, ce qui est un aveu de composition. J. A. S. Evans a montré en 1984 que le discours doit beaucoup aux modèles classiques et probablement peu à ce qui s’est dit dans la pièce. La scène la plus citée du dossier repose sur un auteur unique, écrivant une quinzaine d’années après.
La tradition chronographique donne un tout autre dimanche. Justinien paraît dans la loge, les Évangiles à la main, reconnaît ses fautes, promet réparation et jure une amnistie. Une partie de l’assistance l’acclame, une autre l’injurie, et il se retire. De cette apparition, Procope ne dit pas un mot.
La fin, elle, ne se discute pas. Bélisaire rentre de la guerre de Perse avec ses gardes et ses lanciers, Mundus, général d’Illyrie de passage dans la capitale, a des Hérules avec lui. Ils entrent dans l’hippodrome par deux côtés, Mundus par le passage en spirale que l’on appelle l’Escargot, Bélisaire à travers les décombres jusqu’au portique des Bleus, et ils chargent une foule tassée et sans ordre. Boraïdès et Justus, neveux de l’empereur, arrachent Hypatios du trône. Lui et Pompée sont tués le lendemain et jetés à la mer, leurs biens confisqués. Procope donne le total dans la foulée : plus de trente mille morts.
Cinq points que le dossier ne tranche pas
Personne n’a compté. Il n’existe ni recensement des victimes ni registre des morts, et la population de la ville est elle-même une estimation. Trente mille et trente-cinq mille sont deux ordres de grandeur donnés par des hommes qui rapportaient une impression.
On ignore combien de soldats sont entrés dans l’hippodrome. Procope nomme les gardes de Bélisaire et les Hérules de Mundus sans jamais donner de nombre, et les chiffres qui circulent sont des reconstitutions modernes.
Le jour de l’incendie de Sainte-Sophie n’est pas fixé. Le Chronicon Paschale et la Chronographie de Théophane ne s’accordent pas, et les éditeurs de Théophane ne suivent pas ici la solution que Greatrex tient pour la bonne.
Le récit le plus détaillé tient à un livre. Le Chronicon Paschale n’est connu pour l’essentiel que par le Vaticanus graecus 1941, copié au Xᵉ siècle, privé de ses premiers et de ses derniers feuillets ; il range la sédition sous l’année 531, décalage que ses éditeurs corrigent.
L’épisode qui fait acheter les Bleus à prix d’or par l’eunuque Narsès, souvent raconté comme le tournant de la journée, ne figure pas chez Procope. Il vient de la chronographie postérieure. Et Procope, dans les Constructions, appelle les émeutiers le rebut de la ville et explique que Dieu a permis l’incendie pour qu’une plus belle église s’élève : le même homme, deux registres, dans deux livres écrits pour des usages différents.
Le 16 décembre 533, la constitution Tanta promulgue le Digeste. Elle nomme le juriste qui a présidé la commission et lui donne ses titres du moment : ancien questeur, ancien consul, maître des offices. Vingt-trois mois plus tôt, la foule cherchait Tribonien dans les rues pour le tuer et l’empereur l’avait démis. Il avait perdu la questure. Le chantier, non.
Pour aller plus loin
Le dossier touche à la reconstruction de Sainte-Sophie, ouverte quelques semaines après l’incendie et consacrée le 27 décembre 537, qui montre ce qu’un empereur fait d’une ville brûlée. Il croise l’expédition de Bélisaire contre les Vandales d’Afrique, partie l’été suivant sous le commandement du même général, et la codification du droit romain, dont le Digeste est la pièce maîtresse. La figure de Théodora, enfin, se comprend mieux quand on compare ce que Procope écrit d’elle dans les Guerres et ce qu’il en écrit dans l’Histoire secrète.
Comment une querelle entre deux clubs de supporters peut-elle finir en massacre ? La question a l’air naïve. Elle est pourtant celle que pose la révolte qui éclate à Constantinople en janvier 532, sous le règne de l’empereur Justinien. Une semaine plus tard, une partie de la capitale est en cendres et des dizaines de milliers de gens sont morts.
Deux couleurs et une loge
Les habitants de la ville se rangent derrière des camps rivaux qui organisent les courses de chars, entretiennent les équipages et paient les conducteurs. On les appelle les Bleus et les Verts. Ils se détestent, se battent dans les rues et se retrouvent chaque semaine dans l’immense stade voisin du palais impérial.
Le souverain s’y montre à son peuple depuis une loge reliée à ses appartements. Le public lui répond en criant des slogans repris en chœur. Il peut réclamer le renvoi d’un ministre, et l’obtenir. C’est un usage admis, presque une procédure.
L’empereur a ses préférences. Justinien soutient les Bleus, et cela se sait. Un chroniqueur de son temps le mentionne dans son portrait, juste après la couleur de ses cheveux.
La corde qui lâche
Tout part d’une pendaison ratée. Sept hommes ont été condamnés pour des meurtres commis pendant des rixes. Le gibet se rompt et deux d’entre eux survivent, l’un de chaque camp. Des moines les cachent dans une église, que des soldats viennent aussitôt encercler.
Quelques jours plus tard, pendant les courses, les partisans réclament ensemble leur pardon. La loge reste muette. Les Bleus et les Verts, ennemis depuis toujours, crient alors le même mot, celui qu’ils lançaient d’ordinaire à leurs conducteurs pour les encourager. Ce mot a donné son nom à la révolte.
Le soir même, la foule brûle le siège du chef de la police et libère les prisonniers. Le feu gagne le quartier des grands monuments, dont la cathédrale de la ville. Les émeutiers exigent et obtiennent le renvoi de trois hauts personnages détestés. Cela ne les arrête pas.
Un empereur de rechange
La foule finit par se choisir un autre souverain. Elle va chercher chez lui un neveu de l’empereur précédent, qui n’en demandait pas tant, et le couronne au milieu d’une place avec un collier d’or, faute de diadème sous la main.
Justinien envisage de fuir par la mer. Son entourage en discute. Le récit le plus célèbre de cette scène fait parler l’impératrice Théodora, qui refuse la fuite et déclare que la pourpre impériale ferait un beau linceul. Un seul auteur rapporte ces mots, longtemps après, et il indique lui-même que la formule est un vieux proverbe.
Le dernier jour, les soldats de deux généraux entrent dans le stade par des accès opposés et tuent la foule enfermée. Le neveu couronné est exécuté le lendemain et son corps jeté à la mer. Les biens de ceux qui l’ont suivi sont saisis.
Ce que personne n’a compté
Combien de victimes ? Un témoin qui se trouvait dans la ville avance trente mille. Des chroniqueurs plus tardifs écrivent trente-cinq mille. Aucun n’a compté et aucun ne dit d’où lui vient son total. Le nombre d’habitants de la ville est lui aussi approximatif.
Le sens de l’affaire se discute encore. On a longtemps enseigné que les deux camps correspondaient à des classes sociales et à des croyances religieuses opposées. Alan Cameron a démonté cette lecture dans les années 1970. Geoffrey Greatrex a montré ensuite que la révolte avait commencé comme les précédentes, et que l’empereur l’avait aggravée en hésitant. Ce qui a fait basculer la semaine reste ouvert.
Le récit le plus détaillé de ces journées ne se lit que dans un seul livre, copié quatre siècles après les faits et conservé au Vatican. Ses premiers et ses derniers feuillets ont disparu.
La version complète donne le dialogue conservé entre un héraut impérial et les Verts, le texte de loi qui rend son titre au ministre que la foule voulait tuer, et les cinq points sur lesquels les sources refusent de s’accorder.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Procope de Césarée, Guerre contre les Perses, livre I, chapitre 24 (récit de la sédition, discours de Théodora en I, 24, 33-37, collier d’or en I, 24, 24, total des morts en I, 24, 54) texte de la Loeb Classical Library, traduction H. B. Dewing, 1914
- Procope de Césarée, Constructions, I, 1, 20-22 (les émeutiers et l’incendie de Sainte-Sophie)
- Jean Malalas, Chronographie, livre XVIII (portrait de Justinien et mention de sa faveur pour les Bleus, exécution manquée du 10 janvier, bannissement de dix-huit illustres)
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Sources primaires (suite)
- Chronicon Paschale, récit de la sédition rangé sous l’année 531 Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. gr. 1941, manuscrit principal du Xᵉ siècle, mutilé au début et à la fin
- Théophane le Confesseur, Chronographie, année du monde 6024, éd. C. de Boor, p. 181-186 (potence cassée deux fois, Akta dia Kalapodion, jour de l’incendie de Sainte-Sophie, exil de dix-huit patrices)
- Marcellinus Comes, Chronique, année 532 Monumenta Germaniae Historica, Auctores antiquissimi XI, 1, éd. Th. Mommsen, Berlin, 1893
- Jean le Lydien, Des magistratures de l’État romain, III, 70 (rareté de l’exécution des partisans avant 532)
- Codex Justinianus, I, 17, 2, constitution Tanta du 16 décembre 533 portant promulgation du Digeste, où Tribonien est dit ancien questeur, ancien consul et maître des offices
Bibliographie
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- Geoffrey Greatrex, « The Nika riot : a reappraisal », The Journal of Hellenic Studies 117, 1997, p. 60-86, DOI 10,2307/632550 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.2307/632550
- Alan Cameron, Circus Factions. Blues and Greens at Rome and Byzantium, Oxford, 1976 Clarendon Press
- Gilbert Dagron, Naissance d’une capitale. Constantinople et ses institutions de 330 à 451, Paris, 1974 Presses universitaires de France, Bibliothèque byzantine
- Gilbert Dagron, L’hippodrome de Constantinople. Jeux, peuple et politique, Paris, 2011, 439 p. Gallimard, Bibliothèque des histoires
- Jacques Jarry, « Hérésies et factions à Constantinople du Vᵉ au VIIᵉ siècle », Syria 37, 3-4, 1960, p. 348-371 Syria
- Henri Grégoire, « Le peuple de Constantinople ou les Bleus et les Verts », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 90ᵉ année, 4, 1946, p. 568-578 Académie des inscriptions et belles-lettres
- Gedeon Manojlović, « Le peuple de Constantinople », traduit du croate par Henri Grégoire, Byzantion 11, 1936, p. 617-716 Byzantion
- Patricia Karlin-Hayter, « Les Akta dia Kalapodion. Le contexte religieux et politique », Byzantion 43, 1973, p. 84-107 Byzantion
- James Allan Stewart Evans, « The “Nika” rebellion and the Empress Theodora », Byzantion 54, 1984, p. 380-382 Byzantion
- Ernest Stein, Histoire du Bas-Empire, tome II, Paris, 1949 Desclée de Brouwer
- Charlotte Roueché, Performers and Partisans at Aphrodisias in the Roman and Late Roman Periods, Londres, 1993 Society for the Promotion of Roman Studies
- Michael et Mary Whitby, Chronicon Paschale 284-628 AD, Liverpool, 1989, DOI 10,3828/978-0-85323-096-0 Liverpool University Presshttps://doi.org/10.3828/978-0-85323-096-0
- Cyril Mango et Roger Scott, The Chronicle of Theophanes Confessor. Byzantine and Near Eastern History, AD 284-813, Oxford, 1997 Clarendon Press
- Elizabeth Jeffreys, Michael Jeffreys et Roger Scott, The Chronicle of John Malalas. A Translation, Melbourne, 1986 Australian Association for Byzantine Studies
Sources en ligne
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- « The Nika Riot » The Journal of Hellenic Studies, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-hellenic-studies/article/abs/nika-riot/D5DD2A5846941F7782DAE14367D3314D
- « Paschal Chronicle (Chapter 2) - Guide to Byzantine Historical Writing » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/guide-to-byzantine-historical-writing/paschal-chronicle/A37F3BBFFC5F8C213A9D3C77FA366364
- « Hérésies et factions à Constantinople du Ve au VIIe siècle. » Persée, revue Syriahttps://www.persee.fr/doc/syria_0039-7946_1960_num_37_3_5492
- « Le peuple de Constantinople ou les Bleus et les Verts » Persée, Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettreshttps://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1946_num_90_4_78039
- « Gilbert Dagron, L’hippodrome de Constantinople. Jeux, peuple et politique (Bibliothèque des histoires), 2011 » Persée, Revue des études byzantineshttps://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_2012_num_70_1_4982_t9_0275_0000_2
- « LacusCurtius • Procopius, Persian Wars I.24 » University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Procopius/Wars/1F*.html
- « Hagia Sophia, 532–37 » The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/essays/hagia-sophia-532-37


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