Au début de 996, le métropolite Léon de Synada adresse une lettre à Basile II, l’empereur que la postérité appellera le Bulgaroctone. Il le félicite d’une victoire longtemps attendue et de ne pas dédaigner le surnom de « Scythique », puis il lui recommande de n’épargner aucun Scythe, pas même le petit garçon que sa mère porte encore en son sein. Le mot, hérité des historiens grecs anciens qui l’appliquaient aux peuples du Nord, désigne très probablement ici les sujets de Samuel, maître de la Macédoine et d’une partie des Balkans occidentaux, qui prendra le titre de tsar l’année suivante.
« À ce qu’on dit »
Le récit qui a fait la réputation de Basile tient en quelques lignes chez Jean Skylitzès, aux pages 348 et 349 de l’édition critique publiée à Berlin en 1973, que Bernard Flusin a traduite en français en 2003 avec les notes de Jean-Claude Cheynet. Le 29 juillet 1014, l’empereur et son général Nicéphore Xiphias débordent l’armée bulgare qui barrait un défilé des monts Belasica, près de l’actuel village de Klyuch, dans le sud-ouest de la Bulgarie. Environ quinze mille prisonniers sont aveuglés, et un homme sur cent garde un œil pour reconduire les autres. Samuel les voit arriver, perd connaissance et meurt deux jours plus tard, le 6 octobre. On garde ici le nom de Kleidion, « la petite clé », de préférence à celui de Belasica, parce que c’est celui qu’emploie le seul récit suivi de la bataille.
Avant de donner son chiffre, Skylitzès glisse deux mots grecs, ὡς φασι, « à ce qu’on dit ».
L’auteur écrit vers 1090, trois quarts de siècle après la bataille. Haut fonctionnaire actif à Constantinople sous Alexis Iᵉʳ Comnène, il compose sa chronique au moment où l’empire se bat de nouveau dans les Balkans, et Catherine Holmes a montré en 2005 que son récit du règne de Basile est taillé pour ce public, attentif aux grandes familles aristocratiques et à leurs exploits dans les campagnes bulgares. Les sources dont il disposait pour ce règne sont toutes perdues, si bien qu’on ne peut pas vérifier ce qu’il en a gardé ou grossi. Georgios Theotokis propose une lecture complémentaire, selon laquelle la scène de Kleidion retourne celle de juillet 811, quand le khan Krum avait piégé dans un col des Balkans l’armée de Nicéphore Iᵉʳ et tué l’empereur.
Un second auteur de la même génération, Kekauménos, mentionne l’épisode en passant dans ses Conseils et récits et parle de quatorze mille hommes. Paul Stephenson y voit une confirmation indépendante de l’ordre de grandeur. Deux estimations rondes ne font pas un décompte pour autant, et aucun document de chancellerie ne donne le nombre des captifs. Theotokis suppose que les deux chiffres remontent au bulletin de victoire que l’empereur aurait expédié à Constantinople, un genre de texte qui grossit les succès par fonction.
Le plus célèbre manuscrit de Skylitzès, copié dans la Sicile normande au XIIᵉ siècle et conservé à la Bibliothèque nationale d’Espagne sous la cote VITR/26/2, compte 574 miniatures où l’on croise des sièges de villes et jusqu’à des jumeaux siamois. Aucune ne montre le triomphe de Basile, car les feuillets 186v à 195 sont restés sans image. L’illustration qu’on associe d’ordinaire à Kleidion, Samuel mourant devant la colonne de ses soldats aveugles, vient d’un autre livre, la version en moyen bulgare de la chronique de Constantin Manassès, exécutée en 1343-1345 et conservée à la Bibliothèque vaticane sous la cote Vat. slav. 2. Plus de trois siècles séparent la bataille de cette peinture.
Scythes, Ibères, Abkhazes
Chez les auteurs les plus proches de Basile, l’aveuglement de 1014 n’apparaît pas. Michel Psellos, né en 1018 et parvenu aux plus hautes charges du palais dans les années 1040, consacre à l’empereur tout le premier livre de sa Chronographie sans en dire un mot. Yahya d’Antioche, chroniqueur chrétien de langue arabe mort vers 1066, raconte la soumission des chefs bulgares en 1018 et ignore lui aussi l’épisode. Lynda Garland, qui a relevé ces deux silences en 1999, en tire une conclusion mesurée : l’affaire choquait moins les Byzantins que les modernes, et Skylitzès lui-même ne lui accorde qu’une ligne.
Ces auteurs nomment autrement les ennemis de Basile. Quand Psellos énumère les richesses entrées dans le trésor, il cite celles des Ibères et des Arabes, des Celtes, et tout ce qu’on trouvait au pays des Scythes (livre I, chapitre 31). Le même mot revient dans l’épitaphe en vers qu’on lisait sur le tombeau de l’empereur, à Saint-Jean-le-Théologien de l’Hebdomon, hors des murailles de Constantinople. Basile y parle à la première personne, assure que personne n’a jamais vu sa lance oisive, et prend à témoin de ses trophées les Perses et les Scythes, avec l’Abkhaze, l’Ismaélite, l’Arabe et l’Ibère. Le nom des Bulgares n’y figure pas. Le texte de l’épitaphe ne se lit plus que dans des copies manuscrites, notamment un codex de Modène et un codex du fonds Ottoboni de la Bibliothèque vaticane, et le tombeau n’a jamais été identifié avec certitude. Un sarcophage de l’Hebdomon, présenté comme le sien au début des années 1920, s’est révélé dater du Vᵉ siècle. Celui qu’on lui attribua ensuite, en 1939, servait alors de fontaine sur une petite place de Bakırköy, à l’emplacement de l’ancien palais de l’Hebdomon.
Mitko Panov en a tiré en 2022 une thèse plus forte. Selon lui, le surnom officiel de Basile de son vivant était « Scythique », celui-là même que lui prêtait Léon de Synada. On peut hésiter à suivre Panov jusqu’au bout, une lettre de métropolite n’étant pas un acte impérial, mais le constat de départ tient. Dans les textes du XIᵉ siècle, Basile reste le Porphyrogénète, « né dans la pourpre », et ses adversaires balkaniques sont des Scythes ou des Mysiens.
Isaac l’Ange a offensé l’âme de Basile
Le plus ancien « Bulgaroctone » conservé se lit chez Nicétas Choniatès, aux pages 373 et 374 de l’édition de 1975, dans une section de son Histoire rédigée entre 1195 et 1203. En 1185-1186, les frères Pierre et Asen ont soulevé Valaques et Bulgares entre le Danube inférieur et la chaîne de l’Hémus, et l’empereur Isaac II l’Ange vient de clore trop tôt une campagne contre eux. Un juge, Léon Monastériotès, lui reproche d’avoir offensé l’âme de Basile le Bulgaroctone. Le grief tient à un document précis, le typikon, c’est-à-dire la règle de fondation, que Basile avait laissé au monastère de Sosthénion et qui, disait-on, annonçait la révolte.
Isaac balaie l’argument et compare ces prédictions aux oracles du trépied de Delphes.
Nicétas emploie le mot sans l’expliquer, ce qui laisse penser qu’il circulait déjà. Son frère Michel Choniatès le reprend en 1204 dans une lettre à Théodore Iᵉʳ Laskaris, où Basile le Bulgaroctone et Héraclius forment la paire des plus grands empereurs guerriers. Paul Stephenson rattache la naissance du surnom à la culture militaire de la cour des Comnènes et, plus précisément, à la réaction d’Isaac l’Ange face à la révolte de 1185. Plus de cent cinquante ans séparent ce premier emploi de la mort de Basile, survenue le 15 décembre 1025.
Le camp bulgare a retourné le mot. Selon Georges Akropolitès, historien du XIIIᵉ siècle, le tsar Kaloyan présentait le sac des villes byzantines comme la vengeance des maux infligés par Basile et, puisque celui-ci se faisait appeler Bulgaroctone, il se nommait lui-même Romaioctone, « tueur de Romains », du nom que se donnaient les Byzantins.
Une objection présentée à Sofia en 2015 invoque la Vie de saint Jean le Jeune, qui prête à Basile un surnom gagné contre les Bulgares. Selon Mitko Panov, ce texte est l’œuvre de Théodore Métochite, écrit après son exil de 1328 à Didymotique, où Jean avait été higoumène, c’est-à-dire abbé, et il renseigne donc sur le XIVᵉ siècle.
Mais les Byzantins aveuglaient
Retarder un surnom ne lave pas un règne, et le camp adverse dispose ici d’arguments solides. L’aveuglement est une peine prévue à Byzance. Georgios Theotokis rappelle qu’il frappe les rivaux politiques et les traîtres, que Phocas l’emploie dès le début du VIIᵉ siècle, qu’il devient courant à partir d’Héraclius et qu’il est reconnu en 705 comme la sanction de la trahison. Après l’absorption de la Bulgarie par Jean Tzimiskès en 971, le pouvoir impérial pouvait tenir les soldats de Samuel pour des rebelles, et les aveugler revenait peut-être, à ses yeux, à les neutraliser sans verser de sang chrétien. Surtout, Basile a des antécédents. Bien avant Kleidion, il a fait aveugler des prisonniers en Bulgarie et en Géorgie, et couper les mains de captifs bédouins en Syrie du Nord. Skylitzès rapporte quelques pages plus loin, à la page 353, une campagne de 1016 en Macédoine marquée par de nouveaux aveuglements. Yahya d’Antioche, si discret sur 1014, attribue à l’empereur l’aveuglement de deux cent mille prisonniers géorgiens, chiffre que Lynda Garland met sur le compte d’une exagération ou d’une faute de copiste. L’historien arménien Aristakès de Lastivert, au XIᵉ siècle, parle du « nombre infini de gens aveuglés ». Et la lettre de Léon de Synada prouve qu’en 996 un métropolite pouvait recommander par écrit à son souverain l’anéantissement des Scythes, enfants à naître compris.
Paul Stephenson raccourcit la guerre et retarde le surnom sans toucher à la brutalité. Basile a combattu dans les Balkans par intermittence, et non chaque année comme le laisse croire Skylitzès, entre ses invasions de 1001 et la victoire de 1014, puis il lui a fallu quatre ans de campagnes et de négociations pour obtenir la soumission de la Bulgarie en 1018. Repeindre ce souverain en prince clément, victime d’une calomnie tardive, reviendrait à commettre l’erreur symétrique de celle qu’on corrige. On ignore combien d’hommes ont perdu la vue en 1014, parce que les deux seuls chiffres viennent d’auteurs écrivant deux générations plus tard, dont l’un prévient qu’il rapporte un bruit.
Un frontispice pour la Macédoine
Modèle de souverain dans la Byzance des derniers siècles, Basile est à peu près oublié sous la domination ottomane, puis revient avec l’État grec. Pour les historiens du XIXᵉ siècle qui cherchent une continuité hellénique de l’Antiquité à leur temps, il a l’avantage de tenir à la fois à Constantinople et à Athènes, les deux pôles de l’hellénisme. L’Histoire de la nation grecque de Konstantinos Paparrigopoulos reproduit en frontispice son portrait tiré d’un psautier et l’identifie comme le Bulgaroctone, alors que ni l’image ni son poème ne portent ce mot.
La France savante a fourni sa part. En 1900, Gustave Schlumberger intitule le deuxième volume de son Épopée byzantine « Basile II, le tueur de Bulgares », et Alfred Rambaud, rendant compte de l’ensemble, choisit pour titre « Hellènes et Bulgares. La guerre des races au Xᵉ siècle ». Pendant la lutte pour la Macédoine, de 1904 à 1908, puis pendant les guerres balkaniques de 1912 et 1913, Basile devient une figure de combat. La romancière Pénélope Delta, en correspondance avec Schlumberger, publie à Athènes en 1911 Au temps du Bulgaroctone ; l’une des lettres de l’historien, publiées en 1962, date du 7 avril 1913, en pleine guerre.
Le portrait du frontispice est à Venise, où la Biblioteca Nazionale Marciana conserve sous la cote Gr. 17 (coll. 421) le psautier copié pour Basile, et l’on y voit au feuillet IIIr l’empereur en armure, couronné et armé par des archanges, entouré de saints militaires, au-dessus d’hommes prosternés. Le catalogue des manuscrits de la Septante tenu à Göttingen hésite entre une commande liée à la victoire de 1018 et une date plus haute, et Paul Stephenson a refusé en 2001 de rattacher l’image au triomphe sur la Bulgarie. Parmi ses arguments figure un détail de la peinture, les quatre personnages du centre posant les paumes à plat sur le sol pour se soutenir en se courbant, geste inhabituel dans les scènes de soumission, où les mains se tournent d’ordinaire vers le haut.
Pour aller plus loin
Les Bulgares face à Byzance cadrent le camp adverse avant et après Kleidion. Le baptême de Vladimir en 988 et la Rus' de Kiev éclairent l’autre front du règne, celui des alliances nordiques. Plus haut dans l’histoire impériale, Bélisaire et le Digeste de Justinien rappellent ce que Byzance a déjà reconstruit et codifié.
Basile II a régné sur l’Empire byzantin, l’empire grec de Constantinople, jusqu’en 1025. La mémoire collective lui a laissé un surnom sinistre, le tueur de Bulgares. Elle lui prête aussi un crime précis. Après une victoire dans les montagnes des Balkans, il aurait fait crever les yeux de milliers de prisonniers. Le surnom et le crime semblent aller de pair.
Des prisonniers renvoyés à leur roi
L’affaire se passe à l’été 1014, dans un défilé de montagne du sud-ouest de l’actuelle Bulgarie. L’armée de Basile y prend à revers les troupes de Samuel, le souverain bulgare. Une foule de soldats tombe aux mains des vainqueurs. Un chroniqueur grec, Jean Skylitzès, raconte la suite.
Selon lui, environ quinze mille captifs perdent la vue. Un homme sur cent garde un œil pour guider ses compagnons. La longue file rejoint Samuel, qui s’évanouit en la voyant et meurt peu après.
Ce récit a pourtant un défaut. Skylitzès l’écrit trois quarts de siècle après la bataille. Juste avant son chiffre, il ajoute une petite formule, « à ce qu’on dit ». L’auteur avoue ainsi qu’il répète une rumeur.
L’image qu’on montre d’ordinaire de cette scène est elle aussi tardive. Elle orne un manuscrit bulgare, peint plus de trois siècles après la bataille. Samuel y meurt devant la colonne de ses hommes aveugles.
Le silence des plus proches
Les auteurs les plus proches de l’empereur ne parlent pas de cet aveuglement. Michel Psellos est né quelques années avant la mort de Basile. Il lui consacre pourtant un long portrait sans y faire la moindre allusion. Yahya d’Antioche, un chroniqueur chrétien qui écrit en arabe, se tait lui aussi.
Le poème placé sur le tombeau de Basile va dans le même sens. L’empereur y prend la parole et appelle ses ennemis vaincus à témoigner de ses exploits. On y croise des Perses, des Arabes et des Scythes. Le nom des Bulgares n’y apparaît nulle part.
Ce mot de Scythes vient des historiens grecs de l’Antiquité, qui l’employaient pour les peuples du Nord. Ici, il désigne très probablement les sujets de Samuel. Un haut prélat félicite même Basile d’accepter le surnom de Scythique. Dans les textes de son temps, l’empereur reste surtout celui qu’on appelle « né dans la pourpre ».
Un surnom forgé dans une crise
Le surnom de tueur de Bulgares apparaît plus d’un siècle et demi après la mort de l’empereur. Les Bulgares viennent alors de se révolter contre l’empire. Un historien byzantin, Nicétas Choniatès, raconte une dispute à la cour. Un juge accuse l’empereur du moment d’avoir offensé l’âme de Basile, le tueur de Bulgares.
Les Bulgares s’emparent à leur tour du mot. Leur souverain Kaloyan se proclame « tueur de Romains », car les Byzantins se disaient Romains. Pour l’historien Paul Stephenson, le surnom naît précisément de cette crise. La cour impériale l’aurait forgé pour répondre à la révolte.
Bien plus tard, le surnom reprend du service. Un historien français donne ce titre à tout un volume consacré à Basile. Une romancière grecque publie ensuite un roman sur le temps du tueur de Bulgares. Le livre paraît en pleine lutte pour la Macédoine.
Des yeux crevés ailleurs aussi
Un surnom tardif ne fait pas de Basile un prince doux. À Byzance, crever les yeux est une peine reconnue contre les traîtres. Basile l’a infligée à des prisonniers bien avant 1014, en Bulgarie comme en Géorgie. Le même prélat l’a pressé, par lettre, de n’épargner personne, pas même les enfants à naître.
Certains chiffres donnent le vertige. Yahya d’Antioche parle de deux cent mille Géorgiens aveuglés, ce qui tient sans doute de l’exagération ou d’une erreur de copie. Pour la bataille de 1014, personne ne sait combien d’hommes ont perdu la vue. Les seuls chiffres viennent d’auteurs bien postérieurs.
Du tombeau de Basile, on ne possède rien de sûr. Un sarcophage qu’on lui attribuait servait de fontaine sur une petite place, hors des anciennes murailles de Constantinople.
La version complète ouvre le manuscrit de Madrid aux feuillets restés sans image, et s’arrête sur le psautier de Venise où des hommes prosternés posent les mains à plat sur le sol.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jean Skylitzès, *Synopsis historiarum*, règne de Basile II, bataille de Kleidion et mort de Samuel (p. 348-349), campagne de 1016 (p. 353) éd. Hans Thurn, Corpus Fontium Historiae Byzantinae 5, Berlin-New York, 1973
- Skylitzès de Madrid, manuscrit grec illustré copié en Sicile au XIIᵉ siècle, 574 miniatures, feuillets 186v à 195 sans illustration Biblioteca Nacional de España, Madrid, VITR/26/2
- Chronique de Constantin Manassès, version moyen-bulgare, 1343-1345, miniature de la bataille de Belasica et de la mort de Samuel, folio [À VÉRIFIER] Bibliothèque apostolique vaticane, Vat. slav. 2
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Sources primaires (suite)
- Kekauménos, *Conseils et récits* (Strategikon), mention des quatorze mille prisonniers de 1014 éd. B. Wassiliewsky et V. Jernstedt, Saint-Pétersbourg, 1896, p. 18
- Michel Psellos, *Chronographie*, livre I (règne de Basile II), notamment I, 31 éd. et trad. Émile Renauld, Paris, Les Belles Lettres, 1926 ; éd. D. R. Reinsch, Millennium-Studien 51, Berlin-Boston, 2014
- Épitaphe en vers de Basile II, tombeau de l’église Saint-Jean-le-Théologien de l’Hebdomon, texte transmis notamment par les manuscrits Mutinensis graecus 144 et Ottobonianus graecus 344
- Léon de Synada, lettre 54 à Basile II, début 996 *The Correspondence of Leo, Metropolitan of Synada and Syncellus*, éd. et trad. M. P. Vinson, Corpus Fontium Historiae Byzantinae 23, Washington, 1985, p. 87-91
- Nicétas Choniatès, *Histoire*, règne d’Isaac II l’Ange, plainte de Léon Monastériotès, première attestation conservée de *Voulgaroktonos* éd. J.-L. van Dieten, Corpus Fontium Historiae Byzantinae 11/1, Berlin, 1975, p. 373-374
- Michel Choniatès, lettre à Théodore Iᵉʳ Laskaris, 1204 *Ta sozomena*, éd. Sp. Lampros, Athènes, 1880, vol. II, p. 354
- Georges Akropolitès, *Histoire*, passage sur Kaloyan « Romaioctone » éd. A. Heisenberg, rév. P. Wirth, Stuttgart, 1978, vol. I, p. 18 et 23 ; trad. R. Macrides, Oxford, 2007, p. 133 et 140
- Théodore Métochite, *Vie de saint Jean le Jeune*, mention du surnom de Basile *Acta Sanctorum*, Novembris IV, éd. H. Delehaye et P. Peeters, Bruxelles, 1925, p. 679
- Psautier de Basile II, portrait impérial au fol. IIIr Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Gr. 17 (coll. 421)
- Yahya ibn Saʿîd d’Antioche, *Histoire*, règne de Basile II, soumission des chefs bulgares et campagnes de Géorgie éd. et trad. I. Kratchkovsky et A. Vasiliev, Patrologia Orientalis 23, 1932 ; éd. I. Kratchkovsky, trad. F. Micheau et G. Troupeau, Patrologia Orientalis 47, 1997
- Aristakès de Lastivert, *Récit des malheurs de la nation arménienne*, trad. Marius Canard et Haïg Berbérian, Bruxelles, 1973, p. 14
- Pénélope Delta, *Ton kairo tou Voulgaroktonou* (Au temps du Bulgaroctone), roman, Athènes, 1911
Bibliographie
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- Paul Stephenson, « Images of the Bulgar-slayer : three art historical notes », *Byzantine and Modern Greek Studies* 25, 2001, p. 44-68, DOI 10,1179/byz.2001,25,1.44 Byzantine and Modern Greek Studieshttps://doi.org/10.1179/byz.2001.25.1.44
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- Lynda Garland, « Basil II as Humorist », *Byzantion* 69, 1999, p. 321-343 Byzantion
- Mitko B. Panov, « Ideology behind the Naming : On the Origin of Basil II’s Appellation « Scythicus » », *Studia Ceranea* 12, 2022, p. 739-750, DOI 10,18778/2084-140X.12,02 Studia Ceraneahttps://doi.org/10.18778/2084-140X.12.02
- Jean Skylitzès, *Empereurs de Constantinople*, texte traduit par Bernard Flusin et annoté par Jean-Claude Cheynet, Réalités byzantines 8, Paris, 2003 Lethielleux
- Gustave Schlumberger, *L’Épopée byzantine à la fin du dixième siècle*, IIᵉ partie, *Basile II, le tueur de Bulgares (989-1025)*, Paris, 1900 Hachette
- Alfred Rambaud, « Hellènes et Bulgares. La guerre des races au Xᵉ siècle », dans *Études sur l’histoire byzantine*, Paris, 1912 Armand Colin
Sources en ligne
- « Did Basil II the ‘Bulgar-slayer’ blind 15 000 prisoners ? », Georgios Theotokis, 17 août 2022 Medievalists.nethttps://www.medievalists.net/2022/08/basil-ii-bulgar-slayer-blind-15000-prisoners/
- « Basil II and the Testimony of John Skylitzes : Textual Analysis », chapitre 3 de *Basil II and the Governance of Empire (976-1025)* Oxford Academichttps://academic.oup.com/book/6379/chapter/150137538
- « Jean Skylitzès, Empereurs de Constantinople » UMR 8167 Orient & Méditerranéehttps://www.orient-mediterranee.com/collection-volume/jean-skylitzes-empereurs-de-constantinople/
- « The Madrid Skylitzes Project » Sussex Centre for Byzantine Cultural History, University of Sussexhttps://www.sussex.ac.uk/byzantine/research/skylitzes
- « El Skylitzes Matritensis », collection Tesoros Biblioteca Nacional de Españahttps://bne.es/sites/default/files/repositorio-archivos/universo-imagenes-skylitzes-matritensis.pdf
- « Manuscript - Vat.slav.2 » DigiVatLib, Bibliothèque apostolique vaticanehttps://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.slav.2
- « Хроника на Константин Манасий (Ватикански кодекс) No. Vatic. Slav. 2 от Ватиканската библиотека, 1343–1345 » Repertorium, Institut de littérature de l’Académie bulgare des scienceshttps://repertorium.obdurodon.org/mss/NG2VAT.xml
- « Work of Art Record 53001 », Chronicle of Manasses, Battle of Belassitsa Index of Medieval Art, Princeton Universityhttps://ima.princeton.edu/digital-image-collections/view/53001
- « Ra 1215 », Venice, Biblioteca Nazionale Marciana, Gr. 17 (coll. 421) Septuaginta-Unternehmen, Akademie der Wissenschaften zu Göttingenhttps://septuaginta.uni-goettingen.de/catalogue/Ra_1215/
- « 04,10,13, Stephenson, Basil the Bulgar-Slayer » The Medieval Review, Indiana Universityhttps://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/15810






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