Justinien avait prévu l’objection. Au paragraphe 15 de la constitution Tanta, qui promulgue le 16 décembre 533 le Digeste de Justinien, l’empereur affirme que rien de contradictoire ne s’y trouve, et que le lecteur qui croit en découvrir une contradiction n’a pas cherché assez finement la raison de l’écart. Six paragraphes plus loin, il interdit à tout juriste, présent ou à venir, d’attacher des commentaires à ces lois, sous peine d’être poursuivi pour faux et de voir ses volumes détruits.
« Plus quam tricies centena milia versuum »
Le chantier s’ouvre le 15 décembre 530 avec la constitution Deo auctore. Tribonien, questeur du palais sacré, autrement dit ministre des lois, prend la tête d’une commission dont Tanta détaille la composition au paragraphe 9. Autour de lui siègent un haut dignitaire du palais, Constantinus, quatre antecessores, les professeurs de droit de l’époque (Théophile et Cratinus à Constantinople, Dorothée et Anatolius appelés de l’école de Beyrouth), et onze avocats plaidant devant la préfecture du prétoire d’Orient. Tribonien, dit Tanta au paragraphe 1, a signalé à l’empereur près de deux mille livres de jurisconsultes, les juristes qui faisaient autorité devant les juges, soit plus de trois millions de lignes, que le Digeste ramène à quelque cent cinquante mille, distribuées en cinquante livres. Davide Baldi rabat le chiffre de la chancellerie à 1 528 livres dépouillés chez quarante auteurs, et compte plus de trois mille fragments pour le seul Ulpien. Interrompu par la sédition Nika du 11 au 19 janvier 532, le travail est achevé en trois ans, quand l’empereur, écrit-il, n’en espérait pas la fin en dix, et le recueil entre en vigueur le 30 décembre 533.
Tanta donne au recueil deux noms, Digeste et Pandectes, et mieux vaut s’en tenir au premier, puisque le second servait déjà de titre, chez Modestin, à un ouvrage antérieur. Chaque extrait garde en tête le nom de son auteur et l’ouvrage d’où il sort, par révérence envers l’Antiquité, précise le paragraphe 10. Le même paragraphe autorise pourtant la commission à retrancher ou à ajouter, et décrète que tout ce qui figure là vaut comme voulu par l’empereur. Les romanistes nomment interpolations ces retouches ; pour les repérer à coup sûr, il faudrait disposer des ouvrages d’origine, qui ont disparu pour la plupart.
Justinien interdit qu’on le commente
Dans Tanta, les interdits forment un système. Au paragraphe 19, nul ne peut lire ou produire en justice d’autres livres que les Institutes, le Digeste et le Code, sous peine du crime de faux, et le juge qui l’écoute s’expose aux mêmes peines. Au paragraphe 21, tout commentaire est défendu, sauf la traduction grecque mot à mot, dite kata poda, et les paratitla, courts sommaires des titres. Le paragraphe 22 proscrit les sigles, ces abréviations que Deo auctore accusait déjà d’avoir semé les contradictions, et déclare inutile tout exemplaire qui en porte. Les ouvrages d’où sortaient les extraits n’ont plus d’usage devant les tribunaux, et Baldi estime que la compilation en a retenu un dixième environ, le reste s’étant perdu sans remède, seul défaut que Konrad Gesner trouvait à l’entreprise en 1545. Ce qui aurait survécu sans elle échappe à toute mesure.
Byzance, sur place, a pris ses libertés avec ces défenses. Joëlle Beaucamp a décrit l’enseignement de Beyrouth et de Constantinople, fondé sur les trois recueils latins alors que bien des étudiants lisent mal le latin, si bien que le professeur commente d’abord une adaptation grecque. Plus de trois siècles après Tanta, sous Basile Iᵉʳ puis Léon VI (886-912), la « purification des lois anciennes » aboutit aux Soixante Livres, rédigés en grec. Zachary Chitwood rappelle que le nom de Basiliques ne s’impose qu’au XIᵉ siècle, et que ces livres valaient seulement comme paraphrase grecque du droit de Justinien, lequel demeurait en vigueur à côté d’eux.
Le titre de sauveur tient donc sur deux points précis. Le premier est matériel. C’est à Constantinople que la jurisprudence classique a été fixée en un livre, dont le plus ancien exemplaire complet sort, selon toute probabilité, d’un atelier de la capitale. Quant au second, il est philologique, puisque Baldi range les remaniements byzantins, Basiliques et scholies, parmi les quatre branches de la tradition dont les éditeurs se servent pour établir le texte latin. Le camp adverse garde des arguments aussi solides. La perte des ouvrages d’origine découle en partie de la volonté de Justinien, et le texte latin a été conservé et recopié en Italie, tandis qu’à Constantinople le latin du Digeste s’effaçait derrière le grec.
Marturi, près de Poggibonsi
En août 603, Grégoire le Grand remet au défenseur Jean, agent de l’Église romaine qui part pour l’Espagne byzantine juger l’affaire de l’évêque Januarius de Malaga, un aide-mémoire de lois (Registrum XIII, 50, éd. des Monumenta Germaniae Historica). Entre des constitutions du Code et des Novelles, il y cite, au livre 48 du Digeste, un extrait de Modestin qui demande au juge d’examiner la personne de l’accusé de lèse-majesté, s’il a pu agir, s’il a agi auparavant, s’il a prémédité (D. 48,4.7,3). Une note de l’édition y voit la dernière citation des Pandectes en milieu ecclésiastique, et Antonia Fiori la tient pour la dernière citation vérifiable du Digeste en Occident.
La suivante tombe quatre cent soixante-douze ans et sept mois plus tard.
En mars 1076 (n. st.), à Marturi, près de Poggibonsi, Nordilus, envoyé de la marquise Béatrice de Toscane, préside un plaid, audience de justice publique, entre le monastère de San Michele et un certain Sigizo, qui invoque quarante ans de possession sur des biens de Papaiano. L’acte porte l’année 1075, selon le style florentin qui fait commencer l’année au 25 mars, avec l’indiction quatorzième, qui désigne bien 1076. Nordilus rend au monastère ses droits « au vu de la loi insérée dans les livres du Digeste, par laquelle le préteur promet de rétablir en leur état antérieur ceux qui n’ont pas eu accès à un magistrat », un fragment d’Ulpien rapportant un avis de Labéon (D. 4,6.26,4), en présence d’un certain Pepo qualifié de legis doctor.
Personne ne sait qui a mis ce texte sous les yeux de Nordilus. La tradition bolonaise a sa réponse, fixée au XIIIᵉ siècle par Odofred dans sa lecture du Digestum vetus, où Pepo enseigne sans se faire un nom avant qu’Irnerius, « lucerna iuris », n’illustre l’école de Bologne. La notice du Dizionario biografico degli Italiani juge ce récit lointain, mêlant le réel et le fabuleux, et laisse Pepo à l’état de figure presque légendaire. En 2007, Charles Radding et Antonio Ciaralli ont déplacé la question : d’après leur étude des manuscrits, le Code, les Institutes et le Digeste ne sortent de l’ombre qu’au milieu du XIᵉ siècle, repris par des spécialistes du droit lombard de l’Italie du Nord, ce qui retire à Bologne l’exclusivité de la découverte.
Une onciale « B-R » sur deux colonnes
Le texte latin du Digeste tient pour l’essentiel à un livre conservé à la Biblioteca Medicea Laurenziana de Florence, sous la cote Pandette, s. n. Ses feuillets de parchemin fin mesurent 366 millimètres sur 310, et le texte y court sur deux colonnes dans une onciale que les paléographes nomment « B-R », répartie sur 101 cahiers où dominent les quinions, des cahiers de cinq feuilles pliées. Mommsen, dans son édition de 1868-1870, distinguait douze mains, treize en réalité puisque la troisième se dédouble, et une étude plus récente en ajoute deux. Ces mains écrivent le grec comme le latin, et l’une d’elles a laissé au folio 183 une formule grecque, « bonne chance à celui qui a écrit ce livre », suivie du latin FELICITER. Au folio 10, six vers grecs comparent l’ouvrage de Tribonien au bouclier multicolore forgé pour Héraclès, où brillent les images de toutes les lois ; Leonzio Pilato, qui les recopie vers 1360-1362, lit de travers une ligne abîmée par un pli du parchemin et fabrique un verbe grec qui n’a jamais existé. D’après l’analyse codicologique de Davide Baldi, le livre date du VIᵉ siècle et sort de Constantinople, mais le lieu et la date sont discutés depuis Politien, et la démonstration repose sur un faisceau d’indices matériels, la page presque carrée des livres de l’Antiquité tardive, la place des piqûres qui guidaient la réglure et la prédominance des quinions.
Le livre a voyagé. Des annotations en bénéventaine, l’écriture de l’Italie du Sud, datées des IXᵉ-XIᵉ siècles, attestent un séjour dans le Midi. Au milieu du XIIᵉ siècle, il se trouve à Pise, où les Bolonais Bulgarus et Rogerius le consultent pour trancher une leçon douteuse (D. 42,3.8), et Odofred assure au siècle suivant qu’il y est arrivé tout droit de Constantinople. Mommsen a reconstitué la filiation des manuscrits dits de la Vulgate, ceux que glosaient les maîtres de Bologne, qui descendent apparemment de ce livre par un intermédiaire perdu, le codex Secundus, copié en bénéventaine, vraisemblablement au XIᵉ siècle. Si l’on suit cette filiation, l’Occident médiéval a lu le Digeste à travers un seul livre, et à travers la copie d’un seul livre.
Pise l’aurait volée à Amalfi
On a longtemps raconté que les Pisans avaient pris le manuscrit lors du sac d’Amalfi. La préface de l’édition imprimée par Lelio Torelli à Florence en 1553 en fait un volume gardé à Amalfi de temps immémorial, puis emporté par les Pisans en souvenir de l’aide que leur flotte avait prêtée à Innocent II et à l’empereur Lothaire contre Roger le Normand. Carlo Sigonio, en 1580, date l’assaut du 4 août 1137 et ajoute que les Pisans ne demandèrent à Lothaire, de tout le butin, que ce seul objet. Une chronique dite Piccolomini, de 1278, connue par des extraits du XVIIIᵉ siècle, en porte déjà la trace. Au dernier folio, une note du XIIᵉ siècle, grattée et presque illisible, a fait espérer le nom d’Amalfi, que Baldi exclut faute de place. Amalfi commerçait avec Byzance depuis le IXᵉ siècle, mais aucun autre élément sérieux n’appuie le récit, et l’on ignore par quelle route, et à quelle date, le livre est parvenu à Pise.
Le 9 octobre 1406, Florence prend Pise et en emporte ce qui touchait à l’autorité impériale, des diplômes d’empereurs, des privilèges pontificaux et le livre des Pandectes. Rangé au palais des Prieurs dans un tabernacle, le Sancta Sanctorum, sous la garde de deux convers cisterciens, il devient une relique civique, qu’on sort, écrit Ambrogio Traversari à Francesco Barbaro, comme d’un sanctuaire de Minerve, et jamais sans la permission des magistrats, parce que le peuple ignorant le croit « je ne sais quoi ». En 1445, les deux volumes reçoivent une reliure de velours rouge et des fermoirs d’argent doré rehaussés d’émail. Politien obtient de Laurent de Médicis le droit de les collationner et achève, le 29 août 1490, de reporter leurs leçons dans les marges de trois incunables vénitiens du Digeste.
Imprimé en 1553 par les Torelli, père et fils, le texte de Florence sert de référence pendant plus de trois siècles, et le livre entre à la Laurenziana en 1786. Défait au début du XXᵉ siècle pour un fac-similé, il repose aujourd’hui en cahiers dans deux boîtes, et sa numérisation en haute résolution, présentée en mars 2025, montre les changements de main et les grattages du parchemin. Les deux reliures de velours de 1445 sont conservées à part, dans une troisième boîte en bois de cyprès, avec quatre des huit contre-agrafes d’argent doré qui retenaient leurs fermoirs.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise la sédition Nika de 532, qui interrompt le chantier du Digeste, et l’école des glossateurs de Bologne, dont les manuscrits descendent du livre de Florence. Il rejoint aussi les Basiliques de Léon VI, où le droit de Justinien poursuit sa carrière en grec.
On répète volontiers que Byzance a sauvé le droit romain. La formule vise un recueil de lois voulu par l’empereur Justinien. Il régnait à Constantinople au VIᵉ siècle. Ce recueil rassemble des avis de juristes romains plus anciens, choisis puis découpés en morceaux. On l’appelle le Digeste. Il disparaît ensuite d’Occident pendant des siècles avant de revenir en Italie, et la formule mérite d’être mise à l’épreuve.
Tailler dans une bibliothèque
Justinien confie le chantier à son ministre des lois, Tribonien, entouré de professeurs et d’avocats. Cette équipe lit des bibliothèques entières de droit. L’empereur parle de près de deux mille livres dépouillés, et les savants d’aujourd’hui en comptent un peu moins. Les passages retenus sont rangés par sujet dans un recueil de cinquante livres.
Les membres de l’équipe ont le droit de retoucher les phrases qu’ils recopient. Comme les livres d’origine ont disparu, ces retouches restent difficiles à repérer. De son côté, l’empereur assure que son recueil ne contient aucune contradiction. Le lecteur qui croit en voir une a simplement mal cherché, selon lui.
Une fois le travail achevé, Justinien défend de citer les anciens livres devant un juge. Il interdit aussi d’écrire des commentaires sur son texte. Les ouvrages d’origine perdent alors leur raison d’être, et l’essentiel finit par se perdre. Personne ne peut dire ce qui en aurait survécu autrement.
Un long silence, puis un procès
En Occident, la dernière citation sûre du Digeste se lit dans une lettre du pape Grégoire le Grand, écrite en 603. Le pape y recopie un passage sur la manière de juger un homme accusé d’avoir attenté à la majesté de l’empereur. Après cette lettre, on ne relève plus aucune citation fiable pendant des siècles.
Le texte reparaît en mars 1076, au cours d’une audience de justice en Toscane. Un monastère y réclame des biens qu’un particulier dit posséder depuis longtemps. Le juge rend ses droits au monastère en s’appuyant sur une règle tirée du Digeste. Parmi l’assistance figure un homme de loi nommé Pepo, dont on ne sait presque rien.
Personne ne sait qui a remis le Digeste en circulation à ce moment-là. Une tradition née plus tard à Bologne en fait honneur aux premiers maîtres de cette ville. D’autres spécialistes pensent plutôt à des juristes du nord de l’Italie, familiers du droit des Lombards. Le désaccord n’est pas tranché.
Florence garde le plus vieux témoin
Le Digeste latin que l’on lit aujourd’hui dépend presque entièrement d’un seul gros manuscrit. Il est conservé à Florence, dans une grande bibliothèque de la ville. Ses pages presque carrées sont couvertes de grandes lettres soignées. Plus d’une douzaine de copistes se sont relayés pour l’écrire.
On pense qu’il a été copié à Constantinople, au siècle même de Justinien. La question se discute pourtant depuis la Renaissance, et la réponse repose sur des indices matériels, comme la forme des pages. Des notes laissées dans l’écriture propre au sud de l’Italie montrent qu’il y a séjourné. Plus tard, on le retrouve à Pise.
Pour expliquer son arrivée à Pise, on a longtemps raconté une histoire de pillage. Les Pisans l’auraient emporté en mettant à sac la ville d’Amalfi. Ce récit se répand surtout grâce à une édition imprimée à Florence en 1553. Aucun document de l’époque ne le confirme, et l’on ignore toujours par quel chemin le livre est arrivé à Pise.
Florence s’en empare à son tour en 1406, après avoir conquis Pise. Le livre devient une sorte de relique de la cité, que l’on ne montre qu’avec la permission des magistrats. Un savant de la Renaissance obtient enfin le droit de le comparer page à page avec les éditions imprimées.
Byzance, sauveur contesté
Byzance a donc bien sauvé quelque chose. C’est à Constantinople que ces avis de juristes ont été rassemblés en un seul livre, et c’est probablement là que le manuscrit de Florence a été copié. Plus tard, les empereurs byzantins font réécrire ces lois en grec dans un grand recueil. Ces réécritures aident encore les savants à vérifier le texte latin.
L’autre camp a lui aussi de bons arguments. En interdisant les vieux livres, Justinien a contribué à leur perte. Dans l’Orient grec, le latin du Digeste s’efface peu à peu devant le grec. C’est en Italie que le texte latin a été gardé et recopié.
Dans le manuscrit de Florence, un copiste a glissé une petite phrase en grec. Elle adresse ses vœux de réussite à celui qui l’a copié.
La version complète donne la lettre du pape où le Digeste est cité pour la dernière fois, ainsi que la note grattée au dernier feuillet, où l’on a cru lire le nom d’Amalfi.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Constitutions Deo auctore (15 décembre 530, § 13, passage transcrit par D. Baldi) et Tanta / Δέδωκεν (16 décembre 533, § 1, 9, 10, 12, 15, 19, 21, 22 et 23), texte latin de l’édition Mommsen-Krüger Codex Iustinianus 1, 17, 2 ; The Roman Law Library, université Grenoble Alpes
- Codex Florentinus du Digeste, dit Littera Florentina ou Pandectes pisanes, parchemin, 366 × 310 mm, deux colonnes d’onciale « B-R », 101 cahiers, VIᵉ siècle ; hexastique grec au fol. 10vb et formule grecque au fol. 183rb (cassette I), note effacée du XIIᵉ siècle au fol. 474rb (cassette II), cahiers ajoutés par Leonzio Pilato vers 1360-1362 (cassette I, fol. 442-450 ; cassette II, fol. 1-10) Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, Pandette, s. n. (CLA III 295)
- Grégoire le Grand, Registrum epistularum, XIII, 50 (août 603), à Jean le défenseur partant pour l’Espagne, citant D. 48, 4, 7, 3 (Modestin, Pandectes, livre XII) éd. L. M. Hartmann, Monumenta Germaniae Historica, Epistolae, II, Berlin, 1899
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Sources primaires (suite)
- Plaid de Marturi, mars 1076 (n. st.), présidé par Nordilus, missus de Béatrice de Toscane, citant D. 4, 6, 26, 4 (Ulpien rapportant Labéon) éd. C. Manaresi, I placiti del « Regnum Italiae », III/1, Rome, 1960 (Fonti per la storia d’Italia, 97), n° 437, p. 333-335
- Odofred, Lectura in Digestum vetus, passage sur la Pandecte « deportata de Constantinopoli Pissis » Florence, Biblioteca Nazionale Centrale, Magl. XXIX. 27, fol. 169va (passage transcrit par D. Baldi)
- Ambrogio Traversari, lettre à Francesco Barbaro sur l’accès aux Pandectes Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, Strozzi 102, fol. 82v (passage transcrit par D. Baldi)
- Ange Politien, collation autographe de la Pandecte sur trois incunables vénitiens, Digestum vetus (1486), Infortiatum et Digestum novum (1485), souscription finale datée du 29 août 1490 Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, Plut. 91 inf. 15-17
- Lelio et Francesco Torelli (éd.), Digestorum seu Pandectarum libri quinquaginta ex Florentinis Pandectis repraesentati, Florence, Lorenzo Torrentino, 1553, t. I, préface (passage transcrit par D. Baldi)
- Carlo Sigonio, Historiarum de regno Italiae libri quindecim, Bologne, 1580, p. 504, à l’année 1137 (passage transcrit par D. Baldi)
- Chronique dite Piccolomini (1278), extraits recopiés au XVIIIᵉ siècle Sienne, Biblioteca comunale degli Intronati, ms. C. VI. 8, fol. 362r (signalée par D. Baldi)
- Konrad Gesner, Bibliotheca universalis, I, Zurich, Christoph Froschauer, 1545, p. 472-474 (signalée par D. Baldi)
Bibliographie
- Joëlle Beaucamp, « Byzance et l’héritage latin : le discours juridique du VIᵉ au Xᵉ siècle », Ktèma 23, 1998, p. 475-484 Ktèma
- Theodor Mommsen et Paul Krüger (éd.), Digesta Iustiniani Augusti, 2 vol., Berlin, 1868-1870 Weidmann
- Davide Baldi, « Il Codex Florentinus del Digesto e il ‘Fondo Pandette’ della Biblioteca Laurenziana (con un’appendice di documenti inediti) », Segno e testo 8, 2010, p. 99-186 Brepols
- Charles M. Radding et Antonio Ciaralli, The Corpus Iuris Civilis in the Middle Ages. Manuscripts and Transmission from the Sixth Century to the Juristic Revival, Leyde et Boston, 2007, Brill’s Studies in Intellectual History 147 Brill
- Antonia Fiori, « Roman Law Sources and Canonical Collections in the Early Middle Ages », Bulletin of Medieval Canon Law 34, 2017, p. 1-31 Bulletin of Medieval Canon Law
- Zachary Chitwood, Byzantine Legal Culture and the Roman Legal Tradition, 867-1056, Cambridge, 2017 Cambridge University Press
- Berardo Pio, « Pepone », Dizionario biografico degli Italiani 82, Rome, 2015 Istituto della Enciclopedia Italiana
Sources en ligne
- « De confirmatione digestorum ( Mommsen & Krueger ) », constitution Tanta, texte latin The Roman Law Library, Yves Lassard et Alexandr Koptev, université Grenoble Alpeshttps://droitromain.univ-grenoble-alpes.fr/Corpus/confirmatio.htm
- « Il Codex Florentinus del Digesto e il ‘Fondo Pandette’ della Biblioteca Laurenziana », article de D. Baldi en PDF Biblioteca Medicea Laurenzianahttps://www.bmlonline.it/pdf_manoscrtitti_orientali/pandette.pdf
- « Pepone - Enciclopedia - Treccani », notice de Berardo Pio Istituto della Enciclopedia Italianahttps://www.treccani.it/enciclopedia/pepone_(Dizionario-Biografico)/
- « The “Cleansing of the Ancient Laws” under Basil I and Leo VI (Chapter 1) - Byzantine Legal Culture and the Roman Legal Tradition, 867–1056 » Cambridge Core, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/books/byzantine-legal-culture-and-the-roman-legal-tradition-8671056/cleansing-of-the-ancient-laws-under-basil-i-and-leo-vi/0F03BA8BAF8AFBD2973BBE743B7DB459
- « Byzance et l’héritage latin : le discours juridique du VIe au Xe siècle » Perséehttps://www.persee.fr/doc/ktema_0221-5896_1998_num_23_1_2757
- « Digitalizzate le Pandette di Giustiniano », 31 mars 2025 La Nazione, édition de Florencehttps://www.lanazione.it/firenze/cultura/digitalizzate-le-pandette-di-giustiniano-b8151948
- « Jogászi érvelés és a római jog alkalmazása 1050 és 1130 közötti perekben », Péter Bónis, texte latin du plaid de Marturi Jogelméleti Szemle, université Eötvös Loránd de Budapesthttp://jesz.ajk.elte.hu/bonis44.html

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