Dans la deuxième strophe de sa chanson de captivité, Richard Cœur de Lion énumère ceux qui lui doivent une rançon, « Ynglois, Normant, Poitevin et Gascon ». Quatre peuples, un seigneur, une geôle d’Empire au printemps 1193. Le premier nommé de la liste vivait dans une île où le roi, en neuf ans et neuf mois de règne, aura débarqué deux fois.
Quatre mois, puis deux
Le décompte est simple et personne ne le conteste. Richard débarque à Portsmouth le 12 août 1189, cinq semaines après la mort d’Henri II à Chinon. On le couronne à Westminster le 3 septembre. Le 5 décembre, à Cantorbéry, il rend Roxburgh et Berwick à Guillaume le Lion contre dix mille marcs. Six jours plus tard il passe de Douvres à Calais. L’Angleterre ne le reverra pas avant quatre ans et trois mois.
Le second séjour commence à Sandwich, dans le Kent, le 13 mars 1194, cinq semaines après sa libération à Mayence. Il reprend le château de Nottingham aux partisans de son frère Jean, tient cour, porte solennellement la couronne à Winchester le 17 avril. Beaucoup d’ouvrages y voient un second couronnement ; la cérémonie ressemble davantage à une séance destinée à effacer l’hommage prêté à l’empereur Henri VI, et les récits ne tranchent pas. Le 12 mai il s’embarque à Portsmouth pour Barfleur, et les cinq années qu’il lui reste à vivre se passeront sur le continent.
Thomas Asbridge ouvre sa biographie de 2018 sur ce seul fait, qu’il dit écrasant. L’arithmétique, elle, est moderne, et aucun contemporain n’a tenu ce compte, pour la raison qu’il n’y avait alors rien à compter.
Hubert Gautier tient les comptes
Pendant que le roi traverse la Sicile, Chypre et la Terre sainte, l’Angleterre continue de compter. Guillaume de Longchamp, évêque d’Ely, chancelier et justicier, gouverne de décembre 1189 à l’automne 1191, quand une coalition menée par Jean le chasse. Gautier de Coutances, archevêque de Rouen, prend la suite. En 1194 Hubert Gautier, archevêque de Cantorbéry, devient justicier et le reste quatre ans. Le justicier ne se contente pas de garder la place, il préside l’Échiquier, surveille les tribunaux royaux et tient les shérifs.
Les rouleaux de l’Échiquier le montrent mieux que n’importe quelle chronique. Conservés à Kew sous la cote E 372, ils enregistrent année après année les comptes rendus par les shérifs, sans interruption pendant l’absence du roi. En septembre 1194, Hubert Gautier promulgue les articles de l’eyre, l’instruction qui règle les tournées des juges itinérants, et c’est là qu’apparaît le coroner, l’officier chargé de garder les plaids de la couronne dans chaque comté. La charge existe toujours en Angleterre, et elle date d’une année où le roi avait quitté le royaume depuis quatre mois.
Le compte des six mois mesure une présence, pas un gouvernement.
Gouverner par procuration ne protège pas tout le monde de la même façon. Le jour du couronnement, une délégation juive venue offrir des présents est refoulée de Westminster, et la rumeur court dans Londres que le roi a ordonné d’en finir avec les juifs du royaume. Des émeutes suivent dans la capitale, puis ailleurs au printemps, quand les croisés se rassemblent pour partir. Le 16 mars 1190, veille du shabbat ha-Gadol, la communauté juive d’York, environ cent cinquante personnes, se réfugie dans la tour de bois du château royal, à l’emplacement de l’actuelle tour Clifford. Assiégés par une foule ameutée par un débiteur local, Richard Malebisse, beaucoup se donnent la mort ou périssent dans l’incendie, et ceux qui sortent sont tués. Longchamp monte du sud, destitue le shérif et le connétable, impose une lourde amende aux bourgeois de la ville, et n’attrape aucun des meneurs, partis avant son arrivée. Les prêteurs juifs étaient une ressource fiscale de la couronne, dont les créances revenaient au roi à leur mort. La répression a frappé exactement ce que le trésor avait perdu.
Worms, juin 1193
À Worms, en juin 1193, l’empereur Henri VI fixe le prix. Cent cinquante mille marcs d’argent, après une première demande de cent mille, avec deux cents otages en garantie du solde. Les évaluations modernes placent ce montant à deux ou trois fois le revenu annuel de la couronne d’Angleterre ; elles reposent sur des totaux de rouleaux incomplets et sur des conversions discutées, et il faut les prendre pour des ordres de grandeur.
Le prélèvement est levé en quelques mois. Un quart des biens meubles de tout homme libre, l’écuage dû par les tenants en chef, deux shillings par charruée sur les tenanciers en socage, la vaisselle d’or et d’argent des grandes églises, la tonte annuelle des cisterciens et des gilbertins. Aliénor d’Aquitaine, qui approche de soixante-dix ans, accompagne elle-même l’argent jusqu’à la cour impériale. En échange de sa libération, Richard prête hommage à l’empereur pour le royaume d’Angleterre et le reçoit en fief, clause que Winchester effacera au printemps.
Le retour du roi n’arrête pas la machine. En 1198, les chartes scellées du premier sceau sont déclarées nulles si elles ne sont pas renouvelées sous un sceau neuf, ce qui oblige chaque bénéficiaire à repayer un droit pour un privilège déjà obtenu. Raoul de Coggeshall écrit à la page 93 de sa chronique qu’aucun âge ne se souvient d’un roi ayant tiré autant d’argent de son royaume dans les cinq années qui ont suivi sa captivité. Guillaume de Newburgh note pour sa part que Richard taxait plus lourdement que son père et qu’on se plaignait moins. La formule de Coggeshall est la plus utile, parce qu’elle date la saignée d’après 1194, quand la rançon était payée. Nick Barratt a montré en 2001 que la tension financière imputée d’ordinaire à Jean sans Terre commence sous son frère.
Ynglois, Normant, Poitevin et Gascon
Composée entre le printemps et l’automne 1193, pendant la captivité impériale, la chanson citée en tête n’est pas arrivée jusqu’à nous sans accidents. La version que tout le monde chante vient d’un seul manuscrit, le chansonnier Cangé (Paris, BnF, Français 846, f. 62v-63r), dont la notation semi-mensurale est unique dans la monodie profane du XIIIᵉ siècle et dont le copiste, au dire de Jean Beck qui l’a édité en fac-similé en 1927, retouchait volontiers les mélodies pour les rendre symétriques. Trois autres témoins notés donnent une ligne différente, le chansonnier de l’Arsenal (Ms-5198 réserve, p. 392), le Français 845 (f. 180r) et le manuscrit des Nouvelles acquisitions françaises 1050 (f. 252r-252v). Stefano Milonia, qui a donné une édition critique de la pièce en 2017 et rouvert la question de son genre en 2020, conclut que la chanson appartient et n’appartient pas à la rotrouenge, selon le manuscrit que l’on retient, et il laisse le problème ouvert. Pierre Bec l’avait rangée dans ce genre tout en la disant un peu particulière. Le texte existe aussi en occitan, sans musique, notamment dans le Français 12472 de la BnF (f. 43v), et la langue de composition a longtemps opposé les tenants de l’oc à ceux de l’oïl ; la tradition manuscrite penche aujourd’hui du côté de l’oïl.
Pour un prince de cette maison, l’anglais n’ouvrait aucune porte. Ses actes le disent roi des Anglais, duc des Normands et des Aquitains, comte des Angevins, et cet empilement de titres n’avait pas de capitale. Henri II, qui passe pour le grand administrateur de la dynastie, avait lui aussi vécu l’essentiel de son règne hors d’Angleterre. Le pouvoir tenait à la personne du prince, la personne devait se montrer, et se montrer voulait dire voyager. Bérengère de Navarre, épousée à Limassol en mai 1191, n’a selon toute vraisemblance jamais vu le royaume du vivant de son mari.
Le roi de bronze d’Old Palace Yard
Le mauvais roi Richard est une fabrication victorienne, datable à quelques années près. En 1851, Carlo Marochetti expose un modèle équestre en terre devant l’entrée ouest du Crystal Palace, à l’Exposition universelle de Londres. Le succès entraîne une souscription publique, en tête de laquelle figurent Victoria et le prince Albert. Le bronze est fondu en 1856 et la statue, neuf mètres sur un socle de granit, est dressée en octobre 1860 dans Old Palace Yard, en face du palais de Westminster. Simon John a montré en 2021 que ce Richard de bronze répondait à un autre monument de croisé, le Godefroi de Bouillon dressé à Bruxelles en 1848.
Quatre ans après l’inauguration, Guillaume Stubbs édite pour la Rolls Series l’Itinerarium peregrinorum et gesta regis Ricardi. Dans sa préface, il traite Richard d’homme de sang que le long usage de la guerre avait rendu trop familier du carnage, mauvais fils, mauvais mari, souverain égoïste, homme vicieux. Le jugement fait carrière. Steven Runciman le reprend en 1954 au troisième volume de son histoire des croisades, dans une formule devenue plus célèbre que l’originale, où le mauvais roi cohabite avec le soldat splendide. Pendant un siècle, la statue et le verdict coexistent sans se gêner. Le retournement vient de John Gillingham, en 1978 puis dans le Richard I de 1999, qui défend un souverain méthodique, bon juge des hommes qu’il nommait, et qui ne sort pas diminué de la comparaison avec son père. L’année 1999, huitième centenaire de la mort, a vu paraître en quelques mois cette biographie chez Yale et celle de Jean Flori chez Payot, comme l’a noté Martin Aurell dans les Cahiers de civilisation médiévale.
Cette réhabilitation n’annule pas les griefs, et les plus sérieux sont comptables. Entre 1196 et 1198, Richard fait élever Château-Gaillard au-dessus d’une boucle de la Seine, aux Andelys, et aucun chantier royal anglais du règne n’approche cet effort. Il meurt sans héritier légitime, ce qui reste la défaillance la plus lourde qu’on puisse reprocher à un prince. Château-Gaillard tombe en 1204, la Normandie suit, et la machine fiscale rodée pendant l’absence servira à Jean sans Terre jusqu’à la crise de 1215.
Dilaceratio corporis
Le 25 mars 1199, devant le château de Châlus-Chabrol, en Limousin, un carreau d’arbalète atteint Richard à l’épaule gauche. Il meurt douze jours plus tard, probablement de gangrène. John Gillingham a montré dès 1979 que l’appareil romanesque de cette mort, l’enfant vengeur et le trésor déterré, relève d’ajouts postérieurs. On partage ensuite son corps selon l’usage aristocratique, ce que les textes médicaux appellent dilaceratio corporis, la division du cadavre entre plusieurs tombeaux. Les entrailles restent à Châlus, le corps part pour Fontevraud, où son gisant se voit encore dans la nef à côté de ceux d’Henri II et d’Aliénor, et le cœur embaumé franchit cinq cent trente kilomètres jusqu’à Rouen.
Le 31 juillet 1838, l’historien Achille Deville dégage dans le sanctuaire de la cathédrale de Rouen une boîte de plomb intacte de 12,2 sur 23 sur 17 centimètres, gravée HIC IACET COR RICARDI REGIS ANGLORUM et remplie d’une poudre brun-blanc. En 2012, l’équipe de Philippe Charlier en a prélevé deux grammes sur quatre-vingts environ et y a trouvé du lin tissé à cinquante fils par centimètre, de l’oliban, un goudron de bois de type créosote, du mercure, des pollens de myrte, de marguerite et de menthe. La datation au radiocarbone a été écartée, les baumes l’auraient faussée, et l’analyse génétique n’a pas été autorisée. À Rouen, au musée départemental des Antiquités, quatre-vingts grammes de poudre attendent dans une boîte de cristal une mesure que les résines du XIIᵉ siècle continuent d’interdire.
Pour aller plus loin
Ce règne croise celui d’Aliénor d’Aquitaine, dont le gisant au livre ouvert occupe une place à part dans la sculpture funéraire des années 1200. Il touche aussi la troisième croisade, dont le siège d’Acre reste l’épisode le mieux documenté du côté latin, et la perte de la Normandie en 1204, où la chute de Château-Gaillard ouvre à Philippe Auguste la vallée de la Seine.
Richard Cœur de Lion passe pour le plus anglais des rois d’Angleterre. Il a son cheval de bronze devant le Parlement de Londres, son rôle de héros lointain dans toutes les versions de Robin des Bois, et son surnom dans toutes les langues. Il a régné dix ans. Il a passé six mois sur le sol anglais. Le reste du temps, il était en croisade, en prison, ou en guerre de l’autre côté de la Manche.
Un roi qui bougeait sans arrêt
Le roi d’Angleterre de cette époque possédait bien autre chose que l’Angleterre. Il tenait aussi la Normandie, l’Anjou, le Poitou et l’Aquitaine, soit une grande moitié ouest de la France actuelle. Cet ensemble n’avait pas de capitale, ni même de ville où le souverain aurait résidé plus qu’ailleurs.
Un prince se faisait obéir en apparaissant en personne, ce qui l’obligeait à circuler d’un bout à l’autre de ses terres. Son père avait vécu exactement de la même façon. À la cour, on parlait français, et l’anglais ne servait à rien.
L’archevêque qui faisait le travail
Pendant les absences, un homme parlait et jugeait au nom du souverain dans tout le royaume. On l’appelait le justicier. Le plus efficace fut l’archevêque de Cantorbéry, Hubert Gautier, qui occupa la charge après le retour de croisade. Il présidait les finances, surveillait les tribunaux et nommait les agents du roi dans les comtés.
Les comptes du royaume ont été tenus chaque année du règne, sans une seule interruption. Une fonction créée pendant cette période existe encore en Angleterre, celle de l’officier qui enquête sur les morts suspectes, le coroner. Elle a été instituée alors que le roi avait déjà quitté le pays.
Gouverner à distance ne protégeait pas tout le monde. Au printemps qui a suivi le départ du souverain, la communauté juive d’York a été assiégée dans la tour de bois du château par une foule venue de la ville, et presque tous ses membres y sont morts. Le représentant du roi est monté du sud, a renvoyé les responsables locaux et fait payer une amende aux bourgeois, sans jamais rattraper les meneurs.
L’argent traversait la Manche
Au retour de croisade, le souverain est capturé en Allemagne et gardé prisonnier. L’empereur réclame cent cinquante mille marcs d’argent. La somme vaut deux ou trois fois ce que la couronne anglaise encaissait en une année, et le rapport exact reste incertain, parce que les comptes conservés sont incomplets.
Le prélèvement tombe sur tout le monde. Un quart de ce que possède chaque homme libre. L’or et l’argent travaillés que gardaient les grandes abbayes. La laine d’une année entière chez les moines qui élevaient des moutons. La mère du roi, Aliénor d’Aquitaine, accompagne elle-même le convoi jusqu’à la cour impériale.
La machine à lever l’impôt ne s’arrête pas au retour du captif, ni à sa mort. Son frère s’en sert à son tour, et les barons finissent par se révolter contre lui.
Un mauvais roi fabriqué à Oxford
Pendant des siècles, on a tenu Richard pour un héros sans défaut. Le renversement est venu des universités anglaises. Un historien d’Oxford, William Stubbs, publie en 1864 l’édition savante d’un récit de croisade et profite de sa préface pour traiter le roi d’homme de sang, de mauvais fils, de mauvais mari et de souverain égoïste. Le jugement s’est installé durablement.
Un autre historien, John Gillingham, a repris la question et décrit un administrateur appliqué, qui choisissait bien ses subordonnés et dont la gestion supporte la comparaison avec celle de son père. Les deux camps s’accordent sur un point. L’argent anglais a bien payé une guerre menée ailleurs, et le souverain est mort sans héritier légitime, ce qu’on attendait pourtant d’abord d’un prince.
D’autres questions restent ouvertes. Les spécialistes discutent encore la langue dans laquelle il a composé la chanson qu’il a écrite en captivité. Et personne n’a jamais pu dater ce qui reste de son cœur, conservé dans un musée de Rouen, parce que les produits d’embaumement faussent la mesure.
Le cheval de bronze, lui, est toujours là, dressé en 1860 sur son socle de granit devant le palais de Westminster.
La version complète donne la liste exacte des biens saisis pour payer la rançon, et le contenu de la boîte de plomb ouverte sous la cathédrale de Rouen.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- « Ja nus hons pris ne dira sa raison », chanson de captivité de Richard Ier, chansonnier Cangé, avec notation musicale semi-mensurale Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 846, f. 62v-63r
- « Ja nus hons pris ne dira sa raison », chansonnier de l’Arsenal, avec notation musicale Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, Ms-5198 réserve, p. 392
- « Ja nus hons pris ne dira sa raison », chansonniers notés N et X Paris, Bibliothèque nationale de France, Français 845, f. 180r, et Nouvelles acquisitions françaises 1050, f. 252r-252v
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Sources primaires (suite)
- Version occitane de la même chanson, sans musique Paris, Bibliothèque nationale de France, Français 12472, f. 43v
- Rouleaux de l’Échiquier d’Angleterre, comptes annuels rendus par les shérifs, règne de Richard Ier The National Archives, Kew, E 372
- Raoul de Coggeshall, Chronicon Anglicanum, jugement sur les exactions des cinq années postérieures à 1194, p. 93 édition de Joseph Stevenson, Rolls Series 66, Londres, 1875
- Guillaume de Newburgh, Historia rerum Anglicarum, comparaison de la fiscalité d’Henri II et de celle de Richard dans Richard Howlett (éd.), Chronicles of the Reigns of Stephen, Henry II, and Richard I, Rolls Series 82, Londres, 1884-1889, t. I-II
- Boîte de plomb du cœur de Richard Ier, 12,2 × 23 × 17 cm, inscription HIC IACET COR RICARDI REGIS ANGLORUM, dégagée dans la cathédrale de Rouen le 31 juillet 1838 Musée départemental des Antiquités, Rouen, 198 rue Beauvoisine
- Gisant de Richard Cœur de Lion, nef de l’église abbatiale abbaye royale de Fontevraud, Maine-et-Loire
- Statue équestre Richard Coeur de Lion, bronze de Carlo Marochetti, h. 9 m, socle de granit, érigée en octobre 1860 Old Palace Yard, Westminster, Londres
Bibliographie
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- John Gillingham, « The Unromantic Death of Richard I », Speculum 54 (1), 1979, p. 18-41, DOI 10,2307/2852987 Speculumhttps://doi.org/10.2307/2852987
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- William Stubbs (éd.), Itinerarium peregrinorum et gesta regis Ricardi, Chronicles and Memorials of the Reign of Richard I, t. I, Rolls Series 38, Londres, 1864 Longman
- Achille Deville, « Découverte de la statue de Richard Coeur de Lion dans le sanctuaire de la cathédrale de Rouen », rapport lu à l’Académie de Rouen le 10 août 1838, Revue de Rouen 8, 1838, p. 58-67 Revue de Rouen
- Steven Runciman, A History of the Crusades, t. III, Cambridge, 1954, p. 75 Cambridge University Press
Sources en ligne
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- « Richard I [called Richard Coeur de Lion, Richard the Lionheart] (1157–1199), king of England, duke of Normandy and of Aquitaine, and count of Anjou » Oxford Dictionary of National Biographyhttps://www.oxforddnb.com/display/10.1093/ref:odnb/9780198614128.001.0001/odnb-9780198614128-e-23498
- « The Massacre at Clifford’s Tower » English Heritagehttps://www.english-heritage.org.uk/visit/places/cliffords-tower-york/history-and-stories/massacre-of-the-jews/
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