En 1764, Louis de Bréquigny gagne l’Angleterre sur une commande de Louis XV, qui paie lui-même le voyage. L’érudit doit retrouver dans les dépôts anglais les archives que Philippe Auguste aurait abandonnées aux hommes de Richard Cœur de Lion en juillet 1194, dans l’embuscade de Fréteval, près de Vendôme. Il ne rapporte rien. Jules Delpit refait la tentative en 1842, sans plus de succès. Les deux missions reposaient sur une conviction ancienne, selon laquelle le roi traînait ses chartes dans ses bagages avant cette déroute et les aurait enfermées à Paris après elle.
« Caput regni » en 1180
Le 18 septembre 1180, Louis VII meurt dans son palais de Paris. Rigord, médecin languedocien devenu moine de Saint-Denis vers 1189, rapporte la scène au chapitre 11 de ses Gesta Philippi Augusti et joue sur le mot : le roi, tête du royaume des Francs, quitte ce monde dans la ville qui en est la tête, caput regni. La formule figure dans une rédaction que le moine offre au souverain en 1196, une quinzaine d’années après les faits, et elle dit probablement d’abord comment on parlait de Paris à Saint-Denis dans les années 1190. Elle a pourtant un intérêt immédiat. Au moment où Rigord l’applique, Philippe Auguste n’a encore ni pavé une rue ni bâti un mètre de rempart.
La prétention parisienne est plus vieille encore. Grégoire de Tours écrit au livre II, chapitre 38, de ses Histoires que Clovis, après sa victoire sur les Wisigoths en 507 et un passage à Tours, vint à Paris et y plaça le siège du royaume, cathedram regni. L’évêque rédige entre 575 et 594, à plus de soixante ans de distance, pour des rois mérovingiens qui se partagent la Gaule. Robert-Henri Bautier, dans un article de 1978 devenu classique, « Quand et comment Paris devint capitale », reconnaissait dès Clovis et ses fils les premières ébauches de cette fonction. Dire que Philippe Auguste a fait de Paris une capitale oblige donc à préciser ce qu’il y a ajouté, puisque le mot, sous sa forme latine, l’avait devancé.
La boue sous les fenêtres du Palais
Les premiers chantiers du règne visent le commerce. En 1183, selon le chapitre 20 des Gesta, le roi achète aux lépreux établis hors de la ville la foire qu’ils tenaient et la transfère au lieu-dit Champeaux, sur la rive droite. Un serviteur que Rigord ne nomme pas y fait élever deux grands bâtiments que le peuple appelle halles, pour que les marchands vendent au sec les jours de pluie et que leurs denrées échappent aux voleurs la nuit. Un mur percé de portes, fermées chaque soir, entoure l’ensemble, et des étals couverts occupent l’espace laissé entre ce mur et les halles.
Au milieu des années 1180, la scène que le chapitre 37 met en place a fait la fortune du roi dans les manuels. Philippe arpente la grande salle du Palais, s’approche des fenêtres d’où il aime regarder la Seine, et les charrettes qui traversent la ville remuent une boue dont la puanteur monte jusqu’à lui. Il convoque les bourgeois et le prévôt et ordonne que toutes les rues et places de Paris soient couvertes de pierres dures et solides, entreprise que ses prédécesseurs auraient reculée devant la dépense. Rigord ajoute une glose qui en dit long sur la culture d’un moine de Saint-Denis. La ville se serait d’abord appelée Lutèce, de luti fetore, la puanteur de la boue, et les païens, dégoûtés du nom, l’auraient rebaptisée d’après Pâris, fils de Priam, dans une généalogie troyenne des Francs que le chroniqueur déroule longuement et dit tirer de Grégoire de Tours, d’Eusèbe et d’autres auteurs. L’étymologie est fantaisiste, la descendance troyenne aussi, et le roi n’y gagne qu’un patronage antique de plus. Pour l’histoire urbaine, le passage reste mince. La chronique rapporte l’ordre, elle ne dit ni qui a payé ni combien de rues ont réellement reçu leurs pavés, et Rigord ne cite aucun compte de l’opération, lui qui écrit pour louer un roi qu’il surnomme Auguste dès son premier chapitre.
Peu après, le chapitre 47 décrit le cimetière des Innocents, à Champeaux, qui servait à la fois de passage, de lieu de vente et de terre d’inhumation, et où la pluie entretenait une boue fétide qui empêchait d’enterrer décemment les morts. Le roi le fait clore d’un mur de pierre muni de portes fermées la nuit. La boue revient d’un chapitre à l’autre, et chaque fois la réponse royale est un mur.
Un mur commandé aux citoyens
En 1190, avant de prendre la route de la croisade, le roi ordonne aux citoyens de Paris, ville qu’il aime beaucoup selon Rigord, de la clore d’un beau mur garni de tourelles et de portes, et il prescrit le même travail pour d’autres villes et châteaux du royaume. Le chapitre 71 dit donc à qui revient l’exécution, et le moine ajoute qu’il a vu l’ouvrage achevé en peu de temps, ce qui place la fin des travaux qu’il connaît avant sa propre mort, survenue vers 1209. L’enceinte embrasse pour la première fois les deux rives, selon la base Mérimée du ministère de la Culture, qui lui attribue 273 hectares enclos, une épaisseur d’environ trois mètres, une hauteur moyenne de neuf mètres et treize portes. La même notice date l’ouvrage de 1190 à 1202 dans son texte et porte 1190-1213 dans son en-tête. Ce sont des mesures restituées, et l’écart entre les deux dates d’une seule fiche suffit à dire qu’on ignore quand le dernier tronçon a été fermé.
Le tracé trahit des priorités. Il englobe les halles de Champeaux et, au sud, ce qui deviendra le Quartier latin, mais il laisse dehors les bourgs nés autour des abbayes de Saint-Victor et de Saint-Germain-des-Prés, et il enferme des terrains encore inhabités ; l’enceinte servira un siècle et demi avant que celle de Charles V ne la remplace au nord, où la ville a débordé. À l’ouest, du côté où la Seine file vers la Normandie et d’où l’on attend le roi d’Angleterre, une forteresse flanque le mur, le Louvre. Ses fondations ont reparu à partir du 19 mars 1984, quand les pelleteuses ont ouvert la cour Carrée, et la campagne menée en un an par Michel Fleury a dégagé le pied de la grosse tour et de l’enceinte qui l’entourait sur sept mètres de hauteur. Le fossé sec de la tour avait été comblé en 1528. La terre qui le remplissait, trop volumineuse pour une fouille fine, a été triée sur tapis roulant et passée au détecteur de métaux, méthode expéditive que plus d’un archéologue a critiquée.
Six clés au Temple
Le texte décisif est un acte de gouvernement. Avant son départ, Philippe réunit ses proches à Paris et fait dresser une ordonnance que Rigord recopie en entier au chapitre 70, datée de Paris, en 1190, onzième année du règne. La reine mère Adèle et l’archevêque de Reims, Guillaume, oncle du roi, tiendront tous les quatre mois à Paris une audience où seront entendues les plaintes des hommes du royaume, en présence des baillis venus de chaque ville. Les revenus du domaine seront portés à Paris trois fois l’an, à la Saint-Rémi, à la Purification et à l’Ascension, et remis à six bourgeois ainsi qu’à un maréchal désigné par l’initiale P., tandis qu’un clerc nommé Adam les enregistrera. Le trésor sera rangé au Temple, dans des coffres fermés à clé, et le texte, d’une lecture malaisée à cet endroit, répartit les clés entre ces gardiens et l’ordre lui-même.
Rigord ne donne des six bourgeois que leurs initiales.
Les noms qu’on leur prête, Thibaud le Riche, Athon de la Grève, Ébrouin le Changeur, Robert de Chartres, Baudouin Bruneau et Nicolas Boisseau, sont des identifications d’éditeurs, et l’une d’elles reste suivie d’un point d’interrogation dans la traduction de Paul Hyams. Le fait solide est ailleurs. Pendant l’absence du roi, qui part de Saint-Denis à la Saint-Jean 1190 et ne revient qu’aux environs de Noël 1191, son argent, ses comptes, ses audiences et ses clés ont une adresse, et cette adresse est parisienne, tenue par des marchands de la ville et par l’ordre du Temple. John Baldwin a fait de ces années le cœur de sa démonstration dans Philippe Auguste et son gouvernement, traduit chez Fayard en 1991 : la décennie décisive s’ouvre vers 1190, avec des hommes nouveaux, des baillis et un budget qui distingue recettes et dépenses, au service d’un pouvoir désormais fixé à Paris. L’ordonnance prévoit même la mort du roi en chemin, et elle ordonne qu’en ce cas le trésor soit porté dans la maison de l’évêque de Paris pour y être partagé.
Fréteval
Le récit fondateur des archives royales tient en une embuscade. En juillet 1194, aux alentours de Vendôme, Richard Cœur de Lion surprend l’armée française et s’empare de ses bagages. Guillaume le Breton, historiographe du règne, qui écrit entre 1219 et 1226, mentionne parmi les pertes les libelli compotorum fisci, les petits livres de comptes du fisc, et rien d’autre en fait d’écrits. Il ne dit pas qu’un dépôt sédentaire serait né de la défaite. Il rapproche seulement ce vol d’un travail de copie confié au clerc Gautier de Nemours le Jeune, fils du chambellan, qu’il compare à Esdras restaurant la Loi. De ce travail sort le plus ancien cartulaire royal conservé, le Registrum veterius, commencé dix ans plus tard, au lendemain de la conquête de la Normandie en 1204.
Olivier Guyotjeannin et Yann Potin ont repris la question en 2004 dans la Revue de synthèse, à partir des chiffres du Trésor des chartes. Environ 400 pièces seulement y sont antérieures à 1190, entrées pour la plupart plus tard avec des chartriers seigneuriaux, contre quelque 1 300 actes conservés pour le règne, et la courbe s’infléchit entre 1194 et 1199, coïncidence qu’ils jugent eux-mêmes troublante. Le Registrum veterius et ses successeurs, dont les registres C et E conservés aux Archives nationales sous les cotes JJ 7 et JJ 26, se recopient les uns les autres jusqu’en 1247 et cherchent, selon leur formule, à « faire tenir la royauté dans un livre », autrement dit à emporter le domaine avec le roi. L’installation des titres dans la sacristie de la Sainte-Chapelle date de la seconde moitié du XIIIᵉ siècle, après 1254, et la plus ancienne mention d’actes rangés in thesauro capelle Parisius remonte à 1269. L’expression même de Trésor des chartes n’apparaît pas avant les années 1330.
La date de 1194 a donc été en partie réinventée après coup, et l’on sait par qui. L’érudition moderne a soudé la défaite et la naissance des archives, au point que Louis XV a payé la mission de Bréquigny pour retrouver le butin. Les deux historiens y lisent un complexe d’infériorité devant l’Angleterre, dont les archives financières étaient centralisées dès le XIIᵉ siècle et qui possédait le Domesday Book. Une perte glorieuse expliquait commodément le vide documentaire d’avant Philippe Auguste.
La thèse d’un pouvoir fixé à Paris dès les années 1190 garde un argument que Guyotjeannin et Potin ne contestent pas, puisque la conservation des originaux commence bien entre 1190 et 1220. On peut même préférer dater le basculement de 1190 plutôt que de 1194, parce que l’ordonnance de départ fixe à Paris les recettes, les audiences et les clés quatre ans avant l’embuscade et ne doit rien à une défaite. Sur les archives proprement dites, le règne amorce un mouvement que le dépôt de la Sainte-Chapelle, sous Louis IX, rend seulement visible, et rien dans les textes réunis ici ne désigne, à la mort du roi en 1223, un lieu unique où l’écrit royal serait rassemblé. Le Registrum veterius, commencé en 1204 pour qu’un pouvoir encore mobile garde son domaine sous la main, est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque apostolique vaticane, sous la cote Ott.lat.2796.
Pour aller plus loin
La longévité dynastique des Capétiens, la bataille de Bouvines en 1214 et la naissance de l’université de Paris prolongent ce règne. La Sainte-Chapelle de Louis IX, dernier logis médiéval des titres royaux, ouvre quant à elle l’histoire des trésors du roi.
En 1190, le roi Philippe Auguste s’apprête à partir pour la croisade. Avant de quitter Paris, il décide où dormira son argent pendant son absence et qui en gardera les clés. On répète souvent que ce roi a fait de Paris la capitale du royaume. Les textes écrits de son vivant permettent de mesurer ce qu’il a vraiment fixé dans la ville.
Une ville déjà appelée la tête du royaume
Le roi n’a pas inventé l’idée. Un moine de l’abbaye de Saint-Denis, Rigord, a raconté son règne. Quand il décrit la mort du père de Philippe, en 1180, il écrit que le défunt s’éteint dans la ville qui est la tête du royaume. À cette date, le fils n’a encore rien construit à Paris.
Cette phrase demande un peu de méfiance. Rigord l’écrit une quinzaine d’années après la mort qu’il raconte. Elle montre surtout comment on parlait de Paris autour de lui, dans son abbaye. Elle prouve quand même que l’idée circulait avant les grands chantiers du roi.
Des halles, des pavés et un mur
Les premiers travaux visent le marché. Le roi déplace une foire sur une place de la rive droite. Il y fait bâtir de grands bâtiments couverts pour que les marchands vendent au sec. On les appelle les halles, et un mur à portes les ferme la nuit.
La boue gêne aussi le roi. D’après Rigord, il la sent depuis les fenêtres de son palais quand les charrettes la remuent. Il ordonne alors de paver toutes les rues. Le moine raconte l’ordre, mais il ne précise pas qui a réglé la dépense, ni combien de rues furent vraiment pavées.
Le grand chantier commence au moment du départ en croisade. Le roi demande aux habitants d’entourer leur ville d’un rempart avec des tours et des portes. Ce mur enferme pour la première fois les rives nord et sud de la Seine. Une fiche du ministère de la Culture lui donne 273 hectares. La même fiche hésite sur l’année où les travaux se sont terminés.
À l’ouest, du côté d’où pourrait venir le roi d’Angleterre, une forteresse garde ce mur. C’est le Louvre. Ses fondations ont été retrouvées sous une cour du musée, au milieu des années quatre-vingt.
Des coffres et des marchands
Avant de partir, le roi signe à Paris un long règlement. Rigord en a recopié le texte entier. Les revenus du roi devront être apportés dans la ville trois fois par an. Six bourgeois les recevront, et un clerc les notera.
Le trésor sera confié à l’ordre du Temple, dans des coffres fermés à clé. La mère du roi et son oncle, l’archevêque de Reims, viendront régulièrement écouter les plaintes à Paris. Pendant l’absence du roi, l’argent, les comptes et la justice ont donc une adresse fixe. Cette adresse est parisienne.
La défaite qui aurait tout changé
Une autre histoire circule depuis longtemps. En 1194, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion tombe par surprise sur l’armée française et pille ses bagages. Le roi de France aurait perdu toutes ses archives, puis décidé de les garder à Paris. Ce serait la naissance des archives royales.
Le principal témoin ne raconte pas cela. Guillaume le Breton, l’historien officiel du règne, parle seulement de petits livres de comptes. Le premier recueil où l’on recopie les actes du roi n’est commencé qu’une dizaine d’années plus tard. Les documents royaux rejoignent un dépôt fixe à Paris seulement sous Louis IX.
Les spécialistes discutent du poids de cette défaite. John Baldwin voit dans les années qui suivent 1190 le moment où le pouvoir se fixe à Paris. Olivier Guyotjeannin et Yann Potin rappellent que les recueils du roi servent encore à emporter ses droits avec lui. Pour eux, le récit de la défaite a été en partie arrangé bien plus tard. Ils admettent pourtant que le roi commence, à cette époque, à garder ses documents.
Les clés des coffres, elles, ne suivaient pas le roi. Pendant la croisade, elles restaient à Paris, entre les mains de bourgeois de la ville et des frères du Temple.
La version complète suit la mission que Louis XV paya pour retrouver en Angleterre le butin de la défaite, et la phrase de Grégoire de Tours sur Clovis et le siège du royaume.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Grégoire de Tours, Histoires (Decem libri historiarum), livre II, chapitre 38, installation de Clovis à Paris, « cathedram regni constituit » édition de référence, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Merovingicarum, I, 1
- Rigord, Gesta Philippi Augusti, chapitres 1 et 11, surnom d’Auguste et mort de Louis VII en 1180 dans la ville « caput regni Francorum » éd. Henri-François Delaborde, Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, historiens de Philippe Auguste, t. I, Paris, 1882, Renouard
- Rigord, Gesta Philippi Augusti, chapitres 20, 37 et 47, transfert de la foire et construction des halles de Champeaux (1183), pavage des rues, clôture du cimetière des Innocents même édition, t. I
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Sources primaires (suite)
- Rigord, Gesta Philippi Augusti, chapitres 69 à 71 et 81, départ de Saint-Denis en juin 1190, ordonnance-testament datée de Paris, 1190, onzième année du règne, ordre aux citoyens de clore Paris d’un mur, retour du roi vers Noël 1191 même édition, t. I
- Guillaume le Breton, Gesta Philippi Augusti, récit de l’année 1194 (pertes de Fréteval, « libelli compotorum fisci ») et travail de Gautier de Nemours le Jeune comparé à Esdras, p. 197 éd. Henri-François Delaborde, Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, t. I, Paris, 1882, p. 168-233, Renouard
- Registre A de Philippe Auguste, dit Registrum veterius, commencé en 1204-1205, additions jusqu’en 1212, éd. John W. Baldwin et alii, Les Registres de Philippe Auguste, vol. I, Recueil des historiens de la France, Documents financiers et administratifs 7, Paris, 1992 Bibliothèque apostolique vaticane, Ott.lat.2796
- Registres C (1212, additions jusqu’en 1220) et E (1220) de Philippe Auguste Archives nationales, Paris, JJ 7 et JJ 26
- Enceinte de Philippe Auguste, vestiges protégés au titre des monuments historiques, 7-9 rue du Jour et 62 rue Jean-Jacques-Rousseau, Paris 1er base Mérimée, PA00085799
- Château du Louvre, soubassements de la grosse tour et de son enceinte, dégagés sur 7 m de hauteur lors de la campagne de 1984-1985 dans la cour Carrée musée du Louvre, Paris
Bibliographie
- Robert-Henri Bautier, « Quand et comment Paris devint capitale », Bulletin de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France 105, 1978 ; repris dans Recherches sur l’histoire de la France médiévale. Des Mérovingiens aux premiers Capétiens, Variorum Collected Studies, 1991 Bulletin de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France
- John W. Baldwin, Philippe Auguste et son gouvernement. Les fondations du pouvoir royal en France au Moyen Âge, trad. Béatrice Bonne, préface de Jacques Le Goff, Paris, 1991, 717 p. Fayard
- Olivier Guyotjeannin et Yann Potin, « La fabrique de la perpétuité. Le Trésor des chartes et les archives du royaume (XIIIᵉ-XIXᵉ siècle) », Revue de synthèse, 5ᵉ série, 2004, p. 15-44 Revue de synthèse
- Bernd Schneidmüller, compte rendu de Les Registres de Philippe Auguste, vol. I, Francia 23/1, 1996, p. 300-302, DOI 10,11588/fr.1996,1.59753 Francia, Institut historique allemand de Parishttps://doi.org/10.11588/fr.1996.1.59753
Sources en ligne
- « Enceinte de Philippe-Auguste », notice PA00085799 POP, Plateforme ouverte du patrimoine, ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00085799
- « Rigord (c.1150-c.1209) : The Deeds of Philip Augustus (Gesta Philipi Augusti) », trad. Paul Hyams Internet Medieval Sourcebook, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/Rigord-transHyams.asp
- « Rigord of St. Denis (c. 1150 – c. 1209) : The King of France on the Third Crusade », trad. Paul Hyams et G. A. Loud Internet Medieval Sourcebook, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/Rigord-transHyamsandLoud.asp
- « Un laboratoire d’archéologie urbaine », Journal de l’année 1987 Larousse, archives en lignehttps://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1987/148/un_laboratoire_d_archeologie_urbaine
- Compte rendu de Robert-Henri Bautier, Recherches sur l’histoire de la France médiévale (Variorum, 1991), Francia Universitätsbibliothek Heidelberg, journals.ub.uni-heidelberg.dehttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/fr/article/download/58145/49669/172101


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