Deux masses de parchemin se disputent Jean sans Terre. D’un côté, dix-sept années de rouleaux de chancellerie conservées à Kew, où l’administration recopie ce qui sort sous le grand sceau, jusqu’à l’ordre de livrer du vin. De l’autre, quelques feuillets écrits à Saint-Albans une génération après la mort du roi, où celui-ci apparaît en tyran. L’image qui circule encore vient presque entièrement de la seconde série, la plus courte.
Le jour où la chancellerie s’est mise à tout recopier
Le règne commence en 1199 et, la même année, la chancellerie royale garde copie de ce qu’elle expédie. Les rouleaux de chartes forment la série C 53 des Archives nationales britanniques ; les lettres patentes suivent en 1201, série C 66 ; les lettres closes en 1204, série C 54. Les rouleaux des fines, C 60, partent aussi de 1199, mais le Henry III Fine Rolls Project les croit plus anciens, remontant aux années 1170. L’enregistrement précède donc le règne, et c’est sous Jean qu’il devient continu et qu’on le conserve.
En 1835, Thomas Duffus Hardy publie les Rotuli litterarum patentium pour la Record Commission et recoupe les clauses de date des lettres avec les rouleaux de dépenses et les comptes de la garde-robe. Il en tire un itinéraire royal, gîte par gîte. Ce surcroît de documentation a fourni aux détracteurs du roi leurs griefs les plus vérifiables.
Le grand sceau lui-même a survécu : il pend encore à l’acte coté DL 10/56, à Kew.
Rédigé à Newark en octobre 1216 sur un feuillet unique, le testament se trouve toujours dans les archives de la cathédrale de Worcester, cote B1693. Stephen Church, qui l’a édité en 2010, rappelle qu’aucun testament royal anglais antérieur n’a survécu sous sa forme originale. Le texte nomme treize exécuteurs et remet l’enfant héritier à Guillaume le Maréchal.
28 avril 1202, une sentence par défaut
En juillet 1200, Jean enlève Isabelle d’Angoulême, fiancée de son vassal Hugues IX de Lusignan, et l’épouse dans la foulée. Le lésé en appelle au suzerain commun, le roi de France, qui guettait l’occasion. Le 28 avril 1202, la cour du roi de France condamne Jean par défaut à la commise de ses fiefs, c’est-à-dire à leur saisie. Château-Gaillard tombe après un siège, Rouen capitule le 24 juin 1204. Vingt-quatre mois. Aucune bataille rangée.
La chaîne causale a longtemps été racontée autrement. Une page du portail FranceArchives explique encore que le roi de France a saisi les fiefs en 1202 parce que Jean avait assassiné son neveu Arthur. La chronologie l’interdit : Arthur est capturé le 1er août 1202, quatre mois après la sentence, et il disparaît en avril 1203. Charles Petit-Dutaillis avait consacré à ce nœud une étude parue dans la Revue historique en 1924 et 1925, sur la formation et la fortune de la légende.
La sentence énonce une chose, qu’un vassal convoqué et non comparant perd ce qu’il tient. Le glissement, du défaut de comparution au crime de sang, s’est opéré ensuite, et il donnait à une conquête un motif moral dont elle manquait.
Personne n’a vu mourir Arthur de Bretagne
Pris à Mirebeau le 1er août 1202, Arthur de Bretagne, fils posthume de Geoffroy et neveu du roi, a quinze ans. On l’enferme à Falaise sous la garde d’Hubert de Burgh. Transféré ensuite à Rouen, où Guillaume de Briouze en répond, le prisonnier cesse d’apparaître en avril 1203.
Raoul de Coggeshall, abbé cistercien de l’Essex, rapporte que Jean fit donner l’ordre de l’aveugler et de le châtrer, et que la garde ne l’exécuta pas. Le récit le plus précis vient d’ailleurs, du pays de Galles. Les Annales de Margan, tenues dans une abbaye cistercienne du Glamorgan et éditées par Henry Richards Luard en 1864, donnent le jeudi avant Pâques, le roi ivre, le coup porté de sa propre main, une pierre attachée au corps et la Seine. Elles fournissent une date, le 3 avril 1203, que personne d’autre ne fournit. Guillaume le Breton, chapelain du roi de France, déplace la scène dans une barque et remplace la pierre par une épée. Roger de Wendover se contente d’une disparition.
Deux récits nomment une arme, un troisième n’en nomme aucune, et pas un ne vient d’un témoin oculaire.
Ce qui tient se résume à peu de chose. Arthur a été capturé vivant, détenu par les officiers de Jean, et il a cessé d’exister en avril 1203 sans corps retrouvé, sans enquête et sans procès. Qu’il ait été frappé par le roi lui-même reste probable et invérifiable. La suite est mieux documentée que la scène, puisque la famille de Briouze tombe en disgrâce en 1210 et que Mathilde de Briouze et son fils aîné meurent de faim dans une geôle royale.
L’interdit rapporte cent mille livres
La perte de la Normandie transforme le gouvernement anglais en machine à lever de l’argent, parce que reconquérir coûte et que le roi ne tire plus rien du continent. Jean presse les shérifs, multiplie les amendes pour infraction à la loi forestière, met des charges de shérif aux enchères, taxe lourdement les communautés juives, tenues pour propriété de la Couronne, et impose en 1207 un treizième des revenus et des biens meubles, prélèvement le plus lourd du règne, justifié devant le grand conseil par la défense du royaume. Le Magna Carta Project, dirigé depuis l’université d’East Anglia, résume l’effet en un chiffre. Le revenu annuel moyen du roi, entre 1207 et 1212, avoisine 49 000 livres, soit le double de ce qu’encaissaient son père et son frère, et cela avant l’argent des taxes. Les comptes qui autorisent ce calcul sont ceux de l’Échiquier, dépouillés par Nick Barratt dans l’English Historical Review en 1996 ; il y lit aussi un retournement, la courbe des recettes venues des comtés montant de 1203 à 1212 avant de décrocher en 1214, l’année où la pression politique devient insoutenable. Ce chiffre de 49 000 livres est une moyenne reconstituée à partir de séries comptables incomplètes, et non une somme inscrite quelque part dans un registre.
L’Église fournit l’autre moitié. Le 23 mars 1208, Innocent III jette l’interdit sur l’Angleterre parce que Jean refuse de recevoir Étienne Langton comme archevêque de Cantorbéry ; en novembre 1209, il l’excommunie. Pendant plus de six ans, les églises ferment, les évêques partent en exil et le roi encaisse les revenus de leurs terres. Le total approche 100 000 livres, dont moins de la moitié sera restituée. Le 15 mai 1213, Jean se soumet, accepte Langton, remet son royaume au pape et le reprend en fief contre 1 000 marcs par an.
Cet argent devait reprendre la Normandie. Jean débarque à La Rochelle le 16 février 1214, réclame en mai un écuage de trois marcs par fief de chevalier à ceux qui n’ont pas suivi l’ost, et se retrouve le 2 juillet devant La Roche-aux-Moines. Il lève le siège sans combattre. Vingt-cinq jours plus tard, la coalition qu’il finançait est écrasée à Bouvines, en son absence ; cette bataille deviendra un lieu de mémoire français, ce dont Georges Duby a tiré un livre en 1973.
Une charte morte au bout de dix semaines
Le 15 juin 1215, dans la prairie de Runnymede, Jean fait apposer son sceau sur un texte négocié avec une coalition de barons révoltés. Le verbe « signer » des manuels ne convient pas à un acte de chancellerie du XIIIᵉ siècle, où l’authentification passe par la cire. « Grande Charte » vaut mieux ici que « Magna Carta », le nom latin ne s’imposant qu’en 1217, pour distinguer le texte de la Charte de la forêt.
Le document prévoyait sa propre exécution, par un comité de vingt-cinq barons autorisés à saisir les biens royaux si le roi manquait à sa parole. Jean, devenu vassal du pape deux ans plus tôt, disposait d’un recours. Le 24 août 1215, Innocent III déclare la charte nulle et non avenue. Dix semaines auront suffi. Les barons appellent alors Louis, fils du roi de France, qui débarque et tient bientôt plus de la moitié du royaume.
S’arrêter à cet échec serait exact et insuffisant. Ses adversaires immédiats ont enterré la charte, ses héritiers l’ont exhumée quatre fois. La minorité d’Henri III la réémet en 1216 sans la clause des vingt-cinq, en 1217 avec la Charte de la forêt, puis en 1225 en échange d’un impôt, et c’est ce texte-là qui entre dans les recueils de statuts. Il faut se garder d’y lire la liberté au sens moderne, puisque le commentaire du Magna Carta Project sur la clause 12 rappelle que l’article fameux sur le consentement à l’impôt vise les écuages et les aides féodales, et rien de plus.
Jean meurt dans la nuit du 18 au 19 octobre 1216, au château de Newark, d’une dysenterie contractée quelques jours plus tôt du côté de Lynn. Son fils a neuf ans.
Saint-Albans, puis Walter Scott
Roger de Wendover écrit à l’abbaye de Saint-Albans, sur la grande route qui monte de Londres vers le nord, une vingtaine d’années après les faits. Matthieu Paris lui succède en 1235, reprend son texte, prête des répliques à des morts et livre la formule qui a fait le tour du monde, celle de l’enfer rendu plus immonde encore par l’arrivée du roi Jean. Les Archives nationales britanniques la citent toujours comme le point de départ de cette réputation. Toutes les sources narratives ne sortent pourtant pas des cloîtres anglais, et une chronique en prose française, écrite dans l’entourage des seigneurs de Béthune par un témoin de ces guerres, s’arrête à l’année 1220. Le roi empoisonné par un moine, lui, n’appartient à aucun récit contemporain : Frédérique Lachaud a suivi la formation de cet épisode dans les chroniques des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, où elle voit une étape vers la légitimation du tyrannicide.
Le prince Jean des récits de Robin des Bois arrive plus tard encore. Le hors-la-loi des ballades médiévales n’a rien à voir avec les Plantagenêts, et c’est Anthony Munday qui, dans deux pièces de 1598 et 1599, en fait un comte dépossédé fidèle au bon roi Richard, avant que Walter Scott, en 1819, ne fixe le décor pour deux siècles. Le retournement savant, lui, date de la guerre. Le 3 novembre 1944, à Somerville College, V. H. Galbraith prononce une conférence, publiée l’année suivante dans la revue History, où il reproche aux historiens de s’être fiés à des pages qui sont des jugements de valeur, et désigne Guillaume le Roux et Jean comme les plus défigurés par ce biais, tous deux en conflit avec le clergé. C. Warren Hollister reprend l’affaire en 1962 dans le Journal of British Studies. Stephen Church en 2015, Frédérique Lachaud en 2018 travaillent sur les rouleaux, et la seconde prévient dès sa présentation qu’il ne s’agit pas d’une réhabilitation.
Le seul portrait de Jean qu’on puisse aller regarder est dans le chœur de la cathédrale de Worcester, entre les châsses de saint Oswald et de saint Wulfstan, où il avait demandé à reposer. L’effigie est taillée dans le marbre de Purbeck, c’est la plus ancienne effigie royale d’Angleterre, et elle a été commandée après la mort du roi. Le tombeau a été ouvert le 17 juillet 1797, et Valentine Green a publié la même année le compte rendu de ce qu’on y avait trouvé. Entre 1872 et 1930, une série d’interventions l’a encore modifiée, et Stephen Church, qui en a reconstitué l’histoire en 2009, y voit un enchaînement de décisions désastreuses dont est sorti le monument visible aujourd’hui.
Pour aller plus loin
Ce règne croise la Grande Charte elle-même, dont les rééditions de 1216, 1217 et 1225 forment un ensemble mieux daté que le texte de Runnymede. Il croise la minorité d’Henri III et le gouvernement de Guillaume le Maréchal, ainsi que la bataille de Bouvines, dont la mémoire française s’est construite indépendamment de ses conséquences anglaises.
On le connaît comme le mauvais roi par excellence. Celui qui persécute Robin des Bois, celui à qui des barons en colère arrachent une charte, celui dont un chroniqueur écrit que son arrivée a rendu l’enfer plus sale encore. Jean régnait sur l’Angleterre et sur une partie de la France actuelle. Le portrait a été peint par des gens qui ne l’aimaient pas, longtemps après lui, et il existe une autre source pour le juger.
Un roi qui a tout fait écrire
Son gouvernement gardait copie de ses ordres. Des rouleaux de parchemin, tenus par sa chancellerie, recopiaient les lettres du roi au fur et à mesure qu’elles partaient. Dons, amendes, achats, instructions aux officiers, tout y passait.
Ces rouleaux existent encore. Ils sont conservés près de Londres, aux archives nationales anglaises, et ils couvrent l’essentiel du règne. Aucun roi anglais avant lui n’a laissé une masse pareille. On sait où il se trouvait tel jour, et à qui il donnait de l’argent.
Le paradoxe est amusant. Le souverain le plus détesté de l’histoire anglaise est aussi le premier qu’on puisse contrôler ligne à ligne.
Perdre la Normandie, puis payer pour la reprendre
En 1204, le roi de France lui enlève la Normandie. Une procédure féodale avait ouvert la voie. Convoqué devant la cour de son suzerain, Jean ne s’était pas présenté. Ses terres françaises avaient été déclarées saisies. Les places fortes sont ensuite tombées une à une.
Reprendre ces terres demandait une armée, et une armée demandait de l’argent. Le roi se tourne vers l’Angleterre. Il exige davantage de ses représentants dans les comtés, punit financièrement les infractions commises dans ses forêts, vend des charges, lève un impôt exceptionnel. Ses revenus annuels passent au double de ceux de son père.
Il s’attaque aussi à l’Église. Le pape et lui se disputent la nomination de l’archevêque de Cantorbéry, et le pape prononce contre le royaume ce qu’on appelle un interdit, c’est-à-dire la fermeture des églises et l’arrêt des sacrements. La mesure dure plus de six ans. Les évêques s’exilent, et le roi encaisse pendant ce temps les revenus de leurs domaines. Environ cent mille livres, qu’il ne rendra jamais entièrement.
Tout cet argent n’a servi à rien. La tentative de reconquête échoue à l’été 1214, le roi rentre sans avoir livré bataille, et ses barons n’ont plus de raison de payer.
Le neveu qui n’est jamais réapparu
Une accusation grave lui colle vraiment à la peau. Son neveu Arthur avait des droits sur le trône. Jean le fait capturer, l’enferme, le transfère de prison en prison. Puis, au printemps 1203, Arthur cesse d’exister.
Personne ne sait comment. Aucun corps n’a été retrouvé, et l’affaire n’a donné lieu à aucune enquête. Une abbaye du pays de Galles raconte une soirée d’ivresse, un coup porté par le roi lui-même et un cadavre jeté dans un fleuve avec une pierre au cou. Un auteur français raconte la même chose avec une épée et une barque. D’autres chroniqueurs se contentent d’écrire qu’il a disparu.
Ce dont on est sûr se réduit à ceci. Le jeune homme était vivant entre les mains des gens du roi, et il ne l’était plus. Que Jean ait frappé lui-même est probable et ne se démontre pas. Quelques années plus tard, la femme d’un de ses anciens fidèles et le fils aîné de celle-ci mourront de faim dans une prison royale, et cette mort-là, aucun historien ne la discute.
Qui a construit le personnage
Le portrait vient d’une abbaye du sud de l’Angleterre, où l’histoire du règne a été écrite une génération après. Le second auteur a récrit le premier en lui ajoutant du relief et des dialogues. Leur version est passée dans les chroniques, puis dans les livres d’école.
Le reste est venu plus tard. L’histoire du roi empoisonné par un moine n’apparaît dans aucun texte de son vivant. Quant au prince qui pourchasse les hors-la-loi de la forêt, il entre dans la légende de Robin des Bois par le théâtre anglais, bien après le Moyen Âge, avant qu’un roman de Walter Scott ne fixe le décor.
Le doute est venu de l’université, et tard. En pleine guerre mondiale, un historien anglais fait remarquer que les chroniqueurs monastiques écrivaient des jugements de valeur, et que les rois brouillés avec le clergé en ont fait les frais. Depuis, les biographies travaillent sur les rouleaux. Aucune ne conclut à l’innocence.
De la charte qu’on lui a fait sceller dans une prairie au bord de la Tamise, il reste quatre feuilles de parchemin. Deux se regardent dans une vitrine de la British Library, à Londres.
La version complète donne les dimensions exactes de cette feuille, la bulle pontificale qui l’annule quelques semaines plus tard, et le détail de ce que le roi a tiré des terres d’Église.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Grande Charte, exemplaire de 1215, membrane de parchemin de 514 × 343 mm, 52 lignes d’écriture de chancellerie British Library, Cotton MS Augustus II.106
- Bulle d’Innocent III déclarant la Grande Charte nulle et non avenue, 24 août 1215 British Library, Cotton MS Cleopatra E I, f. 155-156
- Testament de Jean sans Terre, feuillet unique rédigé à Newark en octobre 1216, treize exécuteurs nommés Worcester Cathedral Muniments, B1693
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Sources primaires (suite)
- Grand sceau de Jean sans Terre, appendu à l’acte coté DL 10/56 The National Archives, Kew
- Rouleaux des chartes de la chancellerie anglaise, à partir de 1199 The National Archives, Kew, C 53 ; texte latin dans *Rotuli chartarum, 1199-1216*, Record Commission, Londres, 1837
- Rouleaux des lettres patentes, à partir de 1201 The National Archives, Kew, C 66 ; *Rotuli litterarum patentium in Turri Londinensi asservati*, éd. Thomas Duffus Hardy, Record Commission, Londres, 1835
- Rouleaux des lettres closes, à partir de 1204 The National Archives, Kew, C 54
- Rouleaux des fines, dits aussi rouleaux des oblata, à partir de 1199 The National Archives, Kew, C 60
- *Annales de Margan*, abbaye cistercienne du Glamorgan, annales couvrant 1066-1232, notice sur la mort d’Arthur de Bretagne dans *Annales monastici*, vol. 1, éd. Henry Richards Luard, Rolls Series 36, Londres, 1864
- *Histoire des ducs de Normandie et des rois d’Angleterre*, chronique en prose française d’un anonyme de l’entourage des seigneurs de Béthune, s’arrêtant à l’année 1220 éd. Francisque Michel, Société de l’histoire de France, Paris, 1840
- Valentine Green, *An Account of the Discovery of the Body of King John in the Cathedral Church of Worcester, July 17th, 1797*, Londres, 1797 relation de l’ouverture du tombeau
Bibliographie
- Frédérique Lachaud, *Jean sans Terre*, coll. « Biographies », Paris, 2018, 479 p., DOI 10,3917/perri.lacha.2018,01 Perrinhttps://doi.org/10.3917/perri.lacha.2018.01
- Frédérique Lachaud, « Vers la légitimation du tyrannicide en Angleterre : l’empoisonnement de Jean sans Terre dans les sources des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles », *Quaestiones medii aevi novae* 23, 2018, p. 291-317 Quaestiones medii aevi novae
- Charles Petit-Dutaillis, « Le déshéritement de Jean sans Terre et le meurtre d’Arthur de Bretagne. Étude critique sur la formation et la fortune d’une légende », *Revue historique* 147, 1924, p. 161-203, et 148, 1925, p. 1-61, repris en volume, Paris, 1925 Félix Alcan
- Nick Barratt, « The Revenue of King John », *The English Historical Review* 111 (443), 1996, p. 835-855, DOI 10,1093/ehr/CXI.443 835 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ehr/CXI.443
- Stephen D. Church, « King John’s Testament and the Last Days of his Reign », *The English Historical Review* 125 (514), 2010, p. 505-528, DOI 10,1093/ehr/ceq154 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ehr/ceq154
- Stephen D. Church, « The Care of the Royal Tombs in English Cathedrals in the Nineteenth and Twentieth Centuries : the Case of the Effigy of King John at Worcester », *The Antiquaries Journal* 89, 2009, p. 365-387, DOI 10,1017/S0003581509000092 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0003581509000092
- Stephen D. Church, *King John : England, Magna Carta and the Making of a Tyrant*, Londres, 2015 Macmillan
- V. H. Galbraith, « Good Kings and Bad Kings in Medieval English History », *History* 30, 1945, p. 119-132, conférence Bryce prononcée le 3 novembre 1944, DOI 10,1111/j.1468-229X.1945.tb00882.x Historyhttps://doi.org/10.1111/j.1468-229X.1945.tb00882.x
- C. Warren Hollister, « King John and the Historians », *The Journal of British Studies* 1 (1), 1962, p. 1-19 Cambridge University Press
- Georges Duby, *Le dimanche de Bouvines. 27 juillet 1214*, coll. « Trente journées qui ont fait la France », Paris, 1973 Gallimard
Sources en ligne
- « Historical Introduction » The Magna Carta Project, université d’East Angliahttps://magnacartaresearch.org/about/historical_intro
- « Magna Carta Project - 1215 Magna Carta - Clause 12 » The Magna Carta Projecthttps://magnacartaresearch.org/read/magna_carta_1215/Clause_12?com=!all
- « King John’s Last Will and Testament » British Library, Medieval manuscripts bloghttps://blogs.bl.uk/digitisedmanuscripts/2015/04/king-johns-last-will-and-testament.html
- « Shameful and Demeaning : The Annulment of Magna Carta » British Libraryhttps://www.bl.uk/stories/blogs/posts/shameful-and-demeaning-the-annulment-of-magna-carta
- « Memory of the World Register : Magna Carta, issued in 1215 (United Kingdom) » UNESCOhttps://media.unesco.org/sites/default/files/webform/mow001/magna_carta.pdf
- « Royal grants in letters patent and charters from 1199 » The National Archiveshttps://www.nationalarchives.gov.uk/help-with-your-research/research-guides/royal-grants-letters-patent-charters-from-1199/
- « The life and death of King John » The National Archives, bloghttps://blog.nationalarchives.gov.uk/life-death-king-john/
- « Fine Rolls Henry III : Introduction to Rolls » Henry III Fine Rolls Projecthttps://finerollshenry3.org.uk/content/commentary/historical_intro.html
- « King John » Worcester Cathedralhttps://www.worcestercathedral.org.uk/heritage/people-of-interest/king-john
- « Le contexte historique de la rédaction des coutumiers normands » *Annales de Normandie*, sur Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2011-2-page-11?lang=fr
- « La commise de la Normandie » FranceArchives, portail national des archiveshttps://francearchives.gouv.fr/fr/pages_histoire/293718367
- « Bataille de Bouvines (27 juillet 1214) : de l’histoire au mythe (La) » EHNE, Sorbonne Universitéhttps://ehne.fr/fr/node/22348/printable/print
- « Robin Hood » Robbins Library Digital Projects, université de Rochesterhttps://d.lib.rochester.edu/robin-hood/theme/robin-hood.html

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