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Troisième croisade : Richard et Saladin ne se sont jamais rencontrés

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Pour Bahâ’ al-Dîn Ibn Shaddâd, juriste kurde devenu en 1188 cadi de l’armée de Saladin, c’est-à-dire juge attaché aux troupes, la question relevait du protocole des princes. En juin 1191, à peine débarqué devant Acre, Richard Cœur de Lion fait demander une entrevue au sultan. La réponse que consigne le cadi pose que des rois ne se rencontrent qu’une fois jetées les bases d’un traité, car après s’être parlé et donné des gages de confiance il ne leur sied plus de se combattre. Les deux adversaires de la troisième croisade s’y tiendront, et Richard rembarque au début d’octobre 1192 sans avoir jamais vu Saladin.

« La Croix est arrivée »

Acre capitule le 12 juillet 1191, au terme d’un siège commencé en 1189 et que l’arrivée de Philippe Auguste au printemps, puis celle de Richard le 8 juin, ont fait aboutir. La garnison obtient la vie sauve contre la restitution de la Vraie Croix, relique perdue par les Francs à Hattin quatre ans plus tôt, la libération de captifs chrétiens et une somme d’argent dont le montant change d’un récit à l’autre. À la fin de juillet, le roi de France reprend la mer et laisse à Richard le délai qui court et les otages.

L’Itinerarium peregrinorum et gesta regis Ricardi, l’une des plus longues chroniques latines de l’expédition, raconte la suite au livre IV, chapitres 2 à 4 de l’édition donnée par William Stubbs en 1864. Richard y patiente trois semaines au-delà du terme, tandis que le camp guette la relique sur la foi de rumeurs, et l’auteur accuse Saladin de garder la Croix pour arracher de meilleures conditions. Un conseil des grands décide ensuite de décapiter les otages, en mettant à part les plus nobles, que l’on pourra racheter ou échanger. L’ordre tombe le vendredi qui suit l’Assomption, et l’on date d’ordinaire l’exécution du 20 août. Deux mille sept cents captifs, écrit le chroniqueur, sont menés hors de la ville et mis à mort, et ceux qui exécutent l’ordre rendent grâce de venger les chrétiens abattus par les arcs et les balistes de la garnison.

Dans le camp du sultan, Bahâ’ al-Dîn compte plus de trois mille hommes, amenés enchaînés et tués à l’épée et à la lance. Rien n’indique que l’un ou l’autre témoin ait compté les corps, et le chiffre latin comme le chiffre arabe ne valent que comme ordres de grandeur. Les deux récits s’accordent sur des retards du côté musulman, puis se séparent sur la parole rompue, le chroniqueur latin accusant la duplicité du sultan quand le cadi reproche au roi d’avoir manqué à la sienne.

Douze mille octosyllabes

Le plus ancien récit occidental de la campagne est probablement en vers. L’Estoire de la guerre sainte d’Ambroise, quelque douze mille octosyllabes en ancien français, a été composée entre 1194 et 1199 par un clerc sans doute normand, où d’autres lecteurs voient plutôt un jongleur, et qui se présente souvent comme témoin oculaire, avec pour Richard un parti pris constant. Elle ne survit en entier que dans un seul manuscrit, venu au Vatican avec la bibliothèque de la reine Christine de Suède et coté Reg. lat. 1659, dont elle occupe les feuillets 1 à 89. En 1899, rendant compte de l’édition de Gaston Paris, Ernest Langlois relevait déjà que cette copie de la fin du XIIIᵉ siècle avait été exécutée en Angleterre par un scribe qui altérait souvent la mesure ou la rime, parfois le sens ; un fragment conservé à Dublin a été signalé depuis. L’Itinerarium traduit et augmente de larges pans d’Ambroise. Depuis l’étude de Hans Eberhard Mayer, en 1962, on le datait de 1216-1222 et on l’attribuait à Richard de Templo, prieur de Holy Trinity, à Aldgate, dans Londres. Dans l’English Historical Review de 2024, Stephen Spencer place sa composition entre 1194 et 1201 environ, plus probablement entre 1197 et 1201, et remet en cause du même coup l’attribution au prieur et l’idée d’un livre écrit pour recruter de nouveaux croisés. D’une datation à l’autre, l’écart entre les faits et le texte tombe d’une trentaine d’années à moins de dix.

Dans l’autre camp, Bahâ’ al-Dîn écrit avec le défaut inverse, la proximité. Cadi de l’armée jusqu’à la mort du sultan, en mars 1193, il voit passer les messagers, en porte lui-même certains, puis rédige une biographie ouvertement admirative, dont le plus ancien manuscrit connu, base de la traduction anglaise de D. S. Richards parue en 2001, est daté de juillet 1228. Anne-Marie Eddé a montré en 2008 combien la réputation de magnanimité de Saladin doit à ce cercle de fidèles.

Beit Nuba

Après la victoire d’Arsuf, le 7 septembre 1191, et la remise en état de Jaffa, l’armée monte vers l’intérieur. Le 3 janvier 1192, elle atteint Beit Nuba, à une vingtaine de kilomètres de Jérusalem. Trois jours plus tard, un conseil décide le repli vers la côte et la refortification d’Ascalon, les Templiers et les Hospitaliers ayant fait valoir, selon l’Itinerarium, qu’une ville prise ne tiendrait pas une fois les pèlerins repartis. En juin, la marche reprend et s’arrête au même endroit, que les chroniqueurs francs appellent Betenoble ; on garde ici Beit Nuba, la forme des cartes et des travaux récents, parce que c’est sous ce nom que le lecteur retrouvera le village. En août, Richard dégage Jaffa, que Saladin venait d’investir, et repousse l’assaut du 5.

Plus d’un siècle plus tard, vers 1309, Jean de Joinville glisse dans sa Vie de saint Louis une scène promise à une longue carrière. Un homme du roi d’Angleterre lui crie de venir, qu’il va lui montrer Jérusalem, et Richard jette sa cotte d’armes devant ses yeux en pleurant, priant Dieu de ne pas lui laisser voir la sainte cité qu’il ne peut délivrer des mains de ses ennemis. Joinville la place dans les conseils donnés à Louis IX pour le dissuader d’entrer à Jérusalem en simple pèlerin, autour du paragraphe 557 de l’édition de Jacques Monfrin. Michael Markowski y voyait en 1997 une scène réemployée pour aiguillonner les croisés à venir.

Pour John Gillingham, auteur de deux biographies du roi, la croisade de Richard mérite un jugement largement favorable. Markowski concluait à l’échec d’un chef qui n’avait pas mesuré l’attrait de Jérusalem sur ses propres troupes.

La trêve du 2 septembre 1192 vaut pour trois ans. Les Francs gardent la côte de Tyr à Jaffa, Ascalon revient au sultan une fois ses murailles abattues, et les pèlerins chrétiens peuvent se rendre sans armes à Jérusalem, qui demeure musulmane. Andrew Ehrenkreutz reprochait en 1972 à Saladin un échec catastrophique, celui de n’avoir pas éliminé le royaume franc ; Anne-Marie Eddé souligne qu’il laissait les musulmans en meilleure posture que leurs adversaires sans rien céder sur Jérusalem ; Malcolm Lyons et D. E. P. Jackson parlaient d’une partie nulle. Faisant en 2021 le bilan de ces lectures, Stephen Spencer relève combien la connaissance de la suite (le retour de Philippe Auguste, la noyade de Frédéric Barberousse, le refus d’assiéger Jérusalem, la trêve finale) a orienté les questions mêmes que posent les historiens.

Saladin transpercé sur un carrelage du Surrey

Le médaillon de Saladin est exposé au British Museum, salle 40, vitrine 6. Il provient de l’abbaye de Chertsey, dans le Surrey, et se compose de quatre quarts de cercle en terre cuite vernissée au plomb, à décor de barbotine incrustée, dont six fragments subsistent, pour un diamètre de 260 millimètres. Son pendant montre Richard à cheval, et la lance du roi court d’un médaillon à l’autre pour frapper le sultan. Le musée inventorie le roi sous les numéros 1885,1113,9051-9060 et Saladin sous les numéros 1885,1113,9065-9070, date l’ensemble du XIIIᵉ siècle et voit dans la scène une invention dramatique, rattachée au thème du combat de l’homme contre le lion, qui renvoie au surnom du roi. En 1999, le médaillon du sultan a fait le voyage jusqu’au château de Falaise, pour une exposition consacrée à Richard au huitième centenaire de sa mort.

Quelques décennies plus tard, vers 1325-1335, le psautier commandé par Geoffrey Luttrell, seigneur d’Irnham dans le Lincolnshire, aujourd’hui à la British Library sous la cote Add MS 42130, montre au folio 82 deux chevaliers en joute que l’on identifie d’ordinaire à Richard et Saladin, ce dernier au visage bleu sombre, sans qu’aucune inscription vienne les nommer. Le même Occident fabrique l’autre moitié du couple. L’Ordene de chevalerie, poème anonyme du XIIIᵉ siècle, fait adouber Saladin par son prisonnier Hue de Tabarie, et Dante, au chant IV de l’Enfer, aperçoit le sultan parmi les païens vertueux des limbes, e solo, in parte, seul et à l’écart (vers 129).

John Tolan a suivi cette métamorphose du fléau du Seigneur en parangon de la chevalerie, et Jean Flori a consacré en 1999 la seconde partie de sa biographie de Richard aux rapports du roi avec la chevalerie. Le duel est faux ; l’affrontement ne l’est pas.

Walter Scott déguise le sultan en médecin

Le 22 juin 1825 paraissent à Édimbourg les Tales of the Crusaders, dont The Talisman forme les deux derniers volumes. Le sultan y entre dans le camp franc sous l’habit d’un médecin et soigne Richard, si bien que le roman réunit enfin deux rois que les chroniques avaient tenus à distance, et la bibliothèque de l’université d’Édimbourg y voit peut-être le premier roman de langue anglaise à donner des musulmans une image favorable.

En 1898, au cours de son voyage d’État au Proche-Orient, Guillaume II dépose sur le tombeau de Saladin, à Damas, une couronne de bronze doré de 74 centimètres de diamètre, dont l’inscription arabe rappelle le pèlerinage de l’empereur d’Allemagne au tombeau du sultan. Le 1ᵉʳ octobre 1918, le chérif Fayçal et T. E. Lawrence entrent dans la ville avec les troupes alliées. Lawrence remet la couronne à l’Imperial War Museum de Londres le 11 novembre, jour de l’armistice. Le musée, qui la conserve sous le numéro EPH 4338, rapporte que Fayçal la lui aurait donnée, alors que la note de dépôt de Lawrence affirme qu’il l’a prise lui-même, Saladin n’en ayant plus l’usage.

Le projet du 22 ramadan 587

Le 20 octobre 1191 (22 ramadan 587), al-Âdil, frère de Saladin et principal interlocuteur de Richard, que les chroniqueurs francs nomment Saphadin, fait venir Bahâ’ al-Dîn et plusieurs émirs pour leur montrer des propositions envoyées au roi d’Angleterre par son messager. Jeanne, sœur de Richard et veuve du roi de Sicile, épouserait al-Âdil ; le couple recevrait les terres à l’ouest du Jourdain, la Vraie Croix serait rendue et les prisonniers libérés. Chargé de porter l’affaire au sultan, le cadi rapporte que Saladin donna son accord en sachant que le roi n’y consentirait jamais, et qu’il ne s’agissait que d’une ruse et d’une plaisanterie de sa part.

Jeanne refusa, à en croire ce que Richard fit savoir ensuite.

Dans les traductions dont on dispose, deux possessifs laissent tout en suspens. Le messager peut être celui du roi ou celui d’al-Âdil, la ruse celle de Richard éprouvant le sultan ou celle de Saladin éprouvant le roi. On lit le plus souvent que Richard fit l’offre, mais le texte autorise la lecture inverse, et le récit circonstancié vient tout entier de l’entourage du sultan. Qui, du roi d’Angleterre ou du frère de Saladin, a mis le premier sur la table le mariage de Jeanne ? Le texte du cadi permet les deux réponses, et aucun autre témoin connu ne vient départager ses deux possessifs.

Pour aller plus loin

La bataille de Hattin, le 4 juillet 1187, ouvre la crise à laquelle répond cette croisade, et le siège d’Acre, de 1189 à 1191, en forme le premier acte. La captivité de Richard au retour, en Autriche puis en Allemagne, et la mémoire de Saladin dans le monde arabe contemporain prolongent ce dossier.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. *Itinerarium peregrinorum et gesta regis Ricardi*, livre IV, chapitres 2 à 4, attente de la Vraie Croix, conseil et exécution des otages d’Acre en août 1191 éd. William Stubbs, *Chronicles and Memorials of the Reign of Richard I*, vol. 1, Londres, Longmans, 1864, p. 240-243
  2. Ambroise, *Estoire de la guerre sainte*, poème en ancien français composé entre 1194 et 1199, copie anglaise de la fin du XIIIᵉ siècle Cité du Vatican, Biblioteca Apostolica Vaticana, Reg. lat. 1659, f. 1r-89v ; éd. et trad. Marianne Ailes et Malcolm Barber, *The History of the Holy War*, Woodbridge, Boydell, 2003, 2 vol.
  3. Bahâ’ al-Dîn Ibn Shaddâd, *al-Nawâdir al-sultâniyya wa l-mahâsin al-yûsufiyya*, réponse de Saladin à la demande d’entrevue de juin 1191, exécution des prisonniers d’Acre en août 1191, projet de mariage du 22 ramadan 587 (20 octobre 1191) trad. D. S. Richards, *The Rare and Excellent History of Saladin*, Aldershot, Ashgate, 2001, Crusade Texts in Translation 7
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Sources primaires (suite)

  1. Jean de Joinville, *Vie de saint Louis*, conseils donnés à Louis IX de ne pas entrer à Jérusalem en pèlerin et scène de Richard refusant de voir la ville éd. et trad. Jacques Monfrin, Paris, Dunod, 1995, autour du § 557
  2. Médaillon de Saladin, carreaux de pavement de l’abbaye de Chertsey, terre cuite vernissée au plomb à décor de barbotine incrustée, quatre quarts de cercle dont six fragments conservés, diam. 260 mm, XIIIᵉ siècle British Museum, Londres, 1885,1113,9065-9070 (salle 40, vitrine 6)
  3. Médaillon de Richard Iᵉʳ à cheval, pendant du précédent, carreaux de pavement de l’abbaye de Chertsey, XIIIᵉ siècle British Museum, Londres, 1885,1113,9051-9060
  4. Psautier de Luttrell, vers 1325-1335, joute de deux chevaliers identifiés d’ordinaire à Richard et Saladin, sans inscription Londres, British Library, Add MS 42130, f. 82
  5. *L’Ordene de chevalerie*, poème anonyme en ancien français du XIIIᵉ siècle, adoubement de Saladin par Hue de Tabarie éd. Keith Busby, Amsterdam et Philadelphie, John Benjamins, 1983
  6. Dante Alighieri, *Divina Commedia*, *Inferno*, chant IV, v. 129 édition de référence
  7. Walter Scott, *The Talisman*, dans *Tales of the Crusaders*, vol. III-IV, Édimbourg, Archibald Constable and Co., 1825
  8. Couronne de bronze doré déposée par Guillaume II sur le tombeau de Saladin à Damas en 1898, diam. 74 cm, inscription arabe en relief, remise par T. E. Lawrence le 11 novembre 1918 Imperial War Museum, Londres, EPH 4338

Bibliographie

  1. Anne-Marie Eddé, *Saladin*, Paris, 2008, « Grandes biographies » Flammarion
  2. Jean Flori, *Richard Cœur de Lion. Le roi-chevalier*, Paris, 1999, 598 p., « Biographie Payot » Payot
  3. John Tolan, « Miroir de la chevalerie : Saladin dans l’imaginaire européen médiéval », dans *L’Europe latine et le monde arabe au Moyen Âge. Cultures en conflit et en convergence*, Rennes, 2009, p. 75-96, DOI 10,4000/books.pur.136395 Presses universitaires de Renneshttps://doi.org/10.4000/books.pur.136395
  4. Gaston Paris (éd. et trad.), *L’Estoire de la guerre sainte, histoire en vers de la troisième croisade (1190-1192) par Ambroise*, Paris, 1897, Collection de documents inédits sur l’histoire de France Imprimerie nationale
  5. Hans Eberhard Mayer, *Das Itinerarium peregrinorum*, Stuttgart, 1962 Anton Hiersemann
  6. Stephen J. Spencer, « The Composition Date of the *Itinerarium Peregrinorum et Gesta Regis Ricardi* (IP2) Reconsidered », *The English Historical Review* 139 (598-599), 2024, p. 613-650, DOI 10,1093/ehr/ceae020 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/ehr/ceae020
  7. Stephen J. Spencer, « The Third Crusade in Historiographical Perspective », *History Compass* 19 (7), 2021, e12662, DOI 10,1111/hic3,12662 Wileyhttps://doi.org/10.1111/hic3.12662
  8. John Gillingham, *Richard I*, New Haven et Londres, 1999, Yale English Monarchs Yale University Press
  9. Michael Markowski, « Richard Lionheart : Bad King, Bad Crusader ? », *Journal of Medieval History* 23 (4), 1997, p. 351-365, DOI 10,1016/S0304-4181(97)00010-9 Journal of Medieval Historyhttps://doi.org/10.1016/S0304-4181
  10. Andrew S. Ehrenkreutz, *Saladin*, Albany, 1972 State University of New York Press
  11. Malcolm C. Lyons et D. E. P. Jackson, *Saladin : The Politics of the Holy War*, Cambridge, 1982, University of Cambridge Oriental Publications 30 Cambridge University Press

Sources en ligne

  1. « floor-tile | British Museum », notice du médaillon de Saladin, 1885,1113,9065-9070 British Museum, Collection onlinehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/H_1885-1113-9065-9070
  2. « Chertsey tiles : Richard and Saladin » British Museum, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/asset/chertsey-tiles-richard-and-saladin/5gFpq5Hy8g5zXg
  3. « Presentation wreath from Saladin’s tomb » Imperial War Museumshttps://www.iwm.org.uk/collections/item/object/30083872
  4. « Medieval Sourcebook : Itinerarium Peregrinorum et Gesta Regis Ricardi : Muslim Hostages Slain at Acre, 1191 » Internet History Sourcebooks Project, Fordham Universityhttps://sourcebooks.fordham.edu/source/1191hostages.asp
  5. « Histoire de la guerre sainte | Ambroise » Jonas, Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS)https://jonas.irht.cnrs.fr/oeuvre/4107
  6. « L’Estoire de la Guerre sainte. Histoire en vers de la troisième croisade (1190-1192), par Ambroise, publiée par Gaston Paris », compte rendu d’Ernest Langlois, *Bibliothèque de l’École des chartes* 60, 1899 Perséehttps://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1899_num_60_1_452540_t1_0101_0000_1
  7. « The History of the Holy War. Ambroise’s Estoire de la Guerre Sainte, éd. Marianne Ailes et Malcolm Barber », compte rendu, *Le Moyen Âge*, 2004/3 Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2004-3-page-XIV?lang=fr
  8. « The Composition Date of the Itinerarium Peregrinorum et Gesta Regis Ricardi (IP2) Reconsidered » The English Historical Review, Oxford Academichttps://academic.oup.com/ehr/article/139/598-599/613/7706431
  9. « The Third Crusade in historiographical perspective » History Compass, Wiley Online Libraryhttps://compass.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/hic3.12662
  10. « L’Europe latine et le monde arabe au Moyen Âge - Chapitre V. Miroir de la chevalerie : Saladin dans l’imaginaire européen médiéval » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/136395?lang=en
  11. « Jean Flori. – Richard Cœur de Lion, le roi-chevalier. Paris, Payot, 1999 », compte rendu, *Cahiers de civilisation médiévale* 44, 2001, p. 82-83 Perséehttps://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_2001_num_44_173_2794_t1_0082_0000_2
  12. « Eddé Anne-Marie, Saladin. Paris, Flammarion, 2008 », compte rendu de Nejmeddine Khalfallah, *Bulletin critique des Annales islamologiques* 24, 2008, p. 82-84 Perséehttps://www.persee.fr/doc/bcai_0259-7373_2008_num_24_1_1041_t3_0082_0000_2
  13. « The Talisman (Tales of the Crusaders) » Walter Scott Digital Archive, Edinburgh University Libraryhttps://www.walterscott.lib.ed.ac.uk/works/novels/talisman.html
  14. « Third Crusade » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/event/Third-Crusade
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